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Full text of "Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures a 1790. Seine-et-Oise: Archives ecclesiastiques. Serie G. Rédige par M.E. Coüard"

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PURCHASED FOR THE 

UMVERSITY OF TORO?^TO llBRAnV 

PROAI THE 

CANADA COUNCIL SPECIAL GRANT 

FOR 



FRENCH HISTORY 



Digitized by the Internet Archive 

in 2010 with funding from 

University of Ottawa 



http://www.archive.org/details/inventairesommOOsein 



COLLECTION 



DES 



INVENTAIRES SOMMAIRES 



DES 



ARCHIVES DÉPARTEMENTALES ANTÉRIEURES A 1790 



PUBLIÉE 



SOUS U DIRECTION DU imiSTÈRE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE 
DES BEAUX-ARTS ET DES CULTES 



ARCHIVES ECCLÉSIASTIQUES 



INVENTAIRE SOMMAIRE 



DES 



ARCfflVES DÉPARTEMENTALES 

ANTÉRIEURES A 1790 

RÉDIGÉ PAR 

M. É. COUARD 

ARCHIVISTK DU DÉPARTEMENT DE SE IN E-ET-OISE 



SEINE-ET-OISE 



ARCHIVES ECCLESIASTIQUES. — SÉRIE G. — ARTICLES 1-1167. 



VERSAILLES 

GKRF ET C", IMPRIMEURS-ÉDITErns DE \A PRÉFECTURE 

59, K U K D U P L E s s 1 s , 59 

1805 



INTRODUCTION 



Le présent volume, qui est consacré à l'inventaire sommaire des titres de la série G. Clergé 
séculier, est le cinquième de ceux qui sont publiés, sous la direction du Ministère de l'Instruction 
publique, par le service des Archives départementales de Seine-et-Oise (1). La Table méthodique des 
matières, par laquelle il se termine, permettra, croyons-nous, aux personnes qui se trouveront appelées 
à le consulter d'en saisir l'économie et de se rendre aisément compte du plan qui a été suivi pour 
parvenir à un classement rationnel des difiérenis fonds. 

Si distincts que soient ceux-ci, comme provenance et comme nature de dossiers, on voit au premier 
coup d'œil qu'ils se groupent naturellement sous trois subdivisions : les papiers des Officialités, ceux 
des Eglises collégiales, enfin ceux des Églises paroissiales et des Fabriques. 

Trois Olficialités diocésaines y sont représentées, fort inégalement, du reste, quant au nombre et à 
l'intérêt des documents. Le Grand Vicariat et Officialité de Pontoise est de beaucoup le fonds le plus 
considérable^ car il se compose de 234 articles. Si les titres conservés en originaux n'ont pas une anti- 
quité aussi grande qu'on serait en droit de l'espérer, du moins on est à même de suivre l'historique de 
cette juiidicticn ecclésiastiiiue à travers les pages d'un manuscrit décrit et analysé sous la cote G. 1, et 
qui est intitulé « Histoire du Vicariat et de i'Archidiaconéde Pontoise ». Les dossiers inventoriés fournis- 
sent, surtout pour le xviii" siècle, des renseignements précis sur le personnel du clergé, l'état des mo- 
nastères et des communautés, le temporel des paroisses, la valeur des bénéfices, renseignements qu'on 
chercherait vainement dans les archives des couvents et des fabriques. A ce titre, ils seront utilement 
dépouillés par ceux des érudits qui préparent des monographies locales ou des travaux, d'ordre plus 
général, sur la région du Vexin français. Est-ce à dire que le moraliste ou même le simple lecteur, 
sous les yeux duquel viendrait à tomber ce volume, n'y trouvera pas aussi son profit? La rédaction 
des articles relatifs aux dispenses et aux monitoires prouverait au besoin le contraire. Que de détails 
piquants s'y rencontrent, que de jolies expressions à relever ! 

Ici, c'est un {leu sentimental vigneron de Gommecourt qui souhaite épouser une fille de la même 
localité « pour la raison que, s'il faisoit choix de fille d'une autre paroisse, il soulTriroit un dommage 
considérable par la perte de ses vignes, qu'il ne pourroit cultiver commodément ». Là, c'est le fils d'un 
officier do l'Hôtel-de-Ville de Moulan qui a jeté les yeux sur une jeune fille qu'un empêchement cano- 
niijue le met dans l'impossibilité d'épouser. Aussi, tous deux adressent-ils à l'Ofllcial une supplique 
dans laquelle ils lui exposent que, « se trouvant une occasion favorable de faire un établissement avan- 
tageux dans une hôtellerie achalandée, pour laquelle il faut des talents convenables, leurs communs 

(1) Série E. Ft'odalilé, communes, bourgeoisie et familles. Tomo l"', 1873; tome II, 1880; tome III, 1881; lomc IV, 188T. 
Sont en cours d'imiiiession le tome 1°'' de lu série A. Âcies du pouvoir souverain et du domaine public (feuilles 1-2C) et B. Court 
et juridictions, et le tome V de la 3<?rio E (feuilles 1-13). 



yi INTRODUCTION. 

parents, désirant en profiter pour les établir, auroient eu l'idée de les marier ensemble, parce qu'étant 
stviés l'un et l'autre à cette profession, qu'ils ont exercée de jeunesse, ils espèrent qu'avec ce qu'ils 
pourroient leur donner en biens, meubles et argent, ils pourroient faire cette entreprise et y prospérer, 
et que, s'ils manquoient cette occasion, les talents qu'ils ont demeurant sans emploi, ou ne pourroit les 
pourvoir d'une façon aussi avantageuse ». Ailleurs, c'est un pauvre garçon dont la plainte est presque 
touchante, car, dit-il, « encore qu'il ait reçu de ses parens une bonne éducation et que, tisserand de 
profession, il travaille assiduemeut, il a cependant recherché inutilement plusieurs tilles, tant de la 
paroisse du Heaume que des paroisses voisines, parce qu'il a un pied mal tourné, ce qu'on regarde 
comme une incommodité, et que des personnes mal intentionnées et d'une langue toujours inquiète 
ont répandu à l'occasion de quelques foiblesses de son tempérament ou tenu des discours qui l'ont 
décrié dans le monde ». 

A ces arguments, sinon bien probants du moins présentés avec tant de naïveté, l'Ofïicial ne pou- 
vait évidemment rester insensible. Il accordait donc la dispense sollicitée, comme il décernait une 
monitoire quand le procureur du Roi en la ville de Pontoise constatait que, « la nuit du unze au douze 
du présent mois de juin IfiOT, quelques particuliers auroient méchamment affiché aux carfours, aux 
portes de l'auditoire, des églises, entrées et de quelques maisons de cette ville une quantité de placards, 
escripts tous de diférends caractères, contre la réputation de quelques personnes, et d'une entre 
autres constituée en dignité; auroient aussy traisné dans les rues nuitamment des carcasses, cha- 
rognes, ossemens de chevaux et autres animaux pour les attacher aux portes et fenestres des 
habitans; auroient enfin arraché les enseignes desdits habitans, rompu les portes et petits murs ou 
garde-foux qui sont sur iceux, que la violence de ces coureurs de nuit va à un tel excès que 
le repos public en est continuellement interrompu, en sorte mesme qu'il s'en seroit ensuivi de mau- 
vais traictemens et assassinats » ; ou qu'une personne, trop confiante, venait lui déclarer que « le 
douze décembre mil sept cent vingt, elle auroit mis et caché dans un petit bois qui est au-dessus de la 
maison ^oîi elle demeure], proche d'un poirier, [où] est un petit ruisseau, qui est proche la bordure du- 
dit bois, un pot de terre rouge, dans lequel elle y avoit mise quatre-vingt tant doubles louis que louis 
d'or et cinq cens livres en argent blanc, le tout de vieilles espèces, lequel pot estoit couvert d'un vieil 
tafetas vert, et une tuile par dessus, scellé de piastre, et le samedy ensuivant, ladite dame y fut pour 
reprendre ledit pot et ce qui avoit esté par elle mis dedans; elle ne trouva ni le j)ot, ni l'or ni l'argent : 
dont elle soupçonne certains quidams malveillans d'avoir pris ledit pot, or et argent, et d'avoir guidé 
ladite damoiselle lorsqu'elle mit ledit pot en terre dans ledit bois ». 

Parmi nos différentes Collégiales, les églises de Saint-Spire et de Notre-Dame de Corbeil, de 
Saint-Merry de Linas, de Notre-Dame de Poissy sont celles dont les fonds d'archives attirent le plus 
l'attention. 

Le premier de ces fonds permet do remonter, par des copies ou par des extraits, jusqu'au 
XI* siècle. La nomenclature des dossiers rangés sous les cotes G. 234-261 aidera sans doute dans 
leurs recherches les historiens qui s'occupent du passé de la ville de Corbeil, et des localités 
environnantes. 

Le second, celui de Saint-Merry de Linas, renferme, indépendamment d'un volumineux inventaire, 
d'une exécution soignée, un cartulaire du xiii* siècle, demeuré jusqu'à présent inédit, pour ne pas dire 
inconnu. fXte rai.son, jointe à l'importanctî relative dos actes, nous a déterminé à résumer dans une 
analy.'jo tous les actes dont le manuscrit contient la transcription, après les avoir classés do manière à 
ce que la consultation en soit rendui; aussi aisée que possible. 

Kniln, dans le troisième, le fond» de Notre-Dame do Poissy, il convient de signaler la collection 
dos registre!! dos délibérations capitul.iircs, qui fournit des ronseignonionts, variés et curieux, pour 
toute la période comprise entre les ilales ilo lOHO et ITfUi. Oii'il sufdso de montioniter ici, on ren- 



INTRODUCTION. VII 

voyant aux articles eux-mêmes [G. 310-314], les dons faits à la chapelle de Sainte-Gemme par « Ma- 
dame Moreau, nourice de Monseigneur le Dauphin », en 1683, et par « M. Jean Caboud, écuyer, 
seigneur de Villiers », lequel voulait témoigner ainsi, en 1711, « la dévotion singulière qu'il a pour 
Sainte-Gemme, jointe à la reconnaissance de la guérison de sa jambe, qu'il attribue à l'intercession 
de cette sainte » ; les travaux d'art exécutés dans la chapelle de Saint-Barthélémy en l'église collé- 
giale, aux frais de « M. Hénaut, écuier, sieur de Cantorbe », avec les clauses de la fondation faite par 
celui-ci et l'explication del'épitaphe qui se lit encore sur la pierre tombale de Rémy Hénaut, surnommé 
le Ressuscité « bis vivus. bis mortuus » depuis le jour oîi il avait été miraculeusement rappelé à la 
vie, après avoir été exposé pendant plusieurs heures, en l'année 1600, sur « ce qu'on appelle le lit de 
Saint-Martin, c'est-à-dire sur la paille » ; les processions multipliées au cours de l'année 1718, pour 
obtenir du ciel la fin d'une sécheresse exceptionnelle, processions dans l'une desquelles on voit 
un vicaire, « portant un ancien reliquaire, d'environ un pied de haut, qui représente un Moïse portant 
dans ses mains un petit vaisseau de cristal, dans lequel il y a, selon l'ancienne tradition de l'église de 
Poissy, une parcelle de sa baguette miraculeuse », quitter tout à coup son rang et se diriger précipi- 
tamment vers le bénitier de l'une des églises où l'on se rendait en pèlerinage, « pour superstitieusement 
faire dans ledit bénitier ce que les gens grossiers, ignorans et superstitieux appellent vulgairement 
baigner Moïse en le plongeant dans l'eau, sans quoi, disent-ils, il n'y a point de pluie à espérer ». Indi- 
quons aussi, à cause de l'intérêt qu'il offre pour la question de la décoration intérieure de l'église 
elle-même, l'article G. 332, dans lequel sont décrits d'une manière assez précise < l'état et la dispo- 
sition du chœur » au moment où les entrepreneurs allaient se mettre à l'œuvre pour opérer une trans- 
formation dans cette partie de l'édifice. 

Les églises paroissiales ont été rangées par ordre alphabétique de localités. A chacune d'elles 
nous avons rattaché les chapelles, confréries et annexes qui s'y trouvaient érigées ou qui en dépendaient. 
Les registres des délibérations et les comptes de fabrique, avec les pièces justificatives y annexées, 
forment peut-être la plus grosse masse des documents classés sous les cotes G. 431-1070 et G. 1109- 
1167. Dans tous les fonds où se sont rencontrés d'anciens inventaires des titres convenablement ré- 
digés, nous avons pris soin de rétablir les dossiers dans l'ordre indiqué par ces répertoires. La consul- 
tation intelligente de ces papiers fera certainement disparaître plus d'une lacune dans les histoires 
locales, notamment en ce qui concerne les petites écoles. Ajouterons-nous que, même au point de vue 
des éludes philologiques, les formes données au nom de certaines localités ne doivent pas être 
négligées? Telles, par exemple, celles de t Centnoys » (G. 919) « Cent Noi » (G. 9-44), pour Sannois, et 
de « Huict Solz » (G. 1067) pour Wissous. 

Les consiilérations qui précèdent peuvent donner au lecteur une idée de la diversité des pièces 
dont la réunion constitue la série G. et qui, non compris les registres, allas et plans, remplissent 
132 cartons. Nous ne les terminerons pas sans ex[)rimer un double vœu. 

Il arrive [larfois que l'Administration supérieure, ouvrant de vastes enquêtes sur des sujets 
d'ordre scientifique, l'histoire de l'enseignement par exemple, fait appel au concours des secrétaires 
de mairies, pour obtenir d'eux des éléments d'information qui, étant centralisés, servent de base à 
des statistiques et à des travaux généraux dont la valeur est nécessairement en raison directe du 
nombre et de l'iniportance des renseignements qui ont été transmis par les collaborateurs auxquels on 
s'est adressé. Pleins de bonne volonté, ceux-ci n'ont malheureusement pas, la plupart du temps, à leur 
dis{)osilion les documents ou les répertoires dans lesquels se trouvent les données sans lesquelles il 
leur est impossible de répondre, d'une façon satisfaisante, aux questions qui leur sont posées. Il serait 
facde de remédier, dans une certaine mesure, à cet inconvénient et, dans cet ordre d'idées, nous sou- 
haiterions qu'un exemplaire de l'inventaire sommaire des archives de Seine-et-Oise se trouvât dans 
toutes les mairies, à la disposition du secrétaire et des personnes qui, par leurs fonctions ou leurs 



VIII INTRODUCTION. 

études, peuvent être amenées à faire des recherches dans le dépôt départemental (t). C'est notre pre- 
premier vœu, et voici le second. 

L'Administration a cru devoir se dessaisir, en 1805 et pendant les années qui ont suivi, d'une 
quantité considérable de titres qui avaient été régulièrement déposés aux archives, où ils devraient 
être rangés dans la série G, et qui furent alors rendus aux fabriques (2). Restitution faite avec les meil- 
leurs intentions sans doute, mais qui, tout bien considéré, est infiniment regrettable. Gomme le re- 
marque en effet un savant ecclésiastique, « cette mesure, qui ne profita guère aux églises, fut un 
malheur pour la science » (3), car la plupart de ces titres, qu'on crut sans valeur parce qu'ils n'a- 
vaient plus d'utilité pratique, ont péri depuis ou sont exposés à mille chances de destruction (4). Nous 
serions donc heureux si, partout où les documents restitués n'ont pas disparu, l'autorité diocésaine 
prenait l'initiative de faire dresser un inventaire, qui aurait le triple avantage d'en constater réguliè- 
rement l'existence, d'en assurer la conservation et d'en permettre la consultation. Entreprendre un sem- 
blable travail serait servir les intérêts de la science. Que si, au contraire, on estimait que ces vieux 
registres et ces parchemins poudreux, d'une lecture souvent difficile, ne peuvent être d'aucun secours 
pour l'administration actuelle des paroisses, pourquoi, au lieu de les laisser se perdre ou enfouis au 
fond de quelque armoire, ne les verserait -on pas aux Archives départementales, où ils seraient immé- 
diatement classés et mis, avec le plus grand empressement, à la disposition des chercheurs, avides de 
recueillir dans les dépôts publics les témoignages que nous ont laissés les siècles passés? 

Versailles, le 42 mars 4895. 

É. GOÛARD. 



(1) Entrant dans ces vues, le Conseil général a, sur la proposition de M. le Préfet du département, pris, à la date du 
4 mai 1889, une délibe'ration spe'ciale aux termes de laquelle le présent volume a été tiré à 1.000 exemplaires. Chaque com- 
mune pourra donc, si elle le désire, se le procurer. 

(2; Voir l'Appendice, page 448. 

f3) Cartulaire de Notre-Dame d'Étampes, par l'Abbé J.-M. Ali-iot, p. vi [Paris et Orléans. Documents publiés par la Société' 
historique et archc'ologique du Gâtinais. 1888.] 

(4) Nons faisions en 1876 une constatation de ce genre au sujet des pre'cieuses archives de la colle'giale Saint-Spire de 
Corbeil, dont nous avons publié, depuis, le Cartulaire dans les Mémoires de la Société archéologique de Rambouillet [tome VI. 
1882], en y joi^-nant une inlroduclion, à laquelle nous renvoyons, p. xi. Ainsi pour Étarapes, constate M. l'Abbé AUiot, « à part 
Notre-Dame et Saint-Basile, qui ont conservé quelques pièces de leur ancien trésor historique, ou chercherait vainement 
ailleurs un document remontant au-delà de 1802 ». 



Département de Seine et-Oise. 



INVENTAIRE SOMMAIRE 



DES 



ARCHIVES DÉPARTEMENTALES ANTERIEURES A 1790. 



SÉRIE G. 

( Clergé séculier. — Archevêchés, Chapitres métropolitains, Offieialitês métropolitaines, Êvêchés, Chapitres épisco- 
paux, OrCeialités épiscopale»-* Séminaires, Églises collégiales. Églises paroissiales et leurs Fabriques, 

Bénélices, Chapelles, Aumôneries.) 



GRAND YICARIAT ET OFFICI.UITÉ DE PONTOISE. 



G. 1. (Liasse.) — 1 cahier, de 54 feuillets, papier, paginé 
de 1 à 108. 

Seconde moitié du XVII" siècle. — Titres gé- 
néraux. — Fondation et historique. — « Histoire da 
Vicariat et de l'Archidiaconé de Pontoise. » Cette his- 
toire manuscrite, sans nom d'auteur et sans date, doit 
être attribuée à la seconde moitié du xvii" siècle, le 
rédacteur s'exprimant ainsi, page 17 : « Messire Fran- 
çois Rouxel de Médavy, conseiller ordinaire du Roy 
en ses Conseils et présentement archevesque de Rouen » 
[1671-1G91]. Elle est divisée en seize sections. Dans la 
^'^ ayant pour titre : « De la ville de Pontoise et de 
sa fondation, de son nom et de celuy du Pais Vexin », 
on essaye de démontrer que « la ville de Pontoise a 
commencé par un château qui fut basty par les an- 
ciens Belges, et qui jusques à présent retient le sur- 
nom de Château- Belger, Castrum Betgarum »; que 
César fit bâtir un pont de bois à Pontoise, « vis-à-vis 
de la paroisse de Saint-Ouen et au-dessous de Saint- 
Martin, duquel il reste encore quelques pilotis », et 
construire une chaussée et un grand chemin « depuis 
Paris jusques à Rouen » ; que, s'il est difficile de dire 
précisi'ment dans quel temps cette ville et le pays du 
Vexin furent i)Ossédés par des comtes, « il y a néant- 
moins de l'apparence que ce fut environ Tan 900 et 
Seiniî-et-Oisb. — Sùais G. 



peut-estre plutost » ; que Philippe Auguste « establit 
communauté à Pontoise et luy donna des privilèges 
assez considérables l'an 1188 »; que, depuis l'établisse- 
ment de cette commune, la ville de Pontoise « fut 
gouvernée par un Maire et douze Pairs, ensuitte par 
des Baillif, Prévost, Maires, Lieutenans, Voyers, Garde 
du scel et de la châtellenie, quant au temporel, et par 
des Grands Vicaires quant au spirituel ». On cherche 
à établir : — dans la IP section, intitulée : « Des Ar- 
chidiacres et des Grands Vicaires, et quand ils ont 
commencé », que, depuis le ix" siècle, il y a eu un 
archidiacre à Pontoise ; que, dans le viii« siècle, le 
comte de Mantes et de Pontoise, ayant fait bâtir une 
abbaye dans son château de Pontoise, y mit des reli- 
gieux bénédictins, dont « l'abbé fut comme l'évesque 
de Pontoise et du Vexin ». Cette abbaye, dédiée « à 
Notre-Dame de Laurette », prit plus tard le nom de 
Saint-Mellon, et « l'archidiacre succéda » à l'abbé, 
« environ l'an 880 ». Les derniers comtes de Pontoise 
et Philippe I»"" possédèrent et tinrent cette abbaye avec 
l'archidiaconé en fief et en régale. Gautier, dernier 
comte de Pontoise, « environ l'an 1056 ou 58 », vendit 
l'archidiaconé do Pontoise à l'archevêque de Rouen, 
Maurille, « c'est-à-dire lui cedda le droit qu'il avoit 
d'y en mettre un, et c'est par cette cession que les 
archevesques de Roiien commencèrent à exercer la 
jurisdiction dans le Vexin ». L'archidiaconé continuait 
du reste à être « un bénéfice comme une espèce de 
fief, qui relevoit du Roy de France ou des ducs de 
Normandie », ainsi que l'atteste un diplôme du roi 

1 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



Philippe I^"" de l'an 1092, cité en partie. L'archidiaconé 
de Pontoise étant un Qef, « il suit que ç'à toujours esté 
une dignité et un office, non pas une commission; que 
les archidiacres estoient inamovibles et indestitua- 
bles; » — dans la lU" section, intitulée : « Lettres pa- 
tentes de saint Louis, roy de France, par lesquelles il 
cedde l'archidiaconé de Pontoise et à quelles condi- 
tions », r255, que le roi Louis IX n'a cédé l'archidia- 
coné à Eudes Rigaud, archevêque de Rouen, et à ses 
successeurs qu"à la condition « qu'ils nommeroient une 
certaine personne pour connoistre des difiFérens des 
bourgeois et les décider », que cette personne est le 
Grand Vicaire, obligé de faire résidence actuelle à 
Pontoise, à qui les bourgeois de la ville devront 
s'adresser comme à leur juge naturel et ordinaire; que 
« l'archevesque mesme de Rouen ne poura estre qu'en 
suitte d'appel à luy » ; — dans la IV" section, intitulée : 
u Qu'en suitte de la donation que saint Louis a faite 
de l'archidiaconé de Pontoise à l'acchevesché de 
Rouen les archevesques ont esté obligez d'establir à 
Pontoise un Grand Vicaire », que les archevêques de 
Rouen ont toujours observé cette condition , ainsi 
qu'en témoigne « une suitte sans interruption de 
Grands Vicaires de Pontoise depuis l'an 125r)jusques 
en l'année 1673 », et qu'ils agiraient contre la bonne 
foi a s'ils n'en raettoient pas, ou s'ils retranchoient au 
Grand Vicaire qu'ils establiroient quelques-uns des 
droits et prérogatives des archidiacres de Pontoise, 
dans la jouissance desquels les Grands Vicaires se 
sont maintenus quand ils y ont esté troublez » ; — 
dans la V« section, intitulée : « Que les Grands Vicaires 
de Pontoise ont toujours esté Grands Vicaires du 
Vexin François, et qu'on n'a jamais séparé ces deux 
qualitez », que pendant 340 ans, de 1255 à la Hn du 
xvj' sif'-cle, il ne survint pas de différend entre l'arche- 
vêque de Rouen et le Grand Vicaire de Pontoise ; que 
l'on ne sait « par quelle conjoncture et pourquoy ils 
se broiiilK-rent ensemble en l'année 1594 », contesta- 
tion qui fut ii grande que, par deux fois, l'archevêque 
destitua le Grand Vicaire, lequel se porta pour ap- 
pelant « par appel comme d'abus au Grand Conseil, 
et par appel simple en Cour do Rome », et eut gain de 
cause devant ces deux juridictions, ayant été n'intégré 
dans sa charge par arrêt du Grand Conseil du 30 sep- 
tembre 1596, et par sentence de l'Offlcial de Paris, 
commis par le pape Clément Vlll, du 11 (sic) octobre 
1601 ; qu'il s'éleva entre les mêmes une nouvelle difll- 
cullé on 1632; « que Messire François Rouxel de 
Mi'-davy, conseiller ordinaire du Hoy en ses Conseils et 
présentement archfvcaquo de Rotien [lGTl-1091] est lo 



premier qui se soit avisé d'annéantir le Grand Vicariat 
de Pontoise » ; que, dans ce but, l'archevêque de Rouen 
ne pouvant faire accepter aux habitants de Pontoise 
les restrictions qu'il voulait apporter aux pouvoirs du 
Grand Vicaire, « usa d'une ruse de leur donner un 
vice-gérent, qui fît toutes les fonctions de Grand Vicaire 
et d'Official jusques à ce qu'il les eût pourveu d'un Grand 
Vicaire » ; qu'en présence des réclamations des mêmes 
habitants, il « leur a déclaré que, puisqu'ils le vou- 
loient obliger de leur donner un Grand Vicaire à Pon- 
toise autre que celuy qu'il leur avoit donné, il leur en 
donneroit un tel qu'il est obligé de leur donner et non 
autrement, et qui seroit Grand Vicaire de la ville de 
Pontoise et des cinq villages qui sont de l'Exemption 
de Pontoise, encore ne luy donneroit-il que le pouvoir 
de juger des causes des bourgeois de Pontoise », ce 
qui serait absolument irrégulier, attendu qu'il résulte 
de textes cités, se rapportant aux années 1257-1593, 
que « jamais on n'a séparé le Vicaire de Pontoise du 
Vicaire du Vexin », les formules usitées dans les actes 
étant : « Vicariics Rothomagensis in Poniisara et 
Vulcassino Franciœ », « Vicarius Pontisarœ et 
Vulcassini Franciœ », etc; — dans la VI" section, in- 
titulée : « Le Grand Vicaire de Pontoise estant en la 
place de l'archidiacre luy a succédé en toutes ses 
fonctions et prérogatives », que le Grand Vicaire, doit, 
aux termes même des lettres patentes de Louis IX, 
avoir toute l'autorité de l'archidiacre qu'il a remplacé, 
jouir do tous ses droits, en faire toutes les fonctions, 
conférer les bénéfices dépendant du Vicariat ; — dans 
la VU» section, intitulée : « Que depuis ladite donation 
les archevesques ont estably des Grands Vicaires à 
Pontoise dans tous les droits dudit archidiacre », que 
de tout temps les archevêques de Rouen « ont remply 
cette charge avec autant de diligence qu'en demande 
ce canton et cette petite province composée de deux 
cens paroisses, laquelle de temps immémorial n'a receu 
les actions de grAce et de jurisdiction (jue de son Grand 
Vicaire », ainsi que l'attestent les lettres de provision 
données, en 15T7, à M. de La Saussaye : « Carolus, 
miseralione divina Sancli Chrisogoni sacrosanclœ 
ccclcsiœ Romand' presbUcr cardinalis de Bourbon 
Hunctipalus , Rothomagensis archieinscopus , iVtw- 
maniœ primas, dileclo nobis in Christo magistro 
Jacobo de La Sanssaije, in iilroqne jure licenlialo, 
salutem in Domino. Te, de cujus scientia, fidelUatc 
exaclaquc dfligentia et morum probilate in Domino 
plenarie conftdimus, speranles quod ea quœ libi 
duxerimus commitlenda fldcliter et e.vacle curabis 
adimplere, nostrum Vicarium (leneralem, Officialem 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



acjudlcem ordinarium in civilate et incariatu nostro 
Ponlisarœ, aharcliiepiscopalu noslro Rothomagensi 
dependente, creavimus et depulavimits creamusque 
et depxdamus perprœsenles, qiiod quidem vicarlaius 
et offwialatus offtciiim ad prcesens vacat per obltum 
qnondam defimcli magîsiri Joannis Girous, iUiiis 
idlimi pof^sessorjs pacifici, dantes tibi de La Saics- 
saye plenam et Uberampoiestatem et mandatum spé- 
ciale officiian hiijus modi vicariatus et offlcialaliis 
omnimodainquc nosiram jiirisdictionem speciakm 
et ordinarlam in diclis civiiale et vicariatu exercen- 
dam et de omnibus et singulis causls, 7iegotiis, que- 
relis, acttonibus incepiis seu incipiendis, et casibiis 
tam civiilbus quam criminalibus , etiam de simonia 
et hœresi aid alterins cujiiscnmque generis crimini- 
bus, delictis vel excessibus ad nos et jurisdictionem 
nostram tam de jure quam de consuetudine perti- 
nentibus cognoscendi, terminandi et definiendi ac 
super his senteniias interlocutorîas et difflniiivas 
dandi, citandi, movere faciendi, et mandandi, ex- 
communicandi, velaxandi et absolvendl, crimina- 
que et excessus delinquentiiim subditorum nostro- 
rum quorumcumque, eiiamsi abbatiali aut alia 
qiiavis dignitate prœfulgeant, corrigendi et puniendi 
ipsosque delinquentes incarcerari seu capi et incar- 
cerarl faciendi, captosque a quibuscumqiie judici- 
bus nomine noslro et pro nobis reddi requirendi et 
quascumque pœnas juris infligendi, omniaque et 
siiigula faciendi et exercendi quœ circa regimen 
noslrœ jurisdiclionis ordinariœ necessaria fucrinl 
seu etiam opp/ortuna, et quœ noslro officiali quomo- 
docunque solebal (sic) emitli, mandantes omnibus et 
singulis offlciariis et Justitiariis nostris nobis sub- 
ditis, alios rogantes, quatenus tibi tanquam Vicario 
et Officiali nostro in dicta vicariatu Pontisarœ 
pareant efficaciler et obedlant. In quot'utn omnium 
et singulorum fidem prœsentes litteras signavi- 
mus... », les lettres de provision données, le 30 oc- 
tobre 1615, à M'" Charles Des Boves; le 4 janvier 
1623, à M"-" Pierre Acharie ; le 9 décembre 1628, à 
M'" Jacques Jacquart; le 3 septembre 1632, à M"' H. 
Furet; — dans la Vlll" section, intitulée : « que, lors- 
que les archevesques de Rouen ont voulu troubler les 
Grands Vicaires de Pontoise dans la jouissance de 
leurs droits et prérogatives, lesdits Grands Vicaires 
s'y sont maintenus », que le Grand Vicaire « l'a em- 
porté glorieusement contre l'archevesque aussy bien 
que contre l'arcliidiacre », ce qui résulte de l'arrêt 
délinitll' du Grand Conseil du 30 septembre 15S)5, et 
de la sentence de réintégrande rendue par l'Onicial de 



Paris, commissaire député par le pape Clément VIII, le 
7 [sic] octobre 1601 ; — dans la 1X= section, intitulée : 
« Que les entreprises du chapitre de Roiien ont esté 
inutiles lorsque pendant le siège vacant le Chapitre a 
tasché de commettre des Grands Vicaires et autres 
Officiers à Pontoise », que les tentatives faites par le 
chapitre et les Grands Vicaires de Rouen pour entre- 
prendre sur les droits des Grands Vicaires de Pontoise 
n'ont pas abouti, ce que démontrent un arrêt de la 
Cour du 23 septembre 1615, rendu à la requête de 
M'''' Charles Des Boves, Grand Vicaire de Pontoise, 
contre M. Charles Royer, nommé à tort Grand Vicaire 
de Pontoise par le chapitre de Rouen pendant la 
vacance du siège métropolitain, et un second arrêt du 
15 juillet 1651, à la requête « de M" François d'Aquil- 
lenguy », Grand Vicaire de Pontoise, contre M"" Jean 
Du Ilamel, nommé dans les mêmes conditions; — 
dans la X"^ section, intitulée : « Que les Grands Vicai- 
res de Pontoise ont commencé après que saint Louis 
a donné l'archidiaconé de Pontoise à l'archevesché de 
Roiien, et qu'auparavant cette donation il n'y avoit 
point de Grand Vicaire dudit Pontoise et du Vexin- 
le-François », que l'examen des titres anciens prouve 
ce point, et que « l'auteur qui a composé le traitté de 
la prééminence et antiquité des Grands Vicaires de 
Pontoise s'est trompé dans toutes ses preuves », lors- 
qu'il a voulu démontrer qu'il y avait eu des Grands 
Vicaires à Pontoise avant la susdite donation; — dans 
la XI° section, intitulée : « Que le Grand Vicaire est 
obligé de résider à Pontoise, qu'il y a toujours résidé, 
et qu'à cet effet il y a eu de tout temps un hostel et 
maison appelée le Grand Vicariat ou la maison du 
Grand Vicaire », qu'on peut recueillir à cet égard une 
foule de témoignages écrits, notamment un de 1322 
dans lequel se lit : « i)i vico Sanctœ Honorina', ante 
porlam Vicarii Ponliearensis » ; que cette maison « a 
retenu toujours et retient encore à présent le surnom 
du Vicariat ou maison du Grand Vicaire, que les ar- 
mes des Grands Vicaires y ont esté alTichées au fron- 
tispice de temps immémorial et jusques à ce que le 
cardinal d'Estouteville, arclievesque de Roûon.ayt fait 
rebastir l'hostel du Vicariat, auquel temps il feit 
mettre ses armes sur les portes dudit Vicariat, ce qui 
n'a pas empesché que l'on n'ayt appelé du depuis ledit 
hostel le Vicariat et que les Grands Vicaires ne l'ayerît 
occupé et n'ayent conservé le droit qu'ils avoient de 
l'habiter », ce qu'atteste une transaction intervenue, 
en 1030, entre l'archmêque de Rouen, François II de 
llarlay, et les échevins de Pontoise, « de laquelle le 
premier article fut que le Grand Vicaire de Pontoise 



ARCHn'ES DE SEINE-ET-OISE. 



aura doresnavant son logement dans le Vicariat, et le 
second que les anciennes armes et sceau du Grand 
Vicaire y seront aussy remis »; — dans la XII« sec- 
tion, intitulée : « Que les Grands Vicaires de Pontoise 
ont une autorité ordinaire et non déléguée », qu'il y a 
dans les archives du Vexin un grand nombre d'actes 
authentiques en témoignant et dans lesquels se ren- 
contre la formule auctoritate nosh^a ordinana ; — 
dans la Xlll' section, intitulée : « Que les Grands Vi- 
caires, pour marque de leur autorité ordinaire et de 
leur dignité, ont eu à Pontoise une cour ecclésiatique, 
où ils ont estably les officiers de ladite cour appelez 
officiers du Grand Vicaire et de la cour de Pontoise », 
que l'on trouve dans les archives des lettres de provi- 
sion de secrétaire, de notaire, etc., et que, depuis 
1255, ies Grands Vicaires ont toujours usé o sigillo 
curiœ nostrœ Pontisarensis » ; — dans la XIV' sec- 
tion, intitulée : « Que les Grands Vicaires ont esté les 
juges naturels et ordinaires de Pontoise et du Vexin, 
et que les archevesques n'ont pu juger de leurs contes- 
tations que par appel, et qu'il leur a esté hbre d'appeler 
à luy ou à Rome », que ce fait résulte des termes 
mêmes des lettres patentes de Louis IX, et que de 
nombreuses sentences, dont la dernière est du 25 oc- 
tobre 1670, sont la constatation de ce droit ; — dans la 
XV' section, intitulée : « Que les Grands Vicaires de 
Pontoise sont titulaires et indestituables », que l'ar- 
chidiacre primitif ayant joui de ces avantages, il ett 
« d'une conséquence infaillible », que le Grand Vicaire 
qui lui a succédé doit en jouir également, et que le 
Grand Vicaiiat de Pontoise est « un titre et une dignité 
permanente «; — dans laXVI" et dernière section, in- 
titulée : o D'où vient que les Grands Vicaires sont 
indestituables », que plusieurs raisons peuvent en être 
données : 1" que le Grand Vicaire de Pontoise a été 
substitué à l'archidiacre, dont l'office était conféré 
comme un bénéfice par les comtes du Vexin et les 
rois de France ; 2» qu'à raison môme des guerres qui 
eurent lieu entre les rois de France et ceux d'Angle- 
terre, ducs de Normandie, les premiers n'auraient pas 
souffert que ies archevi^qucs de Rouen exerçassent 
leur autorité dans le Vexin ; aussi, considérant les 
arciievèques de Rouen « comme leurs ennemis », ils ont 
a maintenu les archidiacres de Pontoise et du Vexin 
dans leurs privilèges et dans une espèce d'indi'pen- 
dance » ; '^ que jiendant 400 à 500 ans la ville de 
Pontoise a été « le r^miiart de la France contre les 
Normands, qu'elhj a fait subsister Paris en tenant les 
commerces de la Picardie par l'Oyse, lorsque ses 
comtes ont rendu des services si considérables ù nos 



Roys qu'ils ont été choisis pour porter l'oriflame ou 
la bannière de Saint-Denis dans les guerres ». — 
Table à la page 105. 

G. i. (Liasse.) — 2 pièces, papier. 

1255-1635. — Copie faite, le 23 mai 1633, par 

Jean Le Prévost, chanoine de Rouen, notaire public, 
sur la charte originale scellée du grand sceau de 
majesté, « sigillo magno in cera flava impresso, ela- 
queis cericis rubri coloris pendente, effigiem Régis 
in majeslaie sedentis, dextraque manu lilium, lœva 
vero sceptncm geslatitis, prœferente », et portant 
sur le repli les mentions : « Donatio archidiaconattis 
Ponlisarensis », « Litterœ régis Ludovici siiper 
donatione fada archidiaconatus Pontisarensis do- 
mino Rolomagensi archiepiscopo », charte conservée 
aux archives de l'archevêché de Rouen, d'une lettre pa- 
tente de Louis IX, en date du 23 mai 1255, aux termes 
de laquelle ce roi confère à perpétuité à l'archevêque 
de Rouen, l'archidiaconé de Pontoise, vacant par le 
décès de M'''' Hainion, dernier titulaire, archidiaconé 
dont la collation avait appartenu au Roi jusqu'à cette 
époque. Il est spécifié dans l'acte que l'archevêque et 
ses successeurs devront commettre une personne qui 
sera tenue de résider à Pontoise, « videlicet in- 
fra muros castri Ponlisarensis, vel in parrochia 
Bealœ Mariœ Pontisarensis , vel apud Sanction 
Martinnm Pontisarensem », lequel connaîtra de 
toutes causes touchant les bourgeois de Pontoise « ad 
forum ecclesiasticum perti)ientibus », à l'exception 
de celles en matière d'hérésie et de faux qui seront 
jugi^es par l'archevêque ou l'official de Rouen. Appel 
pourra être porté des jugements de l'Official de Pon- 
toise devant le tribunal de l'archevêque et de l'official 
de Rouen. L'archevêque assurera aux bourgeois de 
Pontoise le maintien des anciennes et louables cou- 
tumes. — Copies faites, dans la première moitié du 
xvu" siècle : — d'une charte du Grand Vicaire de 
Pontoise, qui se qualifie « Vicai-ius in Pontisara et 
Vulgassino Franciœ et cliam reverendissimi patris 
ac domini P/Utljipi de Alcntone, Dci gratia Rotho- 
magensis archicpiscoin, tant in tcmporalibus qitam 
spirituaUbus ffoieralis », notifiant un accord conclu, 
pour mettre fin au difiércnd qui s'était élevé, et avait 
(■té porté (levant h- tribunal de l'archevêque de Rouen, 
entre rarchidiucn! du Vexin français, « magistrmn 
Ferricion CastclUni », d'une part, et l'abbé de Saint- 
Martin de Pontoise, « fralrem Johannan de Ville 



SÉRIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



nova », que rarchidiacre avait assigné avec les 
prieurs, curés, chapelains non exempts du doyenné de 
Meulan, pour lui jurer obéissance et révérence, ce à 
quoi l'abbé avait prétendu n'être pas tenu, raison pour 
laquelle il n'avait pas comparu et avait été en consé- 
quence excommunié par l'archidiacre, 1361 ; — d'une 
attestation du patriarche archevêque de Bourges, 
Renaud II de Beaune de Semblançay, grand aumônier 
de France, certifiant que « M'= Jacques de La Saulsaye 
est aumosnier ordinaire du Roi, couché et emploie dans 
Testât des àumosniers, chapelains, prédicateurs et 
autres ofilciers de la chapelle et oratoire de Sa Ma- 
jesté actuellement servans », 25 avril 1585 ; — d'une 
lettre de Charles III de Bourbon, cardinal archevêque 
de Rouen, au Roi, au sujet du même J. « de La Saul- 
saye», Grand Vicaire de Pontoise : « Sire, supplie très 
humblement Vostre Majesté vouloir favoriser le sieur 
de La Saulsaye, mon Grand Vicaire à Pontoise, lequel 
j'ai retenu à mon service pour éclaircir mes affaires 

qui estoient bien embrouillées Je l'ay toujours 

cognu fort homme de bien, n'ayant jamais tenu autre 
party que celuy du feu Roy, que Dieu absolve, et le 
vostre. Et sachant les pertes qu'il a fait à ceste occa- 
sion, je l'ay confirmé au Vicariat de Pontoise, ayant 
obtenu premièrement arrest de réintégrande de Mess"''* 
de vostre Grand Conseil », 15 mars 1596; — de titres 
a transcripts d'un gros livre en parchemin en grand 
volume couvert de cuir rouge, en forme de chartier 
des filtres des rentes et revenus apartenans à la Con- 
frairie aux Clercs de la ville de Pontoise, compilé en 
l'an 1405, ainsi qu'il est déclaré au premier feuillet du- 
dlt livre », dont le premier, inscrit au feuillet 9, porte 
la date de 1377, le second, inscrit au feuillet 16, porte 
la date de 1305, le troisième, inscrit au feuillet 51, 
porte la date de 1359; le quatrième, inscrit au feuillet 
74, porte la date de 1360, le cinquième et dernier, in- 
scrit au feuillet 137, porte la date de 1394, d'où il ré- 
sulte que le Grand Vicaire s'intitule « Vicarius Pon- 
tisarœ cl Vulgassini Franciœ », fait sceller les actes 
« sUjlllo curiœ noslrce » et jouit d'une « aucloritate 
ordinarla ». 



G. 3. (Caliicr.) — 1 caliiei-, de 12 feuillets, papier. 

XVIIi" siècle. — Èlals des paroisses, des monas- 
tères et des chapelles. — État des paroisses dépendant 
du Grand Vicariat de Pontoise, divisé en quatre 
doyennés, savoir : Pontoise, Meulan, Chaumont et 
Magny. Cet état, dressé dans la seconde moitié du 



XVIII" siècle, fournit pour chaque paroisse les rensei- 
gnements suivants : indication du doyenné, nom du 
curé, patrons, noms des vicaires, seigneurs des pa- 
roisses, nombre des communiants, revenus des cures 
et fabriques, notes particulières. Énumératiou des 
paroisses : Saint-Martin d'Ableiges, Saint-Martin 
d'Aineourt, Saint-Martin d'Arablainville (Oise), Saints- 
Donatien et Rogatien d'Ambleville, Saints-Pierre et 
Paul d'Arronville, Saint- Agnan d'Arthies, Saint- 
Lucien d'Avernes, Notre-Dame de Haute-Isle, Notre- 
Dame d'Auvers, Saint-Sulpice de Bachiviilers (Oise), 
Saint-Gérion de Banthélu, Notre-Dame de Beausserré 
(Oise), Notre-Dame de Beaumont-les-Nonains (Oise), 
« Saint-Léger de Beauregard ou Oméricourt », [Amé- 
nucourt], Sainte-Madeleine du Bellay, Saint- Ouen de 
Bennecourt, Saint-Denis de Berville, Sainte-Madeleine 
de Boisemont, Saint-André de Boissy-l'Aillerie, Notre- 
Dame de Boissy-le-Bois (Oise), Saint-Barthélémy de 
La Bosse (Oise), Saints-Leu et Gilles de Boubiers 
(Oise), Saint-Étienne de Bouconvillers (Oise), Saint- 
Germain de Boury (Oise), Saint-Quentin de Bouten- 
court (Oise), Notre-Dame de Bray-Lù, Saiiits-Crépin 
et Crépinien de Bréançon, Saint-Brice ;Oise), Saint- 
Pierre-ès-Liens de Brigancourt, Saint-Denis de Brueil, 
Saint-Saturnin de Buhy, Saint-Christophe de Cergy, 
Saint-Sulpice de Chambors (Oise), Saint-Nicolas de 
La Chapelle-en-Vexin, Saint-Sulpice de Chars, Saint- 
Jean de Chaumont (Oise), Saint-Martin de Chaumont 
(Oise), Saints-Crépin et Crépinien de Chaussy, Saint- 
Denis de Chérence, Notre-Dame de Saint-Clair-sur- 
Epte, Saint-Germain de Cléry, Saint-Martin de Com- 
meny. Saint- Pierre de Condécourt, Saint-Martin de 
Cormeilles-en-Vexin, Notre-Dame de Courcelles-lès- 
Gisors (Oise), Saint-Lucien de Courcelles-lès-Pontoise, 
Saint-Martin de Courdimanche, Saint-Crépin d'ibou- 
villers (Oise), Saint-Cyr-en-Arthies, Saint-Cyr-sous- 
Chars (Oise), Saint-Léger de Délincourt (Oise), Saint- 
Denis de Drocourt, Saint-Martin de Droitecourt (Oise), 
Saint-Martin d'Énencourt-Léage (Oise), Saint-Jean 
d'Éiiencourt-le-Sec (Oise), Saint- Aubin d'Ennery, Saint- 
Didier d'Épiais, Saint-Martin d'Éragny, Notre-Dame 
d'Évecquemont, Saint-Vaast de Fay (Oise), Saint-Clair 
de Flavacourt (Oise), Saint-Marcel de Fleury (Oise), 
Saint-Martin de Follainville, Fontenay-Saint-Père, 
Saint-Clair de Frémainville, Notre-Dame de Frémé- 
court, Saint-Germain de Fresnoaux (Oise), Notre- 
Dame de Fresne-Léguillon (Oise), Saint-Martin de 
Gadancourt, Notre-Dame de Gaillon, Saint-Martin de 
Gargcnvilb, Saint-Pierre de Genainville, Saint-Pierre 
de Génicourt, Saint-Gervais-lès-Magny, Saint 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



de GéFOCOurt, Saint-Cn^pin de Gommecourt, Notre- 
Dame de Gouzangrez, Saint-Caprais de Grisy, Notre- 
Dame de Guernes, Saint-Nicolas de Guiry, Saint- 
Ouen de Guitrancourt, Saint-Martin d'Hadancourt- 
le-Haut-Clocher (Oise), Notre-Dame d'Haravilliers, 
Saint-Germain d'Hardivillers (Oise), Saint-Germain 
d'Hardricourt, Saint-Georges du Heaulme, la Sainte- 
Trinité d"Hénonville (Oise;, Saint-Clair d'Hérouville, 
Saint-Sauveur de Jambville, Saint-Martin de Jamé- 
ricourt (Oise), Saint-Pierre de Jouy-en-Thelles (Oise), 
Saint-Martin d'Issou, Saint-Martin d"Ivry-le-Temple 
(.Oise;, Saint-Michel de Juziers, Saint- Aubin de Labbé- 
ville, Notre-Dame de Lailierie (Oise), Saint-Martin de 
Lainville, Notre-Dame de Lalande-en-Son (Oise), 
Saint-Germain de Lattainville (Oise), Saint-Cyr de 
Lévemont (Oise), Notre-Dame de Liancourt (Oise), 
Saint-Pierre de Liancourt (Oise), Saint-Martin de 
Lierville Oise), Saint-Aubin de Limay, Saint- Sulpice 
de Limetz, Notre-Dame de LiviUiers, Saint-Lucien de 
Loconville (Oise), Saints-Médard et Gildard de Lon- 
guesse, Notre-Dame de Magny, Saint-Nicolas de Mar- 
cheroux (Oise), Saint-Martin de Marquemont (Oise), 
Saint-Rt'nny de Marines, Saint-Martin-la-Garenne, 
Notre-Dame de Maudétour, Saint-Léger du Mesnil- 
Théribus (Oise), Saint-Georges de Ménouville, Saint- 
Léger de Menucourt, Saint-Nicolas de Mézières, Saint- 
Germain de Mézy, Notre-Dame de Meulan, Saint- 
Nicolas de Meulan, Notre-Dame de Montalet-le-Bois, 
Notre-Dame de Montgeroult, Notre-Dame de Monther- 
lant [Oise), Saint-Martin de Muntjavoult (Oise), Saint- 
Denis de Montreuil-sur-Epte, Saiut-Étieune de Monts 
(Oise;, Saint-Andn; de Moussy, Saint-Quentin de 
Nucourt, Saint-Denis de Neuilly, Saint-Martin de 
Neuville-Bosc (Oise), Saint-Séverin d'Oinville, Saint- 
Martin dOmerville, Saint-Pierrc-ùs-liens d'Osny , 
Saint-Josse de Parnes (Uise^, Sainte-Marie-Madeleine 
du Perchay, Saint-André de Pontoise, Notre-Dame de 
Pontoise, Saint-Maclou de Pontoise, Saint-Pierre de 
Pontoise, Saint-Si'verin de Porcheville, Saint-Nicolas 
de Porcheux (Oise;, Saint-Lucien de Pouiliy (Oise), 
Saint-Pierre de Puiseux, Saint-Aubin de Reilly (Oise), 
Notre-Dame do Hessons fOise), Saint-Samson de la 
Uûcbc-Guyon, Saint-Sulpice do Sagy, Saint-Sulpice 
de Sallly, Saint-Pierre de Santeuil, Saint-Denis de 
Scnuls (Oise), Saint-Denis de Serans (Oise), Saint- 
Denis de Sfîrifontaino Oisr-), Saint-Sulpice de Scrain- 

court, Saint-Pierre de Talmontiers (Oise), 

de Théméricourf, Saint-Nicola» de Tessancourt, Saint- 
Pierre do Thiliiviilors (Oise), Saint-Clair do Tourly 
i(h<i- . N.tii-Uaniu do Trie-la-Ville Oiso, Sainto- 



Marie-Madeleine de Trie-Chàteau (Oise), Saint-Martin 
de Triel, Carrière succursale de Triel, Chanteloup 
succursale de Triel, Saint-Martin de Vallangoujard, 

Saint-Quentin de Valmondois de Valdam- 

pieri'e (Oise), Saint-Gervais de Yaudancourt (Oise), 
Saint-Pierre du Vaumain (Oise), Saint-Pierre-ès- 

liens de Vaux, Notre-Dame de Vétheuil, 

de Vigny, Notre-Dame de la Villeneuve-le-Roi (Oise), 
Saint-Martin de la Villeneuve, Saint-Martin de Villers- 
en-Arthies, Saint-Denis de Villers-sur-Trie (Oise), 
Notre-Dame de la Villetertre (Oise), Notre-Dame d'Us, 
Notre-Dame de V\'y dit Joli-Village. — Sont notés 
comme jansénistes les curés de Lierville, M. Alexis 
Prévost ; de Lailierie ; de la Villetertre, M. Martin- 
Denis Lefebvre; de Montherlant, M. Henri Charles ; 
de Boutencourt, M. Michel Pollar ; de Jaméricourt; 
d'Hérouville. — État actuel des neuf couvents de 
religieuses du Grand Vicariat de Pontoise : les dames 
Bénédictines anglaises à Pontoise ; les dames Carmé- 
lites à Pontoise ; — les dames Augustines hospitalières 
de Saint-Nicolas à Pontoise; — les dames Ursulines à 
Pontoise ; — les dames du Tiers-Ordre de Saint- 
François, de Sainte-Elisabeth, hospitalières, à Chau- 
mont ; — les dames Annonciades à Meulan ; - les 
Bernardines de l'abbaye royale de Gomerfontaine ; — 
les dames Bénédictines du prieuré royal de Villar- 
ceaux ; — les dames Ursulines de Magny. — Cet état 
fait connaître les noms des abbesses, prieures ou 
supérieures ; les noms des confesseurs ; le nombre des 
religieuses ; le nombre des sœurs et domestiques ; les 
revenus ; des détails particuliers sur chaque établis- 
sement. — État des couvents de religieux du Grand 
Vicariat : l'abba.ve de Saint-Martin de Pontoise, 
Bénédictins ; — la maison des R. P. Jésuites de Pon- 
toise ; — le couvent des R. P. Cordeliers de Pontoise ; 
— le couvent des Mathurins do Pontoise ; — le couvent 
des R. P. Cordeliers de Magny ; — le couvent des 
Récollets de Chaumont ; — le couvent des R. P. Péni- 
tents de Meulan ; — le couvent des RécoUcts de Sainte- 
Marguerite près Gisors ; — l'Oratoire, à Marines; — 
l'abbaye de chanoines réguliers de Prémontré à 
Marchoroux ; — l'abbaye de chanoines réguiiors da 
l'rémontré à Rossons ; — le couvent dos Capucins de 
Limay ; — le couvent des Capucins du diocèse de 
Paris, ù Pontoise ; — le couvent des Capucins du 
diocèse de Chartres, à Poissy. Cet état constate le 
nombre des religieux de l'établissement, les noms des 
gardiens et supérieurs, le nombre des roligioux ap- 
l>rouvôs. — Sans date, mais pouvant (Mre attribué au 
second tiers du xvin" siècle. 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE POXTOISE. 



G. 4. (Linsàe.) — 1 cahier, de 10 feuillets, papier. 

XVIIP siècle. — État des couvents de religieuses 
du Vexin français. Total : 9 couvents se décomposant 
en 2 couvents d'Ursulines à Pontoise et à Magny ; 
1 couvent d'Hospitalières, suivant la règle de Saint 
Benoit, à Pontoise ; 1 couvent d'Hospitalières, suivant 
la règle de Saint-François d'Assise, à Chaumont; 1 cou- 
vent de Bénédictines anglaises à Pontoise ; 1 couvent 
de Bénédictines à Villarceaux ; 1 couvent de Bernar- 
dines à Gomerfontaine ; 1 couvent d'Annonciades à 
Meulan; 1 couvent de Carmélites à Pontoise. — Détail 
de chacun de ces couvents : — Ursulines de Pontoise. 
Religieuses. 40. Supérieure : M^ de Saint-Gérôme. 
Revenu : 10.200 livres. Charges : 2.200 livres. — 
Ursulines de Magny. Religieuses : 33. Supérieure : 
M'' de Sainte-Madeleine. Converses : 10. — Revenu : 
14.000 livres. Charges : 3.300 livres. — Hospitalières 
de Pontoise. Religieuses : 30. Converses : 10. Ser- 
vantes 6. Lits de malades : 40. Revenu : 22.000 livres. 
Charges : 5.472 livres. — Hospitalières de Chaumont. 
Religieuses : 12. Converses : 4. Prieure : M' de Ba- 
chivilliers. Revenu : 3.000 livres. Charges : 950 livres. 
— Bénédictines anglaises. Religieuses : 10. Con- 
verses 7. Abbesse : M™*" de Haggerston. Revenu : 
8.000 livres. Charges : 1.892 livres. — Bénédictines 
de Villarceaux. Religieuses : 25. Prieure : M^ de 
Maillebois. — Bernardines de Gomerfontaine. Reli- 
gieuses : 20. Abbesse : M" de Nadaillac. Revenu : 1 à 
8.000 livres. — Annonciades de Meulan. Religieuses: 
21. Converses : 7. Supérieure : M" de Saint-Benoit. Re- 
venu : plus de 10.000 livres. Charges : 1.800 livres. — 
Carmélites de Pontoise. Religieuses : environ 40. « La 
maison passe pour être fort à son aise ». — Réflexions 
générales sur ces différents couvents : « Les religieuses 
qui reçoivent le plus de novisses sont les Ursulines et 
les Carmélites;... ce qui en procure aux Ursulines c'est 
l'éducation des enfans. Les abbayes manquent de 
sujets, parce que très peu de flUes de condition ou 
riches se font religieuses. Le maigre et l'oisiveté de la 
règle détournent de se faire Annonciade. .. Les cou- 
vents établis pour le soulagement des malades et pour 
l'éducation de la jeunesse sont les plus utilles; ai'nsy 
riIôtel-Dieu de Pontoise et les deux couvents d'Ursu- 
lines sont ceux qui méritent le plus d'attention. Celuy 
des Bénédictines angloises est une espèce de charité 
que la religion et l'état font aux étrangers... Le meil- 
leur moyen de soutenir une maison est de proportion- 
ner le nombre des relligieuses au revenu et de n'en 



point recevoir, passé ce nombre, qui n'apportent une 
pention viagère équivalante à sa dépence. . . Il seroit 
peut-être plus utile d'exiger des pentions viagères que 
des dotes : celles-cy se mangent, les pentions restent. . . 
La pention d'une Ursuline devroit être de 300 livres ; 
celle d'une Hospitalière du même prix, celle d'une 
Angloise de 500 livres ; 400 livres pour une .annon- 
ciade... Si l'on prefféroit les pentions aux dotes, il 
deviendroit inutile de fixer le nombre des personnes à 
recevoir. . . Pour qu'un couvent se soutienne, il faut ou 
fixer le nombre ou exiger des pentions ». 

G. 5. (Liasse.) — 1 pièce, papier. 

XVIIP siècle. — État des chapelles castrales du 
Grand Vicariat de Pontoise. Doyenné de Chaumont : 
chapelles de Saint-Jacques à Ivry, du château du Vau- 
main, du Mesnil-Théribus, de Chambors, de Locon- 
ville, de Bertichères, de Saint-Lubin, de Saint-Roch 
en la paroisse d'Haravilliers, d'Aigremont, paroisse 
de Délincourt, de Montchevreuil, paroisse de Senots, 
du Saussay, paroisse de Porcheux, de l'Hôtel-Dieu 
de Chars, de Bercagny, paroisse de Chars, de Saint- 
Pierre de Jouy-en-Thelle, de Saint-Germain de Fres- 
neaux, de Saint- Martin de Chaumont, du château 
d'Hénonville, de Tomberelle, paroisse de Neuville- 
Bosc, de Marivaux, de Saint-Jean de Fay, près Chau- 
mont. — Doyenné de Meulan : Chapelles de Saint- 
Martin d'Ableiges, de Notre-Dame d'Us, de Sainte- 
Apolline, paroisse de Cergy, du château de Triel, de 
M. Duval Dumanoir à Anvers, du château de Gou- 
zangrez, du château d'Hénonville, du château de Vigny, 
du château de Beauregard, paroisse de Vaux, du 
château de Gaillon, de la paroisse de « Breuil », des 
orphelins de Triel, du château de Villette, paroisse de 
Condécourt, de Carrière, de Saint-Nicolas de Trie, 
du château de Menucourt, de « Thun » à Notre-Dame 
de Meulan, de Rueil près Seraincourt, de Busagny 
paroisse d'Osny, de Butry, paroisse d'Auvers. — 
Doyenné de Magny : Chapelles de Notre-Dame de 
Vétheuil, de Magnitot près Saint-Gervais, de l'Hermi- 
tage près Saint-Clair, du château de « M. Duquesnoy- 
Commeny », du château de Villarceaux, de Maudé- 
tour, des Boves près Magny, du château Saint-Père, 
de Rangiport, paroisse de Gargenville, de Brunel, 
paz'oisse d'Aincourt, du Mesnil, paroisse de Juziers, de 
« Lindille », du château de lléloy, paroisse de Mon- 
treuil-sur-Eiite, d'IIazoville, paroisse de Wy, d'Enne- 
mont [Dennemont], paroisse de Saint-Martin-la-Ga- 



8 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



renne, du château de Dam val, paroisse de Lévemont, 
dans l'église de Brueil. — Manque le doyenné de Pon- 
toise. Sans date. 



G. 6. (Liasse.) — 3 pièces, papier. 

1491-1649. — Rapports avec Vévêque de Char- 
ires ; délimitalion. — Copie « collationnée à l'original 
extraict d'un livre imprimé intitulé : Histoire de l'ori- 
gine et fondation du Vicariat de Ponthoise » exécutée 
par « Bezanson », notaire et tabellion roj-al à Mantes, 
le 29 mars 1686, d'un arrêt du Parlement du 30 mars 
1491, confirmant un jugement rendu par « les gents 
tenants les requestes de nostre Palais à Paris, commis- 
saires par nous députez », en la cause d'entre l'arche- 
vêque de Rouen, demandeur a complaignant en cas 
de nouvelleté et de saisine w, et l'évéque de Chartres, 
défendeur. Le demandeur, prétendait être « maintenu 
et conservé en possession et saisine d'avoir toutte jus- 
tice et jurisdiction ecclésiastique et spirituelle et de 
donner et conférer les ordres ecclésiastiques où il luy 
plairoit dans les bornes de son dit archevesché, en 
possession et saisine aussi que nul autre fort ledit de- 
mandeur, et mesmes ledit delTendeur, ne pouvoit ou ne 
devoit exercer ny faire exercer aucun acte de juris- 
diction spirituelle ny conférer les ordres ecclésias- 
tiques, non pas mesmes les simples tonsures, dans les 
bornes de sondit archevesché de Roiien, ny mesme 
soubz la porte et en la loge des portiers qui est bastie 
sur terre ferme au bout du pont de Mante sur la rivière 
de Seine du costé de Pontoise, semblablement en pos- 
session et saisine que ladite loge des portiers estoit 
dans les bornes de sondit archevesché et de son diocèse 
scituée en la paroisse de Liraay au vicariat de Pon- 
thoise ». Le défendeur s'opposait aux prétentions de 
l'archevêque, soutenant que le pont dont il s'agissait, 
et spf^cialement <■ la part et portion qui est depuis la 
principalle et maltresse arche dudict Pont sur laquelle 
est posée une certaine croix de pierre jusques au bout 
dudict pont », était <lans les limites du diocèse de Char- 
tres. Le jugement avait été lendu on faveur de l'ar- 
chevêque de Rouen. — Requête adressée par les maire 
et écheviiis de la ville et du fort de Meulan à l'arche- 
vêque de Rouen, lui re|)résentant que « despuis que la 
guerre a esté déclarée entre les deux couronnes de 
France et d'Ksjiagno, les habittans de ladicte ville et 
fort ont e.sié affligé .sy sensiblement de la callamité 
publiqui-, in>\{ des tailles, taxes et subsistances que des 
eatappes et garnisons des gens de guerre que les uns 



ont été contrainctz de succomber soubz le faix de leur 
oppression, les aultres obligez de se rettirer dans des 
lieux esloignez de cette demeure pour ne pas souffrir 
la contagion de ses maulx, à la rigueur desquelz a 
succeddé une surchage de la nourritture qui leur a 
fallu fournir aux prédicateurs envoyés tous les ans 
pour le temps de l'advent et du caresme tant de vostre 
part, pour la ville, que de celle de Monseigneur 
l'évesque de Chartres, pour le fort, dont la seule des- 
pence de bouche se seroit trouvé monter à la somme 
de cinq à six cens livres par chacun an », et deman- 
dant que, pour porter remède à cette situation, 
« comme ladicte ville et fort ne font qu'un seul corp.s 
et ne sont séparez que d'un bras de la Soeyne », l'ar- 
chevêque de Rouen accorde aux suppliants que « Mon- 
seigneur de Chartres nomme pour la station de la 
ville et fort un prédicateur de trois ans l'une qui sera 
la dernière pour la parroisse qu'il a au fort, et Vostre 
Grandeur pour les deux premières années à com- 
mencer de celle-cy à cause des deux parroisses de la 
ville, et continuer dans cet ordre à l'advenir sans aul- 
cunne interruption ». Avis favorable de l'archevêque de 
Rouen déclarant obtempérer à la susdite requête pour 
« favorablement traitter ceux de Meulant, à quoy nous 
sommes conviez, outre nostre devoir pastoral, par 
l'exemple d'un des plus illustres de l'Estat et de nos 
proches honorablement y dénommé, par l'affection sin- 
gulière que nous portons à nostre maison religieuse de 
la Paix et surtout à nostre très chère fille la supérieure 
du lieu que la Reyne nous a confié comme un dépost 
de sa piété et protection ». Château de Caillou, 6 no- 
vembre « de l'année de la dispensation et sacrosainte 
œconomie évangélique mil six cent quarente neuf » ; 
— approbation donnée, le 20 novembre 1G49, par 
l'évêquo de Chartres : en conséquence, par suite du 
règlement nouveau, il n'y aura plus qu'un prédicateur 
poui' les stations de l'Avent et du Carême, lequel sera 
nommé alternativemont par l'archevêque do Rouen 
deux anni-es de suite, et par l'évéque de Chartres la 
troisième année. 



0. 7. (Liasse.) — 1 caliior, île 10 louillcls, papier. 

XVIII" siècle. — Archives du Grand Vicariat. — 
ICtal des pièces concernant le Grand Vicariat de Pon- 
toise. Les pièces dont il s'agit, composant les archives 
du Grand Vicariat, étaient distribuées dans huit car- 
tons. Le premier contenait les procès-verbaux do 
tran.sporl et de répartition des reliques, les examens 



SÉRIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITÊ DE PONTOISE. 



9 



subis par plusieurs curés avant leur installation, les re- 
quêtes présentées pour être dispensés du séminaire, les 
procès- verbaux de visites dans les doyennés. Le second 
contenait les lettres de provision, différentes procé- 
dures, notamment contre plusieurs curés qui refusaient 
de recevoir la bulle UnigenUiis, l'histoire manuscrite 
du Grand Vicariat, des lettres de MM. les Grands Vi- 
caires. Le troisième contenait les fulminations de 
bulles, les déclarations de domicile, les réductions de 
fondations, les plaintes et informations contre certains 
curés, les registres de l'Offlcialité. Le quatrième conte- 
nait les examens de religieuses. Le cinquième conte- 
nait des fondations et réductions de fondations, des 
réunions de cures et de prieurés. Le sixième contenait 
des procès-verbaux de bénédiction et de profanation de 
cimetières, les visites et bénédictions de chapelles cas- 
trales et particulières. Le septième contenait diverses 
procédures, les établissements de maîtres et maîtresses 
d'école, les approbations de confréries, les interdits, 
les abjurations, les permissions de quêter. Le huitième 
contenait les ordonnances pour réparations à diffé- 
rentes églises, un recueil de mandements, bulles et 
constitutions, etc., enfin une liasse intitulée: « Miscel- 
lanea ». 



G. 8. (Liasse.) — 6 pièces, papier. 

Fin du XVF siècle - 1676. — Organisation du 
Grand Vicariat et de l'Officialité. — Dignitaires 
et agents. — « Griefs et causes d'appel que met et 
baille par-devant vou.«, Monsieur l'Offlcial de Paris, 
juge délégué par Sa Saincteté, W" Jacques de La Saus- 
saye, grand vicaire, officiai, archidiacre et chappellain 
de Sainct-Marcel de Ponthoise, appellant de la suspen- 
cion faicte de son office de Vicariat de Ponthoise par 
Monsieur l'archevesque de Rouen ». L'appelant re- 
montre que, dès l'an 1577, il avait été pourvu dudit 
Vicariat, dont il avait joui sans aucune contestation 
jusqu'en L^iSS, exerçant cette juridiction « paisible- 
ment, avec toute splendeur, probité et intégrité, sans 
aucun blasme ne reproche de quelque personne que ce 
soit »; qu'à cette époque, il avait été contraint de gj re- 
tirer dans les villes en l'obéissance du Roi, et qu'alors 
M» Roger Deschônes avait obtenu des lettres de pro- 
vison dudit Vicariat, lesquelles avaient été renouvelées 
en l.'/J.j, d'où procès au Grand Conseil entre l'arche- 
vêque de Rouen et R. Deschônes, d'une part, et J. de 
La Saussaye, d'autre part, lequel, par arrêt du 
30 .sciitenibro l')To, avait été réintégré en possession 
Seinb-et-Oisb. — Séhib 0. 



du Vicariat; mais que, plus tard, l'archevêque de 
Rouen, ayant changé de sentiments à son égard, l'avait 
suspendu « par collère » ; — réponse faite par l'arche- 
vêque aux griefs formulés par J. de La Saussaye. Sans 
date, mais de la fin du xvi" siècle. — Provisions de Vi- 
caire Général accordées par l'archevêque de Rouen, 
François II de Ilarlay, à M'» Jean Auroux, prêtre, 
chanoine, pour remplacer les vicaires généraux Jac- 
ques Jacquart et Antoine RigouUet, souvent absents de 
Pontoise, « eosdem ab urie Ponthisara àbesse sœpe 
coniingat », 10 mars 1630. — Copie informe d'un 
traité, conclu entre 1637 et 1639, aux termes duquel le 
sieur Féret, grand vicaire, « ayant quelques affaires et 
importantes et de très justes considérations, pour les- 
quelles il ne peut durant quelque temps résider actuel- 
lement audit Ponthoise pour y vacquer en personne à 
l'exercice et fonctions desdits Vicariat et Officialité », 
commet le sieur « d'Aquilanqui » pour exercer pen- 
dant trois ans, aux conditions spécifiées dans l'acte, en 
qualité de vicegérent, les fonctions du Grand Vicariat. 
— Copie informe d'un acte de l'archevêque de Rouen 
qui déclare pourvoir H. Féret, prêtre, grand vicaire 
de Pontoise, d'une prébende en l'église métropolitaine 
de Rouen, prébende vacante par la résignation par 
« M'" François d'Aquilanguy », estimée valoir 300 li- 
vres de revenu annuel, et s'engage à lui fournir, dans 
un délai de deux ans, un autre bénéfice devant parfaire 
le revenu de 600 livres qu'il s'était engagé à lui con- 
stituer par un concordat antérieur, moyennant quoi 
ledit H. Féret remet entre ses mains « les procurations 
et démissions du susdit vicariat, officialité et chapelle 
S'- Martial ou Marcel ». Sans date. — Copie informe 
d'une commission, en date du 1" août 1676, assignant 
devant le Parlement l'archevêque de Rouen, à l'effet 
d'y répondre au sujet des anticipations par lui com- 
mises sur les droits et privilèges du Grand Vicariat de 
Pontoise. 



G. 9. (Liasse.) — 79 pièces, papier. 

1672 - 1786. — Provisions de : — vice-gorent de 
roflicialité, accordée à M. Jean-Baptiste Marie, curé 
de Saint-Maclou, en 1710, 1733 et 1734; — promoteur 
en roflicialité. accordées à MM. Jean lluet, curé de 
Frémécourt, 2.5 septembre 1078; Jacques Sager, curé- 
archiprêtre de Saint-André, 9 juin 1719; André- Albert 
Iluet Damoinville, curé de Notre-Dame de Pontoise, 
f) juin 1741 ; Antoine Le Vallois, curé de Saint-Maclou, 
19 avril 1745; au même, I7."39; —juges en l'Ofiicialilé, 



10 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



accordées par le grand vicaire Guillaume Bochart de 
Charapigny à MM. Charles Bornât, curé de Saint-Ma- 
clou, Guillaume Le Tavernier, curé de Notre-Dame, 
et Louis Du Val, prèlre demeurant à Pontoise, 6 juin 
1684; — témoin synodal, accordées par l'archevêque 
de Rouen à M'' Denis David Dubuisson, curé de 
Notre-Dame de Magny, 1"43; — notaires admis à 
exercer leur office en l'Officialité , accordées à 
MM. Claude Langlois, Charles-François Fredin et Mel- 
lon Dauvray, notaires royaux et apostoliques, 1699. — 
Mémoire des déboursés faits par François Aubery, se- 
crétaire du Vicariat, de 1666 à 1668.— Lettres diverses 
adressées, dans la seconde moitié du xviii» siècle, à 
MM. Dauvray et Angard, secrétaires du Grand Vica- 
riat. — Provisions pour l'office de greffier, adressées 
à Mellon-Pliilippe Dauvray, notaire royal et aposto- 
lique, en 1733 61 n34; à Mellon-Louis-Nicolas Dau- 
vray, en l'o-ô et l'759; — reçu donné à Mellon Dau- 
vray, greffier de rOfficialité, par Louise Cliambors, 
qui reconnaît avoir retiré du greffe des objets qu'elle 
y avait déposés. — Nomination par l'Official, en 1733, 
et par l'archevêque de Rouen, en l'734, de Jean-Louis 
de Guignes, huissier, à l'office d'appariteur en l'Offi- 
cialité. — Reconnaissance donnée par Jacques Vaudin, 
concierge et geôlier de l'Officialité, attestant avoir 
reçu de M. Mellon Dauvray, greffier, un registre relié, 
coté et paraphé par le vice-gérent, « pour faire mettre 
par luy les escroux » des prisonniers, 1672. 

G. 10, (Registre.) — lii-4°, de Ci feuillets, papier. 

XB59-15(3i.—lJ(ireai(x.Sec/éta/i(U. — licg\sli(idu 
secrétariat de lOfficialité intitulé : « Reyistrum expe- 
dllionwn secrelarte et sigllli curie ecclesiaslice Pou- 
lisare, a die secunda mensis seiAcmbrls anno Domini 
tnilU'iimo quiiigcnlesimo quinquagestmo ncno,ijer me 
pelrum Benolst, presbilerum, dicte curie nûlariwn 
el praclicum juralum, faclarum et expcdUarum sub 
venerahiti cl sclentifico viro magislro Pelro de Sa- 
balari, iitriusqne juris ducturc, dicte curie ecclesias- 
lice Offlciali cl Vlcarlo Gencrall Revcrcndissimi Do- 
miui doiiiliti Curdlnatis a liorbonio, Rollioinaijcnsis 
arcltle/nticoiiiu. linrogislremunt dus lettres se rappor- 
tant aux objets suivants: — ad causam curalorum 
non personalilcr rcsldentium suiier suis beneflciis 
cjusdom vicnrlolui ; — ad causam llcentiarum vi- 
carlorurn rjnsdetn vtcartatus deservientiuin vice el 
loco curalorum ; — ad causam lillcrarum dlspen- 
sallonum bunnorum ; — ad causam litterarum ort- 



ffinis ; — ad caitsam litleraruin decanatî<s ; — ad 
causam litterarum dispensât ionis juramenll super 
dllalione debiti et recisione contraclus ; — ad cau- 
sam litterarum dimissoriorum ; — ad causam litte- 
rarum pro absolutorio ; — ad causam parvorum 
testamenlorum approbatorum ; — ad causam emen- 
darum ; — ad causam sigilli pro monitorio gene- 
ra/i ; — etc. — Tarif des expéditions : Non résidence, 
30 sous tournois. Licences, 10 s. t. Dispense d'un 
ban, 15 s. t. Dispense de serment, 15 s. t. Approbation 
de grand testament, 12 s. 6 deniers. Approbation 
de petit testament, 3 s. t. Lettres d'origine, 15 s. t. 
Lettres de sépulture, 7 s. 6 deniers. Approbation de 
titres, 44 s. t. Lettres pour un monitoire général, 
7 s. 6 deniers. Lettres pour l'absoute d'un laïque, 
pour l'absoute d'un homme d'église, etc. 

G. 11. (Registre.) — lu-i", de 20 l'euillels, popier. 

1606-1609. — Registre du secrétariat de l'Officia- 
lité, contenant la mention des actes expédiés, de 1606 
à 1609, par M'^° Jean Auroux, prêtre, notaire aposto- 
lique, promoteur en la cour ecclésiastique de Pontoise, 
l)ar le commandement de M"^ Charles Des Boves, 
Grand Vicaire de Pontoise, protonotaire apostolique. 
— Provisions, collations et actes concernant les cures 
et bénéfices de Pouilly, Beaumont-les-Nonains, Saint- 
Pierre de Ciiaumont, Jaméricourt, Reilly, Enencourt- 
le-Sec, Montalet-le-Bois, Le Vaumain, Marines, Léve- 
mont, Magny, etc. — Mentions diverses: — le 15 juin 
[1609] a esté visité par Monsieur le Grand Vicaire un 
oratoire au chasteau de Ilénonville, à la requête de 
damoiscllo Marie Du Val, dame du lieu, sur la permis- 
sion de ce faire à elle accordée par Nostre Saint- 
Pêre le pape Paul V, en datte du 16'' jour des calendes 
de mai, anno tertio, lequel oratoire ayant trouvé bien 
et deueraent orné l'a approuvé, dont en ay expédié 
acte et lettres dudit jour à ladite damoiselle ». — 
« Depuis ce dit 25 octobre [1609] j'ay désisté l'exercice 
et a cessé ma commission audit secrétariat, mon- 
dit sieur le Grand Vicaire ayant receu et commis 
il'" Guillaume Poupel pour l'absence de M'" Jacques 
Tt'.vior. Aurou.r, pnblicus noUirius aposlolicus ». 



(1. 12. (Ilogijtro.) — Iii-8°, do 114 feuillets, pnpior. 

1610-1617. — Registre du secrétariat do l'Officia- 
iili', cominouvanl par ces mots : « Anno Domini mil- 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE POXTOISE . 



11 



lesimo sexcentesimo decimo, die mercurii septima 
mensis ap>i!is, ego subslgnatus Joannes Auroiix, 
presUter Rothomagensis diocesis, curatiis SaticH 
Pétri Ponthisarensis, etc., provisionem adeptus 
siim secretariatus cuyiœ Ponthisarensis, ex resigna- 
tione jnagistri Jacobi Texier{?}, presbiteri, per re- 
verendum dominwn dominum meum Vicarium Gê- 
neraient Ponthisarœ, et die sabbathi 24 aprilis in 
dicta curia prœstiti jusjiirandnm de dicto offîcio 
ftdeliter exequendo, a qica qiiœ sequnntur exequulus 
suTii ». Mention et constatation : — que, le 29 avril 
1610, sur l'ordre du Vicaire Général de Pontoise, 
Charles Des Boves, il a été expédié des lettres de pro- 
vision pour l'église paroissiale d'Osny en faveur de 
M'° Nicolas Le Febvre ; — que, le "24 février 1611, ap- 
probation a été donnée au titre clérical d'André Gues- 
tin, clerc, acolyte, né en la paroisse de Cormeilles-en- 
Vexin ; — que le 21 janvier 1612, Charles Du Bois, 
clerc, régent au collège de Pontoise, s'est présenté pour 
faire approuver la constitution de son titre clérical ; 
— que, le 17 juillet 1613, visite a été faite de l'ora- 
toire que M. « de Barbisay », écuyer, a fait édifier 
dans son habitation d'Hérouville ; — que, le 2 janvier 
1<)14, il a été expédié, en faveur de M"'' Renë Gaude- 
froy, lettres de provision pour la cure de Monts ; — 
que, le 1" mars 1615, dispense de deux bans a été ob- 
tenue par Jean Maury, de la paroisse de Gadancourt, 
et Françoise Le Grand, veuve de François Giroult, de 
la paroisse de Frémain ville ; — que, le 27 mai 1616, a 
eu lieu, en présence du Vicaire Général, l'examen des 
clercs devant être promus aux ordres sacrés le samedi 
29 ; — que, le 11 novembre 1617, il a été fait lettres 
d'érection de la confrérie de Saint-Michel en la cha- 
pelle Saint-Michel de Meulan. — Les actes mention- 
nés dans le présent registre sont particulièrement des 
présentations et collations, des lettres de visa, des ré- 
signations, des enquêtes sur les titres patrimoniaux, 
des dispenses de bans. 

G. 13. (Registre.) — In-4"', de 91 feuillets, papier. 

1617-1623. ~ Registre du secrétariat du Grand 
Vicariat de Pontoise, faisant suite au précédent et 
contenant la mention d'actes de môme nature se rap- 
portant aux années 1617-1623. 

G. 14. (Liasse.) — 2 feuillets, papier. 
1636-1637. — Registre du secrétariat du Grand 



Vicariat de Pontoise, dont il ne reste que deux feuil- 
lets, s'appliquant aux années 1636-1637. 



G. 15. (Registre.) ~ 111-40, de 45 feuillets, papier. 

1650-1661. — Registre du secrétariat du Grand 
Vicariat de Pontoise commencé le 17 octobre 1650 
et terminé le 16 décembre 1661. 



G. 16. (Registre.) — 111-4», de 50 feuillets, papier, avec 3 pièces, 
papier, annexées. 

1742-1747. — Registre du secrétariat du Grand 
Vicariat de Pontoise. -^ Actes de présentation, nomi- 
nation, démission et autres, concernant les abbayes, 
prieurés, cures, chapelles et bénéfices de Saint-Gervais, 
Montreuil-sur-Epte, Berville, Loconville, Monts, Boi- 
sement, Le Heaulme, Magny, Saint-Martin-la-Ga- 
renne, Delincourt, Avernes, Oinville, Le Mesnil-'Thé- 
ribus, Chaussy, Puiseux, Vaux, Saint-Maclou de Pon- 
toise. Ces actes sont authentiqués i^ar la signature 
« Jo. Bap. Ant. de Malherbe, vie. gen. et off. » 

G. 17. (Registre.) — In-i", de ini feuillets, papier, avec 1 pièce, 
parchemin, et 2 pièces, papier, annexées. 

1754-1758. — Registre du secrétariat du Grand 
Vicariat de Pontoise intitulé : « Registre des visas ». 
— Actes de présentation, nomination, démission et 
autres, concernant les abbayes, prieurés, cures, cha- 
pelles et bénéfices de Guiry, Guitrancourt, Limay, 
Labbéville, Le Mesnil-Théribus, Courcelles-lès-Gi- 
sors, Sénots, Montgeroult, Commeny, Gaillon, Saint- 
Clair-sur-Epte , Évecquemont , Épiais , Longuesse , 
Frémécourt, Saint-André de Pontoise, Saint-Crépin 
d'ibouvillers, Parnes, Cormeilles, etc. Ces actes sont 
authentiqués par la signature « de Brienae, vie. gén. 
et off. » 



G. 18. (Registre ) — ^1-4°, de 50 feuillets, papier, avec 2 pièces, 
[papier, auuexéea. 

1758-1764. — Registre du secrétariat du Grand 
Vicariat de Pontoise intitulé : « Registre pour le Se- 
crétariat, contenant 50 feuillets paraphez de cottes 
numéraires par nous Vicaire Général de Son Émi- 



12 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



nence, Monseigneur le Cardinal de Saulx Tavanes, ce 
premier aoust mil sept cent cinquante-huit ». — Pro- 
visions, visas et autres actes divers concernant les 
bénéfices, cures, chapelles, etc. de Flavacourt, Omer- 
ville, Liancourt-Saint-Pierre , Brignancourt , Oin- 
ville, Marines , Saint-Clair-sur-Epte , Bachivillers, 
Hardivillers, Trie-Chàteau, Bouconvillers, Serans, 
Parnes, Hadancourt-le-Haut-Clocher, Théméricourt, 
Montalet-le-Bois, S'-Mellon-de-Pontoise, Gommecourt, 
etc. Ces actes sont authentiqués par la signature 
« D'Andigné, vie. gen. », jusqu'au 9 mars 1759; 
« Rose, vie. gen. et oflf. », depuis le 1 mai 1759 ; « De 
Brienne vie. gen. et ofif. », depuis le 4 août 1759 ; 
o Boisgelin de Cucé, vie. gén. et off. », depuis le 4 dé- 
cembre 1760. 



G. 19. (Registre.) — In-l", de 112 feuillets, papier. 

1764-1778. — Registre du secrétariat du Grand 
Vicariat de Pontoise faisant suite au précédent. Provi- 
sions, visas et autres actes divers concernant les bé- 
néfices, cures, chapelles, etc. de Marines, Notre- 
Dame de Pontoise, Maudétour, Beaumont-les-No- 
nains, Parnes, Haute-Isle, Neuillj", La Bosse, Montge- 
roult. Le Heaulme, Vétheuil, Éragny-sur-Epte, Ablei- 
ges, etc. Ces actes sont authentiqués par les signa- 
tures « Boisgelin de Cucé, vie. g<'n. et off. », jusqu'au 
25 octobre 1764; « de Griinaldi, vie. gen. et off. », 
jusqu'au 31 mai 1767; « Belbeuf, vie. gen. et off. », 
jusqu'au 14 janvier 1774 ; « De Lastie, vie. gen. et 
off. », jusqu'à la fin du registre. 

G. 20. (Registre.) — lii-4<>, de 30 feuilleta, papier. 

14 juin 1625-24 octobre 1626. — Gtr/f,' el dé- 
port. — " R'gistre des di'ports du Grand Vicariat de 
Pontoise », commençant à la date du 14 juin 1G"25. — 
Déjiort de la cure de Notre-Dame de Pontoise, ouvert 
par la résignation faite jiar M. Hobert Guériteau en fa- 
veur de M. Guillaume More, publié à la requi^te de 
« M'" P. Marcliant, aniodiateur des déports du Vicariat 
de Pontoise », et à celle du Proinoti'ur ; opiiositiori fnilo 
[lar dom Georges Faguet, pn'^lre, religieux ilf l'abba}!' 
de .Saint-Martin de Pontoise, qui « no demeure point 
d'accord de la qualili- dudict M"' Hobert Guériteau » : 
malgré cette opposition, « il sera procédé et passé 
oullre tant aux criées et subliastes que à l'adjudication 
dudit déport ». — Déports de la cure et du bénéfice de 



Saint-Nicolas de Meulan, 14 juin; — de la cure et du 
bénéfice de Courcelles-lès-Gisors, « aux charges ordi- 
naires, sravoir : de desservir ledict bénéfice in divinis 
pendant l'année du déport, payer les décimes du Roy 
ordinaires et extraordinaires, ... et encore à la charge 
de paj-er les droictz de vinaiges dus à la communaullé 
des notaires »; mise à prix: l'20 livres; adjudica- 
tion au prix de 123 livres, 14 et 27 juin; — de la 
cure et bénéfice de Lierville, par suite du décès de 
M'"'' Etienne Goblet, au prix de 144 livres de sort princi- 
pal, 12 septembre 1625 ; — de la cure du Bellay, après le 
décès de M'^" Jacques Le Vasseur, et de celles de Magny, 
Frémécourt, Sérans, Laillerie, Vétheuil, Montjavoult, 
Berville, Triel, Jaméricourt, le dernier déport ayant 
lieu en octobre 1626. 



G. 21. (Registre.) — In-4°, de 120 feuillets, papier. 

7 novembre 1648- 17 août 1652 — Registre du 
greffe de rotïicialité de Pontoise, du 7 novembre 1648 
au 17 août 1652. — Grand Vicaire et Officiai : M"' Fran- 
çois d'Aguillenguy. — Causes portées devant le tri- 
bunal de rofficialité de Pontoise, à la requête ou con- 
cernant les personnes : — de Marguerite de Rocourt, 
fille de Robert de Rocourt, demanderesse en résolution 
de promesses de mariage, contre André Paulmier, va- 
let de chiens du Roi, 19 juin 1649; — du Promoteur, 
contre M. Pierre « Ploumelle », prêtre, demeurant à 
Issou, pour affaire relative à la discipline ecclésiasti- 
que, 10 juillet 1649; — de René Martin, « prisonnier 
ès-prisons de l'Offlcialité », à raison de promesses de 
mariage par lui faites à Madeleine Sebille ; — du Pro- 
moteur, contre Nicolas Leclerc, prêtre, curé de Lon- 
guesse, 18 scplembi-e 1649; — des marguiUiers de la 
fabrique de Saint- André de Pontoise, contre M. Mellon 
Boullot, prêtre, chapelain de l'église Saint-Pierre, 
18 décembre 1649 ; — du receveur de la terre et sei- 
gneurie de Montgeroult, contre W'^ Nicolas Leclerc, 
curé de Courcelles-sur-Viosne, 3 décembre 1650; — 
du syndic et des confrères de la confrérie du Saint- 
Sacrement instituée à Chars, contre Denis Pasquier, 
curé de Chars, 13 juin 1651 ; — de Nicole Petit, contre 
.Jacques R. . ., qu'elle « auroit fait constituer ausdittes 
prisons, aliu d'avoir dudit R. . . l'oxéoulion des pro- 
messes de mariage encommencées entre eux, en consé- 
quence desquelles ledit R. . . demeure d'accord d'avoir 
eu la comjiaguie charnelle de ladite deffenderesse par 
plusieurs el diverses fois », 12 février 1652, etc. — 
Deuxième partie du registre. — Déiiort dos cures et 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



13 



hénéfices d'Hérouville, 1651 ; — d'Omerville, 2 sep- 
tembre 1651; — de Follainville, juillet 1651; — du 
Vaumain, 15 juillet 1651 ; — de Sagy, 17 avril 1649; 

— du Heaulme, 15 mai 1619; — de Flavacourt, 
31 juillet 1649; — deSailly, 1 août 1649; — deMoussy, 
octobre 1649; — de Tourly, 6 novembre 1649; — de 
Grisy-les-Plâtres, 5 février 1650; — d'Hardricourt, 
octobre 1650 ; — d'Énencourt-Léage, novembre 1650; 

— de Montgeroult, de Montreuil, de Boissy-le-Bois, 
de Gargenville , de Follainville, du Heaulme, de 
Parnes, de « Breuil », ce dernier à la date du 13 juil- 
let 1652. 



G. 22. (Registre.) — In-i", de 91 feuillets, papier. 

15 octobre 1652-17 juillet 1655. — Registre du 
greffe de l'Officialité de Pontoise, du 15 octobre 1652 
au 17 juillet 1655. — Causes portées devant le tribunal 
de l'Officialité de Pontoise, à la requête ou concernant 
les personnes : — de Barbe Chartier, au sujet de pro- 
messes de mariage entre elle et Jean Auger, 28 juin 
1653; — de Simon Tremblay, maçon, au sujet de pro- 
messes de mariage entre lui et Suzanne Quatremain, 
laquelle déclare qu' « impossible luy est de consentir 
à l'exécution des prétendues promesses de mariage, 
parce qu'il ne se trouve pas qu'elle y ait donné son 
consentement , ayant esté forcée à ce faire par les 
menasses et intimidations que sa mère luy auroit 
faicte », 23 juin 1653; — du prévôt et des administra- 
teurs de la confrérie de l'Hôpital de Saint-Jacques de 
Pontoise, contre M''^ Antoine Moreau, prêtre, chapelain 
de ladite confrérie, 8 août 1654; — du curé d'Ivry-le- 
Temple, contre Robert Le Maire, prêtre, demeurant à 
Hénonville, se disant chapelain ou desservant de la 
chapelle de la Commanderie d"lvry-le-Temple, 27 fé- 
vrier 1655; — des habitants de la paroisse de Ber- 
ville, contre Louis Morin, curé, au sujet de « la né- 
ce.ssité que lesdits habitants ont d'avoir un vicariat 
pour aider aux fonctions du sieur curé », 24 avril 
1655 ; etc. — Deuxième partie du registre : — Déi)ort 
des cures de Fontenay-Saint-Père, 16 novembre 16.52 ; 
— de Saint-Nicolas de Meulan, décembre 1652; — de 
Bréanron, janvier 1653 ; — de Talmontier, janvier 
1653; — d'IIénonville, mars 1653; — de Délincourt, 
avril 1653; — de Limay, uni 1653; — de Saiiit-Ger- 
vais, mai 1653; — d'Ambleville, juillet 1653; — de 
Longuesse, septembre 1053; — du La Bosse, novem- 
bre 1053; de Reilly, février 1655. 



G. 23. (Registre.) — In-i", de 92 feuillets, p.ipier. 

24 août 1655- 14 octobre 1657. — Registre du 
greffe de l'Officialité de Pontoise, du 24 août 1655 au 
14 octobre 1657. — Causes portées devant le tribunal 
de l'Officialité de Pontoi.se, à la requête ou concernant 
les personnes : — de Simon Fourmont, hôtelier, de- 
meurant au faubourg de Pontoise, contre M''= H. d'Am- 
breville, prêtre, vicaire de la paroisse de Notre-Dame, 
et les marguilliers de cette paroisse, au sujet d'une 
somme destinée à une fondation, septembre 1655; — 
des échevins de la ville de Meulan, contre Nicolas Lan- 
glois, prêtre, curé de Mézy, 9 septembre 1656; — du 
Promoteur, contre le curé de Sérans, pour avoir « fait 
et célébré un mariage en sa paroisse, sans avoir fait 
les publications de bans et sans dispense», juillet 1657, 
etc. — Deuxième partie du registre. — Déport des 
cures de Courdimanche, 16 octobre 1655; — de Triel, 
novembre-décembre 1655 ; — de Lierville, mai 1656; 
— de Guitrancourt, janvier 1657; — de Longuesse, 
janvier 1657 ; — de Nucourt, février 1657; — du Vau- 
main, mars 1657; — d'Issou, juillet 1657; — de 
Reilly, octobre 1657. 



G. 24. (Registre.) - In 4°, de 141 feuillets, papier. 

14 novembre 1657-16 novembre 1661. — Re 

gistre du greffe de l'Officialité de Pontoise, du 14 no- 
vembre 1657 au 16 novembre 1661. — Causes portées 
devant le tribunal de l'Officialité de Pontoise, à la re- 
quête ou concernant les personnes : — de Michel Villot, 
demandeur en reconnaissance de promesses, contre 
M™ Robert Renard, prêtre, chapelain de Saint-Maclou 
de Pontoise, lequel reconnaît « la cédule dont est 
question, montant à la somme de soixante et six livres 
dix sols », mais requiert « terme de six mois, attendu 
qu'au moyen de la maladie et empeschemens qui lui 
sont survenus, il n'a pas pu exécuter ny faire le paie- 
mont porté par ladite promesse », 2 mars 16.58; — de 
Lambert Grindel, valet de pied du duc d'A'ijoii, contre 
Charlotte Du Val, au sujet de promesses do mariage, 
septembre 1650 ; — de M™ René de Moriiay, contre 
Jacques « Caresmel », curé de la Villetertre, lequel 
« pour évitter le proceds, après qu'il est devenu d'ac- 
cord d'estre quelques fois tombé du haut et caduc 
mal », s'abstiendra désormais d'administrer les sacre- 
ments, de célébrer la messe solennelle et fera agréer 
un vicaire, 20 mars 1660. — Mercuriale tenue le 16 no- 



14 



ARCHIVES DE SEIKE-ET-OISE. 



vembre 1661, en présence du Grand Vicaire et Officiai, 
M« François d'Aguillenguj'. — Deuxième partie du 
registre. — Déport des cures de Monts, novembre 
1657; — de Gargenville, 24 novembre 1657; — de La 
Bosse, 4 mai 1658; — de Laillerie, 11 mai 1658; — 
de Chambors, mai 1658; — de Boutancourt, mai 1658; 

— de Vigny, juin 1658; — de Notre-Dame de Pontoise, 
juillet 1058 ; — de Loconville, février 1659 ; — d'Ar- 
ronville, octobre 1659 ; — de Gouzangrez, janvier 1660; 

— de Longuesse, septembre 1661. 

G. 25. (Registre.) — In-4°, de 97 feuillets, papier. 

19 novembre 1661-20 mars 1664. — Registre 
du greffe de l'Officialité de Pontoise, du 19 novembre 
1661 au 20 mars 1664. — Causes portées devant le 
tribunal de rofficialité de Pontoise, à la requête ou 
concernant les personnes : — de M™ Pierre Plaisant, 
prêtre, ci-devant vicaire d'Hénonville, demandeur, 
contre M" René Le Nain, curé du lieu, « concernant 
les soixante livres prétendues par le demandeur, pour 
raison d"avoir fait les fonctions de vicaire dans l'église 
d'Hénonville pendant deux ans, à raison de trente 
livres par an outre son logement et ses messes », 
19 novembre 1661 ; — du Promoteur, demandeur 
en correction et discipline ecclésiastique, contre 
II'" Biaise Tbibault, prêtre, vicaire de la paroisse de 
Fleury, pour s'être servi d'un fusil, et avoir tué des 
a bécacynes » sur les terres du receveur de Fleury, 
27 octobre 1662 ; — des marguilliers de l'église de 
Saint-Pierre de Pontoise, contre leur ci-devant curé, 
M"Pliilippe P..., lequel sera «condamné à remet- 
tre ès-mains des demandeurs les clefs de l'orgue, 
faire reslablir à ses despens les bois qu'il a fait trans- 
porter de ladite orgue, etc. », 14 mars 1663 : — du 
Promoteur, contre M'" Charles Cordj', curé, à qui il 
est fait défense de « garder davantage sa servante, 
à peine de suspense ipso fado, s'il y manque dans 
la huitaine », 8 mars 1664. — Deuxième partie du 
registre : — Déport des cures de .Saint-Martin-la- 
Oarcnne, novembre 1601 ; — de Boissy-le-Bois, 1<)61 ; 

— do Bray, décembre 166] ; — de Saiiit-CjT on 
Artliios, 1601 166?; — do LainviJio, janvier 1662; — 
de Notre-Dame do Meulan, janvier 1662 ; — do .San- 
tenil, de Monts, do Jaméricourt, de Courcelles, di' 
Tourly, de Lalllerio, d'Arronviilo, do Neuilly, (riji- 
iionvillo, do Gaillon, d'Ilaravillior;», etc. 



G. 26. (Registre.) — Iu-4'\ de 176 feuillets, papier. 

27 avril 1664 au 25 septembre 1666. — Re- 
gistre du greffe de l'OlTicialité de Pontoise, du 27 avril 
1664 au 25 septembre 1666. — Causes portées devant 
le tribunal de l'Offlt'ialité de Pontoise, à la requête 
ou concernant les personnes : — du Promoteur, 
contre le curé de Berville, cité pour « mettre hors de 
chez lui une servante qui cause beaucoup de scandalle 
dans la parroisse », 12 juillet 1664; — du procureur 
du Roy au bailliage de Meulan, contre Gilles Pidou, 
curé de Notre-Dame de Meulan, et René Leroux, 
curé de Saint-Nicolas de la même ville, à l'occasion 
« du différend meu entre eux le jour d'hier pour 
raison tant de leur marche à eux que celle des croix 
et bannières de leurs parroisses dans les processions 
ordinaires des Rogations et Ascension », 4 juin 
1666, etc. — Deuxième partie du registre. — Déport 
des cures de Fontenay-Saint-Père, mai 1664; — de 
Fresnes, de Laillerie, de Wy, du Vaumain, d'Épiais, 
de Sérifontaine, de Moussy, 1664; — de Loconville, 
de Boissy-le-Bois, de Follainville, de Saint-Martin de 
Chaumont, de Cléry, de Santeuil, 1665 et 1666. 



G. 27. (llegislre.) — In— S", de 89 feuillets, papier. 

25 septembre 1636- 1<"" mars 1670. — Registre 
du greffe de rOlTicialité de Pontoise, du 25 septembre 
1666 au 1'"' mars 1070. — Causes portées devant le 
tribunal de l'Oflicialité de Pontoise, à la requête ou 
concernant les personnes : — d'Elisabeth Bourdon, 
contre Germain Le R..., au sujet de l'exécution de 
promesses de mariage : « après l'avoir enquis des 
raisons et moiens qu'il a de se vouloir résilier des 
promesses par luy faictes à Elisabeth Bourdon,... 
nous a dit qu';\ la vérité il lui avoit fait promesses de 
mariage, mais qu'à présent il se trouve tellement dé- 
bile et incommodé de son corps, tant à raison de son 
aago, qui ost de soixante et quinze ans, qu'autres 
inlirmités de son corps, qu'il ne pont effectuer le ma- 
ri. i^jo », 17 mai 16(i7; — - do M" Guillaume Charles, 
prêtro, curé d'Arronviilo, contre François Lofèvre, 
prêtre, ciiapolain do la chapelle Saint-Georg(>s de 
Monouville, lequel « représentera et justifiera à huic- 
l;iine du tiltre et provisions qu'il prétond avoir delà 
cliapollo Saint-Goorgos de Menouvillo », 16 juillet 
Ui6' ; — do Pierre Du Vivier, procureur au .siège 
royal de Pontoise , contre M" Christophe Roger, 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITIO DE PONTOISE. 



15 



prêtre, curé d'Ableiges, 13 juillet 1669, etc. — 
Deuxième partie du registre. — Déport des cures de 
Notre-Dame de Meulan, de Flavacourt, d'Ableiges, 
de Boubiers, de Bréançoii, 1666. 

G. 28. (Registre.) — lu-i", de 65 feuillets, papiei-. 

8 mars 1670-4 juillet 1671. — Registre du 
greffe de l'Offlcialité de Pontoise, du 8 mars 1670 au 
4 juillet 1671. — Causes portées devant le tribunal de 
rOfflcialité de Pontoise, à la requête ou concernant 
les personnes : — de Nicolas Maistre et Barthélémy 
Prieur, marguilliers de l'église de Berville, contre 
Adrien Caillé, marguillier de la même paroissel 'an- 
née précédente, « condamné à rendre compte du 
revenu de ladite église et restituer les tiltres et ensei- 
gnemens d'icelle fabrique », 28 juin 1670; — de 
M'^ « Édoïiart Dessoulfour », chevalier, seigneur de 
Gonzangrez, contre M'''^ Nicolas de Beaurains, prieur, 
curé de Notre-Dame de Gonzangrez, « accusé et pri- 
sonnier de présent es prisons de céans », 28 juin 
1670 ; — du Promoteur, contre Anne Lucas, fille ma- 
jeure, héritière de Guillaume Lucas, en son vivant 
curé de Frémécourt, 2 mars 1671 ; — de Jacques Ma- 
nuel, concierge de la maison de la dame de Neuf- 
ville, contre Messire Louis Régnant, chapelain de 
Saint-André de Pontoise, qui est condamné à payer 
au demandeur une somme qu'il lui devait, 28 juin 
1671, etc. — Deuxième partie du registre. — Déport 
des cures d'Ivry-le-Temple, d'Aincourt, de Villers- 
en-Arthies, de Mézy, de Parnes, de Grisy-les-Plàtres, 
de Trie-la-Ville, du Heaulme, 1670; de Sailly, de 
Frémécourt, du Bellay, de Cléry, de Limay, de Fré- 
mainville, de Sérans, de Banthélu, etc., 1671. 



G. 29. (Registre.) — In-folio, de 47 feuillets, papier. 

4 juillet 1671 — 3 septembre 1672. — Registre 
du greffe de l'Offlcialité de Pontoise, du 4 juillet 1671 
au 3 septembre 1072. — Causes portées devant le tri- 
bunal de l'Offlcialité de Pontoise, à la requête ou con- 
cernant les personnes : — de François Gaillard, vi- 
gneron à Triel, demandeur en exécution de promesses 
de mariage contre Marie Bellemère, fille de Jean 

Bellemôre, et de Michelle Boucher : « Nous disons 

que ladite Mario Bellemère sera séquestrée en la mai- 
son do Simon Bellemère, son oncle et curateur, ou en 
celle de Michel Robin, substitut du procureur du Roy, 



de Triel, le tout provisoirement, nonobstant oppcsi- 
tion ou appellation dudit Gaillard, à l'effet de quoi, si 
besoin est, luy avons permis d'implorer l'aide et se- 
cours du bras séculier », 10 juillet 1671 ; — de Dame 
Angélique De Villebois, veuve de M." Louis Testu, en 
son vivant seigneur de Balincourt, demanderesse « en 
réparations d'injures », 8 août 1671 ; — du Promoteur, 
lequel déclare et remontre « que, pour l'exécution de 
nos maudemens et faire tous les exploits et assigna- 
tions nécessaires en nostre jurisdiction, il n'y a qu'un 
appariteur, lequel ne peut suffire à la multiplicité des 
affaires qui se présentent journellement tant en la 
ville qu'en la campagne, ce qui retarde non seulement 
les affaires mais mesme cause plusieurs frais et des- 
pens inutiles aux parties et est à charge au public, pour 
quoy nous auroit requis que, pour éviter aux inconvé- 
niens cy-dessus, accélérer la justice, éviter aux frais 
inutiles et pour le bien public et particulier, vouloir 
commettre toutes les personnes qui se trouveroient 
constituées en ordres sacrés pour faire tous les ex- 
ploits nécessaires dont ils seroient requis », 20 novem- 
bre 1671 ; — du Promoteur, contre M"' Pierre Le 
Masson, prêtre, demeurant à Saint-Clair, lequel est 
condamné à « se retirer de la paroisse dudit Saint- 
Clair, en dedans le jour de Toussainct prochain, vivant 
en tel lieu qu'il advisera bon estre, luy permettant ce- 
pendant de continuer ses fonctions ecclésiastiques dans 
ladicte parroisse comme il a faict cy-devant jusqu'au 
dict jour, avec deffense de plus ledict tems passé y 
faire aucunes fonctions ecclésiastiques, sur peine de 
suspense encourue du moment de la contravention », 
27 août 1672. — Deuxième partie du registre. — Dé- 
port des cures de : Vaudancourt, de Bachivillers, de 
Gaillon, 1671. 

G. 30. (Registre.) — Iu-4°, de 47 feuillets, papier. 

16 septembre 1672-23 décembre 1673. — 

Registre du greffe de l'Offlcialité de Pontoise du 
16 septembre 1672 au 23 décembre 1673. — Causes 
portées devant le tribunal de rofflcialité de Pontoise, 
à la requête ou concernant les personnes : — de Marie 
Prieur et Jean Massieu, contre M'" Nicolas Josset, 
prêtre, curé de Drocourt, et Pierre Langat jiour « op- 
position formée aux proclamations des bans du ma- 
riage d'entre ladicte Prieur et le dict Massieu »,7 sep- 
tembre 1673; — de M'" François Aubery, secrétaire du 
Vicariat de Pontoise, contre M™ Claude David, diacre 
pourvu de la cure de Bennecourt, 9 septembre 1673 ; 



16 



ARCHIVES DE SEtNE-KT-OISE. 



— de M" Jean Thomas, prêtre, desservant le prieuré 
de Saint-Clair, contre M"^'^ Etienne Picot, prêtre, curé 
de Saint-Clair, 2 décembre 16"3. 



G. 31. (Registre.) — ln-4'', de S5 feuillets, papier. 

30 décembre 1673 - 20 mars 1677. — Registre 
du greffe de rorflcialité de Pontoise, du 30 décembre 
1673 au 20 mars IQll. — Causes portées devant le tri- 
bunal de l'Ofncialité de Pontoise, à la requête ou con- 
cernant les personnes : — de M'''' Jean Thomas, prêtre, 
chapelain du prieuré de Saint-Clair, demandeur, 
contre M" Etienne Picot, curé de Saint-Pierre, défen- 
deur, à l'occasion d'une lettre injurieuse écrite par ce 
dernier : « Deflenses audit Picot de plus s'entremettre 
d'escrire telles lettres que celles dont est question 
pour calomnier et flestrir la réputation dudit Thomas 
ni autres », et condamnation à payer la somme de 
60 sous tournois « d'aumosne applicable aux pauvres 
enfermés de cette ville », 3 mars 1674 ; — de Charles 
Paindeblé, vigneron à Chanteloup, paroisse de Triel, 
demandeur en exécution de promesses de mariage 
contre Nicolas Velu, vigneron, Marguerite Noël, 
femme de celui-ci, et Sulpice Velu, leur fille, 16 jan- 
vier 1677. 

G. 32. (Rpg-islre.) ■- 111-4", de 50 feuillets, papier. 

20 février 1677 - 16 décembre 1679. — Regis- 
tre du greffe de roni(;ialité de Pontoise, du 20 février 
1677 au 16 décembre 1679. — Causes portées devant 
le tribunal de l'Officialité de Pontoise, à la requête ou 
concernant les personnes: — du Promoteur, contre Jean 
Rouzelin, prêtre, demeurant à Saint-Lubin, pour avoir 
« céb'-bri'' dans la suspense » : il est en conséquence 
o condamné à jeûner au pain et à l'eau tous les ven- 
dredis do caresme, à réciter le psalrae Miserere, avec 
collecte Deus qui ciilpa ofjcnderls les lundis, mercre- 
dis et vendredis de cliaque sepmaine jusqu'à Pasquos », 
13 mar.1 1677 ; — du même, ayant représenté à l'Ofli- 
cial quo, " dans le Vicariat il y avait deux abbaïes, 
dont les religieux font des fonctions dans leur église 
sans avoir pris d'institution canonique et de provisimi 
de nous, en';ore qu'il b'ur ail été faict défense par 
difTérentes fois, tant par ledict Promoteur que par les 
doyens, mesme qu il ail esté ordonné jiar M""" r.\rrlie- 
vesque dans ses .«ynodes et calendes qu'ils prendroient 
Inulitution incpssamment », il!) avril 1670. 



G. 33. (Registre.) — Ia-4", de 24 feuillets, papier. 

30 décembre 1679 - 7 décembre 1680. — Re- 
gistre du greffe de l'Offlcialité de Pontoise, du 30 dé- 
cembre 1679 au 7 décembre 1680. — Causes portées 
devant le tribunal de l'Offlcialité de Pontoise, à la re- 
quête ou concernant les personnes : — des frères 
de la Charité de Guitrancourt, stipulant par le sieur 
de Magnanville, prévôt en charge de ladite Charité, 
contre M" Gabriel Dauplet, curé de Guitrancourt, 
16 mars 1680; — des marguilliers de l'église Notre- 
Dame de Pontoise, contre Jacques Fontaine, prêtre, 
maître des enfants de chœur de ladite église, que les 
marguilliers représentent comme laissant les enfants 
de chœur « incapables de leurs fonctions » : Jacques 
Fontaine, « pour éviter les procédures, déclare qu'il se 
démet de la maîtrise », 23 juillet 1680. 

G. 34. (Registre.) — Tu-4°, de 68 feuillets, papier. 

19 novembre 1680 - 21 mars 1687. — Registre 
du greffe de l'Offlcialité de Pontoise, du 19 novembre 
1680 au 21 mars 1687. — Causes portées devant le 
tribunal de l'Officialité de Pontoise, à la requête ou 
concernant les personnes : — de « M'' Louis de Val- 
lance, escuyer, seigneur de Neuilly en partie et du 
Bois de Breuil, demeurant audit Neuilly », demandeur, 
contre le curé de Neuilly, « Messire François Des- 
temple » : il est permis au demandeur « de poser son 
banc vis à vis celuy du coseigneur, conformément aux 
offres et conditions du defl['endeur, dans le cœur dudit 
Neuilly, suivant et conformément au coniract d'acqui- 
sition, et mesme donner de l'eau béniste et encens au- 
dit demandeur et sa famille, comme aussi de prier 
Dieu pour les seigneurs d'icelle », 22 février 1681 -, — 
de M'"" Louis Duval, jn-être, bachelier en théologie, 
ayant obtenu en cour de Rome des lettres de provision 
pour une charge de notaire apostolique, et demandant 
t'i être admis en conséquence à l'exercice dos fonctions 
lii' Ijijitc charge, 16 déctMubre 1084, etc. 



(',. 35 (Registre ) — lii-4", do 73 feuillets, papier. 

22 mars 1687 - 5 janvier 1697. — Hegistro du 
greffe de l'Officialité do Pontoise du 22 mars 1687 au 
■ > janvier 1697. — Causes porti^es devant le tribunal de 
roilli'ialiti' de Pontoise, A la rciiuête ou cont'erii.Tiit li^s 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



n 



personnes : — du général de l'ordre de Prémontré, 
ayant représenté que « M''" Jean-Baptiste Davesne, 
curé de Gérincourt, Vicariat de Pontoise, relligieux de 
leur ordre, avoit commis plusieurs scandales pendant 
qu'il a desservi la cure de Gérincourt, pour quoy ils 
ont été obligez de le rappeller, sous nostre bon plaisir, 
en l'abbaye de Dompmartin », juillet 1687; — de 
M'" Gilles de Grèvecœur, prêtre, prieur et curé de 
Gouzangrez et chapelain de Notre-Dame de Magny, 
contre M'" Jean-Baptiste de Paul, docteur en théologie, 
curé de Notre-Dame de Magny, et Jean Bouteil, mar- 
guillier ; « Il est dit que le demandeur continuera sa 
fonction de chapelain en ladite église pendant quin- 
zaine, aux gages et rétributions ordinaires, après le- 
quel temps faisons deffence d'y faire aucune fonction 
sans le consentement des sieurs curé et marguilliers de 
ladite église », 19 avril 1692, etc. 

G. 36. (Registre.) — Iu-4'>, de 33 feuillets, papier. 

29 octobre 1701 -24 juillet 1706. — Registre du 
gi elle de l'Olflcialité de Pontoise, du 29 octobre 1701 au 
24 juillet 1706. — Ganses portées devant le tribunal de 
rOfliciaiité de Pontoise, à la requête ou concernant les 
personnes : — de « M"^ Jacques-Athanase de Goûey, 
prêtre, docteur de Sorbonne », lequel représente les 
lettres de provision du Grand Vicariat et Oflîcialité de 
Pontoise et du Vexin français à lui accordées par 
Monseigneur l'Illustrissime et Révérendissime Arche- 
vêque de Rouen, primat de Normandie, à la date du 
28 juin, et requiert qu'il en soit fait lecture et enregis- 
trement, 15 juillet 1*702; — de Nicolas Vuatrin, prêtre, 
curé d'Amblainville, contre Denis Mandart, marchand, 
demeurant à Sandricourt, marguillier de la fabrique 
d'Amblainville, 11 juillet 1705 ; — de M'''= « Henry 
de Geneclère », chevalier, seigneur de la Malmaison 
et de Brueil, maréchal de camp des armées du Roi, 
contre le curé de Juziers, 15 mai 1706, etc. 

G. 37. (Registre.) — Iii-i°, de 12 feuillets, papier. 

22 septembre 1708 - 9 juillet 1712. — Registre 
du greffe de l'Offlcialité de Pontoise, du 22 septembre 
1708 au 9 juillet 1712. — Ganses portées devant le tri- 
bunal de l'Oflicialité de Pontoise, à la requête ou con- 
cernant diverses personnes. — Enregistrement des 
lettres de provision de « M'" Armand-Gaston de Sublet 
d'ileudicourt », prêtre, licencié en tiiéologie de la Fa- 
culté de Paris, nommé iiar l'archevêque de Rouen 
SEi.Nii-iiT-OiHii. — Siiniis G. 



Officiai de Pontoise, 22 septembre 1708 ; — de M^-" 
Gharles Bornât, curé de Saint-Maclou de Pontoise, 
nommé vice-gérent de la cour ecclésiastique de Pon- 
toise, 22 septembre 1708. — Ganses de Jean Havart, 
curé de Brueil, contre le curé de Juziers, 9 février 
1709 ; — de René Dupré, jardinier à Limay, et Jeanne 
Dupré, pour exécution de promesses de mariage, 
18 octobre 1710, etc. 



G. 38. (Registre.) — In-4", de 32 feuillets, papier. 

17 février 1712-30 juillet 1718. — Registre du 
greffe de l'Offlcialité de Pontoise, du 17 février 1712 
au 30 juillet 1718. — Gauses portées devant le tri- 
bunal de l'Offlcialité de Pontoise, à la requête de di- 
verses personnes ou à leur sujet. — Enregistrement 
des lettres de vice-gérent de 1 Officiai de Pontoise, 
accordées par l'archevêque de Rouen, à M''" Jean- 
Baptiste Marie, prêtre, docteur en théologie de la Fa- 
culté de Paris, curé delà paroisse de Saint-Maclou, 17 
février 1712 ; — des lettres de provision de l'Offlcialité 
de Pontoise et du Vexin français, accordées par le 
même archevêque à « M" Louis-Alophe Rouault de 
Gamaches, prestre, docteur en théologie de la Faculté 
de Paris, prieur de Saint-Juste d'Arbois, doyen de 
l'église royalle et collégiale de Saint-Mellon de Pon- 
toise », 10 septembre 1712. — Gauses portées à la 
requête ou concernant les personnes : — du Promo- 
teur contre le curé de Drocourt, pour non résidence : 
le défendeur « sera tenu de résider en ladite cure dans 
le vingt-deuxiesme jour du présent mois de janvier, 
sinon, et à faute de ce faire, avons déclaré laditte cure 
vacante », 7 janvier 1713; — du même, demandant 
qu'il lui fût donné acte d'une « instruction pastoralle 
et mandement de Ms"" l'archevesque de Rouen, primat 
de Normandie, pair de France, datte et rendu le 
3 avril de la présente année 1714, [lour la publication 
de la constitution de Nostre-Saint-Père le Pape Glé- 
ment unziesme portant condamnation du Livre des 
réflections » ainsi que d'un « procès-verbal de l'As- 
semblée de Nosseigneurs les cardinaux, archevesques 
et évesques tenue à Paris en l'année 1713 et 1714, au 
sujet de ladite constitution portant condamnation de 
lilusieurs pro[iositions tirées d'un livre intitulé : Le 
Nouveau Testament en français avec des réflections 
morales, etc. en mil six cent quatre-vingt-dix-neuf, et 
autrement Abrégé de la moralle de l'Évangile, des 
épitres de Saint-Paul, etc., ou Pensées chrétiennes 
sur le texte de ces livres sacrez », 28 juillet 1714, etc. 

3 



18 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



I'. 39. (Registre. — l-.i-i", de 41 l'euiilets, papie;-. ■ 

29 octobre 1718-19 septembre 1724. — Re- 
gistre du grefle de rOfticialité de Pontoise, du 29 oc- 
tobre niS au 19 septembre 1"24. — Causes portées 
devant le tribunal de l'Officialité de Pontoise, à la 
requête de diverses personnes ou à leur sujet. — 
Enregistrement des lettres de Grand Vicaire et Ofli- 
cial accordées par les doyen et chapitre de Rouen, 
liendanf la vacance du siège archiépiscopal , à 
M" Piei're Robin Desboùillons, prêtre , docteur eu 
théologie, chanoine de l'église métropolitaine de 
Rouen, 19 mai 1*19. — Nominations par l'Oflicial, 
« le siège archiépiscopal vaccant », de M™ Jean-Baptiste 
Marie, curé de Saint-Maclou, à la dignité de vice- 
gérent de l'Officialité ; de Mellon-Philippe Dauvray, 
notaire royal apostolique en la ville et châ;ellenie de 
Pontoise, à loftice de greffier en l'Orficialité ; d'André 
Potlier, huissier royal au bailliage, aux fonctions d'ap- 
pariteur en l'Officialité et de « concierge de la maison 
de ladite Officiante et des prisons d'icelle », mai l'/19 ; 
de M''' Jacques Sager, arcliiprêtre, curé de Saint- 
André de Pontoise, à la charge de promoteur en 
l'Officialité. 10 juin l'719. — Causes portées à la re- 
quête ou concernant les personnes d'Elisabeth Le Roy 
contre Pierre C. . ., laboureur à Gadancourt, auquel il 
est donné « acte de la déclaration faite par lui d'estre 
capable de consommation de mariage, qu'il n'est pas 
impuissant, et ce pour dedense contre la demande », 
2 décembre l'iVJ ; — de Jean François, demeurant à 
Méry, contre .\gnès d'AngerviUe, pour résolution de 
promesse de mariage, 13 janvier 1720. — Enregistre- 
ment des lettres de Grand Vicaire accordées par l'arche- 
vêque de Rouen à « -M'" Nicolas de Saulx de ïavanes ■>, 
27 janvier l'ï-D ; — accordées par le même arche- 
vêque à « M'^ Pierre Brideile, prêtre, » docteur en 
tli(^o!ogie, clianojne de Rouen, octobre 1721 ; — ac- 
cordées par l'archevêque de Rouen à « M" Jean de 
Cauiet, prêtre, docteur en tliéologie de la Sacrée Fa- 
culté de Paris, abbé commendataire di- l'abbaye de 
Noslre-Dame deCliatrices, conseiller, aumônier ordi- 
naire du Roy », 19 scptimbre 172J. 



11. <fi. 'Urfi .) — Iri-4", (If :'it fcuilUl», |i:ipit'r. 

21 octobre 1724-17 Janvier 1728. — R'gisire 
Uu ^rullf iiitituli' : " Uijii.strc pour servir au greffier 
de Vunloîm: conl<nant 20 feuilbt.s, celuy-cy compris. 



cottez et paraphez par premier et dernier par nous 
Jean de Cauiet, prêtre, docteur eu théologie de la Sa- 
crée Faculté de Paris, . . . vicaire général de Monsei- 
gneur rillustrissime et Révérendissime Louis de La 
Vergue de Tressan, archevêque de Rouen, primat de 
Rouen, et son Officiai à Pontoise et en Vexin François, 
le 7 octobre 1724». — Causes portées devant le tri- 
bunal de l'Officialité de Pontoise, à la requête ou con- 
cernant les personnes : de « Sulpice Danger ou Dau- 
ger, fille majeure, maîtresse d'écolle de la paroisse 
de Chars », contre les directeurs et administrateurs de 
l'Hôtel-Uieu de Chars, le seigneur baron de Chars et 
la communauté des habitants, au sujet de la destitution 
demandée de ladite maîtresse d'école, 6 avril 1726 ; 
etc. — Enregistrement des lettres de Vicaire Général 
et Officiai accordées par l'archevêque de Rouen à 
M" Frédéricq Jérôme de Ro\- de Larochefoucault, 
prêtre, docteur en théologie de la Sacrée Faculté de 
Paris, abbé de Notre-Dame de Beauport », à la date 
du 4 mai 172.'3. 



G. -il. (Registre.) — In-i'\ de 32 feuillets, papier. 

17 janvier 1728 16 mai 1733. — Registre du 
greffe, eu très mauvais état, ayant été rongé dans la 
partie inférieure, intitulé : « Registre pour servir à 
enregistrer les causes et affaires de l'Officialité de 
Pontoise et du Vexin françois. . . », paraphé par Jean- 
Bapliste Marie, prêtre, docteur de Sorbonne, curé de 
Saiut-Maclou et vice-gérent de l'Officialité de Pontoise 
et du Vexin français, le 17 janvier 1728. — Enregis- 
trement des lettres de provision d'Official accordées 
par l'archevêque de Rouen ù M''» Bertrand-Baptiste- 
René Du Guescli;'., prestre, licencié en droit canon, 
doyen de l'église collégiale des Andelys, vicaire général 
de Mb"" l'archevêque de Rouen, primat de Normandie, 
12 août 1730 ; — de provision semblable accordée par 
les doyen et chapitre [lendant la vacance du siège 
archiéiiiscopal de Rouen à « M"^' François-Cliristophe 
de Terrisse, prêtre, docteur en théologie de la Sacrée 
Faculté de Paris, abbé de Notre-Dame de Glialmoy, 
chanoine de l'église métropolitaine de Rouen et archi- 
diacre du Vexin normand », mai 1733. 



li. 4Ï. (Itflgislro.) — \t\-i', lie 'J,t l'eiiiUcls, pnpier. 

16 mai 1733-2B avril 1751. — Registre du 
liiHI».' iiililuii' ; < Rfgislri' pour servir au greffe de 



SERIE G. — GRAM) VICARIAT ET OFFICIALITE DE PON'TOISE. 



19 



rOfficialité de Pontoise... cotté par nous François- 
Cristophe Terris, prestre, docteur de la maison et 
société de Sorbonne, abbé de Cliaimoy, chanoine de 
Rouen, archidiacre du Vexin normand et Vicaire Gé- 
néral et Officiai du vicariat de Pontoise et du Vexin 
françois, le siège archiépiscopal vacant, ce jour d'hui 
16 mai 1733 ». — Enregistrement des lettres d'Official 
accordées par l'archevêque de Rouen à il'" Bertrand- 
Baptiste- René Du Guesclin, abbé commendataire de 
Notre-Dame de Theulé, conseiller ordinaire du Roi, 
grand vicair-e de Monseigneur rillustrissime et Révé- 
rendisslme Archevêque de Rouen, "24 février 1*734 ; — 
de semblable provision accordée par le même arche- 
vêque à M>'= Jean -Baptiste- Antoine de Malherbe, 
prêtre du diocèse de Bayeux, docteur en Sorbonne, 
chanoine de Paris, abbé commendataire de Notre- 
Dame de Grestain, diocèse de Lisieux, 27 octobre 1741 ; 
— de semblable provision accordée par le même à 
« M'» Arthur Dillon, prêtre du diocèse de Paris, licen- 
tié en théologie, abbé commendataire de l'abbaye de 
Nostre-Dame d'Élan, diocèse de Reims », 19 avril 1749. 



G. 43. (Registre.) — In-i", de 50 feuillets, papier. 

12 février 1752- 16 juillet 1763. — Registre du 
greffe intitulé : « Registre de l'Offlcialité de Pontoise 
contenant cinquante feuillets, compris celuy-ci, cottes 
par premier et dernier par nous André-Albert Iluet 
d'Amoinville, prestre, curé de Nostre-Dame et vice 
gèrent deladite Officialité, ce jour d'huy 25 octobre mil 
sept cent cinquante et un ». — Attestation délivrée 
par M. Le Sueur, curé de VilIers-sur-Trie, certifiant 
« à tous ceux qui auroient quelque aumône à exercer 
que, par une incendie arrivée dans la paroisse de 
Villers-sur-Trie, le vingt-neuf novembre de la présente 
année mil sept cens cinquante deux », les nommés 
François Chevalier, Jean Le Jeune, André Garnot, 
Nicolas Froyer ou Froger, Jacques Graillard et Jacques 
Josset, « étant manouvriers et n'ayant pas de bien à 
fond, sont dignes de compassion étants réduits à une 
extrême misère », 30 novembre 1752. — Enregistre- 
ment des lettres de Vicaire Général accordées ^ M. 
« Estienne-Charles de Loménie de Brienne prestre, 
docteur de Sorbonne, abbé commendataire de l'abbaye 
royalledeVauluisant, vicaire doMonseigneur l'Illustris- 
sime et Révérendissirae Archevêque de Rouen, primat 
de Normandie, etc. », 8 octobre 1753 — Assemblée 
ternie, le (1 décembre 1755, au Grand Vicariat par les 
doyen, chanoines et chapitre de r(>gli.se de Saint- 



Mellon de Pontoise, et par MM. les maire et échevins 
de la dite ville, « à l'elTet de convenir du jour et heure 
que le Te Deum ordonné par le mandement de Me"- 
l'archevesque de Rouen sera chanté en actions de 
grâce de la naissance de Ms'' le comte de Provence». 

— Autre assemblée tenue, le 7 août 1756, au palais 
« archiépiscopal » de Pontoise pour l'exécution « du 
mandement donné en actions de grâce de la conqueste 
de l'isle Minorque et de la prise des forts de Mahon ». 

— Assemblée des mêmes au Grand Vicariat, pour con- 
venir des jour et heure où « le Te Deum sera chanté 
en exécution du mandement de Son Éminence Mon- 
seigneur le cardinal de Saulx-Tavannes, archevesque 
de Rouen, en date du 27 octobre dernier, en action de 
grâces de la naissance de M»"" le comte d'Artois «, 12 
novembre 1757. — Comparution par-devant « M. Joseph 
François d'Andigné de La Chasse, prêtre, docteur en 
théologie de la maison et société royale de Navarre, 
aumosnier de la Reine, abbé commendataire de l'abbaye 
royale de Courdieu, vicaire général de Son Éniinence 
Monseigneur le cardinal de Tavannes, archevesque de 
Rouen», des principaux bénéflciers de l'archidiaconé de 
Pontoise, convoqués au Grand Vicariat « aux fins de 
députer à l'assemblée du clergé de ce diocèse, qui se 
tiendra à Rouen le 17 du présent mois », août 1758. 

— Assemblées tenues le 21 octobre 1758, pour la fixa- 
tion du jour où sera chanté le Te Deum « en action de 
grâces des avantages remportés en Pretagne et au Ca- 
nada », et, le 2 décembre suivant, à même fin, « à l'oc- 
casion de la victoire remportée à Lutzelberg ». — En- 
registrement des lettres de Grand Vicaire et Officiai de 
Pontoise et du Vexin français accordées par les doyen, 
chanoines, et chapitre de l'église métropolitaine de 
Rouen pendant la vacance du siège archiépiscopal, à 
« Claude-Louis Rose, prestre, docteur en théologie de 
la Faculté de Paris, chanoine de l'église métropolitaine 
de Rouen, archidiacre du Grand-Caux », 28 mars 
1759; — de semblables lettres accordées par l'arche- 
vêque de Rouen à É.-C. de Loménie de Brienne, 31 
juillet 1759; — de semblables lettres de provision ac- 
cordées par l'archevêque de Rouen à « M™ Jean-de- 
Dieu-Raymond de Boisgelin de Cucé, prestre, licencié 
en théologie de la société de Sorbonne, abbé commen- 
dataire de l'abbaj-e royale de Vauluitant, vicaire gé- 
néral », 16 octobre 1760. 



;. H. (Registre.) — In-i", de j3 feuillets, pnpier. 



13 août 1763-8 juillet 1780. — Registre inti- 



20 



ARCHIVES DE SEIXE-ET-OISE. 



tulé: <' Registre de sentences derOfficialité dePontoise 
en Vexin ». — Enregistrement des lettres d'Officia! de 
Pontoise et du Vexin français accordées par l'arche- 
•vêquede Rouen à « Messire Louis-André de Grimaldi 
d'intibes, prestre, docteur en théologie de la Sacrée 
Faculté de Paris, abbé commendataire de l'abbaye 
royale de Chambre-Fontaine, vicaire général », 8 jan- 
vier 1"65. — de semblables lettres accordées par le 
même archevêque à « Pierre-Augustin Godart de 
Belbeuf, prêtre, licentié en Fun et l'autre droit de la 
maison de Sorbonne, vicaire général », H juin llBl; 
— de semblables lettres accordées par le même à « M" 
Dominique Delastic, prêtre du diocèse de Mende, 
licentié en théologie de la Faculté de Paris de la mai- 
son et société de Sorbonne, prieur commendataire du 
prieuré de Saint-Saturnin du Port vulgairement du 
Pont-Saint-Esprit, ordre de Cluny, diocèze d'Uzez, 
archidiacre du Grand-Caux dans l'église de Rouen et 
vicaire général », 19 mars n"4; — de semblables 
lettres accordées i)ar le même à « M" Charles-Constant 
Joseph-Loup-Mathieu d'Agoult, prestre du diocèse de 

Grenoble, licentié en théologie vicaire général », 

Il janvier 1*780. 

G. 45. (Registre.) — Tn-4", de 12 feuillets, papier. 

17 mars 1781-13 décembre 1788. — Registre 
du greffe intitulé ; j [{egistrc des audiences du prétoire 
de rOfficialité de Pontoise, contenant douze feuillets ce- 
lui-ci compris, cottes et paraphés par premier et dernier 
par nous Eustache Cliouquet, prêtre, licencié en droit 
canon, curé de Saint- Maclou de cette ville, vice-gérent 
de rOfflcialilé de la ville ». — Inscription des causes 
d'entre les administrateurs de l'IIùpital général de Pon- 
toise contre M^llavart, i>rùtre, titulaire de la chapelle 
de Saint-Jacques, formant opposition à « la suppression 
et extinclion de la chapelle de Saint-Jacques et à l'u- 
nion de ses biens, revenus, droits et charges d'icelle, à 
la chapelle de rilùi)ital des pauvres enfermés ditte 
Notre-Dame de Lorette », 28 mars 1781 ; — d'entre 
Barnabé-Cyriaqu'' Jén^me, vigneron à Gommocourt, 
et Marie-Eli.sabfth Delaporte, décembre nw;», etc. — 
Enregistrement des lettres d'Offlcial accordées par 
l'archevêque de Rouen à « M'° Jean-Simon-I';iisnbotli de 
Brunet de Castelpers de Panât, pnHro, docteur en théo- 
logie de la Faculté de Paris, prieur commendataire du 
prieuré de .Saint-Sauveur de Tornac, ordre de Cluny, 
vicaire g'''néral du Vexin français »,2() avril 1787. 



G. 46. (Reg-istre.) — In-4°, de 12 feuillets, papier. 

14 février 1789-11 juillet 1789. — Registre du 
greffe intitulé comme le précédent. — Causes d'entre 
Marie-Charlotte Le Mesle, demanderesse en nullité de 
mariage, et Guillaume Guitel, vigneron, 30 mai 1789: 
etc. 

G. 47. (Registre.) — In-folio, de 125 feuillets, papier. 

1657-1692. — Bureau des Insi)U(allo>JS. — Re- 
gistre des insinuations ecclésiastiques du Grand Vica- 
riat dePontoise. — Provision de la cure de Saint-André 
de Pontoise en faveur de M" Jacques « Chouchou », 
10 septembre 1674. — Lettres de Vicaire Général 
pour M''= Ilardouin de Médavy, chanoine de la cathé- 
drale de Rouen, 24 octobre 1675. — Prise de possession 
de la cure de Notre-Dame de La Villetertre par 
M'''^ Jean de Saint-Denis, 7 avril 1082. — Visa pour la 
chapelle de Saint-Étienne en l'église paroissiale de 
Notre-Dame de Pontoise, dont était pourvu Nicolas 
Millet, clerc du diocèse de Paris, mai 1685. — Prise de 
possession de la chapelle de Saint-Jean-Baptiste de 
Fay par M'''" Gabriel Guérin, clerc du diocèse de Paris, 
26 janvier 1692, etc. 

G. 48. (Registre.) — In-folio, de 73 feuillets, papier. 

1657-1660. — Registre du greffe royal des insi- 
nuations ecclésiastiques du Grand Vicariat de Pontoise. 

— Concordat signé entre le curé de l'église de Saint- 
Ouen de Guitrancourt, M'" Mathieu Ilavart, et le curé 
de Saint-Martin d'Issou, « M" Hector Guybours », 
18 décembre 1656, insinué par Aubery, greffier com- 
mis aux insinuations du Grand Vicariat, le 9 mars 1657. 

— Insinuation des degrés de Denis Pasquier, maître 
ès-arts du diocèse de Chartres, 10 mars 1657. — Tes- 
tament de « Damoiselle Marguerite Des Champs, veuve 
de M'- Pierre de Bois-taillis, écuyer », insinué le 
22 mal 16.")7. — Lettres de pi'ovision pour la euro de 
Notre-Dame de Pontoise accordées, le 28 août 1656, 
liarle Souverain Pontife à M" Claude Langlois, prêtre 
du diocè.se de Rouen, maître ès-arts en l'Université de 
Paris, insinuées le 4 juillet 1657. ~ Prise de posses- 
sion de la cure de Vigny-en-Vexin, par .\ntoine-Marie 
Jobert, bachelier on l'Université île Paris, qui « a appré- 
hendé la possession réelle, actuelle et corporelle de 
ladite cure de Saint-Uildard dudit Vigny jiar la libre 



SERIE G. 



GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



21 



entrée de l'église, touchant les portes d'icelle, prenant 
de l'eau béniste, faisant sa prière devant le crucifix ; 
et de là l'aurions conduict dans le chœur, proche le 
malstre autel, et baisé iceluy ; par l'attouchement du 
tabernacle, des livres et ornemens de l'église, prenant 
place où les curés ont coustume de s'asseoir, entrant 
dans la chaire où on a coustume d'enseigner le peuple ; 
par rattouchement des fonds baptismaux, sonnant les 
cloches, montrant les lettres de provision, et faisant 
toutes autres cérémonies en tel cas requises et accous- 
tumées », 8 juillet 1658. — Lettres de provision et 
prise de possession du prieuré simple de Saint-Quentin 
de Valmondois par dom Louis Du Fay, prêtre, religieux 
profès de l'abbaye de Saint -Martin de Pontoise, 
11 avril 1G60. 

G. 49. (ReL'istre.) — Iii-folio, paginé de 1 à 190, papier. 

1660-1666. — Registre du greffe royal des insi- 
nuations ecclésiastiques du Grand Vicariat de Pon- 
toise. — Lettres de simple signature, provision et 
prise de possession du prieuré-cure de Saint-Martin de 
Gouzangrez par Nicolas Ramée, religieux profès du 
couvent de Sainte-Croix de la Bretonnerie, mai 1660. 

— Lettres de provision et prises de possession des 
cures de : — Reilly, par M" Charles Cordier, clerc 
tonsuré du diocèse de Paris, 8 mars 1660 ; — « Jam- 
ville », par dom François Chevallier, religieux profès 
de l'abbaye de Saint-Martin de Pontoise, 25 juin 1660 ; 

— Santeuil, par François « de Camp », sous-diacre du 
diocèse de Rouen, 5 juin 1662; — Saint-Martin de 
Chaumont, par « Frère François de Saint- Massens », 
bénédictin, 21 janvier 1G63 ; — Saint-Biaise de « la 
Cornouillière », par le P. Pierre Féret, bénédictin, 
octobre 1665, etc. 

G. 50. (Registre.) — In-folio, paginé de 1 à 284, pnp'er. 

1666-1674. — Registre des insinuations ecclésias- 
tiques du Grand Vicariat de Pontoise. — Lettres de 
provision de la chapelle de Saint-Georges de Ménou- 
ville sur le territoire de la paroisse d'Arronville, 
pour M''« Antoine Charles, succédant ù M'" Louis 
Gérard, 23 Janvier 1666. — Prise de possession 
du prieuré de Saint-Marlin-la-Garcnno, ordre de 
Saint-Benoit, au nom de « Frère Mathieu deSinglin » , 
religieux profès du même ordre, l" mars 1667. — 
Lettres de Grand Vicaire et Officiai en faveur de 
M™ Jean Du llamel, prêtre, docteur en théologie, 



chanoine de la cathédrale de Rouen, 16 janvier 1666. 
— Lettres de vice-gérent et de pro-vicaire pour 
M"= Antoine de Jeufosse, prêtre, curé de Saint-Pierre 
de Pontoise, sur la démission de M''^ Jacques Langlois, 
18 décembre 1668. — Lettres de provision pour la 
cure de Saint-Germain de « Fresneau », en faveur de 
Denis Poictevin, chanoine régulier de Saint- Augustin ; 
prise de possession, 16 septembre 1669. — Prise de 
possession de la cure de Saint-Ouen de Bennecourt par 
M"'° Claude David, diacre, juin 1673. — Lettres de 
provision pour la chapelle Sainte-Anne, en faveur de 
Henri Morel, religieux Prémontré, enregistrées le 
6 février 1674. 



G. 51. (Registre.) — In-folio, de 303 feuillets, papier. 

5 septembre 1693-7 mai 1700. — Registre inti- 
tulé : « Premier registre des insinuations et controlle 
ecclésiastiques de Pontoise », dont les feuillets sont 
cotés et paraphés par « de Monthiers, lieutenant-géné- 
ral de Pontoise ». — Provisions du prieuré de Saint- 
Thibault de Vitry-le-Château, par le cardinal de 
Bouillon, abbé de Cluny, en faveur de François Le 
Vaillant, clerc du diocèse de Paris, insinuées le 5 sep- 
tembre 1693. — Résignation de la chapelle de Saint- 
Nicolas en l'église collégiale de Saint-Mellon de Pon- 
toise, et prise de possession de cette chapelle par 
M" Nicolas Boulogne, clerc du diocèse de Paris, 
26 août 1693. — Résignation de la cure de Notre- Danie- 
d'Évecquemont par M'"'' Jean Picquet, 6 avril 1694. — 
Érection en cure de la chapelle de Ménouville, sur la 
requête des « marguilliers, manans et habitans dudit 
lieu de Ménouville au Grand Vicariat de Pontoise, ten- 
dante à ce que ledit lieu de Ménouville, estant un vil- 
lage composé de vingt-deux feux, où il y a une église 
consistante en un maître-autel, deux chapelles avec 
chacun un ostel, un cœur et une nef séparée, un taber- 
nacle avec le Saint-Sacrement, des fonds baptismaux, 
une chaire pour instruire le peuple, un confessional, 
un clocher avec trois cloches, une fabrique, des mar- 
guilliers, un cimetière, un presbitère, une taille parti- 
cuUière et séparée, et généralement toutes les marques 
et prérogatives que les autres paroisses de nostre dio- 
cèze peuvent avoir, et que de tcnis imniémorialle les 
fonctions paroissiales s'y sont faittes indi-pendamont 
de touttes autres authorité que de la nostre, il nous 
]dust ériger laditte église de Mi-nouvillo en egli.se 
[)aroissialle et cure », 27 m;irs 1698. — Signification 
do grades sur le Grand Vicariat et sur l'abbaye de 



22 



ARCHIVES DE SEIXE-ET-OISE. 



Saint-Martin de Pontoise faite par le procureur fondé 
de Jacques Faguet, maître ès-arts, mars 1700. — 
Démission de la cure de Xotre-Dame de Courcelles 
donnée par Charles Dubuisson, 3 avril 1*01. 

G. 52. (Registre.) — lu-folio, de 186 feuillets, papier. 

1701 - 1707. — Registre intitulé : « Second registre 
des insinuations ecclésiastiques du Vicariat de Pon- 
toise », paraphé par « de Monthiers, lieutenant-général 
de Pontoise ». — Testament de « Henry de Mire, S'' 
de Saint-Martin «: le testateur désire être inhumé dans 
l'église de Saint-Crépin et Saint-Crépinien deBréan- 
çon, sa paroisse, fonde trois services, etc., mars 1701. 

— Prises de possession de la cure de Saint-Martin de 
Chaumont par le fondé de procuration de M"' Joseph 
Grilleau, prêtre du diocèse de Nantes, 2 juin 1701 ; — 
de la chapelle de Saint- Jean l'Évangéliste de l'IIôtel- 
Dieu de Saint-Sulpice de Chars par M'« Antoine PauUe, 
acolyte, 28 novembre 1701 ; — de la cure de Saint- 
Samson de la Roche-Guyon par Pierre de Lasalle, 
prêtre du diocèse de Chartres, bachelier en théologie, 
18 mars 1703 ; — de « l'office ou bénéfice de chefcier 
en l'église royalle et coUégialle de Saint-Mellon de 
Pontoise, » par Jean-Baptiste VauUier : « trouvant les 
trois portes de ladite église fermées, il auroit esté 
frapper et sonner à celle de l'appartement du clerc qui 
a entrée en laditte église; et, après avoir passé environ 
un quart d'heure au devant de laditte porte, a esté 
reconnu que les autres portes estoient fermées au- 
deJans. Le sieur Dumont, clerc de ladite église, ayant 
paru à la fenestre de sa chambre, le sieur B. . . , doyen, 
qui auroit essaie et voulu ouvrir avec sa clef une des 
portes qu'il auroit reconnu estre fermée au verrouil, 
auroit commandé audit Dumont de les ouvrir, ce que 
ledit Dumont auroit refusé de faire, disant que M. M. du 
Chapitre le lui avoient deffendu ", etc., 13 aoiit 1704. 

— .Nutilicalion de grades sur l'abbaye du Bec-llellouin, 
au profit de M" Romain Froment, prêtre, maître ês- 
arl?, lô décembre 1704. — Présentations, jirovisions, 
prises de possession ut autres actes concernant les 
cures, chapelles, bénéflces, prieurés et abbayes de 
Gomerfonlaine, du Vaumain, de Triel, de Meulan, do 
Gouzangrez, du Jaméricourt, dus lissarts, du Neuvillu- 
Uosc, de Boury, etc. 

0, bt. (R<'gnlr».) — In-folio, de 200 feuilleta, pnpier. 
10 Juillet 1707 12 Juillet 1713. — Regiblre 



intitulé: « Troisiesme registre des insinuations et con- 
trolle ecclésiastiques de Pontoise », paraphé par le 
lieutenant-général de Pontoise, M. de Monthiers. — 
Provisions de la cure de Notre-Dame de Meulan, 
vacante par le décès de M''" Romain Froment, dernier 
possesseur, en faveur de M"'" Jean Duval, curé de Cour- 
dimanche ; prise de possession le 11 juillet 1707 ; — de 
la chapelle de Saint-Jean l'Évangéliste de l'hospice di> 
Chars, 9 novembre 1707 ; — de la cure de Notre-Dame 
d'Évecquemont, 24 janvier 1708; — de la cure de 
Saint-Quentin de Nucourt, 25 avril 1708 ; — de Notre- 
Dame deLiancourt, juillet 1708. — Brevet de la cour de 
Rome pour le prieuré de Saint-Pierre de Pontoise, 
1708. — Provision de la cure de Notre-Dame de Beau- 
mont- les-Nonains, 29 juin 1709 ; prise de possession 
par le Frère Jean Richard, prêtre, chanoine de l'ordre 
de Prémontré. — Actes de même nature concernant 
les abbayes, prieurés, cures, bénéfices, chapelles 
d'Ivry-le-Temple, de Saint-Nicolas en l'église Notre- 
Dame de Pontoise, de Grisy-les-Plàtres, de Saint- 
Antoine eu la paroisse d'Ennery, de Saint-Pierre de 
Pontoise, de Flavacourt, etc., jusqu'au 12 juillet 1713. 

G. 54. (Registre.) — lu- folio, de 300 leuillets, p.tpier. 

29 août 1713-13 juillet 1722. — Registre 
intitulé : « tluatriènie registre des insinuations et con- 
trolle ecclésiastique de Pontoise », paraphé par Pierre 
de Monthiers, chevalier, « seigneur du Fay Mardalin, 
conseiller du Roy, lieutenant particulier assesseur 
civil et criminel, commissaire enquesteur et examina- 
teur pour Sa Majesté au siège du baillage, ville et 
chàtellenie de Pontoise ». — Prises de possession de la 
chapelle de Notre-Dame de Pitié, fondée et desservie 
en l'église paroissiale do Saint-Maclou de Pontoise, 
par M''" Urbain-Nicolas Garnier, IG septembre 1713; 

— de la cure de Saint-Sulpice de Chars par M'° Paul 
Mesnard, docteur de Sorbonno, 23 septembre 1713 ; 

— de la « chapelle de Saint-Marcel enclavée dans 
l'enceinte du palais archiépiscopal de mondit seigneur 
archevosquo;'» Pontoise », par M''"Piorro nDcsmorcts», 
abbé commendataire de Saint-Bénigne de Dijon, chef 
du clergé de la même ville, conseiller au Parlement de 

Bourgogne, vicaire général de M*' l'Archevêque 

de Rouen (!t officiai de Pontoise, 23 février 1715. — 
Actes de même nature et actes divers, dont le dernier 
est insinué lu l;î juillet 17-22. 



SÉRIE G. — GRAND VICARIAT ET 0FFIG1A.L1TE DE PONTOISE. 



23 



i'. i5. (Regisli-e.) — In-lblio, de 300 feuillets, papier. 

3 juillet 1722-4 mars 1733. — Registre inti- 
tule : « Cinquième registre des insinuations et con- 
trolle ecclésiastiques de Pontoise », coté et paraphé 
par P. de Montliiers. — Prise de possession par M" 
Barthélémy Stepanel ou Stephanel des chapelles de 
Sainte-Marguerite et de Sainte-Catherine, fondées en 
l'église de Flavacourt, 3 juillet HiS ; — de la cure de 
Notre-Dame de Trie-la-Ville, par M'''^ Charles Ba- 
rentin, prêtre du diocèse de Rouen, curé de Villers- 
sur-Trie, 2'2 juin 17-23 ; — de la cure de Saint-André 
de Pontoise par M'" Pierre Maistre, maître ès-arts, 
chanoine de la collégiale de Saint-Mellon, 25 juin 1724 ; 
— de la cure de Saint-Clair de Flavacourt, par M"'<= Jean 
Thomas, 15 octohre 1725. — Actes de même nature et 
actes divers concernant les différentes paroisses, dont 
le dernier est insinué à la date du 4 mars 1733. 



0. 56. (Rep-istre.) 



In-folio, de 300 feuillets, papier. 



24 février 1733-31 janvier 1742. — Registre 
intitulé : « Sixième registre des insinuations et con- 
trolles ecclésiastiques du diocèse de Rouen pour le 
bureau établi à Pontoise », coté et paraphé par 
« Jacques de Monthiers ». — Prise de possession du 
prieuré simple de Saint-Germain de Boury par M"'" Ri- 
chard Potiquet, 24 février 1733. — Présentation à la 
chapelle de « rAiinonciation de la Sainte-Vierge, fondée 
et desservie dans le château de la terre et seigneurie 
du Bout du-Bois », vacante par le décès de « M.'^^ Charles 
de Caumont de Gauville », 26 février 1733. — Présen- 
tation à la cure deLaillerie par l'abbé, de Saint-Germer, 
Scipion-Jérôme Bégon, septembre 1733. — Actes de 
même nature concernant les abbayes, prieurés, cures, 
bénéfices, chapelles do Guitrancourt, du Mesnil-Thé- 
ribus, d'Issou, d'IIardivillers, de Chambors, de Fon- 
tonay, de Villers-sur-Trie, de Porcheux, de Saint- 
Mellon de Pontoise, de Mézy, de Tourly, de Cléry, de 
la Villetertre, de Chars, etc., et actes divers, tels 
que significations et réitérations de grades, dont le 
dernier est insinué à la date du 31 janvier 1742. 



G. 57. (Registre.) — lii-folio, de 300 feuillets, papier, le ileriiier 
.■■tant coté 299. 

18 septembre 1741-30 septembre 1752. — 



Registre intitulé : « Septième registre des insinuations 
et controlle ecclésiastiques du diocèse de Rouen pour 
le bureau établi à Pontoise », coté et paraphé par 
Jacques de Monthiers. — Dispense d'affinité spiri- 
tuelle accordée par Jean-Baptiste de Malherbe, prêtre, 
docteur en théologie, vicaire général de l'archevêque 
de Rouen et son officiai de Pontoise et du Vexin fran- 
çais: coiit 4 livres 10 sous. 1^'' février 1742. — Prise de 
possession du prieuré simple de Senots par Jean- 
Louis Roffet ou Rosset, 3 février 1742. — Présenta- 
tion par le prieur de Sérans à la cure de Saint-Gervais 
et Saint-Protais-lez-Magny, 28 avril 1742. — Actes de 
même nature pour les abbayes, prieurés, cures, béné- 
fices, chapelles de Loconville, Boisemont, le Heaulme^, 
Magny, Saint-Martin-la-Garenne, Arthies, Avernes, 
Genicourt, Le Mesnil-Théribus, Boubiers, Triel, 
Sainte-Anne de Magny, Puiseux, Saint-Maclou de 
Pontoise, etc., et actes divers, dont le dernier est du 
30 septembre 1752. 

G. 58. (Registre.) — In-folio, de 300 feuillets, papier. 

10 août 1752-16 septembre 1758. — Regis- 
tre intitulé : « Huitième registre des insinuations 
et controlles ecclésiastiques du bureau establi à 
Pontoise, diocèse de Rouen », coté et paraphé par 
Charles de Monthiers. — Prises de possession de la 
cure de Beaumont-les-Nonains, par M'"" Jean Frémy, 
prêtre, chanoine régulier de l'ordre de Prémontré, 28 
octobre 1752 ; — de celle de Porcheux, par M''« Alexan- 
dre Thibault, 30 janvier 1753 ; — du prieuré de Saint- 
Pierre de Chaumont par M''^ Jacques-Guy-Claude 
Le Clerc, 25 juillet 1753 ; — de la chapelle de Saint- 
Jean-Baptiste en l'église de Saint-Clair de Flavacourt 
14 février 1754. — Actes semblables concernant les 
abbayes, prieurés, cures, bénéfices, chapelles de 
Cergy, Marquemont, Saint-André de Pontoise, ReiUy, 
Labbéville, Ambleville, Vigny, Saint-Pierre de Lian- 
court, Valmondois, Limay, etc., et actes divers, 
dont le dernier est insinué à la date du !(> septembre 
17.58. 

G. 59. [Registre.) — In-folio, de 300 feuillets, papier. 

6 mal 1766-10 mai 1773. — Registre intitulé: 
« Dixième registre des insinuations et controlle 
ecclésiastiques du bureau établi à Pontoise, diocèse 
de Rouen », coté et paraphé par Jacques île Mon- 



24 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



thiers. — Dispense de deux baiis ; reçu: 4 livres 
10 sous. — Dispense de parenté ; reçu : 4 livres 10 
sous. — Prise de possession de la cure de Talmontiers ; 
reçu : 3 livres. — Dispense de consanguinité ; reçu : 
4 livres 10 sous. — Lettre de prêtrise; reçu : 2 livres 
13 sous. — Collation du prieuré de Jambville, procu- 
ration et prise de possession ; reçu : 9 livres 15 sous. 
— Provision de la cure d'Énencourt-le-Sec; reçu : 
3 livres. — Les actes insinués dans le présent registre 
sont de même nature que ceux qui ont été indiqués 
dans les articles précédents : le premier l'est à la date 
du 6 mai nôG, le dernier à celle du 10 mai HT3. 



G. 61. (Registre.) — lii-fulio, Je 301 feuillets, papier. 

10 mai 1773-12 juillet 1778. — Registre 
intitulé : « Uuzième registre des insinuations et 
controUe ecclésiastiques du bureau étably à Pontoise, 
diocèse de Rouen », coté et paraphé par Jacques de 
Monthiers. — Actes de môme nature que ceux qui 
ont été énumérés dans les articles précédents : le 
premier porte la date du 10 mai 1T73, le dernier est 
insinué le 12 juillet ITiS. 

G. 61. (Liasse.) — 2 pièces, parcheniiii : 5 pièces, papier. 

1684-1750. — Déciiiics, retenus et renies, taxe 
des honoraires. — Constatation par M" Jean-Bap- 
tiste Marie, vice-gérent de l'Onicialité, des sommes 
qui se trouvaient entre les mains de M''" Arniand- 
Louis-François Soret, receveur des décimes de l'arclii- 
diaconé et greffier des gens de mainmorte, dont le 
bureau était à Pontoise, rue de la Coutellerie, lesquelles 
se montaient à 4. .'324 livres le 31 décembre 1725 ; — 
autre constatation faite le 1" février et le 28 mai 1120. 
— Extrait fourni par Mellon Dauvray, notaire rojal et 
apostolique, au chargé du recouvrement des droits 
d'amortist-ement et nouveaux acquêts de contrats 
d'acquisitions, donations et autres actes, reçus par 
lui dejiuis le 1"' janvier 1704, ain.si que de divers 
contrats reçus tant i)ar son père. M'' Hugues Dauvray, 
auquel il avait buccédé, que jiar autres notaires. Sans 
date. — Cojjje cerlidée conforme en Hi^T de la taxe 
de» rétributions due.s aux curés, vicaires et autres 
prê très ou « jiyan» gages des fabriques » pour leur.s 
droits curiaux, célébralion de messes, assistance au 
aervice, arrêtée, en 1GS4, par M'" fJuillaume Uochart 
de Chanijiigny, vicaire général et ofdcial de Pontoise. 



— Règlement des honoraii'es des curés et autres 
ecclésiastiques de la partie du diocèse de Rouen située 
dans le Vexin français : tarif des mariages dans les 
villes, des mariages à la campagne, des enterrements 
dans les villes, des enterrements à la campagne, des 
inhumations de personnes décédées ayant moins de 
douze ans, des transports de corps. Ce règlement, ar- 
rêté par Monseigneur Nicolas de Saulx-Tavaunes, ar- 
chevêque de Rouen, le 2 avril 1749, fut communiqué 
pour avis, conformément à un arrêt de la Cour du 
4 septembre 1749, au lieutenant général du procureur 
du Roi au bailliage de Pontoise, qui le jugea « néces- 
saire au public pour éviter touttes contestations à 
cet égard », 5 novembre 1749 ; examiné, ensuite, 
par le lieutenant général et le substitut du procureur 
du Roi au bailliage de Meulan, qui l'estimèrent indis- 
pensable et môme « désiré depuis longtemps, pour 
éviter toutes les contestations que nous voyons très- 
souvent naître pour raison de ce », mais propo- 
sèrent que, dans l'intérêt des pauvres, on y ajoutât 
cette clause que « le règlement n'auruit lieu pour les 
droits cy-dessus énoncés que pour les principaux 
habitants comme gentilshommes, officiers, mar- 
chands, fei'miers, laboureurs et autres semblables », 
mais que, « à l'égard des gens de journée, manœuvres, 
artisans, domestiques, ledit règlement n'auroit lieu 
que pour la moitié des droits énoncés », 12 novem- 
bre 1749; ]iar le lieutenant général civil au bailliage 
de Chaumont, 3 décenil)re 1749; par le doyen des 
avocats du bailliage royal de Magny, remplaçant le 
lieutenant général décédé, 24 décembre 1749. Il fut 
homologué, le 14 août 1750, i)ar arrêt du Parlement, 
mais avec la modilication demandée par les ofliciers 
du bailliage de Meulan, et ce, contrairement à l'avis 
exprimé par le syndic du clergé du diocèse de Rouen, 
ayant déclaré que cette clause « pourroit être sujette 
à bien des inconvénieus, parce que il y a bien des 
droits compris dans ce tarif qui ne sçauroient être 
réduits de à moitié : d'ailleurs il y est sufllsamment 
l)ourvu par le règlement luy-même, dans le dernier 
article duquel il est dit expressément (jne les 
pauvres ne seront point compris dans les taxes 
dont il est question, et ne [layeront que suivant 
leurs jiouvoirs ». 

<>. 02. (Liasse.) — 7 pièce», papier. 

1690-1788. — Assemblées diocésaines et sy)io- 
des. — Lettre circulaire adressée aux membres du 



SERIE G. — GRAND VICA.RIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE 



25 



clergé, pour leur annoncer, au nom de l'archevêque 
de Kouen, que l'assemblée du clergé du diocèse se 
tiendra à Rouen, le vendredi 17 février 1690, afin que 
« les chapitres, abbez, prieurs et curez ayent à s'y 
trouver ou envoyer un député, comme aussi les 
abbesses et prieures un député de leur part, avec 
procuration en bonne et deuë forme, aux fins de 
nommer et députer à l'assemblée de la province 
qui se tiendra en suite», 3 février 1690. — Projet 
de procuration à donner par les membres composant 
l'assemblée provinciale à Monseigneur Pierre-Jean- 
Baptiste Durand de Missy, évêque d'Avranches, et à 
Messire Arthur-Richard Dillon, vicaire général de 
l'archevêque de Rouen, nommés et élus par rassem- 
blée provinciale comme députés du premier et du 
second ordre de la province à l'assemblée générale 
du clergé de France devant se tenir à Paris le 25 mai 
1748 — Attestation par les curés du doyenné de 
Magny que, pour se conformer à la circulaire envoyée 
au doyen par l'archevêque, ils ont député pour les 
représenter à l'assemblée diocésaine, fixée au 17 
juillet, « M. l'abbé de Panât », grand vicaire et 
officiai de Pontoise, 4 juillet 1787. — Attestation 
donnée, on juillet 1787, par les curés et principaux 
bénéficiers des doyennés de Chaumont et de Meulan 
qu'ils ont également député. — Acte de même nature 
pour l'année 1788. 



G. 63. (Liasse.) — 10 pièces, papier. 

1672-1704. — Liste, dressée par doyennés, des 
églisps paroissiales et des succursales dont les curés et 
les vicaires s ont tenus de comparaître aux synodes se 
tenant en l'église de Notre-Dame de Pontoise; ordon- 
nance de l'archevêque de Rouen, Ms'' François Rouxel 
de Médavy, concernant le synode fixé au mardi 5 juillet 
1672 : le sieur Moreau, se prétendant curé du Bellay, 
est déclaré irrégulier, pour avoir contrevenu ;\ une 
suspense par' lui encourue ; le curé de Juziers rappor- 
tera le déraissoire à tonsure par lui obtenu subrep- 
ticement du vice-gérent pour son neveu; le curé de 
Fonteiiay aura incessamment un vicaire ; le curé de 
Parnes, l'ara sortir son vicaire, qui devra se retirer dans 
un autre diocèse, etc., 1672. — Calendes des doyennés 
de Gisors et Gamaches dans le Vexin-Normand : 
l'archevêque de Rouen visite le monastère des Ursu- 
liiies de Gisors, le '3 septembre 1673; puis, le môme 
joui', ri'giisi! [)aroissiale de Saint-Gervais et .Saint- 
Protais de Gisors ; il termine ses visites le 6. Requête 
Sbinb-et-0i8b. — Série G. 



à lui présentée par les curé, marguilliers et trésoriers 
de l'église et fabrique de Saint-Gervais et Saint-Protais 
de Gisors, pour être autorisés à supprimer la musique 
établie dans leur église, attendu qu'elle « est un des 
plus grands et principaux obstacles à l'établissement 
d'un bon ordre ». — Synode tenu en l'église paroissiale 
de Magny par M™ Hardouin Rouxel de Médavy de Gran- 
cey, grand vicaire et officiai de Pontoise, accompagné 
du promoteur Jean Huet, et du secrétaire du vicariat, 
François Aubery, 13 septembre 1680 ; — autre synode 
tenu en la même église par M""^ Guillaume Bochart de 
Gtiampigny, grand vicaire et officiai, 17 octobre 1684. 
— Procès -verbal des calendes du Grand 'Vicariat ayant 
été tenues par l'archevêque de Rouen en 1691, 1694, 
1704 : l'archevêque de Rouen, Jacques-Nicolas Col- 
bert, se trouve à Chaumont les 7, 8 et 9 octobre 1691, 
les 10 et 11 à Magny, les 12, 13, 14 à Meulan, les 15, 
16, 17 à Pontoise « où il est reçu à l'entrée de la ville 
par le Grand "Vicaire à la tête de tout le clergé dudit 
Pontoise » ; il y visite, le 16, l'église paroissiale de 
Saint-Maclou et celles de Saint-Pierre et de Saint- 
André, le 17, celle de Saint-Mellon, et prescrit ensuite 
par une ordonnance les mesures qu'il juge nécessaire 
de prendre, et dont les plus essentielles sont : 1° que 
« dans touttes les églizes des doyennés de Chaumont, 
Magny et Meulan, tant pour les fabriques des parroisses 
que pour les confréries, il se faira incessament un 
inventaire de tous les titres, contracts et écritures 
apparteiians auxdictes églises et confréries, qui seront 
mis daiLs un coffre fermant à deux serrures à deux 
clefs dilTérentes, dont l'une sera gardée par le curé, 
l'autre par lemarguillier, maître, échevin ou prévôt en 
charge, dont il ne sera tiré aucune pièce sans récépissé 
qui fera mention de la cause [lour laquelle ladite pièce 
aura été tirée et du nom de celuy entre les mains 
duquel elle aura été mise » ; 2° qu'il sera également fait 
un inventaire des meubles ; 3° qu'il sera dressé un 
état des immeubles, etc. — Recommandation faite aux 
curés, vicaires, prêtres et autres ecclésiastiques par 
M™ Jean-Baptiste de Verlhamon, iirêtre, docteur de 
Sorbonne, grand vicaire et ollicial de Pontoise, de 
« se rendre assidûment aux conférences qui se doivent 
faire les inardy et vendredy de chacune semaine depuis 
le commencement de la mission présente en la chapelle 
de la Confrérie aux Clercj », 24 septembre 1001. 



G. 6'i. (Liasse.) — I raliii^i' .!■> IS feuillets, papier, 

1697-1711. — Visites des pxroisses. — Procès- 

i 



26 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



verbal des visites faites par M'« « Viuoejit des Maraiz », 
grand vicaire et ofàcial, conformément au mandement 
par lui adressé le 4 juin 169". Le Grand Vicaire, 
accompagné de M' François Aubery, secrétaire du 
Vicariat, visite et inspecte : — le 16 juin 1691, l'église 
paroissiale de Magny ; le 1". celles de Saint-Gervais- 
lès-Magny, de Montagny et de Montjavoult ; le 18, celles 
de Vaudancourt, de Beausserré et de Boury ; le 19, 
celles d'Omerviile et de Genainville; le 21, celles de 
Chaussy, de Montreuil et d'Ambleville ; le 22, celles de 
Buhy et de Saint-Clair sur-Epte ; le 23, celles de Lu, de 
Bray, « d'Américourt dit Beauregard » [Amenucourt] 
et de Gomniecourt ; le 24, celles de Limetz et de Benne- 
court; le 25, celles de la Roche-Guj'on et de Vétlieiiil ; 
le 26, celles de Guernes, de Sandrancourt [Saint- 
Martin-la-Gareune] et de la Désirée ; le 27, celles de 
Follainville, de Porcheville et de Limay ; le 28, celles 
de Fontenay-Saint-Père, de Drocourt et de Saint Cyr- 
en-Artliies ; le 29, celles de Cliérence et d'Aincourt ; 
le 30, C'.'iles d'Artbies et de Bantbélu; le 1" juillet, 
celle d'ilaute-lsle ; le 2, celles de Cléry, de NVy dit 
Joli-Village et de Saint-Léger ; le 3, celles de Conimeny 
et du Bellay ; le 4, celles de Bercagny et de Chars ; — 
le 15 septembre IGOI, celle de Frémécourt ; — le 
25 janvier 1698, le collège de Pontoise, où il est reçu 
par le principal et par les régents : « Serions entrez 
d"abûrd dans la chappelle d'icelluy, laquelle, après y 
avoir chanté Tanlienne de Saint-Nicolas, patron d'icelle, 
avons visitée, et remarqué icelle estre bien grande et 
passablement propre ; avons remarqué que la pierre 
Lénisle de l'autel n'y est pas d'une assiette seùre et 
ferme, pour u'estre pas bien enclavée dans la grande 

pierre de l'autel ; avons requis lesdits principal 

et régeiiLs de nous déclarer si dans ladite chappelli' il 
y avoit quelques fondations : ledit principal nous a dit 
qu'ouy, que luy môme les acquittoit suivant le tableau 

d'icelles ; enquis sy tous les jours on y disoit la 

messe, a dit qu'ouy, les jours de classe à sept heures et 
demie, les jours de dimanches à neuf hi'iires ; enquis 
de nous représenter la londalion de ladite chappell*;, 
nous a dit ne la point avoir non plus qu'aucun titre du- 
dit colU't'e, que le tout étoit ou devoit estre entre les 
mains des maireeléclievins de ladite ville, qui, en cette 
qualité, se disoient Kouverneurs et ailminislraleurs 
dudil collège ; enquis do nous déclarer si les écoliers 
»(> onfessoient ordinairement dans ladite chapelle, a 
dit qu'ouy, Um bonnes l'êtes du l'année seulement, et 
lias si souvent qu'il le souliaiteroit, pour la |)()yne qu'il 
a d'avoir des confesseurs, pour n'y on avoir point 
d'ordinaire ; enquis de nous déclarer si, outre les 



humanités qu'ils enseignoient à leuz's écoliers, il les 
instruisoient des mistères de la religion, ledit principal 
nous a dit que, comme régent, il le faisoit tous les 
samedis de l'année à la dernière demie-heure dans sa 
classe pour ses écoliers, et, comme principal, tous les 
dimanches à l'issue de la grande messe pour tous ceux 
du collège, que les autres trois régens le faisoient aussi 
dans leurs classes, les même jour et heure que ledit 
principal régent dans la sienne, que ledit catéchisme 
étoit l'un des statuts dudit collège ; requis de nous les 
représenter, nous a dit qu'il ne les avoit point, qu'ils 
étoient entre les mains desdits maire et échevins, 
qu'on leur en faisoit lecture tous les ans, mais qu'on 

ne les leur laissoit point » ; — le 27 juillet 1698, 

l'église paroissiale de Courdimaiiche ; — le 18 octo- 
bre 1099, celle de Saint-André de Pontoise ; — le 11 oc- 
tobre 1700, celles du Perchay et de Wy ; — le 12, celles 
de Gouzangrez et de la Viileneuve-Saint-Martin ; — le 13, 
celles de Cormeilles et de Gérocourt ; — le 15, celles 
d'Épiais et de Boissy-l'AIllerie ; — le 17, celles de Neuilly 
et du lleaulme ; — le 18, celle de Chars ; — le 19, celles 
de Ménouville et d'Arronville ; — le 21, celles d'Am- 
blainville et de Berville ; — le 22, celles de Menucourt 
et de Vaux ; — le 24, celle de Sagy ; — le 25, celle de 
Gaillon ; — le 5 mai 1701, celles de Fresne-Léguillon, 
du Fay et de Loconville ; — le 6 mai, celles de Monts 
et d'Ivry-le-Temple ; — le 7, celles de NeuviUe-Bosc 
et de Marquemont ; — le 8, celles de VaUiampierre, de 
Montherlant et de Pouilly ; — le 9, celles de Ressons, 
de Saint-Crépin d'ibouvillers et de la Villeneuve-le- 
Hoi ; — le 10, celles de Beaumont-les-Nonains, de 
Marcheroux.deFresneaux-ilontchevreuiletde Sénots; 
— le 11, celles de la Villetertre, de Liancourt-Saint- 
Pierre et de Tourly ; — le 12, celle de Chaumont ; — 
le 1:3, celles de Labosse, de Porcheux, d'IIardivillers 
et de Bachivillers ; — le 14, celles de Boissy-le-Bois, 
d'Énencourt-le-Sec et de Thibivillers ; — le 15, celle 
de Fleury ; — le 16, celle de Boubiers ; — le 17, celles 
de Trie-CliAteau, de Déliucourt, de Chambors et de 
Lattainville ; — le 18, celles de Séril'ontaine, d'Éragny 
et de Droitecourt ; — le 19, celles du Vaumain et de 
Boutencourt ; — le 20, celles de Villers-sur-Trie, de 
riavacourt et de Trie - la -Ville ; — le 21, celles 
d'Enencourt-Léage et de Jaméricourt; — le 23, celles 
de Bachivillers, de Jouy-en-Tlielle et du Mesnil- 
Tliéribus ; — le 31, celles d'Osny cl de Puiseux.etc. — 
Autres iiivpecliDiis ('ailes jusqu'eii 1711. 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PO^TOI^^E. 



27 



G. 65. (Liasse.) — 1 cahier de 26 leuillets, papier, et 1 pièce, 
papier. 

1758-1766. — Relevé des procès verbaux de visites 
des paroisses de plusieurs doyennés faites, en 1761- 
1762, par M. l'abbé de Cucé, et, en 1766, par M. l'abbé 
de GrimalJi. — Livilli<rs. Redorer le saint ciboire, 
faire un couvercle en pyramide aux fonts baptismaux, 
couvrir le chœur, faire un inventaire des titres du 
revenu de la fabrique, 19 mai 1766. — Vallangoujard. 
Réparations à faire, la pluie tombe dans la nef, l"' oc- 
tobre 1762; — déiruire l'autel de Sainte-Barbe, 
raccommoder la croix de la procession, refaire la 
chaire, fermer le cimetière dans les parties qui ne le 
sont pas, 19 mai 1766. — Épiais. Acheter un confes- 
sionnal ; quelques réjiarations, 27 septembre 1762 ; 
— exécuter les ordonnances précédemment por- 
tées, 19 mai 1763. — Grisy-les-Plàtres. Réparer les 
autels, la sacristie, 27 septembre 1762 ; — rac- 
commoder ou changer le tabernacle, raccommoder 
et repeindre le tableau du grand autel, faire un inven- 
taire des titres, 19 mai 176G. — Santeuil. Tableau des 
fondations à faire, statue de saint Pierre à déplacer, 
portail à détruire, mur du cimetière à l'établir, 
28 septembre 1762 ; — approbation donnée au zèle du 
curé et des paroissiens, qui ont rempli les ordonnances 
[irécédentes, 20 mai 1766. — Le Perchay. Paroisse en 
ordre, 24 septembre 1762 ; — faire un tableau des fon- 
dations, raccommoder les chasubles noires, blanches et 
rouges, 20 mai 1766. — Commeny. Paroisse assez en 
ordre; statuts de la confrérie du Saint Esprit, 23 juin 
1764; — «les titres de la fabrique, qui se trouvent 
tons délabrés, seront remis chez un notaire, [lour 
procéder à la rénovation des titres dont il sera fait en- 
suite un inventaire » ; le cimetière servant de passage 
sera fermé, de façon que les bestiaux n'y puissent 
plus rentrer, 20 mai 1766. — Brignancourt. Quelques 
réparations, 28 septembre 1762 ; — repeindi'e et dorer 
le tabernacle, acheter une armoire pour la svristie, 

20 mai 1766. — llaravilUiers. Constatation que tout est 
dans le meilleur ordre, 21 mai 1766. — Berville. Cette 
paroisse est en ordre, 22 juin 1761 ; — interdiction de 
l'autel de la droite de l'église, 21 mai 1766. — Marque- 
mont. Des autels, l'un est bien, l'autre est mai ; la 
fliaire n'est « pas trop bonne » ; point de tableau, 
1 1 juin 1761 ; — raccommoder les ornements, réparer 
la couverture de la nef et du chœur, le confessionnal 
et la chaii'o, les piliers de la chapelle de la Vierge, 

21 mai 1766. — Fresneaux. Fournir dillérents objets. 



réparer d'une manière décente la statue de saint Roch 
et le tableau du milieu de l'autel dans la chapelle du 
Rosaire, faire un inventaire, 19 juin 1761 ; — « vu le 
nombre des habitants de cette paroisse , celui des 
hameaux et la difficulté des chemins », placer un 
vicaire pour aider le curé dans les fonctions de son 
ministère ; recrépir le chœur par le bas, reblanchir la 
nef; interdiction de la bannière et de la chapelle du 
Rosaire «jusqu'à ce qu'elle soit réparée et remise en 
état décent », 22 n'ai 1766 — Flavacourt. Réparer con- 
venablement les chapelles de Saint-Jean et de Sainte- 
Catherine, 15 juin 1761. — Labosse. Fournir différents 
objets, rendre les comptes qui n'ont point été rendus, 
15 juin 1761. — Le Vaumain. Enlever ou réparer 
d'une manière décente les tableaux et images des deux 
autels, 15 juin 1761. — Bachivillers. Faire un devant 
d'autel en bois, repeindre les deux autels au devant 
de la nef, recrépir et blanchir la nef, 22 mai 1766. — 
Prescriptions analogues pour les églises et fabriques 
de Chaumont, 12 juin 1761 et 22 mai 1766 ; — de Bou- 
biers, 10 juin 1761 et 23 mai 1766; — de Liraay, 
25 mai 1766 ; — de Limetz, 19 avril 1758 : « les hono- 
raires du maître d'école seront portés à 60 livres; au 
premier mécontentement de M. le curé, cette somme 
sera réduite à 40 livres » ; — de Guitrancourt, 

19 avril 1758 et 25 mai 1766 ; — de Juziers, 25 mai 1766 ; 

— de Condécourt, 20 septembre 1762 et 26 mai 1766 ; 

— (lUs, 25 septembre 1762; — d'Osny; — de Vaux, 

20 septembre 1762 ; — de Frémécourt, 19 mai 1766 ; — 
de Sérans, 23 mai 1766; — de Boissy-le-Bois, 22 mai 
1766 ; — de Marines, 20 mai 1766. 

G. 66. (Liasse.) — t cahier de 14 feuillets, papier, et î pièce, 
papier. 

1739. — Procès-verbaux des visites des paroisses 
du doyenné de Chaumont faites, en 1739, par M. Marc, 
curé de la paroiss'; de Fleury et doyen rural dudit 
doyenné, commis à ce faire par ordonnance archiépis- 
copale du 10 mai. Commencées le 20 septembre par l'é- 
glise paroissiale de Saint-Martin de Cliaumonf, les 
visites sont terminées le 24 décembre. 

i;. 67. (Liasse.) — 1 cahier de 16 feuillets, papier, et 1 pièce, 
papier. 

1780-1781. - Rf'levé des procès verbaux de visite 
des paroisses du doyenm' de Chaumont on 1780, par 



28 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



M. l'abbé d'Agoult, grand vicaire, archidiacre et offi- 
ciai. Les paroisses sont classées à peu près par ordre 
alphabétique. — Amblainville. Fournir des purifica- 
toires et des corporaux, réparer l'obituaire, relier les 
processionnaus et missels, etc. — Arronville. Faire un 
tableau des fondations pour être exposé publiquement, 
réparer la charpente et la couverture de la nef, recré- 
pir les murs du bas-cùté en dedans de la nef, « raccom- 
moder » le tableau de Tautel de la chapelle Saint-Jean. 
— Bachivillers. Fournir différents objets nécessaires, 
relier le rituel, présenter un état des fondations ainsi 
que des revenus de la fabrique, dresser un obituaire, 
faire un iuveutaire des litres et placards de la fabrique, 
tenir la main à ce que les marguilliers rendent exacte- 
ment leurs comptes dans les six mois qui suivront leur 
gestion ; les deux chapelles à côté du maitre-autel de- 
meureront interdites jusqu'à l'exécution des répara- 
tions antérieurement prescrites. — Berville. Réparer 
le saint ciboire, dont le pied est cassé, fournir le linge 
nécessaire au service divin, mettre une porte au con- 
fessionnal, réparer les brèches du cimetière, agrandir 
l'une des deux croisées de la sacristie. — Boissy le- 
Bois. Faire une nouvelle chaire, repaver l'église, re- 
faire la charpente, la couverture, remettre en bon état 
le clocher, ouvrir une tranchée autour des murs de 
l'église pour les dégager des terres qui y sont adossées 
et les défendre de l'humidité. — Labosse. Faire un 
tabernacle décent, réparer les vitres, mettre une bar- 
rière à l'entrée du cimetière, dresser un iavenlaire 
exact et circonstancié des titres et papiers de la l'a- 
brique. — Boubiers. — Boutencourt. Regarnir l'inté- 
rieur du tabernacle, raccommoder la bannière, fournir 
différents objets, faire un inventaire des titres et pa- 
piers. — Chambors. Fournir un couvercle de plomb 
pour couvrir l'eau baptismale, relier le rituel, le gra- 
duel et l'antiplionier, faire un obituaire, exécuter au 
plus tôt les réparations urgentes à faire au chœur qui 
menace ruine. — Chaveni.-on. Dorer le croissant, répa- 
rer les onii-ments, fournir dilférents objets, rebâtir à 
neuf le chœur, avancer l'autel de manière à ménager 
derrière une sacristie, dresser un inventaire des titres 
et papiers de la fabri(|ue, ainsi qu'un obituaire. — De- 
lincourt. H''parcr l'intérieur du tabernacle ainsi que la 
boiserie du fond de l'autel, dresser un état des fonda- 
tion», réparer les tableaux, stipiirimer ceux (pii sont 
lior.i cl'élat, ri'-parer h's brèches du cimetière. — Droi- 
tecuurt. HHier le rituel, le missel, les proccssionnaux, 
rendre clia(|ueaiinét; les comides. — lïnencourt-Léage. 
Garnir rint<-rieur du tabernacle, fournir des na|>pes 
d'autel, fairo une nouvelle chaire et un confessionnal. 



— Prescriptions de même nature pour les églises 
d'Énencourt-le-Sec, d'Éragny, de Fay, de Fiavacourt, 
de Fleury, de Fresneaux, de Fresne-LéguiUon, d'Ha- 
ravilliers, d'Hénonville, de Jaméricourt, de Jouy-ea- 
Thelle, d'Ivry-le-Temple, de Liancourt-Saint Pierre, de 
Laillerie, de Lattainville, de Lalande-en-Son, de Lo- 
couville, de Marquemont , du Mesnil-Théribus , de 
Monts, de Marcheroux, de Montherlant, de Neuville- 
Bosc, de Pouilly, de Porcheux, de Reilly, de Sérifon- 
taine, de Sénots, de Saint-Brice, de Talmontier, de 
Theuville, de Saint-Martin de Chaumont, de Saint-Cré- 
pin d'Ibonvillers, de ïhibivillers, de ïrie-la-Ville, do 
Trie-Château, du Yaumain, de La Yilleneuve-leRoi, 
de La "\'illetertre, de Viliers-sur-Trie. — Visites des 
paroisses de Pontoise et environs. — Saint-Aniiré de 
Pontoise. Mettre une croix sur le soleil, fournir des 
cartons nouveaux, présenter un état des fondations 
d'après lequel il sera dressé un obituaire. — Saint- 
Pierre de Pontoise. Recrépir et réparer les murs exté- 
rieurs de l'église, les débarrasser des terres qui leur 
sont adossées et qui communiquent de l'humidité ; 
défense au clerc et maître d'école « de ne plus rece- 
voir à l'avenir des filles à sa classe ». — Chapelle de la 
confrérie aux clercs de Pontoise : approbation des 
comptes. — Saint-Maclou de Pontoise. La statue placée 
dans le fond de la chapelle de Saint-Crépin sera inter- 
dite et enlevée ; le tableau représentant saint Fran- 
çois étant au-dessus du maître autel sera réparé ; il est 
de plus ordonné : 1° Qu'aucun maître ou maîtresse d'é- 
cole ne recevra en la même classe les enfants de l'un et 
l'autre sexe ; 2" qu'aucun maître ou maîtresse d'école 
ne pourra ouvrir des classes publiques pour les enfants 
sans avoir préalablement obtenu l'institution requise; le 
sacristain devra tenir un registre, sur lequel il inscrira 
jour par jour les messes acquittées par MM. les ecclé- 
siastiijues pour le compte de la fabrique, et, pour y 
parvenir, il continuera d'être assidu à la sacristie tous 
les matins ; il sera présenté un état des fondations 
ainsi que des biens et revenus légués pour les ac([uilter ; 
il sera « convenu i)ar les marguilliers en charge d'une 
forme de bans plus décente, sur lequel modèle on 
remi)lacera les bans à mesure qu'ils rentreront à la 
fabrique et que les fonds le permettront». Celte visite 
des paroisses de Pontoise a lieu en nsi. — Ce relevé 
diïs jirocès-verbaux de visite est accompagné de l'iti- 
néraire suivi par M. l'abbé d'Agoult dans le cours de 
ses visites du doyenné do Chaumont, commencées le 
'i'.) août nno et terminées le 12 septembre suivant: 
« .Mardi, l"jour, '29 aoust HSl), 8 heures du matin, 
Theuville, succursale d'Uaravilliers ; — 10 Inniros, 



SÉRIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITK DE PONTOISE. 



29 



Ruel, chapelle ; dîner, 12 heures, Haravilliers; 3 heures 
après-midi, Berville; 4 heures, Arronville ; coucher 
au cliàteau de Sandricourt. — Mercredi, 2" jour, 
30 août, 6 lieures du matiu, Amblainville ; 8 heures, 
La Villeneuve-le-Roy ; diner, Saiat-Crépin d'Ibouvil- 
1ers ; 3 heures après-midi, Montherlant ; coucher à 
l'abbaye de Resson », etc. 



G. 6S. (Registre.) — In-i", de 118 l'euillets, papier. 

Première moitié du XVIIP siècle. — Fouillé du 
doyenné de Chaumont. — Ce doyenné contient 4S pa- 
roisses, sans comprendre dans ce nombre '< Saint-Jean 
de Chaumont qui ( st de l'exemption de Saint-Denis ». 
Quand les conférences se tenaient, « c'étoit le 4 à 
Chaumont, le 5 à Ivri, le 6 à Flavacourt «. Stations 
pour les prédicateurs : Ivry-Le-Temp'.e, La Bosse et 
Jouy-en-Thelle. — Paroisses. 1. Amblainville. — Vaut: 
1.200 livres. — Communiants ; 340-400 ; — fabrique : 
600 livres ; — curé: Etienne Besnard, ci-devant curé de 
« Mouchy dans le diocèse de Beauvais », âgé d'envi- 
ron 56 ans ; — vicaire : Nicolas Maugé; — chapelain à 
Sandricourt ; — collateur : l'abbé de Saint-Martin ou 
l'abbé de Saint-Victor; — prieurés dans la paroisse; 

— église à réparer, à fournir de livres, de pierres d'au- 
tel, d'un ciboire ; tour du cimetière à refaire ; — « le 
curé avoit voulu faire valloir sans titre ni autentique 
une relique de la vraie croix » ; — une confrérie du 
Saint-Sacrement ; — un clerc laïque, nommé Pierre 
'< Supplie », tient l'école des garçons ; — point de maî- 
tresse d'école pour les filles ; — chapelle du château 
d'Outrevoisin, celle-ci « entièrement en ruine » ; — 
seigneur : le marquis de Sandricourt ; — valeur de 
la terre : 10.000 livres do rente ; — dîme: « MM. de 
Saint-Victor de Paris ont les dismes de toute la pa- 
roisse et en outre une ferme, le tout peut valloir quatre 
à cinq mille livres de rente ; ils donnent un gros à 
M. le curé qui a d'ailleurs un petit trait de disme ». — 
2. Arronville. — Vaut : 1.200 livres. Communiants : 
200; — le trésor vaut 550 livres, « sans comprendre les 
200 livres de la fondation de Robert Budetier du G. 
Conseil » ; — vicaire : « n'en a point présentement » ; 

— collateur: l'abbé de Saint-Martin; — l'église et le ci- 
metière onthesoinde n'paration ; — point d'ornements; 

— chapelle Saint-Lubin, à une lieue, en mauvais état; 

— un clerc la'ique, « Pierre Leprétre », tient l'école des 
garçons et des lilles ; — Saint-Jean d'Arronville « dé- 
p'-nilaiit de M. l'Archevêque » ; — seigneur: M. de Ba- 
lincourt ; — ilimes. : partagées entre le curé de Saint- 



Martin de Pontoise et l'église. — 3. Bachivillers. — 
Vaut : 500 livres. — Communiants: 100-150; —trésor: 
430 livres ; — curé : Valentin Despeaux ; — collateur : 
Ms"- l'Archevêque ; — revenu de la cure : 600 livres ; 

— l'église a besoin de réparations au plancher ; orne- 
ment noir manque ; antiphonaira et graduel à relier ; 
manque de linge; — la chapelle du seigneur en l'église 
a besoin de réparations ; on ne peut y dire la messe ; 

— l'école a besoin d'être couverte ; — clerc laïque : 
Georges Bauval ; — l'école des garçons « est fondée de 
onze arpens de terre » ; — « maîtresse d'école » ; — 
seigneur : M. Macaire, commissaire provincial en 
Flandres ; — dîmes : entre le curé, le prieur de Laille- 
rie et Marcheroux. — 4. Beaumont-les-Nonains. — 
Vaut:5001ivres. — Communiants: 150; — trésor: 111 
livres; — curé prieur : le P. Jean Richard, religieux 
Prémontré ; — collation : l'abbaye de Marcheroux ; — 
réparations à faire à l'église, au cimetière ; pauvre en 
linge; — clerc laïque pour les garçons; — point de 
maîtresse pour les tilles ; — seigneur : M. l'abbé de 
Marcheroux : — dîmes : au même, qui a cédé une por- 
tion de dîmes pour le gros du curé. — 5. Berville en 
Vexin. — Vaut : 600 livres. — Communiants : 120; — 
trésor : 260 livres ; — curé : M. Nicolas Gruel ;— col- 
lateur : Mê' l'Archevêque ; — revenu : 490 livres ; — 
réparations à faire à l'église ; manque de livres; reli- 
ques sans titre ; confrérie du Saint Nom de Jésus ; — 
un clerc laïque tient l'école des garçons ; — pas de 
maîtresse pour les filles ; — seigneur : M. Ogier; — 
dîmes: au prieur de la Trinité d'Amblainville, au curé 
et aux Chartreux de Paris. — 6. Boissy-le-Bois. — 
Vaut : 800 livres. — Communiants: 96-150; — trésor: 
120 livres ; — curé : M. Adrien « Le Féon » ; — col- 
lateur : Mef l'Archevêque; —réparations à faire; la 
voûte du chœur menace ruine ; « manque de tout pour 
la décence » ;— clerc laïque ; — point de maîtresse ; 

— dame : « Madame de Menevillette, dont la fille 
unique a épousé M. le comt&de Tonnerre « ; — dîmes : 
toutes au curé qui a, de plus, pour les fondations 50 li- 
vres, ce qui fait la somme de 1.100 livres. — 1. Bou- 
biers. — Vaut : 2.000 livres ; — communiants : 230 ; — 
trésor : 250 livres ; — curé : M. Nicolas Boulogne ; 

— vicaire : pas présentement, le curé se sert d'un 
Kécollet de Chaumont ; — collateur: l'abbé de Saint- 
Victor; — revenu : 1.530 livres, sur lesquelles il 
est dû 12 setiers à Saint- Victor ; — réparation.s à 
faire; — chapelle : chapelle du Fayel, qui a le néces- 
saire ; — relique de Saint-Leu, sans authentique ; — 
confrérie de Sainte-Barbe ; — école des garçons tenue 
par un clerc laïque ; — point de maîtresse pour les 



30 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



filles ; — seigneur : M. Robert, conseiller au Parle- 
ment ; — dime : à M. le curé, qui rend un muid de blé 
à ilM. de Saint- Victor. — 8. Boutencourt. — Vaut : 
l.OOD livres; — communiants: 150-200; — trésor: 
200 livres ; — curé : « il. Michel Pottar » ; — colla- 
teur : le chapitre de Rouen ; — revenu : 730 livres ; — 
l'église est bien ; — fondations pour les pauvres ma- 
lades, pour vêtir les vieilles gens et les petits enfants 
pauvres, pour les écoles ; — école de garçons tenue 
par un clerc laïque ; — chapelle dans le hameau de 
Pommereux, appartenant aux dames de Saint-Paul ; 
elle est en très mauvais état ; — seigneur : M. le prince 
de Conti ; — dîmes : au curé, à l'exception d'un canton 
qui appartient à l'abbaye de Saint-Paul, prèsBeauvais. 

— 9. Chambors. — Vaut : 600 à 100 livres ; — cora- 
mui.iants : 1*0 ; — trésor : •220-230 livres ; — curé : 
« Pierre Saucier » ; — collateur : M^f l'Archevêque ; — 
revenu : "^00 livres ; — réparations à faire à l'église ; 

— reliques sans titre qu'il est interdit d'exposer ; — 
point d'école ; — seigneur: M. de Chambors; — 
dîmes : à M. le curé, à l'abbé de Gomerl'ontaine, au 
chapelain de Flavacourt. — 10. Delincourt. — Vaut : 
QOOlivres ; — communiants : 200 ; — trésor : -400 livres ; 

— curé : M. Philippe Du Rois; —collateur : le chapitre 
deSaint-Mellon de Pontoise ; — revenu: 900 livres ; — 
le curé paye 100 livres de pension à son prédécesseur ; 

— église mal décorée ; — chapelle de Notre-Dame, en 
mauvais état, desservie par lui Récollet ; - un maître 
pour les garçons, une maîtresse pour les filles ; — sei- 
gneurs : MM. de Saint-Mellon de Pontoise et M. le 
prince de Conli ; — dîmes : MM. de Saint-Mollon et 
M. le curé. — 11. Droitecourt. — Vaut : 500 livres ; — 
communiants : 17-20 ; — trésor : 51-90 livres ; — 
curé : « M. MacUni Luce » ; — collateur : M»"^ l'Arche- 
vêque; — réparations à faireàl'é'glise; — point d'école, 
« les enfants peuvent aller à Serifontaine ; le clrrc ne 
s»rl qu'à chanter » ; — seigneur : M. de Flavacourt ; — 
dîmes : au curé ; — fondations : 70 livres. — 12, Énen- 
court-Léage. — Vaut : 1.200 livre.-. ; — communiants : 
Ô3-88 ; — tré.sor : 550 000 livres ; — curé : M. " Pierre 
Orouet » ; — collateur : Ms^ l'Archevêque ; — revenu : 
700 livres ; — église en assez bon état ; — fon<lntioiis 
pour les pauvres; — un bon clerc, nommé Pierre 
" Feaiilat » ; — pas de maison d'écolo ; — seigneur : 
.M. le prince de Conti ; — dlmrs au curé, — 13. Kn»'n- 
courl-b'-.Sec. — Vaut : 500 livres ; — communiants : 
90; — trésor : 420 livres; — curé : M. (Jeorges 
Micliel de Pilavoine; — collalnur: MfM'Arclievêque; — 
revenu : .'iHO livres ; — réparations à faire h l'église ; — 

— point d'école; — dame: Madame la princesse de 



Conti ; — dîme : au prieur de Lailierie, aux reli- 
gieuses de l'abbaye de Variville et au curé. — 14. Éra- 
gny. — Vaut : 1.200 livres ; — communiants : 130 ; 

— trésor : 210-225 livies ; — curé : M. Paul-Nicolas 
de l'Eschandel ; — collateur : Ms"- l'Archevêque ; — 
revenu : 880 livres ; — seigneur : M. le prince de 
Conti ; — dime : au curé et aux religieux de Saint- 
Germer. — 15. Fay. — Vaut : 800 livres; — commu- 
niants : 100 ; — trésor: 3-25-400 livres; — curé: 
M. Louis « Bleuriau » ; — collation : l'^ibbesse de Go- 
merlontaine ; — réparations à l'éj^lise ; — confrérie de 
Saint- Vaast, patron ; — maison d'école ; — Saint-Jean 
de Fay : dans l'église, chapelle de Saint-Nicolas, 
valant 400 livres ; — dame : « Madame d'Isanghiem, 
fille du maréchal d'Humiêres » ; — revenu : 3.000 
livres; — dime : à l'abbé de Saiut-Germer et au curé. 

— IG. Flavacourt. — Vaut : 1.800 livres ; — commu- 
niants : 450 ; — trésor : 350-400 livres ; — collateur : 
Ue' l'Archevêque ; — curé : M. « Marlot » ; — vi- 
caire : M. Jacques Simon ; — revenu : 950 livres ; — 
réparations à faire et décorations ; — reliques sans 
authentiques; — confréries du Rosaire, de Saint-Clair 
et des Trépassés ; — trois chapelles hors de l'église: 
Saint-Nicolas au hameau de Lincourt, valant 300 livres; 
Sainte-.\nne au cliàleau de Flavacourt : Saiiit-Maur; 

— école pour les garçons, école pour les lilles ; — 
chapelles diverses : « la meilleure est la chn[ielle du 
Pré » ; — seigneur de la paroisse : M. de Flavacourt; 

— dîmes : au curé et à l'abbé de Saint- Germer. — 17. 
Fleury. — Vaut : 000 livres ; — communiants : 150 ; — 
trésor : 430-500 livres ; — curé : M. Jean-Fian- 
çois Marc ; — collateur : Ms' r.\rclievêque ; — re- 
venu : 650 livres; — réparations à faire; — clerc 
laïque ; — seigneur: « M. do Menevillette» ; — dîme: 
au curé et à l'Uotel-Dieu de Chars. — 18. Fresneaux- 
Montclievreuil. — Vaut : 700 livres ; — communiants: 
450 ; — trésor : 473 livres ; — curé: M. ClaudoCrepet, 
chanoine de Saint-.Vugustin; — vicaire : un religieux 
de Marcheroux ; — collateur : l'abbé de Marcheroux ; 

— revenu : 690 livres ; — ré|)arations à faire ; — 
manque de livres et d'ornements ; — cliapclh^ de Mont- 
chevreuil : n'est pas fondée : — confréries de Saint- 
Sauveur et du Rosaire; — clerc laïque pour l'école 
des garçons, maîtresse d'école pour les (illes ; — sei- 
gneur : M. do Monicliovreuil ; dîmes : aux abbayes de 
Saint- Paul et de Marcheroux, an prieur curé et ù l'é- 
glise. — 19. Fresne-Léguillou. — Vaut 1.000 livres; — 
conununiants : 2iiO; — trésor : 500 livn's; — curés : 
MM. Pierre liamel.puis Ité-tni Hnlel ; — collateur: le sei- 
LMKMir ilu lieu ; — revciui : 550 livres ; — l'i'paratioiis 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICTALITE DE PONTOISE. 



31 



à l'église ; — l'ondatioii pour les pauvres ; — clerc 
laïque ; — chapelle Sainte- Catherine ; — seigneur ; 
M. le prince de Coati ; — dîme : à l'abbé de Saint- 
Germer et au prieur de Saint-Pierre de Chauraont. — 
20. Ilaravilliers. — Vaut: 1.200 livres; — commu- 
niants : 400 ; — trésor : 620 livres ; — curé : M. 
Etienne « Pilant « ; — collateur : Ms"' l'Archevêque ; — 
vicaii'e ; — revenu : 1.200 livres; — un chapelain; 

— réparations à l'aire ; — chapelles de Theuville et de 
la Madeleine du Ruel; — confréries de Saint-Roch et 
de Saint-Sébastien ; — clerc laïque ; pas de maîtresse 
d'école; — seigneur : M. Ogier ; — dîme : au curé, à 
M. Ogier et au prieur du Ruel. — 21. Hardi villers. — 
Vaut: 400 livres ; — communiants : 60-130 ; — trésor: 
40-100 livres ; — curé : il Charles Toupiole ; — col- 
lateur : Ms'' l'Archevêque ; — revenu : 337 livres ; — 
réparations à faire à l'église, qui manque d'ornements 
et de linge ; — presbytère appartenant au curé ; — 
clerc laïque; point de maîtresse d'école; — sei- 
gneur : M. Vallier, président de la seconde chambre 
des Enquêtes ; — dime : l'abbaye de Saint-Paul. — 
22. llénonville. — Vaut: 1.000 livres; — commu- 
niants : 350 ; — trésor : 500 livres ; — curé : M. Denis 
« d'Encoignée » ; — collateur : Ms'' l'Archevêque ; — 
vicaire ; — revenu : 980 livres ; — réparations à 
l'église ; — confrérie du Rosaire ; — clerc laïque ; — 
seigneur : M. Ogier , — dîmes : à l'abbé de Saint-Ger- 
mer et au curé. — 23. Ivry-le-Temple. — Vaut : 1.000 
livres ; — communiants : 180 ; — trésor : 700-1.000- 
1.100 livres; — curé : M. Bonaventure Le Roy ; — vi- 
caire: M. Forestier ; — collateur : Ms"' l'Archevêque ; — 
revenu: 1.000 livres; — réparations àl'église; — trois 
chapelles: delà Commanderie ; du collège de Pon- 
toise ; de la seigneurie « de Moulins » ; — un clerc 
laïque ; — Commanderie, qui vaut 10.000 livres ; — 
seigneur : M. Ogier ; — dimes : au curé, à M. Ogier, 
au prieur de Saint-Laurent de Marquemont, à l'église 
et au commandeur. — 24. Jaméricourt. — Vaut : 1.000 
livres; — connnuniants: 70-80; — trésor: 60-100 livres ; 

— curé : M. Jean IJiot ou Biet ; — collateur : l'abbé 
de Saint-Geriner ; — revenu : 830 livres ; — peu de 
réparations ù l'aire à l'église; — clerc laïque pour les 
garçons, maîtresse d'école pour les filles ; — dîmes : 
à l'abbé de Saint-Germer et au curé. — 25. Jouy-en- 
Thelle. — Vaut : 1.000 livres ; — communiants : 450; 
trésor : 400 livres; — curé : M. Joseph Gruel ; — \\- 
caire : M. Pierre B jucher ; — revenu : 800 livres ; — 
réparations à faire à l'église ; — deux chapelles : l'une 
en état, l'autre en ruine ; — clerc laïque ; — seigneur: 
M , Jacquiei-. qui a été dans les vivres ; — dîmes : aux 



dames de Saint-Paul, à l'abbaye de Marcheroux et au 
curé. — 26. Labosse. — Vaut : 2.000 livres ; — com- 
muniants : 300-400; — trésor : 320 livres; — curé : 
M. l'abbé de La Villette, « gentilhomme du pays de 
Caux » ; — un vicaire; — collateur: Ms^ l'Arche- 
véque ; — peu de réparations à faire ; — pas de pres- 
bytère ; — « le vicaire est tenu selon la fondation à 
faire les écolles des garçons, néantmoins le clerc lai 
les fait » ; — pas de maîtresse pour les filles ; — sei- 
gneur : M. Du Fil, trésorier de France ; — dîmes au 
curé. —27. Laillerie. —Vaut : 600 livres ; — com- 
muniants: 150; — trésor: 275 livres; —curé : M. Jean 
Du Bust ; — collateur : l'abbé de Saint-Oermer ; — 
revenu : 500 livres; — manque d'ornements à l'église; 

— la chapelle de M. le prince de Conti est prête à tom- 
ber ; — deux chapelles : l'une au château de Berti- 
chères, l'autre « au bout de l'avenue », cette dernière 
totalement en ruines ; — prieuré de Notre-Dame de 
Laillerie, valant 1.560 livres; — seigneur: M. le prince 
de Conti ; — dimes : au prieur de Laillerie et au curé. 

— 28. Lalande-en-Son. — Vaut : 400 livres ; — com- 
muniants : 140 ; — trésor : 120 livres ; — curé : MM. 
Jean Chicot, puis Nicolas Lami, ce dernier ayant servi 
dans l'église de Saint-Sauveur de Paris, « bien recom- 
mandé i)ar M. Pocquelin » ; — revenu : 280 livres ; — 
réparations à faire à l'église ; — un clerc sans gages ; 

— point d'école ; — dîmes : à l'abbé de Saint-Germer 
et au curé. — 29. Lattainville. — Vaut : 800 livres ; — 
communiants: 75-120 ; — trésor : 220 livres ; — curé : 
M. Jean Charles « Roffet » ; — pas de vicaire ; — 
collation : l'abbessede Gomerfontaine ; — revenu: 490 
livres ; — réparations à faire à l'église qui manque de 
décoration et de livres ; — pas de vicaire ; quand il 
y en avait un, il tenait l'école des garçons ; — pas d'é- 
cole pour les filles ; — seigneur : M. le prince de Conti; 

— dîmes au curé. — 30-31. Liancourt. Notre-Dame. — 
Vaut : 800 livres ; — communiants : 230 ; — trésor : 
391 livres ; — collateur : l'abbé du Bec ; — revenu : 
630 livres environ ; — réparations à faire à l'église ; — 
chapelle Saint-Gilles en désordre et sans ornements ; 

— seigneur : M. » Riviers » ; — dîme : au curé et aux 
Chartreux . — Saint-Pierre. — Vaut : 330 livres ; — 
communiants : 30-50 ; — trésor : 80 livres ; — curé : 
M. Masse ; — collateur : M. l'abbé de Saint-Père-en- 
Vallée-lez-Chartros ; — revenu : 336 livres ; — en la 
nu'nne église un prieuré de 1.000 livres ; — un clerc 
laïque ; mais on se sert des écoles de Notre-Dame ; — 
seigneur : le prieur; — dimes : au prieur qui donm^ 
un gros au curé. — 32. Loconville. — Vaut : 1.000 
livres ; — communiants : 50 ; — trésor : 260 livres; 



32 



ARCHIVES DE SF,1NE-KT-0ISK. 



— curé : M. André Roijiii Du Héquette; — collateur : 
Mg' l'Archevêque ; —revenu : 1.200 livres; — manque 
de livres à l'église ; — fondations, dont une de 100 li- 
vres au clerc pour tenir l'école ; — seigneur : M. Ma- 
caire, commissaire provincial en Flandres ; — dîmes : 
à l'abbé de Saint Germer et au curé. — 33. Marclie- 
roux. — Communiants : 20 à 30 ; — trésor : 4 livres ; 

curé : le prieur ou le sous-prieur de l'abbaye de 

Marcheroux ; — une abbaye de l'ordre des Prémontrés 
réformés, dont le titulaire se nomme a Montgirot >•, et 
qui vaut 2.500 livres; — seigneur : l'abbé de Marche- 
roux; — dîmes: à l'abbé. — 34. Marquemont. — 
Vaut : 'ÎOO livres ; — communiants : 280 ; — trésor : 
2501ivres; —curé : M... ; — collateur : l'abbé de 
Saint-Martin ; — revenu : 650 livres ; — un prieuré, 
celui de Saint-Martin, valant 300 livres ; — réparations 
à l'église ; — le village s'appelle Monneville et la pa- 
roisse Marquemont ; — chapelle de Saint-Laurent de 
Monneville et de Saint-iN'icolas dans une ferme ; — 
seigneur : M. « Robert »; — dîmes : à Saint Martin de 
Pontoise, au prieur et au curé. —35. Le Mesnil-Théri- 
bus. — Vaut: 500 livres ; — communiants : 120-130 ; — 
trésor : 186-200 livres ; — curé : M. Claude Lastel ; — 
collateur : Me^ l'Archevêque ; — revenu : 520 livres ; 

— école pour les garçons ; — seigneur : M. de Théri- 
bus; — dîmes : au prieur de Laillerie et au curé. — 
36. Montherlant. — Vaut 800 livres ; — communiants: 
]0; — trésor : 121-150 livres; — curé: M. François 
« Sonlin ou Sentin » ; — collateur : le seigneur du 
lieu ; — revenu : 400 livres ; — réparations à l'église 
qui manque d'ornements et de livres ; — un clerc laï- 
que ; — seigneur : M. de Combes ; — dîmes au curé. 

— 37. Monts — Vaut : 600 livres ; — communiants : 
65 ; — curé: M. Nicolas Duval ; — collateur : W' l'Ar- 
chevôque; — revenu: 500 livres; — un clerc laïque 
tient l'école des garçons ; point d'école pour les (illes ; 

— dîmes au curé. — 38. Neuville-Bosc. — Vaut : 
800 livres ; — coniniuniants : 300 en cinq ou six vil- 
lages ; trésor : 1.000 à 1.2ii0 livres; — succursale ;\ 
Cliavençon, qui vaut 140 livres; — curé : M. l'oni- 
lionne-lloiioré Hé;,'nier; — vicaim à Cliavençon; — 
chapelain au Tuinbrel ; — collateur : Mk"' l'Arciic- 
véque ; — revenu : 1.000 livres ; — réjiarations à faire 
à l'église et â la succursale ; — fondations pour les pau- 
vres; — seigneur: M. de Gastellane ; — dlme : au 
curé, h l'exception de celles de Cliavençon, qui dépen- 
dent du domaine de Pontoise; — seigneur de Clia- 
vençon : M. il'Aubourh'. — 30. Porcheux. — Vaut: 
«tjO livrefc; — communiants : 50-100 ; — tré.sor : 140- 
S50 livre» ; — curé : M. Antoine » Uerniir - ; — colla- 



teur : le prieur de Gisors ; — revenu : 500 livres ; — 
réparations à faire à l'église ; — deux chapelles : l'une 
au château, l'autre, de Saint-Nicolas, au hameau de 
Poramereux, « qui est de Boutancourt » ; — seigneur : 
M. Vallier, qui demeure au château du Saussaye ; — 
dîmes : au curé, — 40. Pouilly. — Vaut : COO livres; 

— communiants: GO-'ÎO ; — trésor: 110 livres; — 
curés : M. « Piou » ou « Pion », puis M. Le Tellier ; — 
collateur : M?"" l'Archevêque ; — revenu : 500 livres ; — 
réparation à l'église, qui manque d'ornements et de 
linge ; — maître et maîtresse d'école ; — seigneur : 
M. Philippes, exempt des gardes du corps ; — dîmes : 
à l'abbaye de Marcheroux et au curé. — 41 . Reilly. — 
Vaut : 700 livres ; — communiants : 30-50, — trésor : 
100 livres : — curé : M. François « Fleurie » ; — re- 
venu : 1,070 livres ; — clerc laïque, qui ne tient pas 
l'école ; — seigneur : l'abbé de Saint-Germer ; — 
dîmes : au curé. — 42. Ressons. — Communiants : 55- 
60 ; — une abbaye composée de cinq religieux, de l'or- 
dre des Prémontrés réformés, pouvant valoir 1.000 
écus à l'abbé ; — seigneur : l'abbé de Ressons. — 43. 
Saint-Brice. — Vaut: 400 livres; — communiants: 
une fatuille ; — trésor : néant ; — curé : un religieux 
Trinitaire du monastère de Caillouet ; — collateur: 
Me"' l'Archevêque ; -:- église en mauvais état ; — sei- 
gneur : M. le prince de Conti ; — dîmes : au curé. — 

44. Saint-Crépin-d'lbouvillers. — Vaut : 1.000 livres; 

— communiants : 230-400 ; — trésor : 450-600 livres ; 

— curé : le P. Adrien Racine, religieux Prémontré ; — 
collateur : l'abbé de Ressons ; — revenu : 700 livres ; 

— reliques sans authentiques; — clerc la'ique pour 
l'école des garçons ; — maîtresse pour les liUes ; — 
seigneur: M. de Marivault ; — dîmes : en partie au 
curé, en pai'tieau chapitre catln'dral de Beauvais. — 

45. Saint-Jean-de-Chaumont. — Vaut: 600 livres, — 
la fabrique a 1.000 livres; — prieuré de Saint-Pierre, 
dépendant de Saint-Denis, à la nomination du Roi, 
valant 2.500 livres ; — dans la paroisse, couvent des 
Hi''collets et couvent des Triaitaires ; — un curé ; — un 
vicaire ; — « M. Cordicr l'ait l'école» ; — seigneur : le 
prieur ; — dîmes : au curé. — 46. Saint-Mar;in-de- 
Cliaumont. — Vaut: 800 livres; — communiants: 
250-300; — trésor : 1.600 livres ; —curé: M. Nicolas 
I.c Sueur; — collateur : l'abbé de Saint-Magloire ; — 
revenu : 730 livres ; — église en bon état ; — confré- 
ries de l'Adoration pcM'iitHiielle, de Saint-Nicolas et de 
Sainte-Barbe; — un maître d'écolo pour les trois 
paroisses ; — une sœur de la Providence pour les 
(Illes; — prieuré de Sainl-Martiii de Cliaumont ; — 
seigneurs : .M. le prince de Conti et M « Mussol » avo' 



SÉRIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE POXTOISE. 



33 



cat général à la Cliam'ni'e des Comptes ; — dîmes : au 
curé, au prieur et à l'abbaye de Saint-Paul. — 47. S'''- 
not?. — Vaut : 400 livres ; — communi.ants : 160 ; — 
trésor : 130 livres; — curé : M. Pierre Hamel ; — 
collateur ; l'abbé du Bec ; — prieuré de Sainte-Anne 
dépendant de l'abbaye de Ressons; — prieuré de 
« Saint-lnsbert » dépendant de l'abbaye du Bec ; — 
seigneur : M. de Montchevreuil ; — dîme : à l'abbé du 
Bec. — 48. Sérilbntaine. — Vaut : 800 livres; — 
communiants : 300 ; — un curé ; — un vicaire ; — 
plusieurs hameaux : Champignolles, Champ-ifauger, 
Courceiles, etc. ; — revenu : 800 livres ; — répara- 
tions à faire ; — seigneur : M. de Flavacourt ; — 
dîmes : au curé, à la fabrique et au chapitre de Mou- 
chy-le-Chàtel [diocèse de Beauvais]. — 49. Talmon- 
tiers. — Vaut : 9C0 livres ; — communiants : 200-300 ; 

— trésor : 400 Hvres ; — curés : M. Ribaucourt, puis 
M. Jean Camel ; — collateur : l'abbé de Saint-Germer ; 
vicaire ; — revenu : 660 livres environ ; — chapelle de 
Gueulancourt ; — réparations à l'église « qui manque 
de presque tout ; — il vaut mieux qu'il y ait un vicaire 
qu'un clerc, pourvu que le vicaire tienne l'école » ; — 
dîmes: à l'abbé de Saint-Germer et au curé. — 
50. Thi])ivillers. — Vaut: 1.200 livres; — commu- 
niants : 100-150 ; — trésor : 130-200 livres ; — curé : 
M. Louis- Charles Couturier; — collateur : Ms^ l'Ar- 
chevêque ; — l'église est en mauvais état ; — confré- 
ries du Rosaire et de la Trinité ; — clerc la'ique pour 
l'école des garçons ; — seigneur : M. Vallier ; — dîmes : 
au curé. — .51. Tourly. — Vaut: 1.500 livres; — 
communiants : .55-70 ; — trésor : 300 livres ; — curés : 
M. Nicolas Poupart, puis M. Pintereau ; — collateur: 
Ms'' l'Archevé [ue ; — réparations à faire à l'église ; — 
un clerc laïque ; — dîmes : au curé. — 52. Trio-la- 
Vil'e. — Vaut: 1.200 livres; — communiants: ISO; 

— trésor: 380; — curé: M. Charles Barentin; — 
collateur : le seigneur ; — une ahbaje, celle de Go- 
merfontaine, sur le territoire de cette paroisse; — 
réparations à faire à l'église ; — seigneur : M. le 
prince do Conli ; — dîmes : au curé. — 53. Trie-Chà- 
teau. — Vaut : 1.000 livres ; — communiants : 3.50 ; — 
trésor: 1.000 livres; — curé : M. René Chevalier ; — 
collateur : le seigneur ; — revenu de la cure : 
1.220 livres ; — église en bon état ; — fondations jiour 
les pauvres, pour les dames de la charité et pour les 
écoles des filles; — chapelle de Saint-Nicolas» des 
Dupont»; — seigneur: M. le prince de Conti ; — 
dinips : au curé. — .54. Valdampierre. — Vaut: 
800 livres ; — communiants : :.'00 ; — trésor : 
2*0 livres ; — curés: M.\I. Jean-Claude Constantin, 

Seinb-et-Oi!B. — ?âi\iE G. 



puis M. Letellier ; — collateur : le seigneur du lieu ; 

— revenu: 700 livres ; — réparations à faire à l'é- 
glise; — confrérie du Rosaire; — seigneur: M. de 
Montchevreuil; — dîmes:' au curé, au couvent do 
Variville et à l'abbaye de Saint-Paul. — .55. Le Vau- 
main. — Vaut: 1.800 (?] livres; — communiants : 250 ; 

— trésor : 200 livres; — curé : M. Pierre Rôti; — 
collateur : Ms'' l'Ai'chevèque ; — revenu : 990 livres , 

— réparations à faire à l'église; — Saint-Nicolas de 
Lincourt dépend du seigneur ; — un clerc la'ique pour 
l'école des garçons ; une maîtresse pour les filles ; — 
seigneur : M. de Fontet du Vaumain ; — dîmes : au 
curé. — 56. La Villeneuve-le-Roi. — Vaut : 600 livres ; 

— communiants : 260 ; — trésor : 320 livres ; — curé : 
M. « Christophle de La Motte » ; — collateur : le cha- 
pitre de Saint-Mellon ; — revenu : 500 livres ; — 
réparations à l'église ; — confrérie du Saint Sacre- 
ment ; — clerc laïque pour l'école des garçons ; — 
seigneur : le chapitre de Saint-ilellon ; — dîmes: au 
curé, au chapitre de Saint-Mellon et au commandeur 
d'Ivry-le-Temple. — 57. Villers-sur-Trie. — Vaut: 
.500 livres ; — communiants : 200 ; — trésor: 200 300 
livres ; — curé : M. Pierre Hébert ; — collateur : le 
seigneur de Trie ; — revenu : 520 livres ; — répara- 
tions à faire à l'église qui manque d'ornements et de 
linge ; — fondation pour les pauvres ; — seigneur : 
M. le prince de Conti ; — dîmes : au curé. — 58. La 
Villetertre. — Vaut : 1 800 livres ; — communiants : 
160 ; — curé : M. Pihan de La Forest ; — collateur : 
M»-- l'Archevêque ; — revenu : 1 320 livres ; — répara- 
tions à l'église ; — chapelle de Sainte-Geneviève, où 
l'on dit la messe une fois l'an ; — clerc la'ique pour 
l'école des garçons ; sa fille tient celle des tilles ; — 
seigneur : M. de Billy ; — dîmes : au curé. — Kn 
dehors de ces indications, des notes particulières sur 
le personnel : — « Gentilhomme du pays de Caux,. . . 
qui ne s'applique pas beaucoup ; joue et chasse toute 
la journée, emprunte de toute part et dans les hôtel- 
leries à Gisors, ne voit point ses confrères et ne vit 
que peu ecclésiastiquement avec la noblesse du pays. » 

— « Très homme de bien, de bonne vie, de bonnes 
mœurs, on en a été toujours content. » — c Esprit 
particulier, plein de feu, qui traite ses paroissiens 
avec un zèle mal réglé, . . » - « Ménager, vit avec un 
garde du corps, ce qui a donné lieu à d'anciennes 
plaintes. « — « Fort particulier, zélé appellant. » — 
'( Appellant, dont on n'a jamais été content ; il boit. » 

— « Fort i)ieux et fort simple. » — « D'un esprit mé- 
diocre, qui boit, presque inéms au scandale. » — 
« Licencié, appellant dos plus vifs, a sollicité tous les 



34 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OTSE. 



appels, néanmoins studieux et zélé. [Pihan de La 
Foresl] » — « Bon vieillard, fort régulier et fort pieux, 
bien appliqué à sa paroisse, un bon jugement ; il 
est infirme et ne laisse pas de faire toutes ses fonc- 
tions. » — « Esprit médiocre, homme de bien, petit 
génie, est des plus vif à refuser le petit droit dû au 
Grand Vicaire ». — « De la politesse. 11 passe pour 
intéressé ; on l'accuse d'avoir pris des revenus de 
l'église qui ne lui appartiennent pas. On a examiné la 
chose à l'amiable devant M. 0..., et il a paru que 
l'accusation n'était pas sans fondement. » — « Appellant. 
M. l'Archevêque a eu de grands sujets de plaintes 
contre lui dans le tems qu'il étoit curé. . . ; appliqué 
néanmoins à sa paroisse, aimant l'étude et la re- 
traite. » — « Dévot, bien réglé dans sa conduite, fort 
propre dans son églisf, appliqué au gouvernement de 
sa paroisse, mais prétendant en quelque sorte que la 
police extérieure lui apartient, voulant que la taille 
soit assise selon sa volontf', que l'on procède dans les 
jugemens séculiers selon son sentiment. Il a imposé 
quelquefois des pénitences publiques même pour des 
choses que l'on ne croioit pas des péchés véniels, 
comme pour avoir sonné la cloche sans sa permission. 
Il a eu des affaires pour avoir refusé la permission 
d'aller se confesser. Il a refusé publiquement la com- 
munion à un paroissien qui s'est présenté à la sainte 
table. Il est fort attaché à son propre sens. Il est 
appfllant et réappellaiit et, comme on croit, sans 
grande raison, car il entend si peu les matières les 
plus communes, l'amour de Dieu... . qu'il soutient que 
l'amour est la haine, que ha'ir est aimer ». Il est à 
noter, au point de vue de l'histoire du Jansénisme, 
que les curc'-s sont qualiliés d'appelants ou de non 
ap|ielanls de la bulle Unignillus au futur concile. Ce 
manuscrit semble avoir été rédigé au coniniencenipnt 
du xviii" siècle ; il y a été .njouté postérieurement dif- 
férentes notes. 



*■>. C9. (Liaiso.) — 137 pièce», pn|iici-. 

1750- 17G6. — Minulfs des procès-verbaux des 
visiti'S fuite.-) dans les paroi.sse.s du doyenné de .Magny. 

— Paroi.'jsu.s de : — Ainoourt ; — .^mbleville, l'7âG et 
ncl ; — Arlhiu.t, HÔO et nOI ; — IJjntlH'lu, n'ifi et 
n»')! ; — IleauMséré, n.V) et l'Ol ; — Heauregard ; — 
Uellay (le), Vi'ii'} < t l'Ol ; — I!eiinc(*ourt ; — Iloui'.ou- 
vilhT.H, n.VJ et niil; - iJoury, nr>l et HOl; — 
Krny, n.'.n <t |-(11 ; — Hrueil, H.')»; — Iluliy, \TM ; 

— (.li;ij.i;;''-fM-Vcxin 'ln\ \TVi et n'îl; — fJliaussy, 



nSO, 1756, 1766 ; — Chérence, 1750 ; — Cléry, 1756 
et 1764 ; — Comm'ny, 1756, 1764 et 1766 ; — Cour- 
celles-lès-Gisors, 1756 et 1764; — Drocourt, 1756 ; — 
Follainville, 1750 (?) et 1764; — Fontemy-S'-Père, 
1750 et 1756 (•?) ; — Gargenville, 1756 (?) ; — Genain- 
ville, 1756 et 1764 ; — Gomniecourt ; — Guernes ; — 
Guitrancourt, 1758; — lladancourt-le-IIaut-Clocher, 
1756 ; — Hardricourt, 1758 ; — Is.sou ; — Jambville ; 

— Ju^iers, 1766; — Laiuville, 1758; — Lévemont, 
175'j; — Lierville, 1756 et 1764; — Limay, 1766; — 
Montalet-le Bois; — Montjavoult, 1756; — Montreuil- 
sur-Epte, 1756 et 1764; ~ Moussy, 1756 et 1764; — 
Nucourt, 1756 et 1764; — Oiuville, 1758; — Omerville, 
17.50, 1756 et 1764 ; — Parues, 1756 et 1764 ; — Por- 
cheville ; — Saint-Clair-sur-Epte, 1764 ; — Saint-Cyr- 
eu-.^rtliies, 1750 ; — Saint-Gervais-lès-Magny, 1756 
et 1764; — Saint-Martin-la-Garenne, 1756; — Serans, 
1756, 1764 et 1766 ; — Vaudancourt, 1756 et 1764 ; — 
Vétheuil, 1756 ; — Villers-en-Arthies, 1750 et 1766. 

— Ces procès-verbaux détaillés fournissent d'utiles 
renseignements sur le personnel ecclésiastique, les 
seigneurs, les revenus des fabriques, les fondations, 
l'état des églises, les maîtres et maîtresses d'école, 
les sages-femmes. — Aux [irocès-verbaux sont jointes 
Hes pièces annexes telles que lettres, enquêtes et 
ordonnances. 



G. 7(1. (Liasse.) — I cahiei-, do 16 f ulllets, pnpiei-, ot 1 pii-oes, 
p;i]"ier. 

1781-1782. — Relevé îles piucès-verbaux de 
visite des paroisses du doyenné de Magny, en 1780, 
par M. l'abbé d'AgouIt, grand vicaire, archidiacre et 
ollicial de Pontoise. Les paroisses sont l'ang-'es à peu 
près dans Tordre alphabétique. — .\nibleville. Garnir 
d'étoffe l'intérieur du tabernacle, réparer ou changer 
le tableau du maître-autel, mettre en état de décence 
ou retirer la grande croix du cimetière attenant h 
régli.se, faire une tranchée dans les terres du 
cimetière le long des murs de l'église. — .Vrtliies. — 
Ilaute-Isle. — .\iiicourf. Mettre des portes aux 
confessionnaux, changer le taldrau du maitre-antel 
et raccommoder le tableau do saint Louis . -- 
Uantliéhi. Relier tous les livres qui peuvent avoir 
besoin de l'être, réparer les brèches du ciiuetière, 
agrandir deux croisi'es de la n^i, drosser tm ohituairc. 
— Ikiiiry. Mettre en état de décence le parement du 
mallie-auti I, réjiarer la rampe de la chaire et les 
statues ad( ssées au tahernaele, faire un invenlaire 



SERIE G. — GRAXD VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



35 



exact des titres et papiers de la fabrique, présenter 
un état des fondations. — Brueil. Faire une nouvelle 
chaire ainsi qu'un banc d'œuvre, retirer les statues 
qui sont au-dessus des autels de la S'° Vierge et 
de Saint-Jean, ainsi que les dais en menuiserie qui 
les couvrent, et les remplacer par des tableaux décents 
et convenables, retirer et remplacer par un autre le 
tableau de la chapelle attenant au chœur. — Buhy. 
Réparer les brèches du cimetière, placer aux entrées 
du cimetière des « tourniquets » ou des grilles « pour 
les défendre des animaux », dresser un obituaire. — 
La Chapelle-en-Vexin. Réparer les statues du chœur, 
le porche et la couverture de l'église. — Chérence. 
Réparer les ornements ainsi que les petites figures 
qui sont au pied de la statue de saint Nicolas, 
réparer le pavé de la nef et celui des chapelles 
latérales, dresser un inventaire du mobilier et un 
inventaire des titres. — Cléry. Réparer le pavé, 
relier les livres. — Commeny. Changer le crucifix 
de la chapelle de Sainte-Barbe, faire un nouveau 
confessionnal, réparer les statues qui sont au-dessus 
du maître-autel , faire aux marches de l'escalier 
conduisant au clocher, les réparations nécessaires. 

— Courcelles. Retirer la statue de saint Michel, 
réparer ou retirer les statues de la chapelle Saint- 
Prix, réparer la couverture de l'église, la voûte de 
la chapelle Saint-Nicolas et le mur du fond, lam- 
brisser la voûte de la nef, tenir à l'avenir au banc 
d'œuvre les assemblées pour les affaires do la fabrique. 

— Drocourt. Relier les livres, mettre une porte à la 
chaire, réparer la voûte de la sacristie, raccommoder 
les ornements. — Beauregard. Fournir une aube 
pour les grandes fêtes et une nappe pour le maître- 
autel, exiger qu'à l'avenir chaque marguillier rende 
exactement son compte dans les six mois qui suivront 
la fin de sa gestion. — Bennecourt. — Follainville. 
Mettre une glace au soleil et changer le grand calice, 
faire une nouvelle chaire, retirer la statue de saint 
Michel, réparer les murs de la U' f ainsi que les 
brèches du cimetière, dont on fermera la principale 
entrée par un tourniquet, faire un récolement des 
titres et papiers de la fabrique, pour vérifier s'il en 
man([ue. — Fontenay Saint-Père. — Ilardricourt. 
Changer le croissant du soleil, relier les livres, 
remanier la couverture de l'église, réparer la voûte 
du clocher, le idafond de la nef, les vitres tant du 
chœur que de la nef, faire une nouvelle chaire, faire 
" à l'entrée du chœur deux stalh's de chaque côté 
pour renii)lacer les deux masses de plâtre qui le 
séparent de la nef », faire une sacristie du côté du 



nord du chœur. — Gargenville. Retirer les deux 
statues au-dessus de l'autel du Rosaire, refaire le 
jambage de la petite porte de la nef. — Génainville. 
Faire une tranchée le long des murs de l'église du 
côté de l'épître, pour dégager les terres qui leur 
sont adossées et les préserver de l'humidité, baisser 
le siège de la chaire ainsi que l'escalier qui y conduit. 

— Guernes. Retirer le crucifix de l'autel de la Vierge, 
remplacer le ciboire de cuivre, fournir des vases 
pour les saintes huiles. — Gommecourt. Réparer les 
statues de saint Nicolas et de saint Michel, établir 
un maître d'école faisant dans la paroisse l'olfice 
de clerc, à qui on paiera annuellement 80 livres sur 
les revenus de la fabrique. — Guitrancourt Fournir 
une nouvelle chaire, réparer le clocher qui demeurera 
interdit jusqu'au jour où il sera remis dans un état 
de solidité n'exposant pas la vie des fidèles : en 
attendant on tintera une seule cloche pour appeler 
les paroissiens à l'office; réparer les brèches du 
cimetière ; défense aux confrères de la confrérie de la 
charité de faire à l'avenir aucun banquet ni repas 
payé sur lîs deniers de la confrérie, « à l'exception 
du repas permis par les statuts antérieurement donnés, 
lequel n'excédera pas trente livres ». — Jambville. — 
Limay. Réparer les ornements, poursuivre le recou- 
vrement des rentes non payées, fournir un coffre 
fermant à trois clés pour recevoir les deniers de la 
fabrique, dresser un inventaire des titres et papiers 
de la fabrique, pour la confection duquel le marguillier 
en charge est autorisé « à faire un marché avec un 
homme capable pour ledit inventaire, lequel marché 
ne sera néanmoins conclu et n'aura de force qu'après 
que l'assemblée des habitants, sur le rapport du 
marguillier, l'aura approuvé par un acte qui sera 
rédigea cet effet ». — Hadancourt. — Mézy. Détruire 
le banc de pierre qui règne le long du bas côté de 
l'évangile, recrépir les murs de la nef. — Lainville. 
Fournir différents objets, relier tous les livres, retirer 
le tableau se trouvant au-dessus de la princiiiale 
[)0)'te d'entrée, ainsi que les tableaux de saint Charles 
et de saint Louis, se pourvoir d'un registre pour 
servir aux délibérations des habitants de la paroisse. 

— Lierville. — Maudétour. Fournir un drap mortuaire, 
faire un nouveau confessionnal, relier les livres, 
raccommoder les vitres tant des chapelles que de la 
nef, faire les réiiarations nécessaires et urgentes 
tant à la couverture de l'église qu'au clocher. — 
Magny. — Montalet-leBois. — Montreuil-sur-Epte. 
Fournir différents objets, relier les livres, relever les 
nnirs du cimetière, dont la chute laisse une libre 



36 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



entrée aux animaux, faire une tranchée au pourtour 
des murs de l'église, présenter un état de fondations. 
— Moussy. Fournir un Lanc d'œuvre, réparer la 
couverture et le clocher. — Nucourt. Renouveler les 
titres qui peuvent en avoir besoin. — Oinville. Fournir 
un nouveau confessionnal, raccommoder « le moins 
mauvais des deux actuellement existant », fournir une 
nouvelle chaire, réparer ou retirer les statues muti- 
lées se trouvant dans la chapelle de la Sainte-Vierge 
et de Sainte-Anne ainsi que celles de Saint-Jean et 
de la Sainte- Vierge étant aux côtés du crucifix, 
enterrer dans le cimetière les statues « qui se trouvent 
déplacées et au bas de la nef, ainsi que celle qui se 
trouve au-dessus de la porte d'entrée ». — Omerville. 
Changer la sacristie actuelle, trop humide, réparer 
le plafond de la nef ainsi que le clocher, dresser un 
inventaire, un cueilloir des rentes et un obituaire. — 
Parues. — Porcheville. Fournir une lanterne pour 
les sacrements et une nouvelle chaire. — Sailly. 

— Saint-Ciair-sur-Epte. Ri-parer le pavé du porche 
et celui de la chapelle de INotre-Dame de Liesse, 
raccommoder la principale porte de l'église. — Saint- 
Gervais. Fournir un ornement noir complet, fermer 
exactement la grille de fer placée à l'entrée du cime- 
tière, clore et mettre en état de décence le cimetière 
des chami)s. — Si-rans. Képarer le tabernacle, les 
deux tableaux au-dessus du tabernacle ainsi que la 
statue adossée au mur du chœur à droite ; enterrer 
les statues qui sont auprès des fonds, au bas de l'église. 

— Saiiit-Cyr-en-Arlhies. — Saint-ilartin-la-Garenne. 
Renouveler les cartons de la chapelle de la 'Vierge 
el ceux de la cha|ielle du prieuré, fournir une chappe 
noire. — Vandancourt. Fournir dillérents objets, 
relier les livres, relever les murs du cimetière. — 
Vélheuil. Fournir un nouveau confessionnal, retirer 
les statues de saint François, de saint Laurent, de 
saint Daroicn ainsi que trois autres dans la chapelle 
de Suint-Jacques et une au premier pilier; fournir 
un jtii[»l(re pour l'évangile. — Viilers-eii-Artliies. 
Faire à l'i'glise de nombreuses et urgentes réparations, 
notamment à la sacristie et à la chapelle de la Vierge, 
« qui iiK-nace ruine » ; la maison destint-e à l'école des 
garçons sera relevée. — liouconvillers. — Juziers. — 
Guiry. — \\y dit Joli-Vi.lage. — A ce relevé sont 
Joint.>i l'itinéraire suivi par le Grand Vicaire dans le 
cours de «a vi.>lte du doyenné de Alagny, le procès- 
veibal de visite anhidiaconale de W'y dit Joli Village 
le 10 heiilenibre 17b2, et une formule annonr.mt le 
Jour et riKure oii doivent avoir lieu les vi.sites : « Tous 
les paroisbiens «ont exhortés de s'y trouver, et notam- 



ment Messieurs les ecclésiastiques, Messieurs les 
trésoriers, les maîtres des charités et confréries, 
lesquels présenteront leurs comptes pour être exami- 
nés, les maîtres et maîtresses d'écoles avec les enfants, 
qui seront interrogés sur le catéchisme, et générale- 
ment toutes les personnes dont la présence pourra 
contribuer à rendre cette visite plus utile et plus 
édifiante. » 



G. 71. (Liasse.) — 1 cahier, de 12 feuillets, papier. 

1737. — Procès-verbal de visite des paroisses du 
doyenné de Meulan par M. Jean-François Bouret, curé 
de la paroisse de Notre-Dame de Meulan, doyen rural, 
commis à ce faire par ordonnance archiépiscopale du 
18 juillet 1737. Commencées le 9 septembre par l'église 
paroissiale de Sainte-Madeleine du Perchay, les visites 
sont terminées le 29 décembre. Elles ont porté sur 
49 paroisses : Ableiges, Avernes, Auvers, Boiseniont, 
Boissy-l'Aillerie, Bréançon, Brignancourt, Chars, Gon- 
décourt, Cormeilles-en-Vexin, Courcelle.-!, Courdi- 
manche. Epiais, Frémain ville, Frémécouit.Gadancourt, 
Gaillon, Gérocourt, Gouzangrez, Grisy-les-Plàtres, 
Ilérouville, Labbéville, Le Heaulme, Le Perchay, La 
Villeneuve-Saint-Marlin, Longuesse, Marines, Menou- 
viUe, Menucourt, Mézières-sur-Seiue, Monfgeroult, 
Neuilly-en-Vexin, Notre-Dame de Pontoise et Saint- 
Martin, Notre-Dame de Meulan, Sagy, Saint-Cyr, Saint- 
Nicolas de Meulan, Santeuil, SeraincourI, Tessancourt, 
Théméricourt, Triel avec Chanteloup et Carrières, 
Vallangoujard, Valmondois, Vaux, Vigny et Us. 



(j. 72. (Liasse.) — 1 caluer, <lo 10 feuillets, papier, et 2 pièces, 
païuer. 

1782. — Relevé des procès-verbaux de visite des 
paroisses d'une partie du doyenné de Meulan, en \1&2, 
|iar M. l'abbé d'.Vgoult, grand vicaire, arcliidia'M'e et 
(il'licial (le Pontoise. — Avernes. — Foiiniii- une nou- 
velle chaire, mettre une jiorte au conlessionnal du 
vicaire, placer deux crédences aux côti.'s du maître- 
autel, relier les livres, faire un inventaire des litres 
et papiers. — Ableiges. Garnir d'etolfe l'intérieur du 
tabernacle, fournir ditli'rents objets, faire une tranchée 
II' long lies miiis de la nef du ci'ité de l'i^pltrc. — Car- 
riores. — Clianteloup. — Condéoourl. l'oninir une 
nouvelle chaire, l'i'pai'cr le ('(uifessionnal, les nuiis de 
l'i'glise et le plafond de la ne!', renouveler les murs du 



SÉRIK G. — GRAND VICARIAT ET OFFlCIALlTli DE FONTuISE. 



ST 



cimetière et placer des tourniquets aux diff rentes 
entrées. — Courdiuianche. — Boisemont. — Cour- 
celli'S. Enlever les tableaux de l'aulid Saint-Jean, relier 
les livres, dégager les murs de l'ét^lise, dresser un 
obituaire.— Frémainville. Réparer la statue de saint 
Clair, renouveler ceux des titres qui peuvent avoir 
besoin de l'être. — Gadancourt. — GaïUon. — Gou- 
zangrez. Fournir un nouveau tabernacle, retirer les 
statues mutilées de la chapelle de Sainte-Barbe. — 
Menucourt. Fournir dilférents objets, placer la stalle 
de M. le curé au bas du chœur auprès de la balustrade, 
rentrer dans l'ét^lise les fonts bai)tismaux, tenir au 
banc d'œuvre, sous peine de nullité, toutes les réunions 
de fabrique. — Le Perchay. Fournir difïérents objets, 
relier les livres. — Puiseux.— Sagy. Faire un nouveau 
confessionnal, mettre une porte à la chaire.— Thémé- 
ricourt. Dresser un obituaire, faire rentrer les sommes 
appartenant à la fabrique. — Triel. Faire différentes 
acquisitions, tenir au banc d'œuvre les réunions de 
fabrique. — Vaux. Fournir une chaire et un banc 
d'œuvre, placer des tourniquets aux entrées du cime- 
tière, dresser un obituaire. — Vigny. Présenter un état 
des fondations, acquérir des ornements, mettre des 
côtés aux confessionnaux. — Villeneuve-Saint-Martin 
(la). — Us Avoir un tableau de grandeur convenable 
pour le maltre-autel, changer les fonts, faire un nou- 
veau lutrin, réparer les grilles. — A ce relevé sont 
joints l'itinéraire suivi par le Grand Vicaire dans le 
cours de sa visite et l'ordonnance rendue par lui pour 
la paroisse de Menucourt. 

G. 73. (Liasse.) — 4 iiiéces, iia|>lei-. 

1588-1688. —Paroisses. — Ableigios et Ville- 
neuve-S.vint-MartIxN. — Procès- verbal dressé à l'effet 
de constater que, le 10 juillet l.Jb8, sont comjiarus 
devant Christopiie Ler, prêtre, notaire apostolique, 
secrétaire do lai chevêque de Rouen en son vicariat de 
Pontoise et du Vexin français, se trouvant « au village 
d'.\.bleiges pour la Visitation et approbation des testa- 
ments cy-devant faictz par les defï'unctz trespassez 
en>épuliur('Z à l'église et cimetière de Monsieur Sainct- 
Maiiiii dudict Ableiges », Garin du Moustyer, prêtre, 
vicaire de ladite église sous vém'rable personne M™ Ni- 
coUe Picurt, cui'é, les niarguilliers et receveurs de la 
fabrique, ainsi que dilf/'rents habitants de la paroisse, 
lesquels ont représenté que « par cy-devant y auroyt 
eu piusii-urs iiersonnes qui seroyent déceddez à ladite 
parroisse, lesquelz par leurs teslainentz et dernières 



voUuntez auroyent donné et aulmosné plusieurs deniers 
de rentes, terres, héritages, maisons et lieux à l'église 
et fabrique dudit lieu, affin d'estre perpétuellement 
as-fociez et participans es bienfaictz, messes, prières 
et suflVages qui s'y fout journellement, disant, ouitre, 
que ladicte église n'est satisfaicte de la pluspart d'iceulx 
délaictz par la négligence d'aulcuns exécuteurs et 
hérityers desdictz deffunctz, qui n'ont encores faict 
dilligence fournir ausdictz d/daictz, au moyen de quoy 
par succession et laps de temps la mémoyre s'en pour- 
roit perdre et demeureroit l'intention des pauvres def- 
functz tocallenient frustrée », ce à quoi voulant remé- 
dier, ils ont demandé que des perquisitions fussent 
faites dans les registres, minutes et notes déposés au 
secrétariat, et qu'il leur fût d'Hivré des copies ou ex- 
traits des articles relatant des donations à l'église ; — 
déclaration de plusieurs marguilliers attestant que. le 
13 décembre 15G3, Adrienne « Maisnelle » avait fait un 
legs à la fabrique , — extraits des testaments de Nico- 
las Patte, Catherine Moreau, Nicolas Turpin, conte- 
nant également des donations. — Supplique présentée 
au Grand Vicaire et Oliicial par le curé Marc-Antone 
Villot, les marguilliers et les habitants, lesquels repré- 
sentant que « de tout temps ils auroient esté meuz 
d'une singulière piété et dévotion envers le glorieux 
saint Gilles », demandent qu'il leur soit permis d'ériger 
en la paroisse une confrérie sous le nom, titre et invo- 
cation de ce saint ; — autorisation donnée le 22aoùt 1(578. 
— Requête adressée au même par le curé « François 
de Montroeil », leiiuel, à l'occasion de la reconstruc- 
tion du [iresbitère, « depuis peu entièrement bruslé 
par le moien de quelques flammes et tourbillon de feu 
provenus de l'incendie de cinq maisons qui ont esté 
consommées par le feu », aux frais de laquelle les 
habitants de la paroisse contribuent pour la moitié 
environ, « dont il s'est contenté à cause de leur [lau- 
vreté », demande l'autorisation d'augmenter la grange 
dépendant du prL^sbilère d'une portion du cimetière 
jugée inutile ; — visite et procès-verbal de coiiimodo 
et iiicommodo ; — avis favorable, 1G8S.— Vdleneuvc- 
Salnt-Mcvtiit. Établissement de la confrérie de la 
Sainte-Vierge, à la requête du curé de Villeneuve- 
Saint-Martin, Jean Digne, des marguilliers et des ha- 
bitants de la paroisse, 1671-1678. 

G. 7i. (Liasse.) — 4 iiiùces, papier. 

1737. — AiNCuUKT. — Requêt'' présentée à l'OlVicial 
par «Louis Bille, écuyer, conseiller secrétaire du Roy, 



38 



ARCHIVES DE S-EINE-ET-OISE. 



seigneur de Brunel, Drocour et d'Aincour en partie 
dans le doyenné de Magny », disant que l'un de ses 
auteurs, « le S'' Claude de Vert », avait obtenu, le 
15 septembre 16-28, de l'archevêque de Rouen la per- 
mission de faire dire la messe dans son château de 
Brunel en la paroisse d'Aincourt, qu'en cons-^quence 
dans une partie du château destinée à servir de cha- 
pelle avait été élevé un autel sur lequel avait été célé- 
bré le saint sacrifice pendant plusieurs années, et 
demandant que la même autorisation lui lût accordée, 
attendu que « les raisons qui avoient fait accorder au- 
trefois cette permission subsistent encore aujourd'huy, 
savoir l'éloignement de près d'une demy-lieue de la 
paroisse et la difficulté des chemins dans les mauvais 
temps, et qu'à ces anciennes raisons il s'en joint en- 
core une autre qui est la mauvaise santé de ia dame 
son épouse, qui est souvent incommodée et peu en 
estât de se transporter à l'église paroissiale » ; — en- 
quête et visite de la chapelle et de l'autel par « Fran- 
çois de Giorand », doyen rural et curé de l'église 
paroissiale de Magny, commis à ce faire par l'Olficial, 
19 juillet 1737 ; — autorisation donnée par l'Official de 
célébrer la messe dans ladite chapiille, « pourveu que 
ce ne soit pas à l'heure et pendant la grande messe », 
et à l'exclusion des quatre fêtes annuelles et du jour 
de la fête du patron de la paroisse, 25 juillet ; — béné- 
diction de la chapelle par le doyen rural curé de 
Magny, 7 août. 

G. 7J. (Liasse.) — 8 pièces, papier. 

1705- 1743. — Ambl.mnville. — Visite de l'égli.se 
d".\n)blainville par le Grand Vicaire et Officiai et 
prescriptions faites au cours de celle-ci : mettre les 
comptes en état, dresser un inventaire des titres et 
papiers de la fabrique, réparer, aux df'pens de la fa- 
brique, la maison occupée par le chapelain du château 
de Sandricourt, 26 octobre 1705. — R liques de « saint 
Vén rand et de sainte Gaudieuse >• : — requête à l'ar- 
chevêque de Rouen par le curé de Saint-Martin d'Ani- 
blainville, M"^^ l'ierre-Fratiçois Bi-rnard , exposant 
« qu'il auroit est- remis à Monsieur le Marquis île 
Sainl-Siinon, chevalier, seifçneur de Sandricourt et 
de ladilte paroisse d'Amblainville, lieutenant gi'iiéial 
d''« années du Roy, une boi'lte contenant des parties 
des chef» de saint Vénéraud et autres martyrs », re- 
li<|U<*» extraites par le Pape du cimetière de Saint 
Calixt»', <'lque l'inleiilion dudit seigneur avait été de 
les ofliir à r«''t;li.si' d'Anibluinvillo ; di-niandanl, en 



conséquence, qu'il plût à l'archevêque de commettre 
quelqu'un pour procéder à l'ouverture de la boite et 
d'autoriser ensuite l'exposition desdites reliques, quand 
elles auraient été reconnues et approuvées ; — com- 
mission donnée à M'''" Bouret, doyen rural et curé de 
Notre-Dame de Meulan, pour procéder à l'ouverture 
de la boîte en présence d'un chirurgien ; — ouverture, 
procès-verbal descriptif des reliques et certificat du 
sieur de Coste, maitre chirurgien juré à Méru; — 
approbation des reliques et permission de les exposer 
à la vénération des fidèles, octobre 1741. — Reliques 
de la vraie Croix et de saint Damase : — examen et 
reconnaissance de reliques envoyées de Rome au mar- 
quis de Sandricourt, renfermées dans deux reliquaires, 
dont le premier, « de cristal, en forme de croix, en- 
touré de fil à graine d'argent », contenait « une parti- 
cule du bois sacré de la très sainte Croix de Notre- 
Seigneur Jésus-Christ », et l'autre, « ovale, enchâssé 
d'argent », contenait « une particule des os de saint 
Damase, pape », 16 septembre 17-13. — Visite de la 
chapelle de Saint-Pierre d'Amblainville par le doyen 
rural curé de Meulan : le corps du bâtiment est en bon 
état à l'exception d'une petite brèche à un des côtés, la 
chapelle est bien fermée, nue et sans ornements, etc., 
16 septembre 1743. 

G. 76. (Liasse.) — Il piiîces, papier. 

1719-1757. — Amblevii.i.e. — Plainte du seigneur 
d'Ambleville, M Joseph de Marolles, écuyer ordinaire 
du Roi, des sieurs Autoiue-Louis Lhéritier, Jean Éde- 
line, Guiliaumede Lut, Guillaume Mancel et autres, 
anciens habitants, syndics et marguilliers de l'église 
et iiaroisse de Saint-Donatien d'Ambleville, contre 
M" Pierre Lemarié, curé, dont la conduite les a « de- 
puis plusieurs années scandalisés », et dont « les excès 
augmentent tous les jours en tous genres, ce qui cause 
un grand préjudice à la religion et peut causer des 
cHets dangereux o ; mémoire à l'appui ; 1710. — Infor- 
mation par le doyen de Magny, sur commission à lui 
donnée par le Graïul Vicaire et Officiai, au suj(>t de 
l'échange projeté d'une parlie du cimetière, sur la de- 
mande du seigneur d'Ambleville; dépositions de Jacques 
Dagneaux, domestique de M. de Marolles, syndic de la 
paroisse depuis (jualre mois, lequel, « interrogé sur ce 
qu'il croioit de plus utile â l'église touchant l'échange 
proposé, a dit i|u'il croioit que cet échange ne lui pa- 
roissoit pas inutile, et que, pourvu que les paroissiens 
fussent contents, qu'il l'éloit aussi, et n'a rien ditautre 



SÉRIE r;. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



39 



chose », de Jean Petit, Jean Eleline, Jean Maucorps, 
Jacques Miugot, Henry Le Febvre, et autres habitants 
de la paroisse, et de Pierre « Le Marié », prêtre, prieur 
de Tiron, curé de la paroisse, lequel « cioit être conve- 
nable de laisser le lieu ainsi qu'il a toujours été clos 
de murs et de porte », mai 1T20. — Aliénation d'une 
portion du cimetière : — requête adressée au Grand 
Vicaire et Officiai par Jean-Bni)tiste de Santeuil, sei- 
gneur d'Ambleville, déclarant avoir proposé aux syndic 
et habitants de la paroisse de lui céder la « hache » 
que fait dans la cour de son château le cimetière de la 
paroisse, ce qu'ils avaient accepté, et sollicite, en 
conséquence, pour que cette aliénation devienne valable 
et régulière, l'autorisation de conclure le traité dont il 
était question, après que « la profanation de ladite 
partie du cimetière aurait été ordonnée ' ; délibérations 
prises par les curé, marguilliers et principaux habi- 
tants de la paroisse ; enquête de commodo el incom- 
modo, 1757. 



G. 77. (Liasse.) — 6 pioces, iiajiier. 

1683-1778. — Aménucouut. — Plainte adressée 
au Grand Vicaire et Officiai par « les pauvres habi- 
tans de la paroisse de Beauregard », hameau d'Anié- 
nucourt, au sujet de la conduite de leur curé, qu'ils 
représentent comme ne restant pas dans la paroisse, 
n'acquittant pas les fondations, n'administrant pas les 
sacrements et scandalisant les fidèles par ses fréquen- 
t liions. Sans date. — Autre iilainte des marguilliers et 
habitants de Saint-Léger d'Aménucourt « dit Beau- 
regard » contre le curé du lieu, M™ Pieire Mourgue, 
1707. — Abronvili.k. — Règlement par le Grand 
Vicaire et Olficial des [loints relatifs à la chapelle sise 
au hameau de Saint-Lubin dépendant de la paroi.sso 
d'Arronville, pour mettre fin aux contestations qui 
s'étaient élevées entre le. curé d'Arronville, M"-' Plii- 
lippe Morisset, et François de Kune, chevalier, sei- 
gneur do Saint-Lubin, 1683. — Bt'uédiction de la 
chapelle du château de Balincourt, en présence du 
seigneur Charles-Louis Testu, comte de Balincourt, 
maréchal des camps et armées du Roi, d'Anne-Alexan- 
drine de Cliami)igi)y, comtesse de Balincourt, et de 
lilusieurs autres personnes, 28 juillet 1778. — Au- 
Tiiiics. — Permission donnée par le Grand Vicaire et 
Oflicial de transférer le titre de la chapelle de Saint- 
Thomas, « situ(''e dans ri'fciiduL' de la-lite [)aroisse », 
dans une des cliai)elles de l'i^gliM.' [jaroissialed'Arthies, 

1 ;.):). 



G. 78. (Liasse.) — 1] pièces, papier. 

1669-1756. — AuvERS-suR Oise et Butry. — 
Enquête sur l'état et la valeur de la terre et seigneurie 
d'Auvers-sur-Oise faite, à la diligence de Jean-Fran- 
çois-Paul de Gondy, cardinal de Retz, abbé conimen- 
dataire de Saint-Denis, et à celle des prieur et reli- 
gieux de cette abbaye, 1669. — Plainte d'Antoinette 
femme Garnier contre Ambroise dit Petit-bois, clerc 
tonsuré portant ordinairement le surplis en l'église 
d'Auvers, qui l'avait souffletée et battue, 1676. — 
Établissement de la chapelle de Butry : information 
au sujet de la suite à donner à la requête présentée à 
l'archevêque de Rouen par les habitants du hameau 
de Butry, demandant qu'il leur fut permis d'élever 
une cha[)elle où l'on pourrait dire la messe les diman- 
ches et jours de fête ; — autorisation donnée par 
l'archevêque d'édifier ladite chapelle, « pour la con- 
struction de laquelle dél'unt Claude Paulmier, natif 
dudit lieu, auroit légué par son testament la somme 
de dix mil livres pour estre employée tant à la con- 
struction .... que pour contribuer à l'establissement 
d'un chapelain », 1704, — Requête au Grand Vicaire 
et Officiai [lar Joseph Perrin, cirier honoraire do la 
Grande Chancellerie de France, et par dame Anne- 
Jeanne-Armande More, sa femme, lesquels, « meus 
de dévotion envers la chapelle de Butry, paroisse 
d'Auvers, dont le revenu est diminué considérable- 
ment par raiort à la réduction des rentes qui lui ap- 
partiennent », et, d'autre part, se trouvant trop âgés 
et en trop mauvaise santé [lour aller de Butry, où ils 
ont une maison, à Anvers, pour y entendre la messe, 
font une fondation de 4.U00 livres pour qu'une messe 
basse soit célébrée dans ladite chapelle tous les di- 
manches et joui's de fête, le jour de Pâques excepté; 
autorisation donnée, 2"2 juin 1724. — .Procès-verbal de 
visite de la chapelle de Saint-Claude de Butry, 1753. 
— Requête présentée au Grand Vicaire et Oflicial par 
M. Duval-Dumanoir, pour être autorisé à faire dire la 
messe dans sa maison sise au village d'Auvers : « La 
chapelle est des plus en règle, étant formée d'un pavil- 
lon hors d'œuvre à la maison, soutenu sur la cour par 
des pilliers » ; — information à ce sujet par le vice- 
gérent de l'Officialiti', qui certifie que la chapelle est 
munie d'ornements, ling< s, vases sacrés, chandeliers, 
crucifix, missels du diocèse, que l'autel, les tableaux, 
lambris, iniirs, viti'a;.'es sont en bon état, que, d'autre 
part, la clia|)elie dont il s'agit est éloignée de l'église 
paroissiale d'environ une demi-lieue et que, dans Ic^s 



40 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



mauvais temp«, les chemins sont très difficiles « pour 
r aller même en voiture « ; 1T56. 



G. 79. (Liasse.) — 5 piènes, papier. 

1777-1781. — .VvERNES. — Ordonnance de l'ar- 
chevêque de Rouen portant suppression du titre de la 
chapelle du château crAvernes, fondée sous l'invoca- 
tion de Saint-Sauveur, et réduction de la fondation 
faite par René Giiillemain, écuyer, sieur de La Mour- 
lii^re, ancien seigneur d'Avernes, conformément à la 
requête présentée par Charles François-Christian de 
Montmorenc3'-Luxembourg, seigneur d'Avernes ; ces 
fondations seront réduites à 24 messes par an et une 
grand'messe le jour anniversaire du décès dudit Guil- 
lemain, que la fabrique devra faire acquitter; il sera 
fait diverses aumônes, septembre 17"7. — Visite de 
l'église par le doj-en de Meulan et ordonnance du 
Grand Vicaire et Officiai visant les réparations à 
faire, mars 1781. 

G. 80. (Liasse.) — 2 pièces, papier. 

1667-1694, — B.\NTiiÉLU. — Requête adressée au 
Grand Vicaire par Pierre Le Clerc, curé de la pa- 
ro'sse, Pierre CauviUe, vicaire, Jacques Dreux et Sé- 
bastien Rayer, marguilliers, Jean Guénet, Laurent 
Joye, Michel Bertlieaume et autres habitants de Ban- 
Ihélu, pour Hre autorisés à « ériger une confrérie à 
l'honneur et à la gloire du très auguste sacrement 
de l'autel ». Les membres de la confrérie seront au 
nombre de douze, « qui auront pour pratiquer la vertu 
l'accompagnement du S'-Sacrement aux malades et 
accompagner les corps mors à la sépulture, s'ayme- 
ront les uns les autres comme véritables chrétiens et 
le tesmoigneront quand l'occasion se présentera, s'em- 
ploiront à terminer les diflTérents, ne soufTriroiit aucun 
vicieux entre eux », 1GG7. — Compte des frais et dé- 
penses occasionnés par les amortissements payés au 
HkI, ainsi que de l'emploi d'une somme de 400 livres 
T) .snus provenant de la vente d'une cloche de l'f'glise, 
1094. 



G. Si. (l.i.T '■ , — |ii pliVc», papier. 

1071-1753. — Rki.i.av [I.k], — Di'fenses par le 
doyen de Magny et !'• fîrand Vicaire de Pontoise h 



André Moreau, se prétendant pourvu de la cure du 
Bellay, de l'aire aucunes fonctions curiales en l'église 
du lieu, 1671. — Constatation de rideutité de la per- 
sonne de SébastienneBongardié, à la requête de M™ Mel- 
lon Denis, curé du Bellay, 1700. — Bénédiction du 
nouveau cimetière, à la requête du curé, des niarguil- 
lier.'3 et des habitants, ayant représenté « qu'on oroit 
fait entourer l'église dudict lieu d'un mur de quatre 

pieds d'hauteur tant pour obvier aux prophana- 

tions qui se comettoient que pour sf-rvir de cimetière, 
l'ancien estant trop petit pour la paroisse, et aussi 
pour oster aux fidèles ocasion de demander avec trop 
de cupidité et d'ardeur d'estre inhumés dans l'église », 
17](>. — Supplique présentée à l'archevêque de Rouen 
par Guillaume-Nicolas Mouchard, titulaire de la cha- 
pelle de Saint-Martin du Bellay, exposant que cette 
chapelle « est scituée toutte seulle au milieu de la 
campagne à quatre à cinq cent pas de la paroisse dudit 
Bellay, et qu'il y a plus de cent ans que l'on n'y a dit 
la messe, parce qu'estant exposée aux voleurs et aux 
gueux qui courent de [layis en payis, l'on n'oseroit 
laisser aucune décoration à l'autel de ladite chapelle 
ny même le moindre ornement dans un coffre», qu'elle 
menace ruine, et que l'on a été forcé de prendre le 
parti d'acquitter les messes dont elle est chargée dans 
l'église paroissiale, et demandant, pour ces motifs, 
que la chapelle fût abattue et que l'on fit la translation 
du titre dans l'une des chapelles de ladite église, 1718. 
— Certificats d'indigence délivrés par le curé Dos 
Ilayes à plusieurs habitants ruinés par un incendie 
arrivé dans la nuit des 26-27 septembre 1753. 



G. 82 (Liasse.) — -i pièces, papier. 

1723-1781. — Bknniccourt. — Interdiction d' exer- 
cer aucunes fonctions curiales lancée par le Grand 
Vicaire contre le sieur Du Manoir, prêtre, demeurant 
j"! Tripleval, succursale de la paroisse di> Heiinecourt, 
1723. — Bkrvili.e. — Procès-verbal de la reddition 
de compte de la fabrique en présence de Charles-Louis 
Gravet, curé de Neuville-Bosc, ti'nioin .synodal du 
doyenné de Chaumunt, 17S1. — Buiskmont. — Visite 
de l'i'glise <le lii)isemout par le doyen rural de Meu- 
lan, Jean-Miiiii'l obry, et ordonnance sur ieelle, 17iSi. 
— B.ussv-i.'.\ii.i.Kiiiii. — Rr'vocation par le Grand 
Vicaire des pouvoirs préci'demmcnt donnés à Marie 
Dubois, demeurant en la paroisse de Uoissy-l'Ailleric, 
'■ d'enseigner à lire, écrire et faire le.-; ealé-chisnies 
aux lllles dans laditte paroisse », 1711. 



SÉRIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITÉ DE FONTOISE. 



41 



G. 83. (Liasse.) — 5 pièces, papier. 

1670-1788. — BoissY-LE-Bois. — Visite de l'é- 
glise paroissiale de Boissy-le-Bois, mentionnant une 
plainte du curé contre des habitants de la paroisse 
qui causaient du scandale, représentaient les évoques 
et le pape comme « des gens qui trompoient et abu- 
soient le peuple », tenaient des assemblées où l'on se 
rendait de Fresneaux-Montchevreuil, Loconville.Fay, 
Fleury, Fresne-Léguillon, et dans lesquelles « se 11- 
soit la Bible, non obstant les défenses faites au synode 
d'hiver, et à eux signifiées, de lire la Bible, à peine 
d'excommunication » ; citation à comparaître pour 
« porter témoignage en l'information que prétend 
faire le vénérable Promoteur contre certains impies 
qui abusent de la religion et des choses saintes », 
1670. — Requête présentée à l'archevêque de Rouen 
par Etienne Camus, avocat en Parlement, conseiller 
du Roi en l'élection de Magny, y demeurant, pour 
obtenir qu'il fût permis d'exposer dans l'église le Saint- 
Sacrement au désir de la fondation de M™ Jean Gratien 
Foulhon, en son vivant curé de Boissy ; autorisation 
donnée, 1725. — Projet de construction d'une nou- 
velle église : — copie d'une délibération du 9 septembre 
1787, aux termes de laquelle « l'assemblée généralle 
de MM. les curés, anciens marguilllers et marguilliers 
en charge et habitans de la paroisse de Notre-Dame- 
de-Boissy-le-Bois et propriétaires de biens-fonds con- 
voquée et annoncée par trois dimanches consécutifs 
et aujourd'huy tant au prosne qu'au son de la cloche », 
considérant que l'emjilacement actuel de l'église est 
très préjudiciable à la santé des habitans, attendu que 
la nef est enfoncée en terre de trois ou quatre pieds et 
sans jour, et que l'église est en fort mauvais état, 
décide de la reconstruire sur un nouvel emplacement 
que cédera, par voie d'échange, M. Michel de Gous- 
sainville, écuyer, seigneur du lieu; copie de plusieurs 
autres pièces y relatives, de 1787 et 1788. 



G. 84. (Liasse.) — 5 pièces, papier. 

1755-1758. — BouciERS. — Requête adressée par 
« Louise-Barbe Talbot, veuve de M» Jacques Stain- 
ville, maistre particulier des Eaux et forêts de Crossy, 
dame de la seigneurie du Fayol, hameau dépendant de 
la |iaroisse de Boubiers, doyenné de Chaumont », pour 
obtenir niduction de la Ibndation faite dans la ciia- 
pelle du ci];"i!e ,u, le 11 août 1568, par le sieur « Pierre 

SsiNE-ET-OlSU. — SfiniB G 



Formaget », alors seigneur de la terre du Fayel ; ré- 
duction de cette fondation à cinq messes par an, 1755. 
— Ordonnance pour la rétribution du desservant 
chargé de remplir à Boubiers toutes les fonctions cu- 
riales pendant l'absence de M. Delacour, curé de la 
paroisse, « détenu par ordre du Roy », 1758. 

G. 85. (Liasse.) — 9 pièces, papier. 

1631-1745. — BoucoNviLLERS. — R'^parations à 
exécuter au prieuré de Bouconvillers : requête pré- 
sentée à ce sujet par M. Anselme de La Roque, clerc 
du diocèse de Bayeux, disant « qu'ajant esté pourveu 
en commande par Monsieur le révérend abbé du Bec- 
Hellouin, ordre de sainct Benoist, du prieuré simple de 
Sainct-Michel de Bouconvilliers, desdits ordre et dio- 
cèse et [du] vicariat de Pontoise, il luy auroit entre 
autres choses esté enjoinct par les provisions qu'il a 
obtenues dudit seigneur abbé de réparer ou faire ré- 
parer les maisons et lieux dépendans dudit prieuré » ; 
visite des lieux; rapport et ordonnance, 1681. —Re- 
quête de l'abbé de Villeneuve, prieur de Bouconvillers, 
exposant « que ce bénéfice étoit autrefois possédé par 
des religieux bénédictains, qui, de leur cloître, dont 
il reste encore des anciens vestiges, se rendoient à 
leur église par une petite porte qui a été murée, que 
dans cette église, qui forme aujourd'hui la paroisse, 
les prieurs se sont conservés une chapelle qui leur est 
affectée, que la porte murée qui donne sur la cour du 
prieuré conduit directement à cette chapelle, et qu'il 
y avoit lieu par là d'en renouveller l'ouverture » ; — 
autorisation, accordée par le Grand Vicaire, de « faire 
rouvrir laditte baie de porte de manière à ne point 
causer de dommages aux murs de ladite églize », 
1745. 



G. 86. (Liasse.) — 1 pièce, parchemin : 1 pièce, papier. 

1722-1774. — BouRY. — Réduction de la fonda- 
tion indiquée dans le testament olographe de M" Marie 
Jubert, daraedeBoury, en date du 5 octobre 1610, faite 
à la requête de Jean Le Prince, « prêtre, titulaire de 
la chapelle de temps immémorial à la nomination des 
seigneurs de Boury et par eux fondée sous le titre do 
Notre-Dame-de-Pitié et déservie dans l'église parois- 
sialle de Saint-Germain dudit Boury », 17"22. — Foi 
et hommage rendus par M'^" Charles Aubourg, chcvTi- 
lier, seigneur marquis de Boury, chevalier de l'ordre 

6 



42 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



royal et militaire de Saint- Louis et lieutenant au r.^gi- 
ment des Gardes- Françaises du Roi, demeurant à 
Paris, rue d'Orléans, paroisse Saint-Jean-en-Grève, à 
l'archevêque de Rouen, pour « le fief, terre et sei- 
gneurie de Boury, circonstances et dépendances, sci- 
tuée au Vexin-François, coutume de Senlis, bailliage 
et comté de Chaumont, mouvant en plein fief, foy et 
hommage de mon dit seigneur archevêque de Rouen à 
cause de son hôtel archiépiscopal et seigneurial de 
Pontoise, pour ce qui eu rellève seulement », 27 jan- 
vier rm. 



G. 87. (Liasse.) — 6 pièces, papier. 

1572. — XVIirsièele. — Boutencourt. — Requêtes 
présentées à l'archevêque de Rouen et au Grand Vicaire 
de Pontoise par les habitants du hameau de « Pomme- 
reux, parroisse ne Bouttancourt », exposant « quà 
cause d'un droit de demy-dixme qu'ils payent aux 
dames de Saint-Paul-les-Beauvais et qu'elles perçoivent 
sur toutte l'étendue de l-rur territoire k-sdittes dames 
sont tenues envers eux de faire acquitter, eu égard au 
payement de cette dixme, en la ciiapelle de Pomme- 
reux les vespres par chacun jour de samedy et vi- 
gilles les festes de Notre-Dame, et cliacun dimanche 
petite messe avec eau bénitte, pain bénit et prône, en 
chacun jour de Notre-Dame haute messe solennelle et 
vespres, ce qui est repris en une transaction passée 
entre lesdittes dames et le sieur Isambert de La Follie, 
alors curé de Bouttancourt, devant les notaires de 
Beauvais le douze janvier mil cinq cent soixante et 
douze >', mais que depuis plus d'un an les religieuses 
de Saint-Paul ne se conforment pas aux clauses de 
celte transaction, « ce qui les met dans la nécessité 
d'aller à B(juttancijurt » ; ils s'adressent en consé- 
quence à l'autorité ecclésiastique pour qu'injonction 
soit faite aux religieuses de tenir leurs engagements ; 
— copies de la transaction du 12 janvier 15T2 conclue 
entre M'" Isambert de La Follie, curé de Boutencourt, 
ot le procureur des religieuses de l'abbaye de .Saint- 
Paul, par-devant Ktienne Dubos et Adrien de Creton, 
notaire.s à Beauvai.s, et de l'apiirobution donnée à 
cette transaction i>ar Louise do Monceaux, abbesso de 
Notre-Dame de .Saint-I'uul, 11 juin \'il>; — projet 
d'une? ordonnance il lin de jirescrire que « la messe 
l)usne cliaquo dimanclie et la messe iiautu chaque jour 
de (l'-le solennelle de Notre-Dame seront dites et ac- 
quillt'e.s par i-l au dépens de ipii il appiirtii'iidra ». 
Sans date. 



G. 88. (Liasse.) — 8 pièces, papier. 

1588-1783. — Bray-Lu. — Procès-verbal delà 
bénédiction et consécration des cimetière, chapelle, 
et autels de Notre-Dame de Bray, septembre 1588. Il 
est constaté par ce procès-verbal que « Jehan de Les- 
sel3e, par permission divine évesque de Rosse, suf- 
fragand et vicaire général de Monseigneur illustrissime 
prince Charles, cai-dinal de Bourbon, archevesque de 
Rouen », ayant appris que dans le ressort du Vicariat 
de Pontoise se trouvaient plusieurs cimetières, églises 
et chapelles nouvellement construites, qui n'avaient 
pas été consacrées, qu'il en était ainsi de « l'église et 
chappelledeNostre-Damede Bray-soubz-Baudemont », 
se rend en ce lieu, où il arrive le 6 septembre ; — que, 
le lendemain, il procède à la dédicace de l'église, qu'il 
trouve « honorablement bastye, accompaignéede troys 
autelz, sçavoir est l'ung assis au cœur de ladite église 
et les deulxaultres à deulx chappelles qui avoyent esté 
nouvellement bastiez et édiffiéez de neuf par les habi- 
tans, l'une à costé dextre, l'autre à senestre dudit 
cœur » ; — qu'après avoir exhorté le peuple, « qui y 
estoit en fort belle et grande compaignie, tant dudit 
Baudemont que aultres lieux circonvoisins », il a fait 
coniiiaraitre devant lui « M''" Nicolle .\uberge, prêtre, 
curé dudit Bray, André Tiphaigne, tabellion roial, 
procureur et receveur du seigneur de Montenay, tant 
en son nom que comme sti|)ullant pour icellui seigneur, 
nobles hommes Jacques d'Achy, sieur de Luc, Jacques 
de Bonnemain, sieur de Maugarde », et plusieurs pa- 
roissiens, « citoyens », et habitants de Bray, et qu'il 
leur a demandé « s'ilz ont pas une aultre église et par- 
roisse audit Bray » ; que tous lui ont affirmé « qu'ils 
ont de tout tcni]. s et antiquité une autre église pour 
leur principalle parroisse, fondée de Notre-Dame, as- 
si/e dans les conlinz et mectes dudict Bray, lieu dit 
de Luc, qui est de toute anti(iuité la principalle et vraye 
paroisse dudict Bi'ay », que, s'ils demandent la consé- 
cration de la nouvelle chapelle, ce n'est pas pour dé- 
laisser leur principale paroisse, ni pour iiorter préju- 
dice aux droits du curé, mais (lour obvier à certains 
inconvi'nienls, iu)tamment « poui- ce qu'en tems l'as- 
clienlx de pluye et aultres fascheulx temps, i)ar des- 
bordcnicnlz d'eaux, lesdits habitans th} Bray sont 
orditiaiicnicnt frustrés de pouvoir aller ouyr la sainote 
messe (Il Inir dicte parroisse de? Nostre-Dame de Luc, 
à raison du mauvais chemin qu'il y a entre ledict lieu 
(le Bray et ladicto église de Luc, (jui est fort fascheulx 
et maroscaguux, leur estant de plus souvent du néces- 



SÉRIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITÉ DE PONTOISE. 



43 



site d'aller par les batteaux ». — Sentence du Grand 
Vicaire de Pontoise, mettant fin à une contestation 
survenue entre Messire Henri de Mornay, chevalier, 
seigneur de Lu, d'une part, et Messire Augustin Vau- 
tier, curé de Bray-et-Lù, aux termes de laquelle, après 
enquête faite sur les lieux par M'" Charles Bornât, vice- 
gérent, sur les différents faits articulés par les parties, 
notamment « que l'église et paroisse de Lu est plus de 
trois cens années et si ancienne que l'on n'en voit point 
la fondation et conséquemment beaucoup plus ancienne 
que celle de Bray, qui n'a été bâtie que depuis cent six- 
vingt ans, par les fondations des sieurs Thyphène, qui 
ne se sont établis audit Bray que depuis cent cinquante 
ans ou environ, « il estdécidé que le curé de Bray-et- 
Lù « se transportera de trois dimanches l'un dans 
l'église de Lu pour y célébrer la grand'messe et faire 
eau bénite et pain bénit et faire les fonctions curiales, 
ainsi qu'il a été fait par le passé, sauf néanmoins les 
festes triples de la première classe dans lesquelles le 
service se fera dans l'église de Bray », 25 mai 1686 ; 
— autre sentence du même dans la même affaire contre 
M''^ Pellerin Vaultier, curé de Bray-Lû, qui s'était 
« vanté que Monseigneur l'Archevêque de Rouen luy 
avoit deffendu d'exécuter la sentence du 25 mai der- 
nier », 1" mars 1687. — Requête dans laquelle Ni- 
colas Dieul, seigneur de Lu, « ayant acquis la terre et 
seigneurie de Lii 4epuis quelques années », expose 
que l'église de Notre-Dame de Lu, qui a a été pendant 
plus de six cens ans la seulle église parroissialle des 
habitants de Lu et de Bray », ayant été interdite par 
une ordonnance de l'archevêque de Rouen en date du 
29 octobre 1710, à raison du mauvais état dans lequel 
elle se trouvait, a été depuis réparée, tant par les 
soins de Henri de Mornay que par les siens, et de- 
mande en conséquence que « le saint sacrement soit 
remis et déposé jour et nuit dans le tabernacle de l'é- 
glise parroissialle de Notre-Dame de Lu » ; — autre 
requête du môme au sujet des réparations à faire aux 
murs du cimetière et de la cession de certaines parties 
de ce cimetière, qui sera rendu ainsi « plus quarré et 
plus régulier » ; — enquête et sentence y relatives, 
1783. 



G. 89. (Liasse.) — 6 pièces, pnpier. 

1663-1778. — Bréançon. — Permission d'établir 
une chapelle, accordée, sur sa demande, à Messire 
« Gédéon de Mire, chevalier, seigneur de Lalaire, pa- 
roisse de Briensson, y demeurant », 1003. — État des 



biens appartenant à la fabrique de l'église parrois- 
siale deSaint-Grépin et Saint-Crépinien de Bréançon, 
16 septembre 1691. —Reconstruction et bénédiction 
de la chapelle se trouvant « dans le hameau du Rho- 
nel, parroisse de Bréançon, doyenné de Meulan », aux 
frais et à la requête de dom Charles-François-Joseph 
Sangnier, bénédictin de la congrégation de Saint- 
Maur, prieur du prieuré simple et régulier de « Saint- 
Nicolas du Rhônel et de la Madeleine du Riiel, son 
annexe », 1778. 

G. 90. (Liasse.) — 2 pièces, papier. 

1726-1752.— Brignancourt. — Procès-verbal 
de visite par le Grand Vicaire du presbytère de Bri- 
gnancourt, à la requête du curé de la paroisse 
M' Pierre Gringore, à fin de « par accord parvenir à 
faire faire les réparations qui y sont nécessaires » ; il 
est constaté que, si l'on néglige de faire incessamment 
ces réparations, « il y a lieu de croire que tout le pres- 
bytère, qui déjà n'est presque plus habitable, tombera 
en ruine », 11 juin 1726. — Réduction, sur la demande 
du curé Prévost et des marguilliers de l'église de 
Brignancourt, de la fondation faite par Barbe Duplis, 
dans son testament du 24 juin 1694, déposé chez 
M" Charles-François Fredin, notaire, à Pontoise, 1752. 

G. 91. (Liasse.) — 7 pièces, papier. 

1656-1702. — Brueil. — Supplique présentée 
par Messire Jean de Vion, chevalier, seigneur d'Oin- 
ville et de Brueil en partie, conseiller, maître d'hôtel 
du Roi et gentilhomme ordinaire de sa maison, di- 
sant « que, par un pieux dessein, il seroit dans la 
volonté de faire bastir et construire une chapelle dans 
le cimetière et attenant le chœur de l'église dudict 
Brueil, pour l'ornement et embellissement d'icelle, du 
costé droit », et demandant l'autorisation de ce faire, 
1656 ; _ enquête et procès-verbal. — Règlement des 
messes à célébrer dans l'église de Brueil en la cha- 
pelle fondée par le seigneur d'Oinville, 1682. — Re- 
quête du curé Jean Ilavard, remontrant que « l'ado- 
ration du Saint-Sacrement estant establie en la pa- 
roisse », qui se compose de plus de 200 communiants, 
où il y a un vicaire « fondé à perpétuité » et un clerc 
pour instruire la jeunesse, il désire fonder « tous les 
premiers jeudis de cliaque mois une messe et salut 
avec exposition du saint sacrement et un salut le jour 



44 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



de saint Denis, patron dudit Brueil ; — ordonnance du 
Grand Vicaire au sujet de cette fondation, 1702. 

G. 92. (Liasse.) — 2 pièces, papier. 

1757. — BcHY. — Ordonnance du Grand Vicaire 
transférant à la date du 20 juin la célébration de la 
fête de saint Saturnin, patron de la paroisse, fixée 
jusque-là au 29 novembre, sur la représentation faite 
par le curé, M. Mauduit, « que cette teste étant solen- 
nellement célébrée dans cette paroisse, il est très 
difficile de faire observer aux liabitaus la régularité du 
jeûne qui arrive ce jour-là », 11 juin 1757. 



G. 93. (Liasie.) — 11 pièces, papier. 

1686-1770. — Cergy. — Requête présentée à 
l'archevêque de Rouen par « les manans et habitans 
du hameau de Han, de la paroisse de Cergis », expo- 
sant que « les continuels périls et dangers augmentant 
tous les jours à cause de la rivièrre d'Oise, qui sépare 
le hameau de Han d'avec ladite paroisse de Cergis, ils 
sont obligés de reprendre le mesrae dessein qu'on 
avoit eu autrefois de distraire ce hameau de ladite 
paroisse, et de le mettre et incorporer en celle d'É- 
ragny, qui est la plus voisine du hameau » ; — en- 
quête ; — permission donnée par l'archevêque de Paris 
à l'archevêque de Rouen et à son officiai de faire sur 
le territoire du diocèse de Paris les actes de procédure 
nécessaires en vue de la distraction projetée, 1G8G. — 
Procès-verbal de visite de la chapelle de Sainte-Apol- 
line du Hazay, 1738. — Requête du Promoteur et or- 
donnance de rOfficial portant qu'il sera fait injonction 
au curé de Cergy de no publier l'ouverture du jubilé 
qup pour le jour indiqué par l'archevêque de Rouen, 
1770. 



0. 9<. (Lia«gf .) — 2 pièces, papier. 

1745-1780. — C11A.MI10HS. — Procès-verbal de vi- 
site de la chapelle domestique du chûteau de Cham- 
bors, « située à l'aille du chûteau du costé du parc, au 
premier », con.slruile par M. de La IJoissière, seigneur 
de la paroisse ; coniniission délivrée au doyen de 
Cliauniont par le Grand Vicaire pour faire en sa place 
la bénéiliction île Indile chapi'llc, oii il sera « iicrniis 
de célébrer la messe basse par un prêlro aiiprouvé 



dans le diocèse, pourveu que ce ne soit point à l'heure 
de la grande messe de paroisse ny les jours de testes 
annuelles et du patron de ladite parroisse, qu'il ne s'y 
face point aucune bénédiction d'eau béniste ny de pain 
bénist, et qu'il ne s'y passe rien qui puisse intéresser 
le droit curial », 1745. — Bénédiction du « cimetière 
neuf», dont le terrain « a été accordé par Monsieur 
le comte de Ghambors, seigneur dudit lieu, selon l'acte 
porté sur le livre des délibérations de cette paroisse en 
date du cinq de décembre mil sept cent soixante dix- 
neuf », et qui a été « fermé des bienfaits de madame 
la marquise de Ghambors », 1780. 

G. 95. (Liasse.) — 10 pièces, papiev. 

1652-1780. — GiiARS. — Accord conclu, en pré- 
sence de Ms"' le duc de Luynes, pair de France, sei- 
gneur baron de Chars , entre les membres de la 
confrérie du Saint-Sacrement érigée en l'église de 
Saint-Sulpice de Chars , d'une part , et M" Denis 
Pasquier, curé de la paroisse, d'autre part, d'où il 
résulte que, pour terminer tout différend, les confrères 
déclarent se soumettre aux règlements énoncés dans 
l'acte, 14 février 1652. — Défense par le conseiller du 
Roi, président lieutenant général civil et criminel au 
bailliage de Pontoise, aux habitants de la paroisse de 
Chars de « faire la feste de la translation de Saint- 
Sulpice le 27 aoust de la présente année 1715 ny de 
requérir le sieur curé d'en solenniser la feste ledit 
jour, l'ayant faitte le 17 janvier dernier, à peine de 
trente livres d'amende contre chacun contrevenant », 
i'3 août 1715. — Requête du curé Denis- Antoine Pons, 
exposant que, « deimis peu certains habitans de ladite 
liaroisse, au mépris des ordonnances de Monseigneur 
l'archevêque de Rouen au sujet de la sonnerie, conti- 
nuent de troubler le service divin en sonnant d'une 
manière désordonnée », ce qui, outre les autres incon- 
vi'nionts, était fort dangereux, attendu que, « se met- 
tant quatre à une cloche qu'un enfant do dix ans sone- 
roit, un toni'ilion pouroit casser ou sortir par un 
.sursaut de sa place, ci; qui causeroit, outre la fraction 
de ladite cloche, la mort à plusieurs », et demandant 
que, pour remédier à cet état de choses, il iilùt au 
(irand Vicaire de renouveler les défenses i)ortées à 
l'occasion do la sonnerie des cloches, en ajoutant 
" (ju'on ne sonnera plus les cloches aux processions 

qui se font autour de l'églisf.' tous les dimanches , 

(jue le suppliant nommera tel nombre de soneiirs (lu'il 
avisera bon être, et [qu'il seiiij fait dellence à tt)U8 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



45 



autres habitans de sonner » ; ordonnance du Grand 
Vicaire, 1746. — Ordonnance du Grand Vicaire à la 
suite de la visite par lui laite de l'église paroissiale de 
Chars : il est prescrit, notamment, de rendre dans les 
délais réglementaires, les comptes de la fabrique et 
ceux de la confrérie du Saint Sacrement, d'acheter un 
« livre relié », sur lequel on inscrira les élections des 
marguilliers et les délibérations de la fabrique, de 
détruire le porche par lequel on entre dans l'église, 
etc., 13 mai 1758. — Requête des habitants de la pa- 
roisse de Chars, exposant « que leur église est une des 
plus belles du Vexin, qu'on vient de faire une dépense 
de 15.000 livres pour la réparer, qu'il y a une tour 
superbe, dans laquelle sont les cloches et l'horloge, le 
tout d'une architecture magnifique, mais [que] ce beau 
monument se trouve resseré et concentré par les murs 
de certaines masures, jardins et terrasses, de sorte 
qu'on a peine à en faire le tour », que, d'autre part, ils 
n'ont pas de cimetière convenable, que les corps « de 
leurs ancestres » sont enterrés dans a les petits espaces 
qui se trouvent au pour-tour de laditte église », ce 
qui, joint à divers éboulements ayant produit « des 
amats de terre et d'immondices qui ont couverts une 
partie des murs extérieurs de laditte église », cause 
une grande humidité, « préjudiciable à ce beau vais- 
seau et pernitieuse à la santé des habitans », et de- 
mandant : 1° qu'un échange conclu par eux, pour leur 
permettre d'agrandir le cimetière et d'isoler l'église, 
fût approuvé ; 2° qu'ils fussent autorisés à enlever les 
terres qui se trouvent autour de l'église ; — informa- 
tion et enciuète ; — ordonnance du 8 juin 1779 ; — 
bénédiction du terrain destiné à agrandir le cimetière, 
1780. 



G. 96. (Liasse.) — IC [)ièces, j>ai)ipr. 

1688-1706. — Bercagny. — Contestation entre 
« les habitants en commun du village de Bercagny, 
dépendant do la paroisse de Chars », d'une part, et 
M''" Ra|)ha<U Besson, curé de Chars, d'autre part, nu 
sujet de la célébration du culte à Bercagny. Visite de 
la chapelle de Bercagny, en vertu d'une commission 
de l'archevêque de Rouen du 14 aoiit 1688 : la chapelle 
« est composée d'un clocher assez bien entretenu, 
dans lequel il y a deux petites cloches », de deux 
petites '( chapelles », etc., 18 août 1688; — supplique 
présentée à l'archevéqu» do Rouen [>ar les habitants 
de Bercagny, lui exposant que M" Raphaël Besson, 
curé de Chars, « estoit refusant de restablir et com- 



mettre un prestre capable et approuvé pour résider 
audit Bercagny et faire la desserte de la chapelle dudit 
lieu. . . selon qu'il avoit esté faict et observé de temps 
immémorial jusques à la promotion dudit Besson en la- 
dite cure de Chars, qui fut en l'année 1678, depuis 
lequel temps il s'estoit emparé du revenu temporel et 
des titres et papiers de ladite chapelle, faisant seule- 
ment dire une partie des messes de fondation par des 
prestres inconnuz et amovibles, sans autre secours 
spirituel pour lesdis habitans, dont il est arrivé beau- 
coup d'inconvéniens de personnes et enffans mortz 
sans sacremens ny assistance pastorale », 21 août 
1688 ; — enquête ; — visite, en 1691, de la chapelle de 
Bercagny par le curé de Vigny, doyen de Meulan : elle 
consiste « en un chœur bâti de pierre de taille, aux 
deux cotez duquel" il y a deux chappelles avec deux 
autels de pierre : celle qui est à costé droit de l'épître 
est la chappelle de la Vierge ; l'autre chapelle qui est de 
l'autre côté est la chapelle de Sainte-Anne » ; le chœur 
a 15 pieds de long sur 9 de large, il est séparé du 
« Sancia Sanclorujn » par un balustre de bois ; on y 
voit un rétable de pierre, des images « de pierre 
peinte » ; sur le maître autel se trouvent une croix 
« qui sert à porter aux processions, qui est de bois 
couvert de cuivre émaillé », et, aux deux côtés, deux 
chandeliers de cuivre, « au pied desquels est écrit en 
lettres gothiques : Pierre Fourmentin l'ainé demeurant 
à Paris a donné ce chandelier à l'honneur Dieu et de 
sainct Jacques à la chappelle de Bercagny-le-Fran- 
çois » ; dans la sacristie existent encore « deux au- 
tres chandeliers de cuivre, autour desquels est écrit : 
Pierre Fourmentin l'aîné, maître rôtisseur à Paris, 
a donné ces deux chandeliers à la chapelle de saint 
Jacques de Bercagny-le-Frânçois , pour servir 
Dieu et la Vierge Marie , l'an mil quatre cens 
quatre-vingt-treize », onze livres, dont « le pre- 
mier est un ancien missel en lettres gothiques à l'usage 
du diocèse de Roiien, sur la couverture duquel au- 
dedans sont inscripts neuf baptêmes faicts en laditte 
église es années 1592, 1593, 1594, 1595 », le second est 
aussi un missel de 1604, acheté en 1606, « estant lors 
vicaire de laditte église M» Jacques de Lavoy, ainsi 
qu'il paroist sur le premier feuillet, en partie déchiré, 
sur lequel même est le baptême d'une des cloches de 
laditte église de Bercagny faict en l'année 1619 ; sur 
le second feuillet recto sont inscrits (juatre mariages 
faicts les quatorzième jours de novembre, vingts- 
deuxième jour de janvier, vingts-neuvième octobre et 
neuvième de septembre les années estans mangez par 
les rats » ; sur ce missel sont inscrites les fondations, 



46 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



entre autres « une prière pour Pierre Fourraentin et 
Gillette Flich.v, sa femme » ; d(^positions de Louis Col- 
lantier, chirurgien à Corameny, âgé de 78 ans, qui 
déclare sous la foi du serment, que « de tout temps de 
sa connoissance il a veu des prestres déservir laditte 
chappelle et j' faire des fonctions curialles », de Fran- 
çois Dubray, manouvrier, au Bellay, âgé de 12 ans, de 
Claude Foubert, manouvrier à Moussy, âgé de 59 ans ; 
état du presbytère ; état du hameau de Bercagny, qui 
« est composé de neuf maisons habitées et de six qui 
sont vaccantes » ; constatation, à la requête du curé de 
Chars, que l'on n'a pas trouvé, dans l'église de chaire à 
prêcher, et, dans le hameau, de cimetière ; — procès- 
Terbal de mpsurage du chemin de Bercagny à Chars, 
dressé par Pierre Ladoubée, mesureur ordinaire au 
comté de Chaumont et de Magny ; « les distances 
jointes ensemble depuis le portail de l'église de Chars 
à celuy de Bercagny par le chemin où l'on conduit les 
morts de Bercagny à Chars se montent en total à la 
quantité de deux mil cent quarante-un pas géomé- 
triques à raison de cinq pieds pour pas, et ainsi que 
rapporte Abraham de Launay en sa deuxième partie 
d'arithmétique, second chapitre, de l'arpentage, par- 
lant de la différence des mesures, et dit qu'une lieùe 
françoise doit contenir deux mil pas, une lieue com- 
mune deux mil six cens soixante six pas géométriques 
à raison de cinq pieds, partant l'on doit tenir pour 
certain, que la distance du chemin d'entre l'église de 
Chars et celle de Bercagny ce consiste en une li( ùe 
commune moins 1/5 » ; — sentence de l'archevêque de 
Rouen aux termes de laijuelle « il est permis aux 
habitans de Bercagny d'avoir un prestre sur le lieu 
pour cél'^brer la messe dans ladite église ou chapelle, 
lequel sera payé du revenu annexé à ladite église ou 
chapelle ou aux dépens de qui il apartient, sauf à 
prononcer sur la contestation si ladite église ou cha- 
pelle est succursalle ou si elle ne l'est pas », 4 juin 
1693. — Compte ren<iu par Antoine Flicliy, laboureur 
à Bercagny, tant on qualité de marguiilier do la fa- 
brique de Saint-Jacques de Bercagny que comme 
fermier de la fabrique, nofi. 



(i. 97. (Liasx-, ) — Il pièces, papier. 

1783-1790. — Nouvelles instances par les habi- 
tant» de Bercagny « j)our obtenir iiii jinHre résident 
en leur linnii-au, qui dcs)!ervir.'iit leur église et exerce- 
rait à leur éganl touli-s b.'s fonctions curiales w ; — 
visite de la chapelle de Bercagny ; — conclusions du 



Promoteur ; — ordonnance définitive, aux termes de 
laquelle l'église Saint-Jacques et Saint-Christophe de 
Bercagny est reconnue succursale de la paroisse de 
Chars, 1784. — Bénédiction du cimetière de « la pa- 
roisse de Bercagny », 19 avi'il 1784. — Certificat des 
habitants de la succursale de Bercagny, attestant que 
« M. Tinturier, déservant de notre paroisse depuis 
plus de six ans, n'est point un joueurs, un ivrogne, un 
libertin, un homme scandaleux, comme méchament 
on a voulu le faire accroire à Son Éminence Ms"^ le 
cardinal archevêque de Rouen... et qu'ils aiment cet 
ecclésiastique pour la douceur et l'honnêteté de son 
caractère », 1790. 



G. 98. (Liasse.) — 27 pièces, papier. 

1146-1786. — Chaumont. — Saint- Martin. 
— Bénédiction par le vicaire général de l'archevêque 
de Rouen de l'autel et chapelle de l'église Saint-Martin 
de Chaumont, 1588. — Saint- Jean-Dapiiste. — 
Procès-verbal de la translation dans l'église Saint- 
Jean-Baptiste de la châsse contenant les reliques de 
sainte Fortunée, vierge et martyre, apportées du 
couvent de Saint-Antoine du tiers-ordre de Saint- 
François, situé dans l'étendue de la paroisse de Notre- 
Dame de Laillerie, décembre 1774. — Lettre adressée 
au Grand Vicaire de Pontoise par M™ Aimé, curé de 
Saint-Jean-Baptiste, au sujet de la réunion projetée 
des deux cures de Chaumont, 24 octobre 1786. — 
Exemption et prieuré de Saint-Pierre. — Titres 
concernant le « vicaire général de l'exemption du 
prieuré royal de Saint-Pierre de Chaumont -en- 
Vexin » : — réparations à faire tant à l'église qu'aux 
bâtiments du prieuré ; sentence du Grand Vicaire de 
Pontoise, sur reiiuête de M™ Henri le Jay, prieur 
commendataire, prescrivant que pendant trois années 
consécutives il sera employé sur les revenus du 
jirieuré jusqu'à concurrence de 1.000 livres pour les 
réparations à exécuter, ainsi qu'une somme de 100 
livres pour achat d'ornements, 1()3."); — autres répa- 
rations à faire et pouvoirs donnés à lin d'en assurer 
l'exécution par M'" Claude Dreux, chanoine et grand 
archidiacre de Paris, « i)rieur commendataire ou 
jiourvu en conimendo du piieuré simple de Chaumont, 
ordre de Saiiit-Benoist », 161(7 ; — requête adressée 
par Lazare Broussel, chanoine de l'église de Paris, 
lirieur commendataire, réci'niment pourvu « par la 
résignation do M" Jehan Baptiste l'ellot, â condition 
du bailler cauliun pour les réparations ù faire audit 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



47 



prieuré » ; procès-verbal de visite et sentence du 31 
décembre 1638; — copie de différents titres des xii"- 
xvii° siècles se rapportant pour la plupart aux privi- 
lèges de Chaumont : copie et traduction d'une charte 
de Hugues, archevêque de Rouen, confirmant à l'ab- 
baye de Saint-Denis tous les droits et immunités qui 
lui appartenaient en diverses églises : « ecclesiœ autem 
simt istœ : in Vulcassino, ecclesia Sancti Pétri de 
Calvo nionie, cum tribus sïbi adjacenlibus capellls, 
scilicel sanctœ Mariœ, sancti Johannis et ecclesia de 
Caitlieris >), llST; — copie d'une lettre roj'ale, sans 
date et terminée par la formule Valete, ainsi conçue : 
Ludovicus, Dei gratia rex Francorum et diix Aqid- 
tanorian, abbali Calvimnntis ecclesiœ^ omnibus lam 
clericis quam laicis, salute.m et gratîam. Mandamiis 
vobis et authoritate regia prohibemus ut contra 
antiquam ecclesiœ vestrœ dig^iitatem archiepiscofo 
Rolhomagensi vel ministris suis millalenus obediatis 
. . quod si ffccritis, iram nmjestutis nosirœ vos 
incurrere ne dubUelis » ; — copie d'un di[ilôme, d'une 
aulhencité douteuse, du roi Louis Vil, daté de l'année 
1146, par lequel la possession de l'abbaye de Saint- 
Pierre de Chaumont est confirmée à l'abbaye de Saint- 
Denis : « çommunicalo cum palatinis nostris consUio 
ad ipsiim sanctlssimoruni marlyrum baziliciim (sic, 
tani pro salule nostra quam pro remédia anirnœ 
genitoris nostrl régis serenissimi Ludovici, regni 
administratione, conjugis et. . . conserratione, abba- 
iiam sancti Pétri de Calcomonte cum omnibus ap- 
pendiciis suis, quam nos et antecessores nostri longuo 
tempore in dominicatura habueramns, libère et 
quiele in perpctuum possidendum (sic) sicul libère 
habebamus conlulimus et conferendo confinnanus 
per hanc aidhorUalis nostrœ paginant facientes » ; 
« copie d'un arrest de la cour de Parlement portant 
qu'en un prieuré exempt de la juridiction spiritu'dlo de 
l'ordinaire le prieur a tout droit de l'y exercer par son 
grand-vicaire et son officiai, même pour la publication 
du jubilé et indiction des stations », février 1654; — 
mandement du vicaire général et officiai de l'exemp- 
tion de Chaumont « immédiate au Saint-Siège », 
M'" Pierre-Antoine de Lange, qui ordonne que le Te 
Deum sera chanté en action de grâces des diflTi'rents 
avantages remportés par les troupes du Rui sur 
l'armée ennemie commandée par le prince Ferdinand 
de Brunswick : « La victoire accoutumée depuis si 
longtemps à ne prodiguer ses faveurs qu'aux armes 
françoLscs sembloit avoir méconnu nos drapeaux. 
Nous empescliions l'ennemi d ; triompher, il est vrai, 
mais nos troupes assemblées contre lui, ne se signa- 



loient par aucuns faits éclatans. Nos crimes avoient 
élevé enti'e le ciel et nous une barrière que les miséri- 
cordes du Tout-Puissant courroucé sembloient ne 
pouvoir franchir », 11 avril 1761 ; — permission 
donnée par M™ Pierre-Antoine de Lange au P. Moli- 
tor. Récollet de Chaumont, d'entendre les confessions 
et de prêcher dans le ressort de l'exemption de Chau- 
mont, 1762 ; — mandement pour la paix, 6 juillet 
1763. — Défense aux religieux de la communauté des 
Récollets de Chaumont d'entendre les confessions 
d'aucune personne, 9 février 1764; — correspondance 
entre W« de l'Ange de Grandmaison, docteur en 
théologie et curé de Saint-Jean de Chaumont, et 
M. l'abbé de Brouains, prieur commendataire de Saint- 
Pierre; il y est dit : « qu'à M. l'abbé de Brouains, 
actuellement prieur commendataire, ainsi qu'à MM. ses 
prédécesseurs a toujours appartenu jusqu'ici toute 
jurisdiction spirituelle dans l'étendue de l'exemption », 
que M. l'abbé de Brouains verrait sans peine réunir 
l'exemption de Chaumont à l'archevêché de Rouen, 
qu'une transaction pourrait intervenir à ce sujet entre 
les parties intéressées : « Je vous prie, Monsieur, de 
dire à M. l'Archevesque que je ferai tout ce qu'il dé- 
sirera pour réunir à l'ordinaire cette petite portion 
d'autorité spirituelle ; ce seroit un grand bien que 
toutes les exemptions fussent détruit tes », 1766. 



G. 99. (Liasse.) — 16 pièces, papier. 

1640 - 1774. — Caillouei, Laillerie, Saint-Brice. 
— Bénédiction de l'église de Caillouet. récemment 
construite « intra mêlas parrochiœ Sancti Joannis 
Baptiste de Calvo monte v, 1640. — Fragment d'une 
copie informe de plusieurs titres anciens concernant 
l'église et le prieuré de Laillerie. — État des répara- 
tions à faire en la maison du prieuré de Notre-Dame 
de Laillerie, dont était i)0urvu Claude de Précelles, 
docteur de Sorbonne, prêtre du diocèse de Noyon, 
prieur, 1707-1708. — Requête adressée par Jean 
Dubusc, curé de Notre-Dame de Laillerie, à un de 
léd action de fondations ; état des fondations de l'église 
paroissiale de Notre-Dame de Laillerie : fondations de 
M'" Pierre Le Franc, en son vivant cnn'', de M"' Claude 
Poilet, prêtre, de François Le Sueur, élu de ('haumoiit, 
de M'" Jean-Marie, curé du lieu, de M™ Antoine Mau- 
temps, prêtre, de Marguerite Jacques, d'.Vntoine de La 
Porte, et autres, 1710. — Demande présentée au Grand 
Vicaire par Jac(iues-.\ndré Du Pille, chevalier, baron de 
Labosse, à fin d'être autorisé à transférer au château de 



48 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



Bertichères, en un lieu décent, l'ancienne chapelle 
. scituée dans l'enclos du jardin, éloignée du cliasteau, 
exposée à estre volée et incomode pour les prestres 
qui y célèbrent la messe » ; bénédiction de la chapelle, 
1702. _ Translation dans l'église de Laillerie d'un 
reliquaire « en forme de buste représentant sainte 
Fortunée, dans lequel buste doré est renfermé un 
ossement dit vertèbre qui a été tiré du col de sainte 
Fortunée et renfermée dans ledit buste, qui se voit par 
le moyen d'un cristal qui ferme ledit reliquaire », 
apporté du couvent de Saint- Antoine du tiers-ordre de 
Saint-François sis en la paroisse de Laillerie, ll'i. — 
Décret d'union de la cure de Saint-Brice au « couvent 
de Notre-Dame de Bonne-Espérance de Caillouet-lez- 
Chaumont ordre de la très sainte Trinité et rédemp- 
tion des captifs », 1655. — Démission de la cure de 
Saint-Brice par le P. Jacques Pottiquet, « ne pouvant 
plus faire les fonctions de curé à cause de son âge », 
et élection du P. Benoit Jorel pour le remplacer, 1610 
— Règlement pour le curé de Caillouet, 1673. — 
Élection par le chapitre du couvent des Trinitaires 
de Caillouet du P. Victor Le Beau, religieux profès, 
pour administrer la cure de Caillouet, 1685. 

G. 100. (Liasse.) — 10 pièces, papier. 

1722-1780. — CiiAussY. — Requête adressée au 
Grand Vicaire par les curé, vicaire, syndic et habitants 
delà paroisse de Chaussy, représentant que, « désirant 
marcher sur les traces de leurs pères, qui ont depuis 
un temps immémorial célébré la mémoire du bienheu- 
reux saint Ansbert, archevesque de- RouGn, seigneur 
et originaire dudit Chaussy, ils auroient envers ce 
saint la même dévotion », et demandant, en consé- 
quence, qu'il leur fut permis de célébrer cette fôte « au 
plus prochain dimanche de sa translation, qui se trouve 
l'onzième jour de may »; autorisation; 1722. — Appro- 
bation de la chapelle du château de Villarceaux et au- 
tori.sation à M. Du Tillet d'y faire célébrer la messe, 
1759; renouvellement de ladite autorisation, noS. — 
Translation, à la requête de M" Joseph-Gabriel Crestin, 
grand vicaire de Nancy, pourvu en 1771) « du prieuré 
de .Saint-Jean Baptiste du petit Tiron, situé dans l'éten- 
due de la paroi.sse de Chaussy en Vexin, dépondant de 
l'abbaye de Tiron », du titre de ce prieuré en la cha- 
pelle de la Vierge de l'église de Chaussy, }7.sn. 

Ci. 101. (Linui>.) — 7 picco», papier. 
1080- 1700. — CoMMKNV. — statuts de la confrérie 



« establie de temps immémorial et érigée en l'église 
parroissialle de Saint-Martin de Commeny en l'hon- 
neur du Saint-Esprit » approuvés par le Grand Vicaire 
de Pontoise, 1680. — Ordonnance du Grand Vicaire 
pour la manière de distribuer le blé donné et fondé 
pour les pauvres, sur la représentation à lui faite qu'il 
« se fait tous les ans en la paroisse de Commeny en 
Vexin, doyenné deMagny, par le bastonnier de la con- 
fi'airie du Saint-Esprit, le landemain de la Pentecoste, 
une distribution de onze septiers de bled, qui se conver- 
tissent en miches de pain de la pesanteur d'une livre 
qui se donnoient à tous venants, laquelle distribution, 
dans une année aussj' fâcheuse, prive les pauvres de 
laditte paroisse d'un secours qui doit leurs estre plus 
spécialement destiné et duquel ils ne profitent que 
comme toutes les personnes de tous les lieux circon- 
voisins, qui sans besoing le reçoivent et vont aux ca- 
barets dudit lieu, où cette distribution attire des 
réjouissances souvent suivies de batteries et autres 
indécences, dont il est avantageux d'éviter les suittes 
préjudiciables », 6 mai 1741. — Règlement pour l'ac- 
quit des messes de fondation en la paroisse de Com- 
meny, 7 décembre 1741. — Visite et bénédiction de 
« la chapelle particulière et domestique construite à 
Commeny dans le château de M. Duquenoy, conseiller 
secrétaire du Roy, maison et couronne de France et 
de ses finances, receveur général des finances de la 
Généralité de Montauban, seigneur de Moussy », 1746. 
— Visite de ladite chapelle en 1766. 



. 0. in2. (Liasse.) — 9 pièces, papier. 

1726-1788. — CoNDÉCOURT. — Bénédiction df 
chapelle du château de Villette, paroisse de Condé- 
court, à la requête de Pierre Cousin, chevalier, conseil- 
ler du Roi, seigneur de Condécourt, Villette et autres 
lieux, 1726. — Requête adressée au lieutenant général 
du bailliag(î de Mmilan par l'archovêque do Rouen et 
le Grand \icaii'e de Pontoise relativement au <> droit 
de déport en la pr(''senti! année sui- la euro do Condé- 
court ", 1730. — Visite par le doyen rural de Moulan, 
Jean-Michel Obry, de l'église et paroisse de Coudé» 
court, et ordonnance sur icelle, 1781. — Requête du 
curé et du marguillior en charge au sujet de l'accep- 
tation d'un legs fait â l'église ot fabriiiiio par le sieur 
Piorrc! Cotrot, bourgeois, demeurant à .Montmirail-on- 
Brie, 1788; suite donnée à l'allaire. — Mémoires au 
sujet de la diiuo de Condécourt « possédée sçavoir un 
sixième p.u- M' l'évêque d'Autun, comme abbé du 



SÉRIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITÉ DE PONTOISE. 



49 



Bec, un sixième par le curé au moïeu de l'abandon 
fait à son prédécesseur, le 4 octobre mO, par le sémi- 
naire de Saint-Charles de Chartres, les deux autres 
tiers restans par le seigneur de la paroisse, qui pré- 
tend que c'est à titre d'iiiféodation » ; postérieurs au 
6 mars 1187. 



G. 103. (Liasse.) — 4 pièces, papier. 

1661-1773. — Cormeilles-en-Vexin. — Requête 
du curé Marc-Antoine Villot, au sujet des réparations à 
faire au presbytère, « qui n'est pas logeable », et de la 
construction d'une grange, « qui luy est absolument 
nécessaire pour enfermer ses grains », 1681. — Con- 
vention entre le curé et les paroissiens pour une mai- 
son à occuper par le curé, nOO. — Courcelles-sur- 
ViosNE. — Visite par le Grand Vicaire de la chapelle 
du château de Courcelles-sur-Viosne, et permission 
donnée par lui à M. d'A.chery, seigneur du lieu, d'y 
faire célébrer la messe par un prêtre approuvé, 1773. 
— CouRCELLES-LÈs-GisoRS. — Rcquéte du curé de 
l'église paroissiale de Notre-Dame de « Corcelles », 
M. Louis Desmarès, pour obtenir « l'érection et esta- 
blissement d'une saincte et dévote confrérie et société 
soubs le nom et tiltre et invocation de la glorieuse 
Assomption de la saincte mère de Dieu, pour en icelle 
louer et glorifier Dieu et luy rendre actions de grâces » ; 
autorisation donnée par le Grand Vicaire le 8 mars 
1661. 



G. 104. (Liasse.) — 2 pièces, papier, 

1664-1705. — DÉLiNcouRT. — Établissement et 
approbation de la chapelle « d'Aigremont, paroisse de 
Délincourt », 1664. — Drocourt. — Acte d'assemblée 
des habitants de la paroisse de Drocourt, assistés du 
curé Jean Roynez, « pour recevoir et arrester pour 
nostre clerc et maistre d'écolle Antoine Le Moyne, qui 
est envoyé de la part de M'' le Grande Vicaire de Pon- 
toize, luy en aïant demandez un dans sa visite ; et, 
pour luy faire sa condition afin qu'il puise vivre et 
subsister, nous sommes obligez de luy paier tous les 
ans, tant qu'il sera clerc audit Drocourt, suivantjios 
facultez et le mémoire qui en suit, la somme paiabie 
de mois en mois ou do trois mois en trois mois, et, 
outre, ceux qui ont des enfans luy pairont, par mois, 
cinq sols ceux qui liront, et dix sols ceux qui escri- 
ront, suivant la coutume; .... de plus, nous promet- 

SlilNE-lJT-OlKK. — SùniE G. 



tons audit Le Moyne de ne le comprandre aux roolles 
des tailles de nostre ditte paroisse, quoy qu'il fît quelque 
négosse pour luy aidera vivre, attandu que la condi- 
tion et parroisse sont forts petites » ; soumission des 
habitants et cotisation individuelle, 1705. 



G. 105. (Liasse.) — 9 pièces, papier. 

1588-1790. — Énencourt-Léagr. — Réduction 
des fondations, à la requête des curé, syndic et princi- 
paux habitants de la paroisse de Saint-Martin d'Énen- 
court-Léage, et règlement des honoraires, 1781. — 
Énencourt-le-Sec. — Réduction des fondations et 
attribution de nouveaux honoraires, 1725. — Ennery. 
— Bénédiction de l'église d'Ennery et de quatre autels, 
« le premier aultel en l'honneur de Dieu, de la glo- 
rieuse vierge Marye et de Monsieur Saint- Aulbin, 
patron d'icelle église, le segond aultel, de Saint-Sébas- 
tien, Saint -Anthoyne et Sainte-Barbe, le troisiesme 
aultel de Nostre-Dame, Saint-Michel et Saint-Laurens, 
le quatriesme Saint-Lin, Saint Nicolas, Saint Jacques, » 
1588. — Approbation de la confrérie de la Sainte- 
Vierge établie en la paroisse d'Ennery à la demamle de 
Thomas Frican, desservant de la cure de Saint- Aubin 
d'Ennery, ayant représenté, « au nom et suivant les 
désirs très pieux de Messire Jacques-Thomas-François 
Charpentier, escuyer, seigneur dudit Ennery et autres 
lieux, ancien capitaine de cavallerie au Régiment 
Royal Estranger, de Nicolas Caffin et de Jacques 
Maistre, laboureurs, de présent marguilliers en charge 
de la fabrique d'Ennery, et de tous les autres habitans, 
que de tems immémorial il se pratique dans l'église 
dudit Ennery, à la grande édification des fidèles, une 
dévotion sous le titre de Bâton de la Sainte-Vierge, 
que les dits seigneur, marguillier et habitans auroient 
souhaité ériger en confrairie sous le titre du Très 
Sacré Rosaire de la Vierge Marie », 1738. — Évec- 
QUEMONT. — Bénédiction de la chapelle du château, 
préparée par les soins de « haute et puissante dame 
Madame Gabrielle-Pauline de Boulhiller, épouse do 
haut et puissant seigneur Messire Jean Balthazard 
comte d'Adhémar, chevalier, seigneur dudit Évesquo- 
mont », 1790. 

G. 106. (Liasse.) — 30 pièces, pap'i r. 

1719-1787. — Fay-sous-Chaumont. — Chapelle 
de Saint-Jean-Baptiste. Contestations au sujet du 



50 



ARCHIVES DE SEiNE-EY-07stf; 



nombre des messes à célébrer en la chapelle : — re- 
quête des curé, syndic, marguilliers et habitants de la 
paroisse de Fay, représentant que « M. de Limoge, 
nouveau titulaire de la chapelle de St-Jean-Baptiste 
fondée et déservie dans leur église, se seroit proposé 
de réduire le déservice de la fondation à très peu de 
messes » ; consentement donné par « Louis de Gand 
de Mérodes de Montmorency, prince d'Isenghien, ma- 
réchal de France, seigneur de Fay, Neuvillette 

et autres lieux », à ce qu'il soit dit par le chapelain 
une messe basse chaque semaine; — requête du 
chapelain contenant l'historique sommaire de la fon- 
dation de la chapelle, due à la libéralité des seigneurs 
de Fay, d'après les archives du maréchal prince 
d'Isenghien ; — règlement donné par le Grand Vicaire, 
n-l". — Flavacourt. — Requête du curé de l'église 
paroissiale de Saint-Clair de Flavacourt, exposant qu'il 
se trouve tant en ladite église que dans l'étendue de 
la paroisse diverses chapelles en titre desservies de 
temjis immémorial par les curés de la paroisse « jus- 
qu'à un certain temps que, faute ))ar les titulaires 
desdittes chapelles de payer les rétributions ordi- 
naires, elles ont cessez d'estre d-'sservies en tout ou 
en partie » ; — fixation des honoraires à payer pour 
la célébration des messes, 1719. — État dans lequel se 
trouvent les chapelles à la nomination de M. le mar- 
quis de Flavacourt dans l'étendue de la paroisse de 
Flavacourt. Sans date. — Procédures relatives à la 
translation « sur l'autel de la chapelle de Saint-Jean 
placée dans l'intérieur de l'église de Flavacourt et 
ajtpartenante au seigneur de cette paroisse du titre 
et des fondations de la chapelle en titre de bénéfice 
dite du Pré, sous l'invocation de la Sainte-Vierge 
Marie, mère de pitié, et des gh)rieux saint Roch et 
saint Antoine de Pade, située dans l'enceinte de la dite 
paroi-sse et près de l'église ■>, 1786. — Foi.lai.nville. — 
Ordonnance de l'archevêque de Rouen, iirescrivant de 
faire des quêtes pendant un mois dans toutes les pa- 
roisses des doyennés do M.igny et de Meulan, quêtes 
dont le produit devra être remis aux nommés Jean 
Chajtpée, Jean Salve et à la veuve do Louis Du Lud, 
de la paroisse de Follainville, « lesquels ont eu le 
malheur de perdre par un incendie, arrlV^d l'e trois du 
mois de septembre dernier, la maison qu'ils occupaient 
ainsi que d'autres bûliments, etiets, meubles et usten- 
siles de ménages, lesquels se trouvent réduits par 
celte perle dans la plus grande misère, " 1787. — 
Fontenav-Saimt-Pkhk. — Titres relatifs ù l'établisse- 
ment et à la bénf'diction de la cliapoïïe con-mnlile 
" danH le cliàlcau d'Esgritrny, paroisse de Fonlenay- 



Saint-Père », à la requête de Messire « René Jouenne, 
escuier, seigneur d'Esgrigny, Fontenay-Saint-Père, 
Beauval et autres lieux, conseiller du Roy en ses con- 
seils, intendant de justice, police, finances et fortifflca- 
tions des provinces de Catalogne en Espagne, Lom- 
bardie et Piémont en Italie », 1723. — Désaffectation 
et profanation d'une portion du cimetière, le surplus 
étant jugé suffisant « pour inhumer les habitans 
même en cas de contagion », 1732. — Visite parle 
doyen de Magny de la chapelle « du château de Mon- 
sieur de Beaumont », seigneur de Fontenay-Saint- 
Père, 1766. 



G. im. (Liasse.) — 19 pièces, papier. 

1588-1788. — Fresneaux-Montchevrëoil. — Bé- 
nédiction et consécration de l'église paroissiale de 
."^aint-Germain de Fresnéaux - Montchevreuil , à la 
requête de diverses personnes et notamment de noble 
et scientifique personne dom François de Mornay, 
curé de ladite église, « prieur du prieuré de Sainct- 
Ausebert », 1588. — Bénédiction et approbation delà 
chapelle du château de Montchevreuil, paroisse de 
Fresnéaux, à la requête de Messire René de Mornay 
marquis de Montchevreuil, 1729 ; — permission d'y 
ci'lébrer la messe ot prorogations accordées par le 
Grand Vicaire, la dernière eil date du 5 janvier 1767. 
— Ordonnance du Grand Vi(-aire prescrivant que, 
« vu le nombre d'habitans de ladite paroisse et des 
hameaux et la difficulté des chemins, il sera fait la 
condition d'un vicaire, aux dépens de qui il appar- 
tiendra, pour aider M. le curé dans les fonctions de 
son ministère », 17G6. — Requête du prieur curé 
F. -Louis La Planche à fin d'obtenir que le nombre 
des fondations fût réduit ou que les rétributions 
fussent augmentées ; ordonnance à ce sujet ; procès- 
verbal de visite du Grand Vicaire, 1779. — État des 
fondations de la paroisse de Fresnéaux ; réduction 
d'icellGs, 1783. — Copie d'une lettre adrossl^e au cui'é 
de Fresnéaux i>ar le procureur du Roi à Clmumont : 
'< Je suis inforrtié qu'il règne aujourtriiny des abuS 
dans' votre fabrique, dont je dois me (daindre ; on m'a 
as><uré que le coffre qui renferme les pa|iioi's et l'ar- 
^'iiil dé vôtre ô^ise est déposé chez vous, que la clef 
ilont vous êtes le porteur en ouvi*e les trois sériireS » 
etc. ; réponse du curé, mettant sur le compte do « pef- 
sonnes sans' probité ou qui n'entendent que par deà 
interprètes Infidèles » lês rapports qui sont faits conti'é 
lui, « car d'al^ft'rd tous lt>s habitans de Frénoanx ne 



SÉRIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIAUTÉ DE rONTOISE, 



peuvent ignorer que le coffre renfermant les archives 
et destiné à mettre l'argent de leur fabrique est depuis 
plusieurs années dans leur église et nullement au 
presbytère ; que le coffre a quatre serrures bien diffé- 
rentes » etc., 1787. — Visite de l'église en 1788. — 
Fresne-Léguillon. — Requête des habitants à l'effet 
d'obtenir l'établissement d'un vicaire, ce qui est 
e< chose nécessaire, attendu i'éloignement du village 
de Heulcourt qui contient la moitié de ladite par- 
roisse » ; enquête et ordonnance, 1726. — Visite par 
le. doyen de Chaumont de la chapelle de Sainte-Gathe- 
riue érigée en bénéfice en l'église paroissiale de 
Fresne-Léguillon et située « entre le chœur et la nef 
de laditte^glise tenant aux deux pilliers du clocher » ; 
ordonjiance à la suite d'icelle, 1771. 



G. 108. (Liasse.) — 23 pièces, papier. 

.1662-1780. — Gaillon. — Requête adressée au 
Grand Vicaire par Jean de Vion d'Espinay chevalier, 
seigneur haut justicier de Gaillon et autres lieux, 
lieutenant des maréchaux de France, pour qu'il lui 
fût permis d'avoir une chapelle en son château de 
Gaillon, attendu « que ses infirmités continuelles qu il 
a eu le malheur d'éprouver depuis huit mois, l'ont ré- 
duit à ne pouvoir assister à la grande messe » ; visite, 
bénédiction de la chapelle, permission d'y célébrer la 
messe, 1724 et 1746. — Garuenville. — Visite de 
l'église et paroisse de Saint-Martin de Gargenville, 
1702. — Requête adressée par Alexandre-Thomas de 
Vendosme, écuyer, conseiller du Roi, receveur des 
tailles de l'élection de Mantes et Meulan, lequel, ayant 
acquis en 1709 de M. Brunet et de la dame Colbert, 
son épouse, « une maison consistante en plusieurs 
bastiraens, chapelle, fiefs et autres dépendances scis 
au hameau de Rangiport, paroisse de Gargenville, 
esloigné d'un grand quart de lieiie de la ditte pa- 
roisse », demande l'autorisation de relever une an- 
cienne chapelle dont ses prédécesseurs avaient joui 
.depuis 1719; approbation et bénédiction delà cha- 
pelle, 1723 et 1724. — Requête de même nature pré- 
sentée par Barthélémy Moufle de La Tuillerie, écuyer, 
seigneur de Gargenville et de Ilanneucourt; béné- 
diction de la nouvelle chapelle, 1732. — Génicourt 
et Gkrocourt. — Prise de possession de la cure de 
Génicourt, par Guillaume Fournier, prêtre du diocèse 
de Rouen, 9 février 1002. — Visite, par le Grand 
Vicaire, de l'égli.se paroissiale de Gérocourt, 1700. — 
Mémoire du S"' Fournier, curé de Gérocourt, pour la 



51 

fabrique : « plus, il a payé les gages du clerc, depuis 
que Gille Lucas est sorty, faict et faict faire les escol- 
les » ; — autre mémoire ayant pour objet de démontrer 
au Gran] Vicaire que les assertions du curé de. Géro- 
court sont inexactes. — Gom.viecourt. — Établisse- 
ment, à la requête du curé. Marin Le Gendre, des 
marguiUiers et des habitants de la paroisse, d'une con- 
frérie de charité pour assister et soulager les pauvres 
malades de la paroisse : « La confrérie sera composée 
d'un certain nombre limité de femmes et de filles, 
qui en esliront trois d'entre elles à la pluralité des 
voix de deux ans en deux ans le lendemain du jour et 
feste de la Pentecoste, lesquelles trois seront les 
officières de ladite confrérie,... etc. », 1667.— Pro- 
cès-verbal de visite de l'église par le doyen rural de 
Magny, 1780. 



G. ing. (Liasse.) — 7 pièces, papier. 

1670-1786. — GouzANGREZ. — État des biens et 
revenus de la fabrique de la paroisse de Gouzangrez, 
pour être présenté à l'archevêque de Rouen, suivant 
son mandement ; « ladite église, ne pouvant satisfaire 
même à ses chargi's, qui sont de près de 200 livres, ne 
trouve d'autre moyen que de vendre une de ses 
cloches » ; cet état est signé par le prieur-curé Pas- 
quier, et par le trésorier de la fabrique; 1691. — 
Requête au Grand Vicaire, par M--^ Eustache Pasquier, 
prieur-curé de Notre-D,ame de Gouzangrez, représen- 
tant qu'il est âgé de 72 ans et que son âge lui cause 
de grandes incommodités, que, par suite, si l'autorité 
diocésaine ne juge pas qu'il puisse remplir convena- 
blement les devoirs de sa charge, il y a lieu de lui 
t< donner un bon ecclésiastique pour suppléer à ce 
qu'il ne peut pas faire », 1704. — Approbation et béné- 
diction de la chapelle construite en son château de 
Gouzangrez, par M™ Charles- Antoine de Soulfour, 
chevalier, seigneur du lieu, 1732; — requête du cha- 
pelain de la chapelle de Sainte-Catherine de Gou- 
zangrez au sujet des messes de fondation à acquitter, 
1752. — Grisy-lus-Platres. — Re(iuête adressée au 
prévôt de Pontoise par le syndic de la paroisse de 
Grisy-les-Plàtres stipulant au nom de la fabrique, 
lequel expose que « M'^' Vincent Mazière, vivant prêtre 
curé de Grisy, déceddé le jeudy vingt-cinq septembre 
de la présente année 1670 environ l'heure de midy, 
s'est emparé et saisy des liltres, papiers et enseigne- 
mens concernans les revenuz et biens d'icelle fa- 
brique, mesme de l'argenturio et autres ornemens de 



5-2 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



ladite église i> etc., lô'/O. —Procès-verbal de l'état et 
des besoins de l'église de Grisy-les-Plâtres dressé par 
le curé de Saint-Maclou de Pontoise, \ioe-gérent de 
l'Officialité : « Il y a une statue de la Sainte -Vierge 
mutilée dans le chœur ;. . . deux croisées dans la nef 
à réparer ; . . . la chaire est hors d'état de servir et il 
convient d'en fournir une nouvelle ; . . le cimetière 
est à réparer du côté du presbytère et à fermer par 
des grils ou tourniquets par les deux entrées >> ; — 
ordonnance rendue en conséquence par le Grand 
Vicaire, laquelle devra être lue et publiée au prône de 
la messe paroissiale de Grisy-les-Plàtres, « à ce que 
personne n'en ignore,' » puis inscrite sur le registre 
des délibérations de la fabrique, ITSe. 

G. un. (Liasse.) — 6 pièces, papier. 

1771-1788. — GuERNES. — Copie collationnée de 
l'acte d'assemblée tenue en présence de M. le Procu- 
reur du Roi au bailliage de Magny, le 21 avril mi, 
« pour terminer les troubles excités au sujet de la 
maîtrise des petites écoles. Ledit sieur Procureur du 
Roy ayant compté les voix et pesé les raisons tant des 
acceptans que des refusans, a été résolu par ledit 
acte que Pierre Ililaire, de Mante, seroit continué 
dans sa charge de clerc et de maître des petites écoUes 
de la parroisse de Guernes, conformément à ce qui 
avoit été cy-devant décidé dans les assemblées des 
deux août 1"44 et vingt-cinq novembre ITiO » ; — 
consentement donné par le Grand Vicaire à ce que 
Pierre Ililaire soit continué dans sa charge de clerc et 
de maître des petites écolles de la paroisse de Guernes : 
€ Et, à cet effet, nous lui donnons toute commission né- 
cessaire pour l'exercer avec exactitude et conformé- 
ment aux règles et aux devoirs de sa place », 1 1 mai mi. 
— Hequèt»,' présentée à l'archevêque de Rouen par les 
maiguilliers, syndic et principaux habitants delà pa- 
roisse d»; Guernes, « lesquels ozent prendre la respec- 
tueuse liberté de représenter aux yeux de Votre Euii- 
nence qu'environ l'année mil sept ctînt soixante et 
quatorze ils auroient reçu pour maître des petites 
écoles aux garçons de leur paroisse le nommé Fran- 
çois- .\uijuslin Gobert, originaire de Déiincourt, susdit 
Vexin, pour lors âgé d'environ vingt-deux à vingt-trois 
ans, sans connoissance de ses mwurs ny de sa capa- 
cité. Depuis ce temps, il s'est marié à une veuve de 
ladite parol-sse âgée d'environ soix.inte et doux ans, 
laquelle, au [iréjudice des enfants de son premier ma- 
riage, lui a apporté un revenu honeste, duquel, lui 



qui n'avoit rien, en est devenu si présomptueux qu'outre 
ce bien, il a encore pris des baux assée considérable 
et entrepris des commerces qui ne lui permettent pas 
de pouvoir vaquer ny remplir les fonctions atachées à 
son état. Au contraire il le méprise, puisqu'il ne tient 
point sa classe au plus le quart de l'année ; encore le 
fait-il faire par des enfants qui n'en savent pas plus 
que les écoliers, de sorte, Monseigneur, que toute la 
jeunesse demeure dans l'ignorance et passe leur jeu- 
nesse sans aprendre autre chose que le libertinage. 
D'ailleurs les habitants étant tous vignerons, leurs 
travaux continuels les distrait d'avoir toujours leurs en- 
fants sous leur viie, et que leurs moyens ne sont pas 
suffisants pour les mètre en pencion aillieurs. Ce 
considérées, Monseigneur, de vos bontés ordinaire 
il plaise à Votre Éminence d'avoir égard au présent 
mémoire et de faire informer des faits y énoncées », 
31 août 1783 ; — enquête à ce sujet faite par le curé 
de la paroisse de Limetz, témoin synodal du doyenné 
de Magny : dépositions du curé, qui déclare « qu'il n'a 
que de bons témoignages à rendre sur le conte de Go- 
bert, son maître décolle pour les garçons, tant du côté 
de son exactitude à faire les écoles que du côté de ses 
mœurs, sa piété, sa probité, sa manière d'instruire, 
sachant très-bien son plain chant et conservant la 
modestie dans le lieu saint » ; de marguilliers et habi- 
tants qui déclarent que le maître d'écolle « est un bon 
maître d'école, de bonnes mœurs et une bonne con- 
duite », et que, s'ils ont précédemment dit le contraire, 
c'est qu'ils ont « été par le p-issé subtilisés »; d'autres 
habitants, qui déclarent « que le maître d école est 
lionéte homme, de bonnes mœurs, se comi)ortant bien 
dans l'église, mais ayant trop d'emploi pour pouvoir 
faire les écoles » ; de Jacques Clianu, syndic, qui « re- 
connoît ledit maître d'école pour honête homme, et 
que, par le passé, il ne s'est pas acquité de son devoir »; 
constatation (pie « la communauté ni la fabrique ne 
logoient point le maître d'école et n'avoientpris aucun 
engagement vis-à-vis de lui » : lecture de ces déclara- 
tions ayant été faite, « une partie s'est récriée, en disant 
qu'ils ne vouloientpas donner leur signe ». —Sentence 
du Grand Vicaire qui confirme dans sa qualité de 
cli-rc laïque et de maître des petites écoles dos garçons 
<le la paroisse do Guer.nes François-Au!.nistin Gobert, 
leipiel devra remplir exactement et lidMcnienI toutes 
les cliargi's et obligations attachées ;'» cetti' |)lace, 
« tenir assidûment son école, dont il annoncera au son 
de la cloche l'entrée et la sortie le matin et le soir de 
cluKpie jour aux heures qui seront déterminées par 
M. le curé en consi'quence du nomhri! des enfants 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



53 



qui la frëquenteront, avec permission par lui de 
prendre 1° par chaque semaine un congé le jeudi, s'il 
n'est survenu une fête pendant icelle, 2" tous les ans 
six semaines de vacances, sçavoir quinze jours pen • 
dant la récolte des foins et un mois pendant les ven- 
danges >5, novembre 1783. — Visite de la paroisse, en 
nm, par le curé de Limetz, témoin synodal, comnais 
par l'archevêque de Rouen « pour assembler les pa- 
roissiens au banc de l'œuvre, connoître des difficultés 
qui se sont élevées entre eux au sujet du maîti'e d'école 
actuel, entendre leurs dires à charge et à décharge, 
du tout dresser procès-verbal >> ; — comparution de 
François-Augustin Gobert, maître d'école, « lequel a 
déclaré que, vu les désagréments qu'il éprouve depuis 
plusieurs années, il abandonnoit volontairement et dès 
l'instant la place de maître d'école, et qu'il étoit prest 
à signer sa démission, ce qu'il a fait après lecture à 
lui faite de sa déclaration » ; de plusieurs habitants de 
la paroisse, qui, « vu la démission volontaire du maître 
d'école, n'ont plus rien à désirer que de voir paraître 
un nouveau maître d'école qui remplisse exactement 
la place et les fonctions ordinairement attachées à ladite 
place de maître d'école : reconnoissent aussi ledit 
sieur Gobert, maître d'école sortant, pour honnête 
homme, de bonnes m^urs et de bonne conduite ». — 
« Assemblée en état de commun » des marguilliers, 
syndic et principaux habitants de la paroisse de 
Guernes, « d'après la semonce faite à M™ Christophe- 
Charles Giron, prêtre, curé de ladite paroisse, d'an- 
noncer ladite assemblée aux prosnes de la messe pa- 
roissiale dudit lieu, lequel a été refusant, vu lequel 
refus Mathias Boiste, marguillier en exercice, a sonmi 

la cloche pour convoquer ladite assemblée pour la 

réception d'un clerc loyq [sic] et maître d'école de la- 
dite paroisse, laquelle a été vacante depuis la destitu- 
tion du S'' Franrois-Augustiri Gobert ». A cette assem- 
blée s'est présenté « M™ Martin Bénard , originaire et 
natif de la paroisse d'IIadancourt-le-Haut-Clocher, 
susdit doyenné de Magny, actuellement maître d'école 
de la paroisse de Richeville, doyenné de Freceaux, 
Vexin normand, susdit archevêché de Rouen, lequel 
nous a présenté les certificats de M.M. les curées des 
paroisses auxquelles il a exercé lesdites fonctions, au 
moyen desquels nous tous, d'une voix unanime, avons 
reçu ledit M''" Bénard pour clerc layq et maître 
d'écule de notre dite i)ai'oisse, d'après l'avoir reconnu 
capable d'en remplir lesdites fonctions, lequel nous a 
promis et s'est obligé de s'en acquiter le plus fnlelle- 
ment et exactement qu'il lui sera possible ; et nous lui 
avons accordé pour jour de congé le jeudy de chacque 



semaine non empêché par quelque feste, auquel cas il 
n'y aura point de congé », dimanche 10 février nSS. 
— Visite de la paroisse par le curé de Limetz, doyen 
du doyenné de Magny; constatation par lui que « plu- 
sieurs enfants, même avancés en âge, et qui n'ont pas 
fait leur première communion, ont paru ignorer les 
premiers principes de la religion. M'étant informé de 
la cause d'une si grande ignorance, il s'est élevé des 
débats entre M. le curé de ladite paroisse et les habi- 
tants, lesquels m'ont présenté Martin Bénard ; sur 

la nécessité que je lui ai présenté ainsi qu'aux habitants 
de ladite paroisse de Guernes d'avoir un certilicat de 
M. le curé de Richeville de sa religion, de sa vie et 
mœurs ainsi que de sa capacité pour obtenir des lettres 
d'approbation, il s'est élevé une émeute générale, par- 
lants tous à la fois et disants qu'ils le garderoient malgré 
la volonté de M. le curé de Guernes et qu'ils sel'adop- 
toient pour leur homme de confiance et pour l'instruc- 
tion de leurs enfants. Ne trouvant aucunes dispositions 
dans leur esprit, et souvent interloqué, j'ai cru devoir 
me retirer ainsi que M. le Procureur du Roy de Magni, 
présent à laditte visite et à laditte assemblée », 
11 mars 17^8. 



G. 111. (Liasse.) — 27 pièces, papier. 

1680-1788. — GuiTRANCOURT. — Approbation par 
le Grand Vicaire et Officiai des statuts de la confrérie 
de la Charité établie en l'église paroissiale de S'-Ouen 
de Guitrancourt, 1680. — Visite par le Grand Vicaire, 
en 1693, de l'église de Guitrancourt. — Assignation 
donnée à Jean de La Fontaine, écuyer, seigneur de 
Guitrancourt, prévôt de la confi-érie de la Charité, et 
à Nicolas Filliette, 1694. — Nouvelles visites en 1697 
et en 1698. — Requête adressée par Jean de La Fon- 
taine, écuyer, seigneur de Guitrancourt, marguillier 
d'honneur de la fabrique, d(;man(lant qu'il fût permis 
de vemlre la plus i)otite des trois cloches, pour que le 
produit de cette vente fut alfecté au paiement des ou- 
vriers occupés au rétablissement de l'église, attendu 
que celle-ci était « tomb('e en ruine, en sorte que 
M'' Daupelet, curé de ladite paroisse, a esté obligé 
depuis près d'un an do dire la messe dans un coin de 
hulite église, qui est derrière la grande porte », et que, 
d'autre part, « l'on n'a pu trouver l'argi'nt iu''cessaire 
pour la faire réparer, attendu la grande misère des 
habitans dudit lieu de Gitrancourt causée par les 
gresles et geslées arrivée en l'année dernière, et que 
les revenus de ladite église sont absorbés par les 



54 



ARCHIVES DK SEINE-ET-OISE. 



charges » ; — délibération y relative prise par les 
seigneur, syndic et habitants de Guitrancourt, le 
29 mai-s 1699. — Visite par le doyen de Magiiy de la 
paroisse de Guitrancourt en nSO : « Deimis plusieurs 
années les comptes ne sont point rendus et ceux qui 
l'ont été cy-devant ne sont point en reig'.e ; — le pres- 
bytère n'est point habité depuis neuf ans, ce qui n'a 
pas peu contribué à le rendre inhabitable présente- 
ment, sans y faire auparavant une réparation consi- 
dérable », 1130. - État des fondations existant en 
l'église paroissiale de Guitrancourt; réduction d'icelles, 
sur la requête des curés, marguilliers de la fabrique 
et du prévôt de la confrérie de la Charité, nSO-n&l. 
— Correspondance entre le secrétaire du Grand 
Vicariat et le curé de Guitrancourt, M. Lemonaier ; 
requête de celui-ci, déclarant que la « confrairie de la 
Charité dite du S' Sacrement devient un désordre 
plus préjudiciable qu'utile au bonheur temporel et si»i- 
rituel du peuple de Guitrancourt : cette paroisse n'est 
pas riche, à beaucoup près, et cette contrairie, en s'é- 
cartant souvent â une ou deux lieues, pour assister 
aux inhumations, fait un tort de trois ou quatre cent 
livres chaque année à la paroisse », et demandant, en 
conséquence, que la confrérie dont il s'agit lût ré- 
duite à la seule paroisse de Guitrancourt et aux pa- 
roisses contiguës; — ordonnance rendue par le Grand 
Vicaire, lequel considérant que cette confrérie « est 
sujette à des abus qu'il est intéressant de réprimer, 
qu'il en est un surtout qui tend sans cesse à se repro- 
duire, c'est l'usage où elle est de sortir pour aller 
dans des paroisses éloignées », défend aux confrères 
de se transporter dans d'autres paroisses que celles de 
Brueil, Issou, Porcheville et Foiitenay-S'-Père, de 
faire la quête dans les sus-dites paroisses les diman- 
ches et jours de fêtes, de « consommer en [letits repas 
le produit de ces quêtes », de « faire des repas ou 
buvettes dans l'église de Guitrancourt après les inhu- 
mations », et prescrit « que le repas qui se fait tous 
les ans sera sim|>le, modeste et avec toute la fruga- 
lité clin'-lienne, et, en conséquence, qu'il ne sera allom' 
pour ledit repas que trente sols par chaque con- 
frère », 18 juin MH'S ; — lettre du curé de Guitrancourt 
au secrétaire du Grand Vicariat commençant par ces 
mots : • Tout est perdu 1 Hier, les dames de Guitran- 
court, entendant la lecture du décret de M. le Grand 
Vicaire, oui tellement sifflé qu'elles ont allumé le feu 
dans la paroisse. L'esprit de révolte et de fanatisme 
est à son comble, malgré toute ma douceur et ma ré- 
tliiirique o, juillet nH3. — Heqiiête du curé, M. Le- 
moiinier, qui expos*! « que la net de son église est si 



défectueuse en ses points principaux que, suivant le 
jugement des experts, elle a besoin d'une entière re- 
construction d'autant plus urgente que le délabre- 
ment de ladite nef est un obstacle à la reconstruction 
du chœur et du clocher que les décimateurs vont 
être contraints de rétablir », et le priant de faire pour 
sa paroisse tout ce que la prudence lui suggérera, 
1" juillet n83. — Visite de l'église de Guitrancourt 
et interdiction par le Grand Vicaire d'y célébrer les 
offices divins jusqu'à ce qu'elle soit réparée, 1785. — 
Lettre adressée, probablement au Grand Vicaire, par 
M. d'Achery, qui, après avoir rappelé les « tracas- 
series que notre feu curé faisoit à la paroisse de Gui- 
trancourt », demande comme « un service essentiel » 
l'établissement d'un vicaire, attendu que « la paroisse 
est obligée de manquer la messe en grande partie. Ma 
femme et sa famille n'y assiste que de très loing ; ayant 
une seconde messe, on se partageroit et moins de 
monde seroit privé de ce qui constitue notre religion. 
La place de vicaire réunie à celle de chapelain de la 
Chai ité est dans le cas de faire vivre un jeune éclé- 

siastique Si c'est un éclésiastique qui sache se 

faire aimer et respecter, il auroit des ressources dans 
le pays, sans compter beaucoup de douceurs que je 
|)Ourrois lui procurer pour sa subsistance », 15 sep- 
tembre 1787. — Visite, en 1788, de l'église de Guitran- 
court par le curé d'Issou, commis à ce faire par le 
vicaire général, qui, dans une lettre personnelle, 
s'exprime ainsi : « Je n'ai pas cru devoir (par ména- 
gement pour le seigneur du lieu) assurer bien positi- 
vement tout le danger que je crois en mon particulier 
que les habitants ont à courir si désormais ils fn^quen- 
tcnt leur église dans l'état de ruine où elle se trouve ». 
— Nouvelle visite, au mois de juillet 1788, de l'église 
et spéciali^ment de la cliapelle de la Vierge; permis- 
sion de faire l'oflicc i)ari)issial en la chapelle île la 
Vierge, attendu que, « par le rapport des experts 
dûment appelles, il demeure constant que cette cha- 
pelle peut être fréquentée pour le i)résent par l'assem- 
bli'e des paroissiens, en prenant les précautions par 
eux estimées nécessaires ». 



0. 112. (Liasse.) — 22 pièces, papier. 
1701-1787. — llAUAN(.;oUl«r-l,K.-lLvL)T-CLOCHER KT 

Lkvkmont. — litablissement de la confrérie de la 
Vierge en l'église de S'-Cyr et S"-'-Juliette de Léve- 
mont. A la reiniéte du curé Pierre Oger, de Jaccjucs 
l'icai'il, marguillier en cluirge, du Ciuillauiue Saintart, 



SÉRIE G. — GRAND VICARIAT KT OFFICIALITÈ DE PONTOISE. 



55 



receveur fermier de la terre et seigneurie de Damval, 
de François Bigeon, receveur-fermier de la terre de 
Lèvemont, et de divers autres, HOl. — Bénédiction 
de la chapelle du château de Damval, édifiée par 
« Monsieur Courten, seigneur de Lèvemont, Damval 
et autres lieux, et colonel du régiment suisse de son 
nom », l'732-l'736. — Procès-verbal de visite de l'é- 
glise paroissiale de Lèvemont, en ITST, et ordon- 
nance sur icelle. — Haravilliers et Theuville. — 
Visite de la paroisse d'Haravilliers et élection d'un 
marguillier, 18 octobre lôTZ. — Accord par-devant le 
Grand Vicaire entre M"-« Christophe de La Motte, 
prêtre, curé de la Villeneuve-le-Roi, d'une part, et 
M^ Éloi de Jeufosse, d'autre part, qui tous deux pré- 
tendaient avoir droit à la cure d'Haravilliers, 5 mai 
1731. — État des fondations existant en l'église d'Ha- 
ravilliers et réduction d'icelles, n5'2. — Requête 
adressée au Grand Vicaire par les curés et marguil- 
liers de l'église d Haravilliers, pour obtenir l'autori- 
sation de changer l'emplacement de l'autel dédié à 
S'-Roch et S'-Sébastien, 1754. — Consentement 
donné par le Grand Vicaire à ce que le curti d Hara- 
villiers prenne son neveu pour vicaire, 1767. — Re- 
quête à l'archevêque de Rouen par Charles-Louis de 
Certeûil, chevalier, seigneur en partie de Theuville, 
chevalier de l'ordre de Saint-Louis et par les syndic 
et habitants de Theuville, hameau dépendant de la 
paroisse de Notre-Dame d'Haravilliers, lesquels expp- 
sent « que ledit hameau de Theuville, dijà séparé de 
la paroisse d'Haraviliers pour la commune, la taille 
et les autres imiiositions ro3'ales, est composé, y com- 
pris ses écarts, de trente-deux feux, qui renferment 
quatre-vingt-seize personnes au-dessus de huit ans, 
du nombre desquels sont environ quatre-vingt com- 
munians ; que le nombre des enfans au-dessous de 
huit ans est aussy assez considérable et proportionné 
à celui des autres habitans, que le gros de ce hameau 
est à trois quarts de lieue de ladite paroisse d'Hara- 
viliers, et que les habitans des écarts qui en dépendent 
nommés l'Aventure, Montalet et Monplaisir, distans 
d'un quart de lieue, ont plus d'une lieue de chemin 
pour gagner ladite paroisse d'Haraviliers, que Tlieu- 
ville et ses écarts sont scitués dans un fond entouré de 
montagnes, que les eaux des orages en été et les 
fontes de neiges en hyver forment des ravines consi- 
dérables et môme des espèces de torrens qui rendent 
les chemins impraticables et empêchent toutte com- 
munication dudit hameau et de ses écarts avec la pa- 
roisse d'Haraviliers et môme avec tous- les autres lieux 
cîrconvoisins ; qu'il y a entre ledit hameau de Theu- 



ville et la paroisse d'Haravilliers des bois considé- 
rables qui effrayent les enfans et les mettent quel- 
quefois en danger d'être dévorés par des bêtes 
féroces en allant ou en revenant des instructions, 
que le transport des enfants nouveau-nés pour le 
baptême est sujet à mil inconvéniens : les chaleurs 
lie l'été les suffoquent et les rigueurs de l'hiver les 
glacent : il en est mort plusieurs dans le chemin et 
au retour à la maison, etc. », et demandent en consé^ 
quence que la chapelle de Theuville soit érigée en 
succursale ; — enquête et instruction ; — érection de 
la chapelle de S'-Claude de Theuville en église succur- 
sale « distincte et séparée, mais dépendante à toujours 
(le l'église paroissiale de Notre-Dame d'Haravilliers 
comme église matrice », de laquelle sont détachés à 
l'avenir le hameau de Theuville et ses 'écarts nommés 
l'Aventure, Montalet et Monplaisir « ainsi que le ter- 
ritoire dudit hameau et celui de ses écarts compris 
dans les anciennes bornes et limites d'iceux, qui for- 
meront l'étendue et dépendance de laditte succursalle, 
qui continuera d'estre sous l'invocation de S'-Claude », 
1708. 

G. 113. (Liasse.) — 21 pièces, papier. 

1689- 1788. — Hardivillkrs. — Acte d'assemblée 
des habitants de la paroisse, réunis à l'etTet de statuer 
sur une remontrance faite par le curé de la paroisse, 
1761. — Trois lettres adressées au Grand Vicariat, la 
première, sans date, au sujet de la succession à la 
cure d'Hardivillers : « Le curé est mal, c'est tout ce 
qu'il pourra faire que de vivre encore quarante jours » ; 
les deux autres par M. Pajot, curé d'Hardivdlers, en 
1782. — Hardricourt. — Réduction des fondations : 
— requêtes à l'archevêque de Rouen par Pierre Gottard, 
.syndic perpétuel de la paroisse, et par Pierre Duval, 
marguillier en charge, au sujet de l'exécution de répa- 
rations à faire au clocher de l'église; — lettre du 
greffier en chef du bailliage de Meulan commençant 
par ces mots : « Monsieur Bignon, conseiller d'État 
et bibliothéquaire du Roy, ayant bien voulu m'honorer 
de la commission de procureur fiscal de sa justice 
d 'Hardricourt, j'ai rempli ses vues en éteignant la 
source des procès qui s'élevaient chaque année entre 
les curé et pîiroissrens, et [loury établir uu ordre cou- 
slant iu)us avons recours à Voire Iviiiinence, etc. », 
18 avril 1779; — autre lettre, signée Bignon, appuyant 
1,1 requête adresst^e par les habitants de la paroisse 
pour obtenir la su|>pre8»iou de dillérentos fonda- 
tions, 28 avril 1779 ; — état général des fonda- 



56 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



lions acquittées en l'église paroissiale de Saint-Ger- 
main d'Hardricourt, relevé d'un obituaire envoyé à 
l'archevêque de Rouen, en n20, et vérifié sur les titres 
de la fabrique par M= Leblond, notaire royal à Meulan 
et notaire de la fabrique ; — réduction des fondations 
et fixation des honoraires pour l'acquit d'icelles, nSl. 
— Hal'te-Isle. — Établissement de l'église paroissiale : 
information et enquête à ce sujet, en 1669-1610; — 
ordonnance du Grand Vicaire permettant à Nicolas 
o Dongois, greffier de la grand'charabre du Parlement 
de Paris, seigneur d'Autisle et en partie de Chante- 
mesle », et aux habitants des hameaux de Haute- 
Isle et de Chantemesle de faire bâtir une église parois- 
siale dans le hameau de Ilaute-Isle, et instituant en 
paroisse distincte de Chérence les hameaux de Haute- 
Isle et de Chantemesle aux conditions énoncées dans 
l'acte, 31 mars 1670. — Requête du curé de Chérenc», 
demandant la réunion de la cure de Haute-Isle à celle 
de Chérence : « Plaise à Votre Grandeur de deux cures 
assez misérables en faire une passablement bonne », 
1788. 



G. 114. (Liasse.) — 7 pièces, papier. 

1686-1788. — IlE.iULME [le]. — Requête adressée 
au Grand Vicaire par plusieurs habitants de la paroisse 
du Heaulme, demandant qu'il fut commis par lui telle 
personne qu'il plaira pour administrer les sacrements 
et faire dans la paroisse les fonctions curiales, 1686. 

— HÉNONviLLE. — Requêtes adressées, de 1691 à 
1"12, par les curé, marguiliiers et habitans d'Hénon- 
ville pour obtenir la réduction des fondations existant 
en l'église d'IIénonville. — Bénédiction de la chapelle 
construite en son château par le seigneur d'IIénonville, 
« Monsieur le Président Ogier », 1738. — IIérouville. 

— Bénédiction de la chapelle construite en son château 
par le seigneur d"Ilérouville, » Messire Ange Pinon, 
conseiller honoraire en la grand'chambre du Parle- 
ment de Paris », 1741. — Acte passé devant les notaires 
du Roi à Pontoise par Messire Marin Chèvremont, 
prêtre, curé de la paroisse d'IIérouville, lequel, con- 
naissant a combien l'instruction de la jeunesse est 
nécessaire pour former de bons chrestiens et de bons 
ciloyen.s, et désirant concourir â une si bonne onivrc 
par r<'tablis.sement à |)erpi'"luiti- dune «''cole gratuite de 
Ullesà Ilérouville, sous le bon plaisir du Roy, a proposé 
aux marguiliiers de ladite paroisse d'accepter ladite 
foiidalion, après qu'ils en auroient conféré avec les 
habitans |)our y être autorisés, lesquels habitans et 



ledit sieur curé ont présenté requeste à Sa Majesté à 
Teffet d'obtenir ses lettres patentes à ce sujet, lesquelles 
leur ont été accordées par le Roy au mois d'octobre 
1761, visées, scellées e; registrëes en la cour de Parle- 
ment à Paris, le 20 mars 1762, par lequel arrest d'en- 
registrement vu par la Cour les actes et consentemens 
y dattes, donnés par Madame la marquise de Brisay, 
dame d'IIérouville et les sieurs curé, sindic, marguil- 
iiers et habitans de ladite paroisse, ladite Cour a con- 
senty ledit établissement ». Le curé fait donation à la 
fabrique, qui accei)te aux conditions énoncées dans 
l'acte, d'une maison estimée valoir 1.500 livres, et 
d'un capital rapportant 200 livres de rente au denier 
25 ; la maison avec ses dépendances devra être occupée 
par la maîtresse d'école et non par d'autres; dans le 
cas où cet établissement viendrait à cesser d'exister, 
les 200 livres de rente continueront à être reçues par 
le receveur de la fabrique d'Hérouville, « pour par lui 
être payée de six en six mois en deux payemens égaux 
au receveur du temporel de l'Hôpital des pauvres 
enfermés de la ville de Pontoise, à la charge par 
MM. les administrateurs dudit Hôpital d'admettre et 
recevoir dans icelui deux pauvres enfans nés en la 
paroisse dudit HérouviUe, sur la nomination et pré- 
sentation qui leur en sera faite par les sieurs curé et 
prévost de la justice dudit Ilérouville, pour y être 
lesdits enfants traités comme les autres enfans de la 
ville qui y sont reçus » ; le donateur se projiose d'en- 
tretenir l'école sa vie durant et se réserve d'en nom- 
mer la maîtresse. Après son décès, la nomination sera 
faite à perpétuité par le curé d'IIérouville et par M. le 
lieutenant général au bailliage de Pontoise, « lesquels 
ledit sieur Chèvremont prie de fixer leur choix sur une 
fille de bonnes mœurs, dont la piété reconnue soutienne 
la capacité et les autres qualités requises, préférant 
toujours une fille de la paroisse d'IIérouville, s'il s'en 
trouve qui se soient destinées à cette bonne œuvre, 
aiant les qualités requises », 10 mai 1762. — Accep- 
tation " avec la plus entièrre reconnaissance » par 
les curé, marguiliiers, syndic et autres habitants d'IIé- 
rouville d'un projet de donation de 120 livres de rente 
per(iétuelle aux charges énoncées, que se propose de 
faire une personne charitable qui a désiré rester 
inconnue , « voulant fonder un établissement utile 
dans la paroisse de Saint Clair d'IIi'rouville », et qui 
se sert de l'intermédiairo de Uoni l'aiinequin, religieux 
du monastère royal des Feuillants à Paris. Les arré- 
rages de celte rente ne devront jamais être alVectés, 
pour (juelque cause que ce soit, « qu'au soulagement 
des malades reconnus vraiment pauvres, jusqu'à ce 



SÉRIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITÉ DE PONTOISE. 



57 



qu'ils soient rétablis en santé, à celui des gens âgés et 
infirmes et hors d'état de gagner leur vie, et à celui 
des pauvres femmes en couche, auxquelles on tâchera 
de procurer tous les secours dont elles pourront avoir 
besoin jusqu'à ce qu'elles soient relevées ». Il est 
spécifié, de plus, que « nul ne pourra prétendre aux 
secours de laditte fondation que les personnes aux- 
quelles MM. les curés-administrateurs croiront les 
devoir accorder, en se conformant aux intentions du 
fondateur, dont le désir est de procurer des secours 
dans leurs maladies, couches et infirmités aux seules 
personnes vrainipnt pauvres, qui mènent une vie 
honnête et chrétiennp, et de n'en point faire parti- 
cipansceux et celles qui auraient le malheur de vivre 
dans le libertinage, l'ivrognerie, la fainéantise, qui 
donneraient mauvaise éducation à leurs enfans, se- 
raient négligens à les envoyer aux écoles et aux 
instructions de la paroisse et seraient de mauvais 
exemple et un sujet de scandale dans la paroisse », 

n88. 



G. 115. (Liasse.) — iô pièces, papier. 

1755-1787. — Issou. — Visite de l'église parois- 
siale de Saint-Martin d'Issou par le doyen rural de 
Meulan , U^" Jean-François Bouret , curé de Notre- 
Dame de Meulan, 1167. — Réduction des fondations 
existant dans ladite église à la requête du curé René- 
Ambroise Maheu, et des marguilliers, formulant leur 
demande après avoir pris communication « tant de 
l'inventaire tout récemment dressé des papiers, pièces 
et contrats appartenant à la fabrique et à la cure de 
la susdite paroisse que des papiers, pièces et contrats 
avec charge de fondations et ensemble du tableau 
obituaire rédigé en 1745 par les soins de M. Mellon 
JoUy, ancien curé », 1787. — Ivry-le-Templb. — 
Requête adressée au Grand Vicaire par les paroissiens 
d'Ivry-le-Temple « et surtout ceux d'entre eux qui, 
ayant des enfants, sont intéressés, en qualité de pères, 
à leur procurer une bonne éducation qui en fasse des 
chrétiens et des citoyens », exposant que « le sieur 
curé ayant congédié Philippe Colard, clerc, au com- 
mencement du mois d'aoust dernier, il a nommé 

pour remplir sa place, le six octobre dernier, François 
Carbonnier, muni d'une attestation du sieur curé de 
Varlui, diocèse do Beauvais ; que, pour empêcher 
l'eilet de cette nomination, Colard, par ses menées 
sourdes soutenues de son métier do tonnelier qui, dans 
cette année abondante en cidrf, l'a rendu nécessaire 

SsiNE-?iT-Oisi:. — Série G. 



et presque important auprès de quelques fermiers de 
cette paroisse, est venu à bout de les soulever et de 
rendre sans effet la nomination et l'acte d'assemblée 
faite en conséquence », qu'ils ont reconnu que ce 
changement de clerc était utile, attendu que les classes 
étaient « mieux faites et plus assidûment qu'elles n'ont 
été depuis douze ans », que l'assiduité du nouveau 
clerc, « commençant son école à huit heures du matin 
pour la finir à onze et à une heure après midi jusqu'à 
quatre heures », ne s'est pas démentie depuis trois 
mois, enfin qu'il a « de la voix et une main qui peut 
devenir excellente » ; suppliant, en conséquence, le 
Grand Vicaire de vouloir bien interposer son autorité 
pour conserver celui-ci dans la paroisse ; — approba- 
tion donnée par le Grand Vicaire, 1755. — Requête 
adressée au Grand Vicaire par les échevins de la ville 
de Pontoise agissant en qualité d'administrateurs du 
collège de cette ville, lesquels exposent que la cha- 
pelle de Saint-Jacques sise en la paroisse dlvry-le- 
Temple, dépendant du collège, se trouve actuellement 
dans un état qui annonce une ruine prochaine, qu'elle 
n'est pas nécessaire, attendu que la chapelle et les 
bâtiments qui en pouvaient dépendre n'avaient été 
construits à l'origine que pour former une maladrerie 
destinée au soulagement des pauvres malades et à la 
retraite des pèlerins, et requérant, en conséquence, 
qu'il leur fût permis de la faire abattre et de vendre 
les matériaux au profit du collège, et qu'il plût à l'au- 
torité diocésaine de transférer le titre de cette chapelle 
à l'autel d'une des chapelles de la paroisse d'Ivry-le- 
Temple ; — visite et enquête par le doyen rural de 
Chaumont, Jacques Potiquet ; avis favorable du Pro- 
moteur; décret de suppression et translation, 1755. 
— Visite de la chapelle de la commanderie d'Ivry-le- 
Temple, 1786. 

G. 116. (Liasse.) — 28 pièces, papier. 

i 588 - 1783. — Jambville. — Extrait du testament 
fait le 29 avril 1717 , par « Messire Pierre D'Apon- 
gny », en son vivant chevalier, seigneur de Jambville, 
lequel fonde à perpétuité en la chapelle de Jambville 
une messe , qui aura lieu chaque jour à onze 
heures et demie, « pour la commodité dos seigneurs 
de Jambville, lesquelz auront seuls droit de nommer 
le chappelain et le destituer quand bon leur semblera » ; 
— modification apportée à cette fondation en 1744. — 
Bénédiction du nouveau cimetière de Jambville, les 
habitants ayant représenté que « la partie du cinio- 

8 



58 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OI?E. 



tière qui se trouve entre le portail de laditte église 
et la porte du parterre du château est trop petite et 
très incommode, malesaine et indécente, puisque ce 
lieu devient un passage pour aller du château tant à 
l'église qu'à la ferme seigneuriale, que !M. le marquis 
Du Tillet, qui vient d'acheter cette terre et qui a re- 
connu toute l'incommodité de ce cimetière, offre de 
donner un terrain plus grand, plus commode et plus 
honnête, sur la droite de l'église, qui sera entoure et 
clos de murs, pour servir par la suite de cimetière, et 
s'est obligé de faire arranger l'ancien de façon qu'il 
sera plus commode et très honeste en évittant que par 
la suite les eaux pluviales dirigées par la pente du 
terrain ne retombent dans l'église », 1765-1766. — 
Ordonnance du Grand Vicaire modifiant un article du 
testament de M. Pierre Charles « D'Appdignj^ » et 
portant qu'une rente de 50 livres, qui avait une desti- 
nation spéciale, sera désormais affectée à gager « deux 
chantres auxquels il sera donné 6 livres à chacun, 
trois enfants de chœur, etc. », 1774. — Enquête sur 
les lieux faite, en 1783, par le doyen rural de Meulan 
sur l'opportunité de la cession d'une portion du cime- 
tière au seigneur du lieu ; plan à l'appui, 1783. — 
Jouy-sous-Thelle. — Bénédiction, en 1588, des au- 
tels et du cimetière de l'église paroissiale de Jouy- 
sous-ThelIe. — Juziebs. — Fondation par Pierre Le 
Couturier, conseiller et secrétaire du Roi, avocat gé- 
néral de Son Altesse Royale, seigneur « de la mérie et 
sergenterie de Juziers et Fontenay-Saint-Père », et 
par Catherine Bertrand, sa femme, désirant « aucune- 
ment reconnoiste les grâces qu'il a pieu à Dieu leurs 
impartir -/, d'une chapelle en l'honneur de la Vierge, 
1G44. — Etablissement et bénédiction de la chapelle 
construite dans le château du Mesnil, paroisse de 
Juziers, par le sieur Le Roy d'IIerval, contrôleur de 
la maison de feue M"- la duchesse de Burry et valet de 
garde-robe ordinaire du Roi; seigneur du fief du 
Mesnil situé dans la paroisse de Juziers, 1726-1727 ; 
nouvelle autorisation de célébrer la messe en ladite 
chapelle accordée jiar le Vicaire Général ù Louis- 
François Pollart.écuyer, inspecteur-général des Ponts- 
et-Chaussées de Franc*-, propriétaire dudit château ; 
1754. — Requête adressée à l'archevêque de Rouen 
par les syndics, murguilliers et iiabitans de la paroisse 
de Juziers, remontrant « qu'il y a sur le grand chemin 
de Meulan à Mante une cha|)elle nomé l'Ilermitage de 
Notre-Dame de Lorrette, bâtie anti<'nneniiiit par un 
liabilantd'f Imlille paroisse, sans titre, fonds, ni terre, 
oii ont habité plnsieiir» iH-rinittes d'une vie scandal- 
leusf, et noinément Inre Marlélemy, encore pire que 



les précédans, qu'après plusieurs plaintes rendues 
contre luy [il] faisoit servir laditte chapelle de re- 
fuge à gens sans aveu et de mauvais exemples, et s'en 
est enfuit nuittement les festes de Pasque dernière, 
après en avoir emporté les portes, croisées et vitres, 
et exposé laditte chappelle à une profanation scanda- 
leuse », et demandant que ladite chapelle fût démolie, 
que les matériaux fussent employés à la réfection de 
l'église paroissiale, et qu'on (3tât ainsi tout lieu de re- 
traite aux passants et gens « de mauvaise volonté » ; 
— enquête sur les lieux faite par le doyen rural de 
Meulan; — décret d'interdiction et de profanation de 
ladite chapelle, 1737. — Établissement des prières des 
quarante heures à la requête des curés, syndic, mar- 
guilliers et habitants de la paroisse de Saint-Michel- 
ile-Juziers, 4 février 1778. — Homologation d'un legs 
de 1.000 livres de rente, réduites en réalité à 500 livres 
de rente, fait à la fabrique de Juziers par Messire 
Gérard-François-Michel de Montpésat, conseiller en la 
Cour des Aides, seigneur emphytéotique de la paroisse 
de Juziers, par testament olographe du 30 septembre 
1780, à charge de distribuer annuellement 300 livres 
aux pauvres de la paroisse et des hameaux et lieux en 
dépendant, 1781-1782. — Visite du doyen de Meulan 
en 1783. 



0. 117. (Liasse.) — 26 pièces, papier. 

1702-1783. — L.\BBÉviLLE. — Copie, délivrée en 
1703, d'une fondation faite en 1702, dans l'église de 
Saiiit-Martiii de Labbéville, par « Messire Antoine de 
Rliunne, chevalier doNostre-Dame du Mont-Carmel et 
de Saint-Lazare, demeurant à Labbéville ». — Visite et 
ordoiinaiicode l'archidiacre, lequel déclare avoir con- 
staté que ses ordonnances antérieures n'ont pas été exé- 
cutées, « le mesme désordre dans les contes et dans 
l'administration des biens de l'église,., le mesme esprit 
(le cupidité, d'avarice, de chicane dans la conduite de 
M. le curé, ce qui lui attire le mépris et l'indignation de 
ses paroissiens », 1732. — Interdit d'une partie du cime- 
tière à la requête des curé et tnarguillicrs, 1778. — La- 
ijossK — Plainte contre la conduite du curé de Labosse, 
lettres et requête y relatives, de 1741 à 1743. — État 
des fondations existant en l'église paroissiale de La- 
l)(is.se ; réduction d'icelles, â la requête dos curé et ha- 
hitants île la paroisse, 1747-1748. — Requête des habi- 
tants, exposant « qu'ils sont en possession immémorial 
d'avoir un vicaire », dont le ninintien est absolument 
néc,(>ssaire, car nulrement « un tiers au nioins de la 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



59 



paroisse seroit dans le cas de perdre la messe par l'éloi- 
gnement de huit hameaux, dont plusieurs sont éloignés 
del'église d'une demy-lieux ». Sans date. — Lainville. 

— Information au sujet de la chapelle construite en son 
château par M"" Margueritte Colbert de Villacerf, 
marquise de Crussol, « douairière dame » de Lainville 
et autres lieux ; bénédiction 1156 ; — \isite en nSS. 

— Rétablissement de la confrérie de Saint-Martin en 
l'église de Lainville, 10 juin 1758. — Requête des 
habitants, en 1167, exposant « qu'ils ont été des plus 
surpiris, à la publication du mendement de Monseigneur 
l'arehevéque, d'entendre la réformation de la feste de 
Saint-Martin, leur patron, ce qui cause un méconten- 
tement total de tous les habittans de la paroisse par un 
murmure qui va jusqu'à l'extrême, vu la dévotion et 
l'atachement qu'ils ont à la solennité de la feste de 
Saint-Martin, leur patron », et demandant qu'il fût per- 
mis au curé et aux habitants « de tester le jour que la 
feste de Saint-Martin, leur patron, arrivera avec touttes 
les solennitée que nous avons toujours pratiquée, sans 
laquelle permission, il n'y a point de doutte que l'ado- 
ration perpétuel ne sera plus continué, la confrérie 
cessera, ainsi que la dévotion, par le mécontentement 
total qu'ont les dits habittans de l'anéantissement du 
jour de la feste de leur patron ». — Requête du curé 
M"™ Charles-Bonaventure Moutier ou Montier, au sujet 
d'une fondation établie par Marie-Anne Letourneur, 
1778. — Lavilletertre. — Procès-verbal d'un vol 
commis dans l'église en 1702. — Lierville. — Per- 
mission accordée de prendre une portion du cimetière 
pour élargir le chemin et le rendre plus aisé, 1753 ; — 
projet d'ordonnance; sans date. 

G. 118. (Liasse.) — H pièces, papier. 

16881782.— LiMAY. — Bulle du pape Innocent XI 
concédant une indulgence perpétuelle aux membres 
de la confrérie du Saint-Sauveur « érigée en la cha- 
pelle » Saint-Sauveur dans l'étendue de la paroisse do 
Limay, 1683 ; — requête adressée au lieutenant général 
au bailliage de Mantes par Guillaume Guitel, vigneron, 
demeurant à l'orcheville, ci-devant prévôt de la confré- 
rie lie Saint-Sauveur, lequel représente que, depuis 
1771, il ne s'est tenuaucuneassembléede ladite conlréiie 
et qu'il n'y a pas eu d'élection de prévôt ou de marguil- 
liers conlrairiMiient aux statuts du 8 juillet 1690, que, 
de plus, chaque l'ois que le curé de Liniay a été invité 
à se trouver aux assemblées de la confrérie, il a toujours 
différé (le le faire sous divers prétextes ; il demande 



en conséquence l'autorisation de faire assembler les 
confrères, « afin de faire nommer un roy et prévost 
d'icelle, pour faire renouveller les titres des rentes qui 
sont dues à laditte confrérie et qui sont sur le point 
de prescrire », 1782. — Requête des marguilliers de 
la fabrique de Limay, au sujet des réparations à faire à 
l'église, « le toit de la nef de l'église paroissiale étant 
tombé et se trouvant absolument ruiné » ; délibération 
prise en assemblée paroissiale pour la restauration et 
l'agrandissement de l'église, 1709-1712.— Requête des 
syndic et habitants de la paroisse de Limay, exposant 
qu'il existait en leur église une confrérie de la Vierge, 
à laquelle étaient attachés quelques revenus montant 
annuellement à environ 58 livres, que cette confrérie ne 
subsistant plus et personne ne gérant les affaires de la 
confrérie, il serait à craindre que les biens et rentes ne 
vinssent à dépérir ; ils demandent en conséquence que 
ces titres et ces papiers soient renfermés dans le coffre 
où sont gardés les titres de la fabrique, 1728. — Pièces 
concernant Ips réparations faites à l'église et spéciale- 
ment au clocher, en 1763. — "Visite de la chapelle de 
Saint-Martin située dans l'étendue de la paroisse de 
Limay, « laquelle se trouve dans un état de dégradation 
presque générale et ne peut subsister, n'ayant aucun 
fonds ni revenu et n'ayant été entretenue jusqu'à pré- 
sent que par la générosité gratuite des confrères », 
interdiction d'icelle, 1774. 



G. 119. (Liasse.) — 28 pièces, papier. 

1646-1782. — LiMETz. — Établissement d'une 
confrérie de charité sous le titre du Saint-Sacrement 
en la paroisse de SaintSulpice de lAmetz, 1701. — 
Demande en interdit d'une partie du cimetière faite 
par le curé de Limetz, M. Mathieu Lhermitte, dans le 
but d'assainir la maison presbytérale, 1745-1746. — 
LiviLLiERS. — 'Visite de l'église de Livilliers en 1646. 
— Autre visite, et élection d'un marguillier en 1672. — 
Lettre du curé, M. Le Riche, faisant connaître « ce 
qui vient de se passer au sujet de sept najipes d'autel 
qui ont été perdues ou volées dans l'église de Limets» ; 
accusation portée parle curé contre le maître d'école: 
« il a cherché à soulever une partie de la paroisse 
contre moy, et il n'y a pas de fourberies qu'il n'ait in- 
venté pour exciter la compassion des pères et mères 
dont il a instruit les enfants » ; demande par lui de la 
marche à suivre en cette allairo : « Je suis ennemi 
de tout trouble, mais je me crois obligé à maintenir les 
biens et effets d'une église dont vous avez bien voulu 



60 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OI?E. 



me charger et qui par le passé a toujours été pillée », 
18 décembre l'67. — Loconville. — Papiers relatifs 
à la fondation d'un chapelain en l'église de Loconville 
par le sieur Jean-Nicolas Crottej-, curé de Loconville, 
lequel, « par son testament du 9 janvier 1701, a fondé, 
aux honoraires de 300 livres, un chapelain en ladite 
église : cette place est amovible et à la nomination des 
héritiers du sieur fondateur » ; contestations avec les 
héritiers du Sieur Crottey au sujet de l'exécution de 
cette clause testamentaire ; mémoires et correspon- 
dance ; de 113" à 1752. — Bénédiction d'un autel dans 
une salle faisant partie de la maison du chapelain de 
Loconville, à la requête du curé du lieu, ayant repré- 
senté que « le samedi unze des présens mois et an, sur 
les cinq heures du soir, un ouragan le plus violent 
accompagné de tonner et éclairs a tout d'un coup fondu 
avec tant d'impétuosité sur la plus grande partie de ce 
village qu'il ne reste de l'église dudit Loconville que 
les murailles du chœur, dont toutes les fenestres sont 
brisées et l'autel si endommagé qu'il est impossible d'y 
célébrer les divins mistères, que la plus grande partie 
des maisons dudit lieu sont abbattues, que le presbytère 
du suppliant en a esté très endommagé », février 1747. 
— Suspension provisoire de l'interdit mis sur le taber- 
nacle de l'église de Loconville, 1781. — État des fon- 
dations existant en la paroisse de Loconville ; réduc- 
tion d'icelles et fixation des honoraires : « Il sera donné 
annuellement au clerc et maître d'école qui aidera à 
acquitter les susdites fondations la somme de dix 
livres », 1782. 



G. 120. (Liasse.) — 18 pièces, papier. 

1659-1784. — Maony. — Établissement en la pa- 
roisse de Notre-Dame de Magny d'une « confrérie de 
fidèles de l'un et l'autre sexe et de toutes sortes de 
conditions soubz l'invocation de l'incomparable Saint- 
Joseph, qui aura pour but d'honorer la sainte famille 
dont il a esté le chef et directeur en terre » ; statuts 
delà confrérie, 1659. — Ordonnance rendue par l'ar- 
chevêque de Rouen dans un synode tenu par lui en 
l'église paroi.ssiale do Magny, 1074. — Réduction des 
fondations sur la requête présentée par les marguii- 
liers, n tf'iidante aux fins de la réduction, suspension 
et supjire.s.sion des fondations et du rettancliemcnt dos 
offlclers surnuméraires et qui sont à charge à lailitc 
fabrique » ; règlement «les honoraire.s, etc. : « Nous 
avons retranché et retranchons les gaigcs que ladite 
fabrique donne au régent qui enseigne le lattin, ne se 



trouvant aucune fondation faitte pour cela » ; il sera 
payé au prédicateur de l'avent tant pour sa nourriture 
que pour sa rétribution, y compris les messes qu'il 
devra acquitter pour la décharge de la fabrique, 
80 livres, à celui du carême, 120 livres, à celui de 
l'octave du Saint-Sacrement, 25 livres, « si mieux 
n'aime se contenter de la queste qui sera faite pour sa 
rétribution », 1681. — Fondation par les exécuteurs 
testamentaires de M« Hector Lemarié, en son vivant 
conseiller du Roi, commissaire enquêteur et examina- 
teur en l'élection de Cliaumont et Magny, d'un salut 
avec exposition du Saint-Sacrement, lequel aura lieu 
à perpétuité le jour de la Pentecôte en l'église Notre- 
Dame de Magny ; permission d'exposer le Saint Sacre- 
ment, 1705. — Ordonnance du Grand Vicaire mettant 
fin à différentes contestations pendantes entre le curé, 
d'une part, les marguilliers et habitants de Magny, 
d'autre part, au sujet notamment de la garde et de la 
conservation des vases sacrés, de l'argenterie, des 
titres et papiers de l'église, de la fixation de l'heure 
de la messe paroissiale, de celle des vêpres, etc., 1707. 

— Visite et bénédiction de la chapelle domestique 
« que Messire Pierre-Francois-Thomas de Boves de 
Manerbe, chevalier, lieutt^nant et aide-major général 
des gardes du corps de Sa Majesté », avait fait con- 
struire en sa maison des Boves, hameau de Magny, 
1739. — Règlement donné à l'effet de déterminer les 
charges devant incomber aux vicaires de la paroisse 
de Magny, le temps pendant lequel ils doivent les 
remplir et la manière dont ils s'en acquitteront, août 
1783. — Homologation du bail emphytéotique consenti 
au profit du sieur Paumier, maître cordonnier, de 
partie d'une maison appartenant à la fabrique, 1783. 

— Etablissement et bénédiction d'un nouveau cime- 
tière ; — lettre à ce sujet, écrite de Magny, le 5 février 
1782: « Dans l'exacte vérité, il n'y a pas le moindre 
danger à laisser subsister les choses en l'état où elles 
se trouvent » ; — mémoire dans lequel on discute les 
questions suivantes : le cimetière de Magny, où il n'y 
a qu'une paroisse, peut-il sans inconvénient rester où 
il est, et n'y aurait-il pas au contraire beaucoup d'in- 
convénients ù le transférer ailleurs V Dans le cas où 
cette translation serait absolument nécessaire, serait- 
ce à l'endroit désigné près la porte de Beauvais qu'il 
conviendrait de le transférer ? — Bénédiction du nou- 
veau cimetière borné d'un bout par le jardin do la 
cure, (l'autre bout par le rcinpnrt, d'un côti' par la 
rui' menant de l'i^giiso aux remparts, d'autre coté par 
le jardin appartenant aux Hi''in''ili(tins de l'ahbaye de 
Saint-Germain de Paris, 1784. 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



61 



G. 121. (Liasse.) — 18 pièces, papier. 

1692-1786. — Marines. — Permission donnée à 
Anne lianJouire, femme d'Adrien Duval, maître chi- 
rurgien à Marines, d'exercer dans cette paroisse les 
fonctions de matrone, auxquelles elle a été reçue par 
le lieutenant du premier barbier-chirurgien du Roi en 
la ville de Rouen, 1692. — État des fondations existant 
en la paroisse de Saint-Rémi de Marines dressé par 
M. l'abbé d'Agoult, sur le vu des extraits des titres 
visés et compulsés, en exécution de son ordonnance, 
par M. Pillard, curé de Brignancourt, témoin synodal 
du doyenné deMeulan ; — extrait des titres sus-énon- 
cés se rapportant principalement au xvii" et au xviii» 
siècle; — ordonnance de suppression et de réduction; 
1785-1786. — Requête adressée au Grand Vicaire par 
le prieur-curé de la paroisse de Marines, au sujet de 
la nécessité de l'établissement d'un nouveau cimetière, 
conformément aux termes de la déclaration du Roi, 
concernant les inhumations, donnée à Versailles le 
10 mai 1776 : « La paroisse de Marine compte 900 com- 
munians et 300 enfans, dont 220 vont aux écoles. » Or 
le cimetière actuel ne contient que 9 perches de ter- 
rain ; par suite, « tous les cinq ans environ, il est en- 
tièrement sillonné par les corps que l'on y enterre, ce 
qui est aisé à vérifier par les registres qui font mention 
de 25 à 30 inhumations par an. Le terrein étant un 
pur sable, il est arrivé plusieurs fois que les corps 
n'étaient pas entièrement consommés lorsque l'on 
rouvrait les anciens rangs pour inhumer ». Enquête à 
ce sujet ; — plan ; — ordonnance du Grand Vicaire 
portant que le cimetière actuel est et demeurera in- 
terdit à partir du l'-'' mai 1787, et que l'on fera choix 
d'un autre emplacement," hors des habitations et d'en- 
viron 40 perches, pour en tenir lieu », 19 mars 1786 ; 
— lettre adressée à ce sujet au Grand Vicaire par M. le 
marquis de Gouy, lieutenant général des armées du 
Roi, baron de Chars et seigneur de Marines, pour ob- 
tenir la prolongation du délai fixé, les parties inté- 
ressées n'étant pas encore parvenues à se mettre 
d'accord pour le choix d'un terrain convenable. — 
Mauuktour. — Bénédiction de la chapelle construite 
en son château de Maudétour par « Messire Antoine 
Ranclier, chevalier, seigneur de Maudétour, conseiller 
du Roi en sa cour de Parlement, lieutenant pour Sa 
Majesté en la province et gouvernement de Berry », 
17.38 ; — nouvelle approbation en 1782. — Plainte 
adressée tant à l'archevêquo de Rouen qu'au Grand 
Vicaire de Pontoise par les habitants de la paroisse 



de Maudétour contre les curés « Trécourt » et « Pro- 
jeant ». Sans date. 

G. 122. (Liasse.) — 1 pièce, parchemin ; 29 pièces, papier. 

1658-1781. — Menouville. — Titre relatif à une 
contestation pendant entre François Lefebvre, prêtre 
chapelain de la chapelle Saint-Georges de Menouville, 
et M. Antoine Charles, prêtre, se disant également 
pourvu de la même chapelle, 1667. — Requête des 
marguilliers et habitants de Menouville , exposant 
« qu'anciennement il y avait deux différents titres en 
leur église de Menouville, sçavoir une vicairie perpé- 
tuelle et une chapelle sous le nom et invocation de 
Saint-Georges », que, parla suite, ces deux bénéfices 
se sont trouvés réunis, et que, tout récemment, 
M. Martin Gaillard, pourvu du bénéfice, « auroit dit, 
faisant son prône aux supplians, et autres y présens 
et assistans qu'il n'entendoit plus administrer à l'a- 
venir, comme il avoit fait jusqu'au dernier jour, Me- 
nouville comme une cure et paroisse, mais simplement 
comme une chapelle sans résidence » ; ils demandent, 
par suite, que Menouville soit de nouveau érigé en cure, 
attendu que ce village est composé de 22 feux, qu'il y 
a une église, un cimetière, un presbytère, que la pa- 
roisse paye une taille particulière, etc. ; procès-verbal 
de descente et enquête à ce sujet ; décret d'érec- 
tion de la cure, 1698. — Injonction faite au curé de 
Menouville d'avoir à .se conformer pour les offices aux 
heures du diocèse, 1745. — Mknucourt. — Procès- 
verbal de visite par le doyen de Meulande la chapelle 
construite en son château de Menucourt par Madame 
de Beaumont, veuve de M. de Beaumont, trésorier- 
général de la maison du Roi, seigneur de Menucourt, 
juillet 1658. — Contrat de fondation d'une messe qui 
sera célébrée chaque semaine en ladite chapelle par le 
curé de Menucourt, à qui, pour cet effet, Madame de 
Beaumont (ait donation d'un clos et jardin, août 1668. 
— Mes.nil-Théribus (Le). — Établissement, visite et 
bénédiction de la chapelle construite en son château 
par « Messire Joseph Serpe, écuyer, contrôleur des 
guerres, seigneur de Théribus », 1745; — pièces re- 
latives à l'établissement d'une nouvelle chapelle pro- 
jetée par « M. d'Ivery, seigneur du Mesnil-Théribus » ; 
lettres à ce sujet 1781. — Hlats des fondations exis- 
tant en l'église paroissiale du Mesnil-Théribus ; ré- 
daction du premier obiluaire de cette église ; lettres 
adressées à ce sujet par M. « Artus-François Potiquet », 
curé du Mesnil-Théribus : « ce ne sont pas des talens 



62 



ARCHIVES DE SELNE-ET-OISE. 



ordinaires qui auroient réussi dans le travail pénible 
dupren:ier obituaire de notre église ; il vous a fallu, 
Monsieur, une constance obstinée... Le temps du 
chant des vigiles, des recommandasses de la messe 
haute et du Libéra prendra beaucoup sur celui du 
maître d'école, qui est père de famille : ce n'est pas 
assez d'estre tout spirituel, il est obligé de travailler 
pour le pain de ses enfans »; réduction des fonda- 
tions, 1781. 



G. 123. (Liasae.) — 1 pièce, parcbemin ; 18 pièces, papier. 

1680-1783. — Meulan. — Paroisse 2^otre-Dame. 
— Contrat i>assé ])ar- devant Jean ilériel, notaire 
royal au bailliage de Meulan, aux termes duquel « M" 
Rémond Desœortiers, prestre de la congrégation de la 
mission de Saint-Lazare o, ayant constaté, pendant la 
mission qu"il avait préchée pendant six semaines en la 
ville de Meulan, la pauvreté des habitants de cette 
ville et la nécessité qu'il y avait d'y établir « une es- 
colle pour l'instruction et l'éducation des filles de la- 
dite Ville et Fort, fait délivrance entre les mains de 
M" François de Blois, conseiller du Roi, lieutenant 
général et maire perpétuel de la ville, de Nicolas Gi- 
roust et de Jacques Bouillart, échevins, d'une somme 
de 2.000 livres, dont les intérêts au taux légal devront 
servir à payer par quartiers « une fille ou veut've qui 
sache bien lire et escrire, soit de bonnes meurs, la- 
quelle fille ou veufve sera choisie et nommée et en- 
voyée par ledit sieur Desmortiers pour faire et tenir 
ladite escolle ». Les habitants devront fournir le loge- 
ment, qui consistera en « deux chambres au nioings 
avecq une grenier, une cave ou bassier ou appentis et 
une court, sy faire se peut » ; ils l'exempteront de 
taille, du logement des gens de guerre et des autres 
charges ordinaires et extraordinaires. Le donateur se 
réserve, sa vie durant, le droit de nomination de la- 
dite maîtresse, lequel appartiendra ensuite à « la su- 
jit-rieuro de la coniniunaut"'- de iMadawie de Sliramion » 
ou, à défaut de cette communauté, à la supérieure 
générale des Filles de la Charité de Paris. La maî- 
tresse prendra chaque année trois semaines ou un mois 
de vacances à l'époque des vendanges, et, de |)lus, huit 
jours pour faire chaque année une retraite dans une 
coniniunaulé de (llles. Klle ne pourra « prendre au- 
cune n^irihulion pour l'instruction des filles des pau- 
vres geiiH et qui seront déclarez tels par chacun dos 
curez de leurn parnlsseK />. Les contestations qui pnur- 
ralent naître sirimt traiicliées [lar Madame la conilf'.f.se 



de Mantes et Meulan. 7 mars 1680. Règlements par- 
ticuliers pour l'école des pauvres filles de Meulan : 
l'école sera gratuite ; ou enseignera « le catéchisme, 
à lire et à escrire » ; les classes se feront le matin, en 
été, de huit heures à dix heures, en hiver de neuf 
heures à onze heures, l'après-midi, de deux heures à 
quatre heures; il y aura congèle jeudi après-midi; 
bien que l'école soit pour les pauvres filles, on pourra 
néanmoins y admettre « les enfans des personnes ac- 
commodées; en ce cas elles seront obligées de satisfaire 
tous les mois pour l'instruction de leurs enfans », etc. 
Annexion à l'école des pauvres filles d'une « charité » 
jugée très utile par M. le gouverneur de Meulan, 
comme devant procurer un double avantage : « Cela 
donnerait moyen de louer une maison, où non seu- 
lement on pouri'oit instruire les pauvres filles suivant 
l'intention du fondateur, mais encore rassembler 
les hardes destinées pour le soulagement des pauvres 
malades ». Règlements pour les malades de la charité 
de Meulan. Règlement concernant les administrateurs, 
procureurs et dames de la Charité. Règlements pour 
les sœurs de la maison de la Charité. — Règlement à 
l'amiable, par le Grand "Vicaire de Pontoise, de plu- 
sieurs questions pendantes entre les marguiUiers de la 
paroisse de Notre-Dame de Meulan, d'une part, Ro- 
main Froment, curé de l'église, CUiiliaume Pesant et 
Denis Une, chapelains, d'autre part, 1683. — Béné- 
diction de la chapelle domestique que M" Pierre-Antoine 
Rouillé, conseiller du Roi en ses Conseils, chevalier 
seigneur de Thun, paroisse de Notre-Dame de Meulan, 
avait fait construire en son château de Thun, ayant 
obtenu de l'archi'véque de Rouen l'autorisation de ce 
faire à la date du 10 juin 17"21 ; procès-verbal de vi- 
site 1722. — Requête du sieur Vastel, curé de Saint- 
llilaire de Thun et de Notre-Dame de Meulan-sur- 
Seine, représentant « qu'il a deux églises à desservir ; 
l'une, à laquelle appartient le titre primitif, est Saint- 
Ililaire de 'J'hun, il n'en reste plus qu'une chapelle 
située dans l'enclos de la ferme de Thun ; , . . l'autre 
est l'église de Notre-Dame, située au milieu de la ville 
de Meulan, oii se trouvent rassemblés tous les par- 
roissiens, c'est là que se l'ait l'ofli -e |)arroissialle de- 
j)uis plus de trois cents ans » ; il demaiule la réunion 
des cures de Saint-Nicolas, de Saiat-llilaire et de 
Notre Dame, et propose diverses mesures qu'il croit 
opjiorlun (le prendre, luitainment au sujet de la fon- 
dation d'une messo en l'église paroissiale de Thun, 
" dont se trouve actuellement chargé le sieur abbé de 
Cliiimfarl, ancien curé d'l'",v('(iueniont ». Sans date. 
— Dossier l'oncernuul b'S ri''|iaratioiis à faire ù l'église 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



63 



Notre-Dame de Meulan, étant « de toute nécessitée 
qu'elle soit réparée au plus tôt, en y faisant les opé- 
rations indiquées cy-après, afin de prévenir une plus 
grande ruine, ainsy que les dangers dont les habitans 
de cette paroisse seroient menacés par les suites » ; — 
requêtes ; — attestations par « Antoine-Joseph Lé- 
vrier, écuyer, conseiller du Roi, lieutenant général au 
bailliage royal, siège principal des Ville, Fort et Comté 
de Meullent », que la signature apposée sur un extrait 
du registre des délibérations de la fabrique de Notre- 
Dame est bien celle du curé de la paroisse, M. Vastel ; 
— lettres; — devis des ouvrages; — ordonnance du 
Grand Vicaire, autorisant les dépenses à faire pour 
lesdites réparations, 16 novembre 1783. 



E. 124. (Liasse.) — 30 pièces, papier. 

1687- 1786. — Paraisse Saint -Nicolas. — Visite 
par le Grand Vicaire, à la date du 10 septembre 1687, 
d'un reliquaire contenant une portion de la croix de 
sainte Adélaïde, martyre, et permission de l'exposer 
à la vénération des fidèles. — Ordonnance du Grand 
Vicaire autorisant l'affectation d'une somme de 3.000 
livres appartenant à la fabrique à des réparations à 
faire en l'église de Saint-Nicolas, tellement urgentes 
que « il y a danger que les parties ruineuses de ladite 
église ne s'effondrent et n'écrasent toute l'église » ; il 
est dit dans cette ordonnance que les réparations dont 
il s'agit ne pourraient être supportées par les parois- 
siens de Saint-Nicolas, « qui sont tous marchands et 
artisants que divers impositions mettent hors d'état 
d'y contribuer », 1763. — État des fondations existant 
en la paroisse, titres y relatifs, réduction d'icelles, 
juillet 1783. — Procédures engagées pour parvenir à 
la .suppression de la chapelle de Saint-Michel en la ville 
de Meulan, et pour l'union de ses biens à la cure de 
Saint-Nicolas, le tout à la requête des marguilliers et 
habitants, ayant représenté que « la cure dudit Saint- 
Nicolas, leur paroisse, est d'un revenu si modique que 
les curés n'i peuvent subsister honnêtement et selon 
leur état, puisqu'il y en a qui ont été obligés d'em- 
prunter les choses nécessaires à la vie, qui sont d'une 
extrême chèreté à cause de la proximité de Paris, et 
qui sont souvent même à meilleur compte dans la 
capitale que dans cette petite dite ville » ; que la cha- 
pelle de Saint-Michel située au carrefour de la rue haute 
n'a qu'un revenu peu considérable ; que les deux béné- 
fices réunis formeraient encore à peine » un établisse- 
ment très modique dans une ville pour un curé obligé 



par état à des devoirs de charité » ; — décret portant 
extinction du titre et union à la cure de Saint-Nicolas 
des biens et droits du bénéfice supprimé, 18 juillet 
1785 ; — profanation de ladite chapelle en exécution 
du décret, 1786. — Homologation, en 1786, d'un contrat 
de fondation en l'église Saint-Nicolas par le sieur Jean- 
Baptiste Le Conte, échevm de la ville et fort dudit 
Meulan, d'une messe haute avec exposition du saint 
sacrement et d'un salut, qui devront avoir lieu chaque 
année, le 2 juillet, jour de la fête de la Visitation de la 
Vierge. 



E. 125. (Liasse.) — 16 pièces, papier. 

1769 - 1784. — Mézières. — Requête adressée par 
les curé, syndic, marguilliers, habitants et « possé- 
dant fonds » de la paroisse de Mézières, à fin de sup- 
pression de « la sous-aile de leur église, qui menace 
d'une ruine prochaine, et dont la reconstruction dans 
sa forme actuelle serait très dispendieuse et sans au- 
cune utilité, la nef seule étant plus que suffisante pour 
contenir les habitants » ; visite du témoin synodal et 
ordonnance, 1783. — Mézy.^^ Titre relatif à la réduc- 
tion des fondations existant en l'église de Mézy : mé- 
moire, état des fondations, décret, de 17b9 à 1774. — 
Requête des curé, marguilliers et habitants de la 
[taroisse, exposant que Jeanne Blottière, femme de Ni- 
colas Lordonné, avait, par disposition testamentaire, 
donné une pièce de terre, « à condition par le posses- 
seur de donner tous les ans et à perpétuité, le jeudi de 
la semaine sainte, autant de pain et de vin qu'il en 
faudrait pour toutes les personnes qui assisteraient à 
la cène », que, depuis une quarantaine d'années, la 
cérémonie du lavement des pieds n'avait plus lieu, 
mais que, cependant, jusqu'en 1770, les possesseurs de 
la pièce de terre sujette à la redevance avaient con- 
tinué à apporter du pain et du vin avant les ténèbres : 
« ils avaient coutume de donner un pain de deux livres 
au sieur curé, pour la prière qu'il faisait le jour des 
Rameaux, et pour le reste voici ce qui s'observait. Ou 
bénissait un pain dont on coupait moitié ou le quart en 
petites miettes comme le pain bénit, que l'on distri- 
buait aux petits enfants qui venaient aux ténèbres, 
car il n'y avait qu'eux qui y vinssent; le surplus du 
pain, avec un autre que l'on apportait aussi, était 
mangé par les redevables dans la sacristie où ils bu- 
vaient leur vin ; dans les années abondantes, ils appor- 
taient plus de pain et de vin et restaient plus longtemps 
à boire et à manger avec ceux qu'ils invitaient. On 



64 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



sent facilement que cela ne pouvait que causer du 
tumulte et du scandale. » Ils demandent, en consé- 
quence, que cette redevance soit transformée ; règle- 
ment à ce sujet, n84. 



E. 126. (Liasse.) — 13 pièces, papier. 

1288-1788. — MoNNEViLLE et Marquemont. — 
Copie d'une charte de l'archevêque de Rouen cotée : 
Ficndatio capellœ ^nanerii de Monachavilla, infra 
■mêlas parochiœ de Marcommonte per Joannem de 
Monacavilla fundatœ, aux termes de laquelle est ap- 
prouvée la fondation faite par Jean de Monneville, 
clerc du diocèse de Rouen, d'une chapellenie en son 
manoir de Monneville, « in manerio suo de Monaca- 
villa, ubi traocit originem », à laquelle il assure un 
revenu annuel de 20 livres parisis, et ce avec le 
consentement des religieux de l'abbaye de Saint- 
Martin de Pontoise, « ad quos prœsens personaius 
ecclesiœ de Marcomonle, in cttjus parochia diction 
manerium siium est, pertinet », 1288; mention que 
a le tiltre original est au thrésor de Rouen ». — Mon- 
T.4.G.NY et MoNTJ.vvouLT. — Requête adressée au Grand 
Vicaire par le curé de Montjavoult, M. « Noël-Jacques 
François des Touches de Lank-Tillière », afin que les 
pouvoirs nécessaires fussent donnés à un ecclésias- 
tique pour desservir l'église et le hameau de Montagny, 
dépendant de Montjavoult ; commission donnée à cet 
effet au sieur Michel-Marie Auger, nSG ; — décret de 
l'érection en cure de la chapelle de Saint-Jacques et 
Saint-Ciiristophe de Montagny, 24 septembre 1788. — 
MoNTALi-.T-LE-Bois. — Confirmation et homologation 
de la confrérie de la Vierge en la paroisse de Montalet- 
le-Bois, les habitants ayant exposé dans leur requûte 
que cette confrérie existait « depuis un tems imémo- 
riable » ; statuts de la confrérie IITS. — Monther- 
lant. •— Extrait du regi.stre des délibérations de l'é- 
glise et fabrique de Notre-Dame de Montherlant, 
constatant, que dans l'assemblée tenue le 21 janvier 
nSl, le sieur Jean-Simon Devaux, clerc et maître 
d'école de la paroisse, avait exposé que, « ne pouvant 
plus exercer la place qu'il occupe à cause du défaut de 
sa voix », il priait les habitants de choisir pour lui 
succéder son fils, Jean-Louis Dcvaux, qui « depuis 
quelque temps exerce conjoinlenionl avec lui les 
charges de ladilte place » ; J.-L. Devaux est accepté 
a unanimement » et jouira en con.séquence des mêmes 
ga^es, droits et privilèges sous les mêmes charges, 
claufies et comlitions énoncées dans l'acte de réception 



de Devaux père à la date du 22 juillet 1~53. — Mon- 
treuil-sur-Epte. — Bénédiction de la chapelle con- 
struite en son château du Héloy par Messire Achille de 
Broglie, chevalier, capitaine des vaisseaux du Roi, sei- 
gneur de la terre du Héloy en Vexin, 22 juillet l'720. 
— Projet d'établissement d'un vicariat à Copierres : — 
Note au sujet de cette localité : « Copière étoit succur- 
sale de Montreuil en 1561 » ; le seigneur désirerait 
rétablir cette succursale, dont la suppression ne peut 
s'expliquer que par la « négligence et indifférence de 
la part des anciens seigneurs, ses prédécesseurs, qui 
la pluspart étaient protestans, tels que les sieurs de 
Mornaj% de la famille desquels cette terre est sortie, 
eu nil, par une saisie réelle » ; le vicaire desservirait 
quatre hameaux « sçavoir Copière, Montreuil, Ansi- 
court et les Bonnes-Joyes » ; il feroit aussi les écoles 
comme le vicaire de SaInt-Glair-sur-Epte ; — procès- 
verbal de visite par le curé doyen de Magny de l'em- 
placement et du local destinés à la fondation de la 
chapelle projetée par le seigneur de Copierres : « nous 
avons trouvé ladite chapelle contenir en longueur en- 
viron vingt pieds sur neuf à dix de large, dont les 
murailles et le toistsont déjà faits, ouverts au levant, 
et dans le fond duquel doit être placé l'autel, laquelle 
chapelle nous a paru devoir être détachée des granges 
qui se trouvent au-dessous », 17 septembre 1777. 



G. 127. (Liasse.) — 3 pièces, papier. 

1769. — Neuilly-en-Vkxin. — Requête adressée 
au Graiid Vicaire par Simon-Pierre Lesage, curé d(> 
Neuilly-en-Vexiii, au doyenné de Meulan, pour lui re- 
présenter qu' « aïant trouvé en l'église de Neiiilly un 
vieil obituaire fort usé, déchiré, des noms efl'acés, 
raies, des mois entiers perdus », il s'est préoccupé de 
rechercher les fondations, dont il a dressé un mé- 
moire, qu'il a communiqué par deux dimanches, à 
l'issue des vêiires, aux iuibitants assemblés ; il de- 
mande, en conséquence, qu'après un examen i>t une 
réduction nécessaire desdites fondations, il soit dressé 
un nouvel obituaire « conforme à l'état présent des 
fonds de l'église » ; — adhésion donnée par « les mar- 
guilliers et habitans assemblés, à l'issue des vêpres, 
au banc de la fabrique, en conséquence de l'advis 
donné au prosne ce jour d'iaii dinianclie septième d(i 
mai mil sept cent .soixante-neuf » ; — obituaire de 
l'église de Neuilly jioiir l'aunée ntiO ; mention d'obits 
pour » M. François d'iwtampe, cui-i' de Neuiily, décédé 
vers la fin de l'année 1700 », pi>nr " \iine de I,;i Selle, 



SÉRIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DK PONTOISE. 



65 



seigneur de Neuilly », pour Préjet Le Sage « S' de La 
Milière », pour « Marie Boutillié, femme de Sébastien 
Le Sage, écuier », pour Antoine Maistre, curé de 
Neuilly, pour Alexis de Valence, écuyer, « S'" de Bo- 
cagni », pour Jean Benoist, curé de Neuilly, pour 
dame Marie Petit, femme de M. de La Selle, seigneur 
de Neuilly ; — sentence du Grand Vicaire : « Toutes 
les fondations dont ladite paroisse de Neuilly est 
chargée (d'acquitter), quoiqu'elle ne jouisse pas des 
fonds donnés pour les acquitter, sont et demeureront 
éteintes et suprimées dece jourdhui à toujours », etc., 
10 août 1769. 

G. 128. (Liasse.) — 34 pièces, papier. 

1676-1787. — NituviLLE-Bosc et Chavençon. — 
Visite de l'église de Neuville -Bosc par le Grand 
Vicaire, M'" Bertrand-Baptiste Du Guesclin, reçu par 
le curé de la paroisse. M''" Régnier, et par le -vicaire de 
Chavençon, M. J.-B. Ilaudry ; il est constaté que le 
registre des baptême.^ , mariages et sépultures est 
« défectueux en plusieurs points, sçavoir qu'il n'est ny 
cotté ny paraphé par le juge royaille (sic) ; 2° qu'il y 
a [ilusieurs cahiers de papier non marqués; 3" qu'il y 
a des actes en quelques endroits en interligne ; 4° qu'il 
y a des blancs en quels endroits «, 28 octobre nSl. - 
État des fondations existant en In paroisse; réduction 
d'icelles, 1746-1748. — Requête du curé de Neuville- 
Bosc, M. Gravet, exposant la nécessité de faire établir 
un nouveauconfessionnal, destiné à remplacer l'ancien, 
qui « est de la dernière indécence » ; ordonnance ren- 
due en conséquence par le Grand Vicaire, attendu que 
le curé ne peut avec le confessionnal actuel « exercer 
son ministère sans courir ris(]ue, lui et les pénitents, 
d'être entendus des personnes qui voudront prêter 
l'oreille, comme il est arrivé l'hiver dernier, au grand 
scandale de la relligion », 7 juillet 1779. — Défense 
par le Grand Vicaire de continuer un usage établi dans 
la paroisse, consistant en ce que, « la nuit du samedi 
au saint jourde Pâques, plusieurs se rassemblent dans 
l'églisc! (liidit lieu et sontu'iit une volée de cloches qu'ils 
ap[)('llent la volée de la Résurrection », 24 février 
1780. — Homologation par le môme, en 1785, de la 
toudation établie par M™ Jacques Largillière, ancien 
curé de la paroisse , dans son testament reçu par 
M" (Juillet, notaire à Cliaumont, le 31 décembre 1783. 
— TombereL. Permission de faire célébrer la messe 
dans la chaindle du château de Tomberel, paroisse de 
Nf'uvlll(;-]iosc, nouvellcnii'iit édifiée ]iar h^s ordres de 
'( il. le marquis de Castellnnuf!, ancien caiiitaino de 

bui^JB-ET-OlSE. — SÉniE G. 



galères, seigneur de ladite paroisse de Neuvillebot, 
Thumbrelle et autres lieux », 1749. — Poursuites et 
procédures en l'Otficialité de Pontoise, à la requête de 
M. Roslin, écuyer, seigneur d'Hénonville, Tomberel 
et autres lieux, pour parvenir au décret de réduction 
et diminution des charges de la fondation faite en la 
chapelle de Saint- .\ntoine de Tomberel par dame Testa 
deBalincourt, femme de M. Le Moytiers, en son vivant 
seigneur de Tomberel, dans son testament du 3 octobre 
1684; extrait dudit testament; réduction de la fon- 
dation, 1789. — Cliavençon. Constitution de procureur 
par les habitants de la paroisse de Chavençon, dûment 
assemblés à l'issue de la messe paroissiale, qui char- 
gent « M" Nicolas d'Ausbourg, chevalier, seigneur 
dudit Chavanson », de faire auprès de M^' l'arche- 
vêque de Rouen les démarches nécessaires pour obte- 
nir l'érection en cure de l'église paroissiale de Notre- 
Dame de Chavençon, 4 avril 1700 ; — requête adressée 
à cet effet à l'archevêque de Rouen par Nicolas d'Aus- 
bourg, faisant valoir, entre autres considérations, 
que Chavençon, annexe deNeuville-Bosc, est composé 
de 40 feux, éloigné d'une bonne lieue et demie de cette 
paroisse, et relié à elle par un chemin très mauvais et 
dangereux « à cause des montagnes et des bois qu'il 
faut traverser », etc. ; visite de l'église et enquête, 
n04. — Permission donnée à M. Boudeville, vicaire 
de Chavençon , d'absoudre une pénitente d'un cas 
réservé; « c'est celui de l'étouffement d'un nouveau-né 
qu'elle mettoit coucher dans son même lit et qu'elle 
trouva mort à son réveil », 1783. — Réconciliation et 
bénédiction du chœur de l'église de Notre-Dame de 
Chavençon, succursale de Neuville-Bosc, 30 avril 1784. 
— NucouRT. — Sentence du Grand Vicaire et Officiai 
de Pontoise mettant fin à une difficulté survenue entre 
M'^" François de Joigny , chevalier, seigneur de 
Nucourt, d'une part, et les paroissiens de Nucourt, 
d'autre part, au sujet de la délivrance à la fabrique de 
7 arpents de terre à elle donnés par feu M" Henri de 
Joigny, à charge d'une fondation, 1670. — Homolo- 
gation de l'aliénation par bail emphytéotique d'une 
grange sise à Ilardeville, appartenant à la fabrique de 
Nucourt, grange représentée comme étant « en ft>rt 
mauvais iHat. — Il y auroit, au dire de gens do fart, 
pour plus de cent vingt livres de réparations à y faire 
pour la rétablir et entretenir ». 24 septembre 1787. 

G. 129. (Liasse.) — 9 pièces, papier. 

1699-1756. — Omkuvii.i.e. — Visite du doyen 
rural de Magny, curé de Montjavoult, et nomination 



66 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



d"un inarguillier. « De plus, Jean Pérard nous ayant 
été présenté par le sieur curé pour remplir la place 
de clerc de la paroisse d'Omerville et tenir les petites 
écholes dans ladite paroisse, l'ayant trouvé capable et 
en estât de remplir les fonctions de clerc et de luaistre 
d"écholle, nous l'avons confirmé dans cette place, du 
consentement des paroissiens d'Omerville, avec la 
fcculté audit Pierre [sicj Pérard de jouir des droits et 
émolumens ordinaires attachés à laditte place de clerc 
et de maistre d'écboUe », 29 octobre 1747. — Osny. — 
Bénédiction de la nouvelle chapelle de Busaa:ny, à la 
requête de « Christophe-Auguste Portiez, esouier, sei- 
gneur de Clavières », aj'ant représenté que celle qui 
avait été pr-'cédemment construite pour sa commodité 
et celle de sa famille « leur était au contraire incom- 
mode ])ar Tesloignement dont elle est de sa maison, es- 
tant nécessaire, pours'y rendre, de traverser la cour et 
tous les jardins qui très souvent en liyver sont remplys 
d'eaue, de glaces et de boue causées ou par les pluies ou 
parles débordemens du ru de Vionne, qui a son cours 
par-dedans et le long de ses jardins », 1699. — Permis- 
sion donnée de déplacer le mausolée de Madame la 
comtesse de Cliastellux, érigé en la chapelle de Saint- 
Jacques en 1660, attendu que, par son élévation, il 
« ostoit le jour aux chantres ». et ce, du consentement 
de Madame d'Aguesseau de Chasteliux, 1748-1753. — 
Ci>nstitution de r^-nte parle curé de la paroisse d'Osny, 
M. Jacques Camus, pour l'établissement « d'une mai- 
tresse d'écollo pour ens-igtier et instruire gratuitement 
les lilles de laditle paroisse d'O^ny, laquelle place ne 
pourroit estre remplie que par une fille d'âge et de 
capacité requises, dont la nomination audit sieur Ciunus 
seul, sa vie durant, et, après iuy, aux seigneurs et 
aux sieurs curés ses successeurs, prévost et procureur 
fiscal dudit lieu tous conjointement, lesquels toutellois 
ne pourroient destituer lailitte maîtresse que pour 
cause de changement d'élat de laditte maîtresse ou 
[)Our autres causes légitimes et suffisantes que d'un 
commun consentement, à la charge par lœavre et 
fabrique de fournir à laditte mailr(!sse d'écolle un loge- 
ment nécessaire et suffisant tant pour son habitation 
que pour tenir .ses écolles n ; délibérations des mar- 
guiliiers et habitants d<' In paroisse, procuration, 
mémoire, elc, 17r)(). 



<i. I jO. (Liauc.) — pivre». papier, 

1678-1781. — Paunks. — Hequéte jiré.sentée au 
(ir.-uid '/p;iiii- par tiuillauine Lrouart, charpentier, à 



Pierrepont, paroisse de Parues, au sujet de difficultés 
soulevées par le curé de la paroisse à l'occasion de l'inhu- 
mation d'un des enfants du suppliant, 1678. — Transla- 
tion dans deux nouvelles châsses « de cuivre doré » de 
reliques conservées, en l'église de Parues, dans « d'an- 
ciennes châsses de bois doré entièrement décolées et 
presque détruites par l'humidité de l'armoire dans 
laquelle elles étoient renfermées », 23 décembre 1718. 
— Pouvoirs donnés par le Grand Vicaire au vicaire 
de Saint-Josse de Parnes, pour desservir temporaire- 
ment la cure, et ce, à la reijuète du curé, M. Guil- 
laume Griffin, ayant représenté « l'incapacité absolue 
à laquelle l'avait réduit l'état malheureux de sa santé, 
(jui lui retirait la faculté de pouvoir remplir ses fonc- 
tions curiales », 1764. — Certificat constatant que la 
ferme et le moulin de Chaudry, territoire de Parnes, 
ont été totalement incendiés dans la nuit du 7 au 8 
septembre, et que Jacques Ilaranger et Marie-Cathe- 
rine Luce, sa femme, fermiers actuels, ont jjerdu ainsi 
environ 14.000 livres, 1781. 

(1. 131. (Liasse.) — 1' pi^i'es. paiTliciuiii : 19 pii'ces, papier; 



1227-1757.— PoNTOiSE. — Clmidlre Saiiil-M<'llon. 
— Co()ie. collationni'e en 1674, d'un acte de 1227, aux 
termes duquel le clia[)itre de Saint-Mellon, désirant 
mettre fin à une contestation pendante entre l'arche- 
vêque de Rouen et lui « siijiey subjeclione, correc- 
fione et jurisdiclione. in i/nihus dtcebamxis eideni 
minime nos teneri», déclare <]u'avec l'assentiin^nt du 
Koi il renonce à ses prétentions, et se soumet audit 
archevêque « in prœdictis et in omnibns cl lanqunm 
ordinario noslro v.fpote in sici dioccsi conslUidos », 
mais aux conditions énoncées dans l'acte, et notam- 
ment à celle-ci : « iUi quod per ipstan eiiam juslicia- 
liinnir (tut per maudatiim suiim. afchidiacono Pon- 
lisurensi excepta , cui nullatemis obediemns ; » — 
copie d'une ordonnance de l'archevériue de Rouen 
inaintriKinl, Ir chMiiitri' de S.iint-Mcllon dans ses privi- 
lèges et exemptions, 1636. — Sentenci' provisoire du 
liailliage en la cause d'entre le cliaiiitr,' «le Saint-Mel- 
lon, d'une part, Jean Giroult, cun' de Sainl-Miiclou, 
.' ollii'ial et vii'e-gi>riMit di' Moiiscigneui' le cardinal de 
di' Hourbon, arclievesciue de Kouen, en (;ette ville de 
l'ontoisf! et au Vi'ulxin-le-Krançois », et autres, d'an- 
tre part, aux Iit s di! la(|uelli' il est spécilli' (pic, 

dans les processions et assembli'es publiques, ledit 
Giroult " dcnii'urera eu possession de marcher en 



SERIE G. 



GRAND VICARIAT KT OFFICIALIFE DE PONTOISE. 



67 



suprême lieu en quallitté de Grand Vicaire après les 
[doyen, chanoines et chapitre] demandeurs, en habit 
receu et revestu de surplis, sans porter aulcune es- 
tolle », 1509. — Copie d'un arrêt du Parleuient met- 
tant' à ni'ant un appel formé par le curé de Saint- 
Pierre, M"^ Jean Auroux, et maintenant les chanoines 
de Saint-Mellon, « comme curés primitifs et supérieurs 
de toute ladite -ville de Pontoise, en possession de faire 
l'eau béniste en ladite église de saint Pierre toutes 
foys et quantes que les festes de Saint-Pierre escher- 
ront, au jour de dimanche, au commencement de la 
messe prieurale qu'ils ont accoustumé d'y célébrer par 
chacun an ausdites fe>tes de saint Pierre ; et. à ce^te 
fin, leur seront par ledit Auroux et ses successeurs 
curés cdministrés le sel et l'eau et autres choses re- 
quises à telles cérémonies », 30 juillet 1616. — Pro- 
cès-verbal (le la visite faite par l'archevêque de Rouen 
le 2 juin 1073. — Union de la vicairie à la chèvecerie, 
conformément à une transaction du 17 avril 1596, 
« pour donner la paix audit chapitre et esteindre toutes 
les contestations », 1697. — Requête présentée par le 
chapelain titulaire de la chapelle Saint-Vaast au châ- 
teau de Pontoise, pour être autorisé à échanger un 
fief, a[)partenant à cette chapelle, contre 25 livres de 
rente foncière qui seront payées par le seigneur 
d'Épluchés ; permission donnée par le Grand Vicaire, 
1099. — Procès-verbal de l'ouverture de la chasse de 
Saint-Vincent et translation des reliques dans une 
nouvelle chasse, 1716. — Protestation de nullité sous 
prétexte d'incompétence contre l'interdit prononcé 
par rOfficial contre un chanoine de Saint-Mellon, 1734 
— Information sur ro|)portunité d'un emprunt jugé 
nécessaire par le chapitre, représentant que « le feu 
a consumé tous les bàtiniens de leur ferme seigneuriale 
de Delincourt, doyenné de Chaumont-en-Vexin, que 
les inondations des années précédentes les ont mis 
dans la nécessité de faire de très grandes réparations 
à un moulin (ju'ils ont à Pontoise, (jue le clocher de 
leur église est clans un danger éminent, et que sa 
chute occasionneroit des malheurs inévitables tant aux 
suplians qu'aux propriétaires des maisons situées au- 
dessous si l'on n'y remédie incessemment », 1744. — 
Concordat entre le chapitre de Saint-Mellon et les 
curés de la ville relativement à l'administration ilu 
sacrement de l'extrôme-oiiction dans toutes les pa- 
roisses de la ville, aux conditions spécifiées dans huit 
articles, 29 novembre 1748 ; — homologation dudit 
concordat par l'archevêque de Rouen, 28 décembre 
1748. — Règlement de l'archovêiiue au sujet de la 
procession générale du Saint- Sacrement, 10 avril 



1749. — Requête des doyen, chanoines et chapitre 
exposant que, « n'y ayant aucuns revenus particuliers 
affectés à l'entretien de leur église, ils se trouvent 
tous les ans dans la nécessité de prendre sur les dis- 
tributions de leurs itréb^ndes, quoique très modiques, 
l)0ur les ré|iarations, ornemens et frais de la sacris- 
tie >:, et qu'en conséquence ils désireraient voir ordon- 
ner l'union à leur église de la chapelle Saint-Nicolas, 
ce qui serait « d'autant plus convenable et ulile que 
cette chapelle tient au corps de l'église par une porte 
de communication, quoiqu'elle ne soit pas sous le même 
loit ; cette situation leur faciliteroit la construction 
d'une salle capitulaire, n'en ayant d'autre que le char- 
trier situé au-dessus de la sacristie, dont l'escalier est 
impraticable » ; procédure, enquête, décret d'union, 
1757. 



G. 132. (Liasse.) — 26 pièi-es, papier. 

1629-1784. — Paroisse Saint-Maclou. — Visites 
de l'église Saint-Maclou par l'archevêque de Rouen ou 
le Grand Vicaire en 1629, 1630 et 1031. — Taxe des 
droits curiaux, 1656 ou 1686. — Règlement pour les 
marches et préséances des curés de Pontoise, à la 
requête de MM. Gilles Tirel, curé de Saint-André, 
Antoine de Jeuffosse, curé de Saint-Pierre, Mellon 
Soret et Charles Bornât, curés de Saint-Maclou : « Il 
en sera usé entre les parties selon l'ordre de leur 
réception », 1670. — Absolution de Pierre Chevallier, 
clerc tonsuré de la paroisse de Saint-Maclou, pour 
l'irrégularité qu'il avait encourue en ayant, en cette 
qualité et quoique i)0urvu d'un bénéfice simple , 
« porté les armes pour le service do Sa Majesté trôs- 
chrestienne la campagne dernière, qu'il s'est rencontré 
en deux dittérents sièges et autres occasions où il 
auroit tiré plusieurs coups de mousquet, dont il auroit 
pu tuer ou blesser plusieurs hommes », 1676. — Béné- 
diction de la nouvelle châsse de Saint-Maclou et trans- 
lation en icelle des reliques tirées des deux anciennes, 
10 juillet 1702. — Plainte adressée par le Promoteur, 
exposant que « le lundy lendemain de Pâques 24' jour 
du mois de mars dernier, frère llerménégilde de Pa- 
ris, prestre, capucin du couvent de Pontoise, auroit, à 
l'issue ilu sermon par luy faict en l'église paroissiale 
do Saint-Maclou de Pontoise, arête le peuple et luy 
auroit, sans la participation de Messieurs les curez 
di' ladite église, annoncé une procession pour estre 
faicte le lendemain à Saint-Martin-lc/.-Pontoise. comme 
elle se l'aisoit avant rordonnance du 25 mai 1701 » ; 



68 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



défense aux prédicateurs de rien annoncer dans leurs 
sermons sans le consentement exprès et par écrit des 
curés des paroisses, 1704. — Permission accordée aux 
maîtres-tailleurs de la ville, formant une confrérie 
établie en une chapelle de l'église Saint-Maclou et 
érigée en l'honneur de la Sainte-Trinité, de fêter saint 
Horaobou, « Hommebou », pour second patron de leur 
confrérie, 1T26. — Suppression et profanation d'une 
chapelle dans laquelle était un autel dédié à saint 
Cosme et saint Damien, à côté de la sacristie de l'église 
Saint-Maclou, et ce pour permettre d'agrandir « l'ar- 
moire destinée pour resserer les orneraens de laditte 
église » qui lui était contiguë, HS!. — Profanation et 
aliénation d'une « portion inutile étant au bout du 
cimetière clos de laditte église, qui tient à la rue des 
Balais », 1732. — Permission aux R. P. Jésuites de 
(aire la mission en l'église Saint-Maclou, 1735. — 
Reconnaissance de trois petits reliquaires et transla- 
tion du tout « en une cliàsse de bois sculpté en forme 
de tombeau, orné de deux verres et de la représenta- 
tion de saint Roch sur le sommet », 15 août 1758. — 
État des fondations existant en la chapelle de la 
Passion, en l'église Saint-Maclou ; réduction d'icelles 
1700, 1780 et 1781. — Suppression et profanation en 
1781, à la requête des curé et marguilliers, du cime- 
tière dit des Bouchers attenant au presbytère, « dont 
la propriété leur était incontestablement acquise non 
seulement par le droit commun, mais encore par la 
renonciation expresse qu'y ont faite les bouchers 
demeurants sur ladite paroisse par acte du 24 décem- 
bre dernier », 1781-1784. — Suppression de lautel de 
Notre-Dame de Pitié, « scitué dans l'église de Saint- 
Maclou près la porte d'entrée d'icello, à droite du 
chœur et adossé au mur de la chapelle de Saint-Xico- 
la.s, placé fort indécemment à coslé d'un tambour et 
gênant d'ailleurs beaucoup le jtassage du public par 
cette porte » ; translation du titre du bénélice qui lui 
était attaché à la chapelle de Saint-Nicolas, 1784. 

0, 133. (Liasse.} — [i piècca, pflpier. 

1663-1789. — J'aroisse Noire-Dame. — Délense 
à toute.s |»ersonnes, de quelque qualité et condition 
qu'elles puissent être, de .sonner les cloches aux baji- 
tèmes des enfants qui .se feront en l'égli.sf Notre-Dame 
de l'ontoise, 1 003 ou 10(17. — Signillcalion fuit.', .'i la 
requête des niarguiliier» de Notre-Dame, à M.inn 
Musquinié, receveur, qu'ils .s'ojiposent à ce qu'il paye 
aucuns gages au sieur Fontaine, prêtre et cliapidnin, 



en qualité ne maître des enfants de chœur de l'église, 
1678. — Érection en l'église Notre-Dame de la con- 
frérie des maçons sous le vocable de saint Louis, roi 
de France, 1687. — Procès-verbal des calendes tenues, 
en 1673, par l'archevêque de Rouen. — Requête pré- 
sentée au Grand Vicaire par le curé, M™ Claude Lan- 
glois, et par les marguilliers de l'église Notre-Dame, 
exposant que, « pour éviter la ruine prochaine du bien 
et du fond de la laditte église et fabrique, qui se trouve 
embarrassée et beaucoup diminuée à cause des des- 
penses tant ordinaires qu'extraordinaires d'icelles et 
de la multitude des fondations anciennes et fondées 
pour la pluspart sur des maisons ruinées dès l'année 
1589, au temps de la démolition de laditte église ». 
et pour assurer la décence du service divin, il était 
nécessaire de déterminer les fondations et de taxer 
les honoraires pour l'assistance aux offices ; enquête 
et fixation des honoraires : un chapelain touchera 
pour l'assistance à vigile, 1 sou ; pour l'assistance à 
une messe haute, 2 sous ; jjour l'assistance à un saku 
solennel, 3 sous ; le curé touchera le triple d'un cha- 
liolaln; le sacristain et l'organiste toucheront chacun 
autant qu'un chapelain; le clerc touchera la moitié 
d'un cluipelain ; les choristes toucheront à eux tous 
autant qu'un chapelain, 1682 ; — état des fondations 
depuis la réduction en 1682, avec une table des noms 
des fondateurs, xviii" siècle ; — état des fondations 
« selon le tableau dressé par M. l'abbé de Panât, 
grand vicaire, archidiacre et officiai de Pontoise et 
(lu Vexin françois » ; — nouvelle réduction des fon- 
dations en 1788-1789. — Ucnouvcllciucnt du vœu de la 
ville de Pontoise, le 8 septembre 1726, en i)résence de 
M'"' Jean de Caulet , évôque-prince de Grenoble , 
vicaire général de Pontoise. 



G. 134. (Liasse.) — 7 pièces, papier. 

1671-1786. — Paraisse Sainl-AndriK — Décla- 
ration fait(> au grellè par Philip[)e Robert, vigneron, 
demeurant en la paroisse Sainl-.\inlré, contre l'élec- 
lioii de Nicolas More en qualité de marguillier, 1671. 
— Permission donni'-e i)ar le GramI Vicaire au sii-ur 
l)ul)i\iy, cun'; de .Saint-.Vndré, d(î faire C(mslruire un 
mur anticiiiant sur le ciincitière, et ce, i)arce qu'il « y 
avoit subjet de craindi'e (ju'il ne se commit ((Uchiui's 
di'sordi'es dedans certain irou et carrière dont l'am- 
liouchure et entn'ie aboutit dedans le cimetière de ladite 
église, et qu'on devoit aussy apréhender qu'il ne s'y 
ri'fiitîiùt qurhiiics volieurs pour surpremlri' et rmpor- 



SKRIli G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITÉ DR PÛNTOISE. 



69 



ter les ornements et autres choses sacrées de ladite 
église », 1680. — État des revenus et des charges de 
la fabrique de Saint-Andrë, 1118 ; ordonnance pour 
la distribution de blé aux enfants de cliœur fondée par 
Robert Cossart en son testament reçu par Fredin et 
Dajineaux, notaires roj-aux à Pontoise, le 25 janvier 
1649 ; la répartition des 6 setters de blé sera faite 
comme il suit: 2 setiers de blé à chacun des deux 
plus anciens enfants de chœur; 1 setier à chacun des 
deux derniers, 1778. — Requête adressée, postérieu- 
rement à 1786, au Grand Vicaire, par le premier mar- 
guillier, pour lui exposer la situation et les besoins 
de la fabrique ; mention que « M. le curé Mion, pré- 
décesseur, a restauré le chartrier par un travail long 
et pénible; il l'emit les pièces du flef, d'accord avec 
les marguilliers, au notaire de la fabrique pour en 
faire l'inventaire des pièces et le jiapier terrier ». 

G. 135. (Liasse.) — 20 pièces, papier. 

1663-1777. — Paroisse Saint-Pierre. — Rapport 
dressé par Pierre Du Four, organiste et facteur d'or- 
gues, demeurant précédemment à Pontoise, à l'effet 
de constater Piîtat de l'orgue de l'église Saint-Pierre, 
24 mai's 166.'} ; — sentence portant rétablissement des 
lambris de l'orgue. 166.j. — Contestation entre M'* 
Antoine de Jeufosse, d'une part, MM. Albert Du May 
et Mellon Soret, curi's de Saint-Maclou, d'autre part, 
au sujet de l'administration des sacrements , ]>ar le 
curé de Saint-Pierre, à Gabriel Chevalier, marchand, 
demeurant « en l'estape au vin de la ville de Pon- 
toise, qui est située au milieu de la paroisse de l'église 
de Saint-Pierre » ; confirmation des droits du curé de 
Saint- Pierre, 1664-1665. — Abjuration d'in-résie , 
prononcée en IV'glise Saint-Pierre, i)ar Maximilii'u 
Colson, né à Limay, 1670. — Réduction faite, en 1671, 
à la reciuôte du prieur- curé, « M'" Dominique de 
Ligny », conseiller du Roi en ses Conseils d'iitat et 
privé, évoque de Meaux, d'une fondation constituée 
en 1489 par le seigneur de Méry et du (iefde Poix à 
Pontoise, qui avait donné à cet elT'et au prieuré « la 
moittié de la forest de l'eau seize sur la rivière d'Oize 
au dessus du pond de Ponllidise, mouvant dudit liefdc; 
Poix », 1670-1671. — Etabli.^-senient en l'église Saint- 
Pierre de la confrérie des agonisants, 1(398. — Visite 
de la chapelle disposée par dame .Marie-Jeanne Du \'al 
en j^a maison de l'IIerniitage, sur le territoire d(^ la 
paroissi.' Saint Pierre, et biMiédiction d'ictdir, 1777. 



G. 136. (Liasse.) — Il pièces, papier. 

1677-1785.— PoRCHEux. — Contrat de dotation 
de la chapelle du Saussay, paroisse de Porcheux, réta- 
blie par Guillaume Vallier, chevalier, seigneur comte 
du Saussay, Porcheux, Thibivillers et autres lieux, 
conseiller du Roi en tous ses conseils, président à 
mortier au Parlement de Metz, en l'enceinte du pour- 
pris de son hôtel seigneurial du Saussay ; visite et 
bénédiction de ladite chapelle. 1699-1701. — Requête 
présentée au Grand Vicaire de Pontoise par les habi- 
tants de Porcheux, pour le prier de conférer la cun^ à 
M'" Jacques Questier, dont ils n'avaient qu'à se louer, 
le S'" Thibaut, curé, « depuis deux ans hors d'état de 
faire ses fonctions curiàles », ayant résigné ce béné- 
fice ; sans date, xvin° siècle. — Porcheville. — 
Visite de l'église Saint-Séverin de Porcheville i)ar le 
doj-en de Meulan ; constatation que le tableau qui 
« est sur le grand autel contient des figures non con- 
venables », et que le rétable du grand autel « fait en 
menuiserie, attendu son ancienneté, demande d'être 
peint de nouveau ». 25 février 1767. — Pouilly. — 
Réduction de la fondation faite, en 1705, dans l'église 
de Pouilly par Marguerite Legras, veuve Didron, 1778. 
— PuiSEUx. — Procès-verbal de la visite de l'église 
paroissiale de Puiseux faite jiar le Grand Vicaire en 
1677. — Réduction des fondations, à la requête du 
curé Jamet et du marguillier; état des rentes apparte- 
luint à la fabrique, 1738-1739. — Établissement des 
prières des quarante heures, à la suite du don fait à 
la fabrique d'une sonune de 300 livres [)ar -Marguerite- 
Elisabeth Barnabe, de la paroisse d'Andrésy, 1781. 

Autorisation ilonnée par le Grand Vicaire à. la fabrique 
de Puiseux d'accejjter deux donations faites, l'une par 
la veuve Hugues Pierre, l'autre par Pierre Fessart, 
demeuiant à Cormeilles, à charge de fondation de 
messes basses et d'un salut avec exposition du Saint- 
Sacrement le jour de l'.Vssomption, 1785. 



G. 137. (Liasse.) — 18 pièces, papier. 

1672-1782. — Reii.ly. — Visite de l'église par le 
doyen de Chaumont, M"» Nicolas Quenotte, curé de 
Thibivillers, 1782. — Ressons et Mauciiekoux. — 
Règlement pour les paroisses de Ressons et de Mar- 
clieroux destiné à inettri> (in au dilférend ipi'avait 
soulevi- l'adininistration de ces deux paroisses, 1672. 
— Nomination à la cure de MarcUcroux, IG81. — 



70 



AUCHIVKS r>K SKINE-KT-OISK. 



Lettre adrpssée au Grand Vicaire par le prieur de 
Ressens, débutant ainsi : « Monsieur. Je tous suis 
infiniment obligé et vous remercie très liurableraent 
liu refus que vous me faites de me continuer vostre 
approbation pour les confessions dans le Grand Vica- 
riat de Pontoise. Je ne vous la demandois que pour ne 
pas manquer de ma part au salut de ceux qui pou- 
voient s addresser à moi par l'ordre de la divine Pro- 
vidence: mais, comme l'Église me renvoyé à vous pour 
cet effet et que vous tesmoignez ne le vouloir pas, 
selon que me le mande un de nos religieux de Paris, 
je suis hors de peine et dans un très grand repos sur 
ce clief. Je voudrois bien que Messieurs de Reims, 
Laon, Beauvais, Verdun et Metz, sans parler de feux 
Messieurs de Tout et d'Amiens, se fussent comportez 
cy-devant de la sorte à mon esgard, au lieu de me 
donner tout leur pouvoir sur la matière dont il s'a- 
git », et se terminant par ces mots : « Je prie de tout 
mon cœur nostrc commun Seigneur d'accompagner 
toute vostre conduite du secours de ses grâces et de 
vous tenir toujours soubz sa très saincto garde, pen- 
dant que je seray avec tout respect. Monsieur, vostre 
très humble et très obéissant serviteur », 1G90. — 
Permission de prêcher et de confesser donnée par le 
Grand Vicaire au prieur de Ressons. 1691. — Visite, 
à la .suite d'ordre n-itéré, de la chapelle paroissiale de 
Hessons érigée sous le titre de Saint-Maur, Vi'Ah. — 
Inventaire des titres et procédures pour l'extinction 
du titre et la réunion des revenus du prieuré de 
« Sainte-Anne de Nouveau-Lieu » à la mense conven- 
tuelle de l'abhaye de Ressons ; requête relative à celte 
union ; postérieur à 1735. — La Rociik-Guvon. — 
Révocation dfs pouvoirs donnés à Jean Dubost, curé 
de La Koche-Guyon, ÏT.ii. — Prieuré. Requête adres- 
sée par le prieur, exposant que l'église du prieuré 
« demandant de grandes réiiarations et qu'étant d'une 
grandeur trop considérable, il a fait visiter ladite 
église |iar gens experts, et que leur avis a été de faire 
démolir les deux aisles ou bas cotés de latlite église 
du prieuré, de laisser subsister, la nef et h' clionir et 
de détruire une partie du clocher, en sorte qu'il en 
reste assés pour y placer les cloches nécessaires », 
et sollicitant l'aulori.'sation requise tant pour ladite 
démolition que jiuur l'exhumation et le transjiort des 
ossements l'ui viendraient à être mis à jour; consen- 
tement donné par M. le duc de I-a Hociicfou.rauld, 
•tomiiic seigneur, duc et pair du ducln- de La Hoclie- 
Guyon, à ce que « les corps et tombeaux qui peuvent 
8»} trouver dans les nisles et bas costés d(^ l'église du 
prieuré de La Roche-Guynn soient inliumi-sel enter- 



rés de nouveau dan^ la nef ou le chœur do ladite 
église », l" février 17.j7 ; — 'nnsentemeiit donné par 
l'abbé de Fécamp, patron du inieuré; — autorisation 
délivrée par le Grand Vicaire, 13 février 1757 ; — 
extrait du registre des baptêmes, mariages et sépul- 
tures de la paroisse, constatant que, le lundi 18 avril 
1757, « après les fouilles exactes et nécessaires, ont 
été trouvez et tirez de terre quantité d'ossements, 
quatre grands cercueils de plomb, autour du premier 
desquels est écrit : Franrois de Silly, vivant duc de 
La Roche-Guyon, décédé à Maran, au siège de La Ro- 
chelle, ie dix-neuf février 1628, à l'âge de quarante- 
deux ans; et sur les autres aucune inscription ; deux 
petits cercueils aussi de plomb, dans lesquels il nous 
a paru et aux assistans ne pouvoir être renfermés 
[que] les ossements de petits enfant, et quatre boettes 
de plomb en forme de cœurs » ; le tout a été replacé 
dans le chœur de l'église, en la place où l'iui met ordi- 
nairement le lutrin, « en même ordre qu'ils ont été 
trouvez et que nous les avons vus dans lesdites deux 
ailles, et avons fait ])Oser par dessus une tombe de 
luerre ». — Réunion du prieun'' de La Roche-Guyon à 
la cure ; motifs : le grand nombre de pauvres, et l'im- 
possibilité de trouver des secours temporels pour sub- 
venir ;\ leurs besoins, la modicité du revenu de la 
cure, dont les biens étaient au prieuré, l'inutilité de 
ce bi'ui'lice par rajiport à la [laroisse, 17(')2. 



G. 138. (Liasse.) — 1 pifoe, p.irrlieiiiui ; (J4 p'k'res, p.npior. 

1704-1778. — Saov. — Requête adressée à l'Ofli- 
cial (lar « tous les iiabitants de Sagy les plus irrépro- 
chables », jiour attester qu'ils n'ont à faire aucun ic- 
proche à la coiuiuite de leur curé « depuis 18 ans ou 
environ qu'il est en leur jiaroisse », et que les plaintes 
(pii ont été formulées à ce sujet l'ont été par des gens 
malintentionnés, 1704. — Autre requête au même au 
sujet des titres et papiers de la fabrique, 1704. — Dé- 
fense aux habitants de Sagy de fêter la translation <ie 
.saint Siilpice, patron di' leur église, le 2" am'it, et de 
vouloir imposer à leur curé, le sieur Chéron, l'obliga- 
tion d'en solenniser la lêtc, 1715. — Visite de l'égli.se 
par le Vicaire Général, en présence du curé M. Jac- 
ques Chéron, du décimatetu' Pierre-Michel Cousin, 
clievalier, conseiller du Hoi en ses Conseils, procu- 
reur gé'iiéral aux Itequêles de riliMel, des niarguilliers 
il di' 1,1 plus grande partie des liabltaiils di- la pa- 
roisse ; concordat entre les contriimables pour les 
ré|)aration3 urgentes ù y faire, 1725. — Autre visite 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE POXTOISE. 



71 



en I73G. — Bénédiction de la nouvelle église en 1740- 
1741. — Construction d'une sacristie et agrandisse- 
ment du presb3'tère sur l'emplacement de l'ancienne 
éyilise et du cimetière, 1750. — Réduction des fonda- 
tions, 1778. — Sailly. — Plainte des habitants contre 
leur curé, qu'ils représentent comme causant du scan- 
dale « par sa violence, son humeur processive, ses 
omissions dans le soin de ses paroissiens » et quantité 
d'autres faits « peu capables de servir jamais à la ca- 
nonisation dudit sieur curé » ; sans date. — Visite de 
la paroisse par le doyen rural, et ordonnance rela- 
tive aux bancs de l'église, 1747. — Union du prieuré 
simple et non conventuel de Saint-Sulpice de Sailly, 
ordre de Saint-Benoît, desservi par un religieux clu- 
niste, aux cures de Sailly et de Brueil, paroisses si 
pauvres que « les curés sont obligés de nourir et vêtir 
une grande partie de leurs habitans » ; procédure y re- 
lative, 1759-1761. 

G. 139. (Liasse.) — 66 pièces, papier. 

1648-XVIII'= siècle. — Saint-Clair-sur-Epte. — 
Copie de la rétrocession par M" Henri Lard^nois ou 
Lardennois, curé de Saint-Clair-sur-Epte, à M" Pierre 
Le Masson, [irétre, demeurant au même lieu, du bail 
à ferme qui lui avait été fait, en 1G47. par le receveur 
général du prieuré, M'» Nicolas Hottier, du revenu 
temporel du chaiicel de l'église de Saint-Clair, 1648. — 
Procédures entre le curé de Saint-Clair, M"-' 11. Larde- 
nois, d'une jiart, et M'''= Denis Rousseau, prieur de 
Saint-Clair, d'autre part, tant au sujet do la percep- 
tion des dimes et offrandes qu'au sujet de la qualitt; 
de curé j)riniitif prétendue parle prieur, 1661-1670 ; — 
autres contestations entre les curé et prieur ; règle- 
ments divers sur le fait des messes votives et des 
messes des pèlerins, de 1071 à 1719 ; règlement jiour 
les messes de Saint-Clair, 1674 ; requête présentée au 
Grand Vicaire par .Simon .-Vuboui'g, [)rieiir comnienda- 
taire, disant « que ses prédécesseurs et luy aui'oient 
tousjours jouy du droict de nommer un prestre pour 
recevoir les messes que les pellerins veuUent taire dire 
à Saint-Clair », et demandant en conséquence qu'une 
ordonnance fut rendue contre le curé de Saint-Clair 
qui s'était « ingéré de recevoir les messes votives de- 
puis le jour de Pasques dernier », 1686 ; compte des 
messes de Saint-Clair, 1692; infoi-mation en 171."j. — 
Visite de l'c'glise de Saint-Clair-sur-Epte jjar l'arche- 
vêque de Rouen, en 1675; ordonnance rendue en 
conséquence, aux termes de laquelle a le grand chœur 



demeurera cy-après de l'appartenance de l'église par- 
roissialle, et que le Saint-Sacrement y sera transféré 
du lieu où il est à présent » etc., et décidant, de plus, 
que, comme il y avait « dans le chœur une tribune 
très malpropre, qui oste beaucoup du jour qui doibt 
estre dans ledit chœur », celle-ci devra estre abattue. 
— Requête présentée au Grand Vicaire par le comte 
de Broglie, lieutenant général des armées du Roi, sei- 
gneur de Saint-Clair et autres lieux, exposant que 
« sur ses terres, dans la paroisse de Saint-Clair, il y 
avoit une chapelle apellée communément l'hermitage 
de Saint-Clair, laquelle étoit depuis un très long temps 
presqu'en ruine, et où cependant les pellerins n'ont 
cessé d'aller faire leurs prières avec beaucoup de dé- 
votion et concours », qu'il l'avait restaurée, et qu'il 
demandait quelle fût visitée et consacrée; bénédiction 
de ladite chapelle, 1722. — Injonction à la nommée J. 
B... « de sortir incessament de la paroisse de Saint- 
Clair et de s'en éloigner de dix lieues », avec interdic- 
tion d'en approcher plus près jusqu'à nouvel ordre, 
1727. — Inventaire des titres et papiers de l'église de 
Saint-Clair-sur-Kpte. Sans date, mais de la seconde 
moitié du xviii'' siècle. — Requête des syndic, mar- 
guilliers et habitants de la paroisse, exposant qu'ils 
sont depuis quelque temps privés d'un vicaire ; que la 
paroisse est fort étendue, et consiste en un « bourg 
et quatre hameaux : Le Héloy, Fayel, Brueil et Beau 
jardin, dont deux, qui sont considérables et forment 
des villages, sont à une grande lieue de distance du 
bourg, et les autres à plus d'une demi-lieue»; que 
le sort d'un vicaire est assuré [lar 400 livres et un 
logement : ils demandent, en consé(iuence, qu'un nou- 
veau vicaire soit envoyé dans la paroisse, « grâce 
sans laquelle beaucoup d'entre eux ne peuvent remplir 
li'ur devoir de chrétien ». Sans date, mais de la tin du 
xviii'^ siècle. 



G. HO. (Liasse.) — 29 pièces, papier. 

1588-1759. — Saint-Cricpin-Ibouyilmcrs. — Re- 
quête des curé, anciens marguilliers et principaux 
habitants de Saint-Crépin-Ibouvillers, exposant « la 
conséquence dont il est qu'ils ayent une première 
messe dans leur paroisse, d'autant qu'il y a des ha- 
meaux très éloigne/. » ; établissement d'une première 
messe, qui devra être dite les dimanches et jours de 
fête, et autorisation de distraire à cet effet des reve- 
nus de l'église une somme de 150 livres, '6 août 1728. 
— Visite et bénédiction de la chapelle domestique 



12 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



construite en son château de « Marivault » par W<^ 
Jean-Jacques de Lisle, brigadier des armées du Roi, 
marquis de Marivault, seigneur de Saint-Crépin-lbou- 
villers et autres lieux, 17-19. — Saint-Gyr-en-Ar- 
THiEs. — Bénédiction de la chapelle du château de 
Saint-Cyr-en-Arthies, construite par les ordres de 
M. de Pommereuil, seigneur du lieu, l'748. — Chan- 
gement d'objet d'une rente de 12 livres l'ondée par 
Pierre Servais et Françoise Baudelot, se décomposant 
en 3 livres pour trois messes, et 9 livres « pour fonder 
un clerc, lequel clerc sera tenu, pour lesdittes neuf 
livres, daller avec ses écoliers tous les jours faire la 
prière dans l'église devant et après les écoles du matin 
et du soir et les dimanches et fêtes après vêpres » ; 
requête, information et ordonnance, l'752. — Saint- 
Gervais. — Bénédiction et dédicace des parties de 
l'église de Saint-Gervais nouvellement construites ; 
correspondance à ce sujet : lettre adressée par le curé 
Mathurin de Lespée « à M"' de Craville, secrétaire de 
Monseigneur l'ilustrissime cardinal de Bourbon au 
vicariat de Ponthoise. Là part oii il sera » ; 1588. — 
Copie de la vente faite par Marguerite de Sailly, 
femme de Jacques de Guiry, écuyer, seigneur de » la 
Falguaire et Incourt en Arthie », à la fabrique de 
Saint-Gervais, de la moitié des dîmes du territoire de 
Magnitot, hameau dépendant de Saint-Gervais, 20 oc- 
tobre 1508. — État des comptes encore à rendre de 
la fabrique de Saint-Gervais et de la conlrérie des 
Trépassés ; — diflicultés à ce sujet ; — « Réponse aux 
chicanes de quelques-uns des habitans de la paroisse 
de Saint-Gervais » ; sans date, mais de la fin du 
xviii" siècle. — Contestation survenue au sujet des 
messes à célébrer entre le sieur de Magnitot, d'une 
part, et François Droûet d'Esmainville, prêtre, l'un 
des quatre titulaires de la jchapeile de Magnit()t, 
d'autre part : requête présentée à l'archevêque do 
Rouen par Fr. Droiiet d'Esmainville; — ménKiirc 
instructif «lu procès, dans lequel il est dit que la cha- 
pelle de Magnitot <■ fut érigée en 1322, .sous le règne 
de Charles Le Bel, comme il paroit par ses lettres 
patentes accordées à Jean et Guillaume Des Essarts, 
frères, où l'on trouve ces mots : (Juaiidant capellam 
conslruxcrunt ujjhiL MfKjnitol, id pvo ijisoi-uni pi'O- 
fjeniloribus ac umicorum, benel'aclovion ac succes- 
sorum sttorton animar^im sainte inroceinv in eà 
nomen JJominl ri o/f'eratitur liosliio salulares » ; 
postérieur à l'722. — SAiNr-MAuriN-i..\-GAHKSNK. — 
Élablissoment rie la confrérie de la Vierge en la cha- 
pelle Notrc-Dariie-lir^)i-.>'in'e, située sur le territoire 
,\i' l.-i priroisHc de .Sainl-Marlin-la-(iareinie, « en la- 



quelle viennent de tous costés de touttes parts quantité 
de personnes en pèlerinage », 1666. — Permission 
donnée, à la requête de dame Marie-ÉIisabeth Pichault, 
femme de Jean Rotisset, écuyer, commissaire des 
guerres, seigneur de Dermemont, en la paroisse de 
Saint-Martin-La-Garenne, de démolir la chapelle du 
château de Dennemont, qui menaçait ruine et d'en 
construire une nouvelle, HôS; reconstruction, appro- 
bation et bénédiction de la nouvelle chapelle, 1759. 



G. 141. [Liasse.) — 49 pièces, pnpler. 

1182-1784. — Senots. — Contestation entre le 
curé de la paroisse de Senots, M'" Jean Le Bailly, 
d'une part, et W" Jean-Louis Roffet, prieur du prieuré 
de Saint-Ansbert de Senots, au sujet de la perception 
de la dîme sur une pièce de terre de 9 arpents dépen- 
dant du prieuré, 1742-1745 ; — pièces annexes consis- 
tant en un extrait d'une charte de l'archevêque de 
Rouen, confirmant à l'abbaye du Bec « ecclesiam de 
Senos cum décima » en 1182 ; un bail fait en 1718, au 
nom du prieur de Saint-Ansbert ; une lettre adressée, 
le 6 avril 1741, par le curé de Senots, commençant par 
ces mots : « Il y a auprès de mon église une chappelle 
où il y avoit un ermitte, qui a été longtems dedans en 
(piallté d'ermitte, et l'on dit que laditto chappelle dépend 
de l'abaye du Becque ». — Seraincourt. — Visite et 
bénédiction de la chapelle du chùleau de Riieil, pa- 
roisse de Seraincourt, à la requête de Claude Choppin, 
(■'cuyer. seigneur do Rueil et lie Seraincourr, 1740- 
1741. — Visite de cette chapelle en 1780. — Skuans. 
— Réduction de la fomlatloii faite par M. Marchand, 
ancien prieur de Serans, 1726. — Réduction générale 
des fondations ; tableau d'icelles, 1775-1777. — Séri- 
l'oNTAi.NE. — Legs et fondation faits [)ar .M. Cli.irles 
Li'febvre, curé de Sérifontaine ; requête au (iiand 
Vicaire à liu d'homologation ; lioiiiologation, 1782- 
1784. 



(!. 142. (Liasse. ) — 5 pit^oes, papier. 

1672-1789. — Tai.montiers. — Obituaire dressé 
en 1709, — Keciuête présentée au Grand Vicaire, pour 
le prier d'approuver les fondations faitt's [lar le curé 
delà paroisse. M'" Hellartre ou Bellarte ; jiarmi les 
<ionatlons llgiiri' cril.' de .">() liv. pour « augiMcntalion 
de di)talion de la place de clerc, cl maitrc d'école, i\ la 
charge par lui d'instruire gratuitement '25 enfants des 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



73 



plus pauvres familles de la paroisse » ; lioraologation, 
1789. — Tessancourt. — Érection en l'église de Tes- 
sancourt de la confrérie de Saint-Nicolas, 1687. — 
Thicivii.lers. — Injonction au curé de la paroisse 
de Thibivillers, âgé de 83 ans et plus, et, par suite, 
hors d'état d'exercer les fondions curiales, de se 
faire assister d'un prêtre, qui devra résider en la pa- 
roisse, IGTS. 

G. 143. (Liasse.) — 53 pièces, papier. 
1657 1784. — TriEL, CARRiiiRES-SOUS-Poi.SSY ET 

Ch.anteloup. — Sentence de la prévôté de Triel con- 
damnant à 30 sous parisis d'amende Gabri^^l Le 
Febvre, vigneron à Chevercliemont, [laroisse de Triel, 
pour avoir distribué du pain bénit au bedeau et aux 
enfants de chœur avant d'en avoir <loiiné aux officiers 
du Roi et aux notables habitants, 31 octobre 1657. — 
Ordonnances rendues par le Grand Vicaire, en 1080 
et 1683, au sujet de la chapelle de Saint-Nicolas en 
l'église paroissiale de Triel. — Ordonnance du Grand 
Vicaire, visant notamment la reddition des comjites 
par les raarguilliers et les cliangements à introduire 
dans l'église, 170G; — compte présenté par le mar- 
guillier en charge pour les années 1768-1774. — Union 
du prieuré des Saints-Innocents, dépendant de l'ab- 
baye de Fécamp, à l'Hôiiital de Triel, à la requête des 
administrateurs de cet établissement, considérant 
« cette union et incorporation très utile et avanta- 
geuse audit lio.spital, non seulement [lour l'augmenta- 
tion (lu revenu dont ledit liospital a besoin jiour asister 
les malades dont il est ordinairement cliargé, mais 
encore jiarce qu'il est actuellement placé en un lieu 
très humide, incomode et malsain et d'ailleurs troi) 
petit pour contenir le nombre des malades qui y doi- 
vent estre receus, sans [iouvoir estre augmenté qu'a- 
vecq des des[)ences excessives » ; enquête, procédure, 
sentence d'union, 1706-1707. — Visite et bi'nédiction 
de la cliai)elle de l'Hôpital des pauvres orphelins de 
Triel, (onde par feu Madame Klisabeth - Gliarlottc 
Palatine du Rhin, duchesse d Orléans, 1723; — créa- 
lion [lar le duc d'Orléans d'une rente de 625 livres 
pour l'entretien d'un cha[)elain, « à fin de perfec- 
lionner de [dus en plus cet établissement », 1734-1735; 
— brevet de chapelain délivré à M. François Lonvrier, 
prêtre de Vire en Normandie, 1735. — Kt^hlissemeiit 
d'un nouveau cimetière, l'ancien n'étant « ni assés 
spati(!ux ni as.sds décomment placé », en un terrain 
oll'ert par .M. Brissart, seigneur de la paroisse; in- 
terdit de l'ancien cimetière et bénédiction du nouveau, 
Sei.<'K ET-OiPK. — SiiriiK G. 



1749-1760. — Approbation et bénédiction, en 1754, de 
la chapelle construite au château de Triel, à la re- 
quête d'Auguste-Simon Brissart, écuyer, conseiller- 
secrétaire du Roi ; pièces relatives à cette chapelle en 
1744. — Extrait des devis faits pour la reconstruction 
de la partie de l'église paroissiale de Triel depuis le 
portail jusques et y compris la croisée de l'église sur 
les plans de Le Moine, architecte et ancien pension- 
naire du Roi, 1783. — Lettre du curé au sujet des 
réparations à faire à l'église, 1784. — Contrat de 
donation reçu par Jérôme Lemire, notaire à Triel, à 
l'effet de parvenir à l'érection d'une église succursale 
à Carrières, paroisse de Triel, 1659. — Ordonnance 
portant permission de faire une cave dans le cime- 
tière de Clianteloup, pour « contenir environ quatre 
demy-muids de vin de ce qui sera aumosné à la fa- 
brique », 1686. — Comptes des recettes et dépenses de 
la fabrique de Clianteloup présentés par le marguillier 
en charge, Jean Barrois en 1762, et Nicolas Tinturier 
en 1763; dans ce dernier compte mention est faite 
qu'il a été payé au vicaire de la paroisse, M. Sainson, 
243 liv. 1 s. 6 d. ; au chapelain, M. Le Roux, 204 liv. 
9 s. ; au maître d'école, M. Louis Sauvai, 72 liv. pour 
les gages de son année ; à la maîtresse d'école des 
filles. Marie-Josèi)he Sauvai, 80 liv. au même titre. 

— Trie-La-Ville. — Plainte des habitants de Trie- 
La-Ville exposant que depuis le décès du dernier curé, 
M" .Michel de Feuardant, la jiaroisse a « esté délaissée 
en très grand nécessité d'un prestre qui vacàt aux 
besoins et nécessitez spirituelles », et demandant (pi'un 
prompt remède fût porté à cette situation. Sans date. 

— Visite du doyen, pour reddition de comide, 1780. 

— Supplique présentée par les habitants, pour que 
les fondations faites à l'église soient scruiiuleusement 
acquittées selon l'intention des fondateurs ; ils se 
plaignent à cette occasion de leur curé, qui, « guidé 
par un sordide intérêt, n'a jamais voulu souffrir de 
chapelains: tous ont été la victime de son ambition, 
de sa jalousie et de sa noirceur », et qui, « entiché 
d'une prétendue noblesse, met t'ut le monde au-des- 
sous de lui, se permet d'insulter ses paroissiens sans 
aucune raison, de leur intenter de mauvaises chi- 
canes, de les menacer môme de les faire enlever par 
des cavaliers s'ils faisoient parler de lui. » Sans daté. 
Fin du xviii" siècle. 



G. I-il. (Liasse.) — 1 pièce, parclicmin ; 25 pièces, papier. 

1587-1765. — L's. —Minute du procès-verbal de la 



ARCHIVES DE SKINE-ET-OISE. 



réconciliation et bénédiction de l'église de Us, à la re- 
quête des curé, vicaire, seigneur et habitants de la 
paroisse, ayant exposé que « l'église dudit lieu, fondée 
en l'honneur de Dieu et de la sacrée Vierge Marie, 
mère de nostre saulveur Jésus-Clirist, estoit pollue et 
prophanée ensemble le cj-metyère et lieux sainctz ad- 
jaceiitE » ; que le service divin n'y était plus célébré, 
attendu « que aulcuns rebelles prétenduz refformez 
hésitans et mal sentans de la foy et religion chrétienne. 
catholique, appostolique et romaine y auroient malli- 
cieusement. contre tout droict divin et ordonnances, 
faict enterrer et ensépulturer irrévérement le corps 
mort d'une damoiselle héréticque hucguenotte nom- 
mée , qui y auroyt esté inhumée nuitamment», 

158". — Règlement destiné à mettre lin à une contesta- 
tion survenue entre le curé et les niarguilliers, au sujet 
de la conservation et de la garde des papiers de la In- 
brique, 1"09. — Visite de l'église par le Grand Vicains 
1*35. — Réduction des fondations ; état de celles-ci, 
1*781. — Vaumain [Le]. — Visite du Grand Vicaire eu 
1*736 : « Nous nous sommes fait raporter audit lieu les 
registres des baptêmes et mariages, que nous avons 
trouvé en bonne ordre, cotés et paraphés suivant l'or- 
donnance ; nous avons seulement dit au sieur curé de 
changer quelque chose dans le stile do ses formules et 
de les réduir en meilleur forme ». — Bénédiction de la 
chapelle domestique construite, en son château du 
Vaumain, par le marquis CUarles-.A.ntoiiie de Fon- 
tette, seigneur du lieu, l'74y. — Vaux. — Requête 
prt^sentée à l'archevêque de Rouen par « Elisabeth 
Bauquinhem » [signature : Buckinliam], veuve de Ri- 
chard Vallegrave [alias Waldegrave], eu son vivant 
gentilhomme de la chambre du roi d'.\ngleferre Jac- 
ques II, pour être autorisée à avoir une chapelle ou 
oratoire en sa maison du Temple, en la paroisse de 
Vaux, l'713. — Bénédiction et approbation de la cha- 
pelle domestique élevée en leur maison de Beauregard, 
paroi.sse de Vaux, par François-Charles-Le Prestre, 
chevalier, sieur «le Beauregard, et par dame Charlotte 
Le Bastier, sa mère, \12\-l~i22 et l'dO-l'Gô. — Vk- 
TiiKUiL. — Consécration, à la date du 9 octobre 1588. 
par « Jean do Lesselye, par permission divine évesquc 
de Ros.'ie, sufTragand et vicaire général de monsei- 
gneur illuslrissinie prince Charles, cardinal de; Bour- 
bon, arciievesque de Rouen », de « sept loit IxiuiK 
nuteU et r^happelles qui auroient esté nouvellement 
bastyes et irdilli'ez » en l'i-glise de Vélheull, (jui e.st 
trouvi'-e jiar le prélat con-si-cratour » en l'i'il hem ordre 
et bien honorablement bastie etédillyée » ; désignation 
àf c'.H autelM ; mandi-menl de vhile et (('rtidcat de 



consécration. — Bénédiction et consécration par le 
même de la chapelle de Cliantemesle, 10 octobre 1588. 
— Supplique présentée au Grand Vicaire par Nicolas 
Le Normand, mai'éclial à Vétheuil, victime d'un incen- 
die, pour être recommandé aux chantés des fidèles, 
1-30. 



G. 145. (Liasse.) — IS pièces, pnjiier. 

1687-1790. — Vigny. — Fondation d'une messe 
du Saint-Sacrement le premier jeudi de chaque mois, 
1698. — Bénédiction de la chapelle castrale, HSC. — 
Visite, en 1782, de la chapelle de Sainte-Marie-Made- 
leine, « au bordeau de Vigny », paroisse de Vigny; ce 
village e.st <> composé de vingt-deux maisons habitées 
et de plu.sieurs autres abandonnées ». — Rétractation 
d'une dénonciation faite contre le curé de Vigny, 
178(3. — Lettre du curé au sujet du don, jiar un maçon 
de Vigny, d'une croix en pierre destinée à en rempla- 
cer une autre qui avait été brisée, n8"7. — Ville- 
nelve-Le-Roy [Laj. — Ordonnance sur la manière de 
distribuer le blé fondé pour les pauvres, l'7-8. — 
ViLLEBs-E.N-AirriiiEs. — Inventaire des titres et pa- 
piers concernant les rentes et fermages dus à l'église 
Saint-Martin de Villers-en-.\rthies, dressé, le 15 sep- 
tembre 1742, par Nicolas-François Roliard, étudiant 
en droit, emiiloyé dans les affaires du Roi, par ordre 
oe M" Jacques-François Le Cellier, curé de la paroisse, 
en présence et à la réquisition de Martin Binay, mar- 
guiiiier en charge,» atlendu la ciuifusioii où étoient les 
titres do ladite églize jiar la négligence des niarguil- 
liers précédents ». — Requête, sans date, adressée à 
l'archevêque de Rouen, pour obtenir l'établissement 
d'un vicaire, attendu que la paroisse « est composée de 
huit hameaux, contenant ensemble près de quatre 
cens coinniunians, et séjiarés les uns des autres par de 
trrs mauvais cheniiiis ». — Vh.i.etertke [La]. — Ré- 
tractation par un habitant de La Villetertre d'une accu- 
sation qu'il avait portée contre le (;uré delà paroisse, 
1G8'7. — Engagement signé d'- Hilly et de Saint-Denis, 
au sujet de l'exécution des réparations à faire à l'église 
(le La Villetertre, 1(')94. — Wy urr Joi.i-Vili.agk. — 
Vi-ite et hc'Miédictioii de la chapelle construite en son 
château (li; lla/.i'villo, par M'" Luc Violette, seigneur 
de ce lieu," sitm'- dans retendue de la iiaroissc de 
W'y I), 1752. — l'Uahlissenieiit d'une confrérie de cha- 
rité ayant pour objet do rendre les if rnicrs devoirs 
aux morts et d'accompagner le Sainl-Sacroiiicnt, ipiand 
Il sera porté aux malades, \1W. 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALH'E DE PÛN TOISE. 



G. 14G. (Liasse.) — 4 pièces, popier. 

1658-1764. — Collèges. — Infoniiation faite pour 
l'union du jirieuré de Saint-Martin de Gargenvilie au 
collège de Clermont à Paris, 16-Ô8-Î6.59. — Requête 
adressée au Grand Vicaire par Mil. Mellon Soret et 
Charles Bornât, curés de Saint-Maclou, et par la 
prieure du couvent des Carmélites de Pontoise, au 
sujet du règlement de la fondation faite par M™ .Jean 
Coquoret, prêtre, docteur en théologie de la Faculté de 
Pans, principal du collège des Cîrassins,né à Pontoise, 
lequel par son testament du 11 octobre 16Ô2, avait 
légué la somme de 4.000 livres, dont le revenu devait 
être « employé à l'entretien de deux pauvres écoliers 
de ladite ville de Pontoise, capables d'une bonne riié- 
torique, qui seront boursiers dans ledit collège, les- 
quels seront choisis et nommez par les curés dudit 
Saint-Maclou et prieures dudit couvent et deux bour- 
geois de ladite ville » ; — règlement fait en consé- 
quence, 1699-1700. — Sup[dique présentée au Grand 
Vicaire par les administrateurs, prévôts anciens et 
en charge, de la Confrérie aux clercs, exposant qu'ils 
se trouvent en cette qualité « obligés de subvenir au 
soutien de l'instruction gratuite établie au collège " 
de Pontoise, et qu'en présence des nouvelles charges 
leur incombant, du fait notamment de la reconstruc- 
tion des bâtiments du collège devenus caducs, ils de- 
mandent à être autorisés à réduire iiendant trois 
années la célébration de trois messes que la Confrérie 
était tenue d'acquitter; autorisation, l'/tiO ; — proro- 
gation, ni)4. 



G. 147. ^Liasse.) — 1 jjiêce. parcheuiiu ; 2H pièces, papier. 

1655-1788. — Couvents d'hommes. — Célestins 
de Limay. — Copies de pièces relatives à la suppres- 
sion du monastère des Célestins de Limay-lez-Mantcs; 
bref du .'30 septembre 1*778 ; lettres i)atentes du Roi, 
13 mai 1719 ; état des revenus et des charges <lu mo- 
nastère, 1''" mai 17.S3 ; autre état dressé en 178.3 ; i)ro- 
jet (l'applicaticn et de distribution ou iiartage des biens 
et des revenus ainsi (pu; des cliarges de l'établisse- 
ment ; brevet de Sa Majesté concernant l'emidoi des 
biens ; procédure relative à l'extinction et à la suppres- 
sion du monastère, 1786.— Religieux de Marc/ieronx. 
— Difficultés survenues avec les religieux de l'abbaye 
de Marcheroux, au sujet de l'administration des sacre- 
ments, de l'assistance aux synodes, etc., 1070-1671 ; 



— défense par l'archevêque de Rouen aux religieux de 
Marcheroux et de Ressens de « s'immiscer en quelque 
manière que ce soit d'administrer les sacrements au 
peui)le, tant dedans que dehors leurs maisons, et faire 
aucunes fonctions curiales » sans l'approbation de 
l'ordinaire, '24 septembre 1670. — Procès-verbal de vi- 
site de l'abbaye par le doyen rural de Chaumont ; refus 
0[)[)0sé par le R. P. Toupiolle, sous-prieur; visite 
après monition ; 17.35. — Bénédicli-is du Forl-de- 
Menlan. — Note concernant un religieux bénédictin 
nommé Geison ou Jeson, âgé de 80 ans, né à Paris. 
Sans date. — Bénédidim; de Pontoise. — Mandement 
de l'archevêque de Rouen au sujet de l'établissement 
de la réforme en l'abbaye de Saint-Martin de Pontoise, 
1655. — Information de commodo et incommoda au 
sujet d'un échange à faire avec les Bénédictines An- 
glaises, 1697. — Extrait des registres de l'abbaye de 
Saint- Martin de Pontoise, relatant l'adhésion donnée 
par la communauté à l'appel interjeté au futur con- 
cile par les quatre évoques de Mirepoix, Senez, 
Montpellier et Boulogne au sujet de la bulle Unige- 
nitus, 1718. — État des bénéfices étant à la présenta- 
tion ou à la collation de l'abbé de Saint-Martin, avec 
le nom des possesseurs et l'indication des revenus, 
xvm= siècle. — Bénédiction, en 1787, du lieu choisi 
pour leur sépulture par les religieux de Saint- 
Martin, en exécution de la déclaration royale de 1776. 

— Requête des abbé, prieur et religieux de Saint- 
Martin, exposant que « leur église fort ancienne se- 
roit dans un état de vétusté et de caducité qui ne 
permet plus de la réparer, au dire des experts : que 
le désastre de la gresie du 13 juillet dernier auroit 
achevé do la dégrader et l'auroit laissée dans un 
délabrement qui la menace d'une ruine encore plus 
lirochaine « ; que, les ressources de l'abbaye ne leur 
permettant pas de reconstruire l'église, ils sollici- 
taient l'autorisation de transformer le réfectoire en 
église, et de profaner et démolir l'ancienne église, 
mais en réservant la grosse tour ; autorisation et 
profanation, 1788. — Jôsuiles de Pontoise. — Re- 
quête adressée par Pierre Lequesne , négociant à 
Paris, qui s'était rendu adjudicataire de la maison 
des .lésuitcs, à l'eU'et d'obtenir l'interdiction tant de 
l'église de ladite maison que du lieu servant de cime- 
tière ; permission donnée par le Grand Vicaire : les 
corps et les ossements devront être transportés dans le 
cimetière de la paroisse Saint-André, 13 septembre 
1779. — Mallnirins de Pontoise. — Etablissement 
irun nouveau cimetière jiour les religieux du couvent 
de l'ilermitage, 1785. 



ARCHIVES DK SKINE-ET-OISlî. 



G. 118. (Liasse.) — 71 pièces, papiev. 

1663-1787. — CoLVESTS de FE^!MEs. — Sainte- 
Élisabelh fie Chaionont. — Règlement établi par 
rarchevèijue de Rouen pour les religieuses du tiers- 
ordre de Saint-François du couvent de Sainte-Élisa- 
bets de Cliauinonî, 16S8. — Procès-verbaux de l'exa- 
men subi parles novices avant leur profession, de 1*701 
à 1"52. — Réduction des fondations, à la requête des 
dames prieure et religieuses faisant valoir, entre au- 
tres raisons, « la perte considérable qu'elles ont faite 
par les billets de banque et par la réduction des 
rentes », HSl. — Procédures relatives à la suppres- 
sion de la communauté de Sainte-Éiisabetli de Chau- 
raont, qui avait été « établie en cette ville, en 1644, 
par François de Harlay, lors archevêque do Rouen, 
qui leur donna le prieuré et revenus en dépendans ». 
Motifs invoqués en laveur de la suppression : « ia jiau- 
vreté. lafifreuse dégradation des bàtimei-.ts, le pf-tit 
nombre des professes et l'imiiossibilité d'en recevoir 
de nouvelles ». nSl-Hb"/. — G orner fontaine. — In- 
formation en conséquence de bulles apostoliques obte- 
nues par la sœur Philippine de Chaumont, religieuse 
proîesse de l'abbaje de Gomerfontaine, au sujet de sa 
légitimation, 1603. — Entérinement d'une dispense de 
dire le bréviaire accordée à une religieuse delà maison 
qui était aveugle, ITlû. — Procès-verbaux de l'exa- 
men subi par les novices avant leur profession, de 
l'753 à 1782; à la date du 11 juin l'/'îS, examen de 
« Marie-Louise Parvil.'', lille de Monsieur Antoine- 
François Parvilé, niaitre mathématicien, de l'acadé- 
mie des écritures à Paris, et de Marie-Su?.anne Bu- 
iielle », âj'ée de 20 ans. 



0. I<9. (Liasse.) — 126 pièces, piipier. 

1653-1785. — liénédiclincs de Magny. — infor- 
mation au sujet de la situation et des ressources de la 
mai.son conventuelle de Sainte-Anne de Magny, sur les 
rt.'monlrance.s faites par M. René de Moreuil, clieva- 
lier, .sieur de .SaintCvr-.sous-Chars, et par Marie de 
Moreuil, sa fille, religieuse professe de ladite maison, 
iC.VMOrjl. — Visite de la maison des religieuses 
bénédictines par l'archevêque de Rouen, reçu par la 
bOîur llélt-ne de La I-'onlaine, prieure et supérieure, 
1" septembre Kn.'L — Engagement pris jiar les reli- 
gieuse» de recevoir en leur couvent et de reconnaître 
pour coadjulrice de la prieure la .sœur Jeanne de 



Mornay, dite de Sainle-Martlie, religieuse professe au 
prieuré de Villarceaux, 26 novembre 1673 ; — prise 
de possession par celle-ci de la charge de coadjutrice. 
— Signification d'une requête adressée au Grand Vi- 
caire par la sœur Hélène de La Fontaine, prieure et 
supérieure, pour qu'il consente à se « desporter de la 
connoissance du différent qui est entre ladite supé- 
rieure et les religieuses et sœur Jeanne de Mornay 
dite de Sainte-Marihe, touchant le retour que ladite 
sœur Jeanne de Mornay veut faire dans le monastère 
desdites religieuses bénédictines, dont elle est sortie, 
il y a environ un an, sans le consentement de ladite 
dame iirieure. attendu que ledit sieur Grand Vicaire 
porte les intérests de ladite sœur Jeanne de Mornay et 
est suspect auxdites prieure et religieuses pour des 
raisons qu'il sçait assés et qu'elles n'expliquent pas 
pour le respect qu'elles luy portent », 15 mai 1684. — 
Comniission donnée par l'archevêque de Rouen au curé 
de .Saiiit-Maclon, vice-gérent de l'Oflicialité pour faire 
la visite du monastère, 1695; — visite faite en 1696. 
— Agrégation à la communauté des Bénédictines de 
Magny d'une religieuse étrangère, sœur Françoise- 
Justine Le Pileur de Grambonne, professe de l'abbaye 
royale de Notre-Dame de Jouarre, i722. — Ursii- 
Ibif^s de Magny. — Procès-verbaux de l'examen 
subi par les novices avant d'être admises à faire leur 
profession, de 1701 à 1785. — Procès-verbaux de plu- 
sieurs élections de supérieures ; sont élues ou réélues : 
en 1728, sœur Marthe-Ursule de La Pye de Sainte- 
Cicriiuile; en 1731, sœur Marie-Catherine Villervalle 
de la Nativitr- ; en 1734, le 30 juin, sœur Marthe- 
Ursule de La l'ye de Sainte-Gertrude, et, le 29 dé- 
cembre, sœur Catlinrine Villervalle de la Nativité ; en 
1737, la mi^nie ; en 1740, sœur .Vntoiiielte-Hartiiél -my 
Jolivet de l'Incarnation; en 1748, sœur Madeleine- 
Barbo Polart de Saint-.\lexis ; en 1753, so-ur Marie- 
Geneviève Dulu de Saint-Anselme; en 1780, so.nir 
Elisabeth Souchaux dite de Sainte-Madeleine ; en 1785, 
sd'ur Barbe Démarest dite do la Conception. — De- 
mande par les Ui'sulincs d(! Magny d'une réduction des 
fiiiidations ; coininissjon donnée par li' Granil Vicaii'e 
an curé doyen de Magny pour [n'océdcrà une eiKiuête; 
avis de celui-ci, (|iii n'estime pas « (|u'il puisse avoir 
lieu à la réducliiui di'inandéo », puisiin'elles |icii\ent 
aciiiutter les fondations » sans préjudicit-r a leur in- 
stitut, qui est d'instruire la jeunesse, attendu (]u'elies 
sont au moins trente-six religieuses de chœur, et qu'il 
n'y en a pas plus de douze occupées aux écoles », 
1738. — l'rocès-veibaux do reconnaissance de reliques 
envoyées de Rome en 1744 et en 1747. — Sujiplément 



SERIE G. 



GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



77 



à un mémoire touchant l'indépendance du monastère 
des Ursulines de Magny de la juridiction du curé. 
Sans date, mais de la fin du xviii'^ siècle. 



G. 150. (Liasse.) 



pières, papier. 



1686-1785. — Annonciades de Meulan. — Installa- 
tion, le 24 juillet 1086, de la sœur « Angélique de Mar- 
guénat de Courcelle «, pourvue du « i)rieuré de l'An- 
nonciade de Meulan » ; — procès-verbaux d'élections 
faites, de ni.jà HiSô ; sont élues supérieures : Marie- 
Anne de Gouftier de Bonnivet, en religion sœur Marin- 
Anne de Jésus, niS; Marie-Henriette de Gars, dite 
de la Nativité, 1741 et 1744; Marguerite-Philippine 
d'Hoquiguan, dite de Saint-Benoit, 1747, 1150, 1753. 
1750, 1702, 1768, 1774 ; Marie-Claire Fontaine dite de 
Sainte-Angélique, 1779; sœur Saint-Placide, l'Sô ; 
sont élues aux mêmes dates « une vice-gerante et 
se[it dames discrettes ». — Procès-verbaux de l'exa- 
men subi par les novices avant leur i>rotéssion, de 
1099 à 1188. — Consécration de l'église des dames 
Annonciades de Meulan par l'évêque de Grenoble Jean 
de Caulet, 15 septembre 1720. —Vérification et appro- 
bation de reliques envoyées aux dames Annonciades 
en 17.j7, 1757 et 1759. — Lettres adressées par la su- 
périeure au Grand Vicaire en 1783. 

G. 151. (Liasse.) — 17G pièces, papier. 

1699-1789. — Carmélites de Ponloise. — Procès- 
verbaux de l'examen subi par les novices avant leur 
pro''essi(jii, de n08 à 1787. — Liste des religieuses 
comiiosant la <;ommunauté des (Carmélites de Pontoise 
en 1704; indication des noms de baptême, du nom de 
famille, du nom en religion, de; l'âge et de l'année de 
la profession. — Demandes et permissions d'exposer 
le Saint-Sacrement en l'église ou oratoire des Carmé- 
lites, 1707, 1709 et 1784. — Fondations ; demande de 
réduction ; état des fondations et noms dos donat<Mirs 
depuis 1007 jusqu'à 1783 ; entjuôte et ordonnance du 
Grand Vicaire, 1787. — Ursulines de Pontoise. — 
Examens et reconnaissances de dJlférentes reliques, 
dont la plus considérable était « i)resque tout le 
corps de saint Benoit, martyr », avec permission 
de les exposer en l'église di's Ursulines de Pontoise, 
1099, 1733, 1741 et 17(;0. — Procès-verbaux de l'exa- 
men subi par les novices avant leur profession, de 
1712 à 1789. — Etats des fondations et réductions 
d'icelles opérées, à la riMiuète des Ursulines, en 1724 



et en 1788. — Liste des religieuses composant la com- 
munauté des Ursulines de Pontoise en 1705 ; indica- 
tion du nom de famille, du Jiom en religion, des an- 
nées de profession. — Procès-verbaux d'élection de 
la supérieure de la communauté ; sont élues : en 1783, 
Madame Saint-Alexis; en 1780 et en 1789, Madame 
Saint-Régis. — Bénédictines Anglaises. — Procès- 
verbaux de l'examen subi par les novices avant leur 
profession, de 1710 à 1779 ; noms des novices : sœur 
Catherine Furner, 1716 ; sœur Jane llaggerstone dite 
Anne-Catherine, 1717 ; sœurÉlène [sic] Valentine dite 
Mary-Bénédic, 1720 ; sœur Mary-Élisabeth Preston, 
1720 ; sœur Anne Hawton dite Marie-Placide ; sœur 
Barbe Belasyse dite de Sainte-Madeleine, 1747; sœur 
Elisabeth llaggerston dite de Sainte- Marie Bernard, 
1747, etc. — Liste des religieuses composant la com- 
munauté des Bénédictines Anglaises de l'abba^-e de la 
Grâce de Dieu de Pontoise à la date du 16 mars 1765 : 
prénoms et nom de famille, âge, temps de profession. 

— Profanation, en Î786, de la chapelle des dames Bé- 
nédictines Anglaises après la suppression du monas- 
tère ; — état des messes de fondation à acquitter an- 
nuellement à la décharge de l'abbaye, 1780-1787; — 
état des revenus et charges du monastère, 1787 ; — 
dispositif du décret d'extinction et suppression de 
l'abbaye avec application des biens en dépendant au 
monastère des Ursulines de la même ville, 1787. 

G. 152. (Liasse.) — 41 pièces, papier. 

XI X&-\11S1. — Bénédictines de VUlarceanx. — 
Procès-verbaux de l'examen subi par les novices avant 
leur profession, de 1710 à 1781.. — Agrégation à la 
communauté du prieuré de Sainte-Marie-Madeleine de 
Villarceaux, en 1719, d'une religieuse étrangère, 
dame ^larieJubert de Bouville, ci-devant prieure du 
prieuré de Courville au diocèse de Chartres. 

G. 153. (Liasse.) — 106 pièces, papier. 

1577-1789. — lIôi'iTALX. — lîôlel-Dieude Chars. 

— Service du chapelain de l'IIôtel-Dieu ; pièces di- 
verses, dont une copie d'une sentence d'adjudication 
du 3 octobre 1577, et [dusieurs extraits des comptes 
du XVII'-' siècle, tendant à démontrer que le sieur Four- 
nier, chapelain, iHait obligi- d'administrer les sacre- 
ments aux malades et de célébrer la mes^e tout au 
moins trois fois par semaine, et qu'il ne devait avoir 
que 120 livres de rétribution ; contestation à ce sujet 



IB 



AIICHIVES Dli: SEINK-ET-OISE. 



entre Madame la maréchale de Créquy. baronne de 
Chars, en cette qualité Ibiuiatrice et patrone laïque de 
l'Hôtel-Dieu, ainsi que il''' Raphaël Besson, curé de la 
paroisse, d'une part, et M" Etienne Fournier, d'autre 
part ; requête de ce dernier se plaignant vivement de 
la conduite du curé, qui l'avait « traité avec la [dus 
grande ignominie du monde » et qui, ayant juré sa 
perte, s'était servi, pour le persécuter, « de la servante 
de l'Hôtel-Dieu, qui a abandonné son mari et qui ad- 
ministre les biens dudit IIùtel-Dieu soubz madite dame 
la mareschalle, avec laquelle femme le S"" curé est 
toujours, au grand scandalle du publique; elle a sonné 
ou faict sonner à minuit la cloche de l'IIùpital, se- 
couant les licst des malades et menant grand bruit, ce 
qui est arrivé plusieurs fois, disant que c'ettoit les 
âmes des fondateurs qui venoient se plaindre du clia- 
pellain qui ettoit un mal vivant » ; sentence de 1093. — 
Requête des directeur et administrateurs de l'Hôtel- 
Dieu de Chars, à l'effet d'obtenir la confirmation de la 
révocation comme maîtresse d'école de Sulpice Dan- 
ger, et en même temps la contirmation de la nomina- 
tion de Marguerite Vaudin pour la remplacer, 1725. 
— Sentence du Grand Vicaire mettant fin, par voie de 
compromis, aux .iifficultés pendantes entre le curé de 
Charj et les administrateurs de l'Hôtel-Dieu, d'une 
part, et le chapelain titulaire, d'autre [lart, Hôô. — 
Hôlel-Dieu de Magny. — Procédures relatives à l'u- 
nion à l'Hôtel-Dieu de Magny de biens api>artenant à 
la confrérie du saint nom de Jésus. L'origine de l'éta- 
blissement-est rapportée comme il suit. « Parles soins 
de feu Messire Jean-Baptiste Paul, prestre, curé de 
Magny, 'le l'approbation de Monseigneur l'archevesque 
de Rouen, de Messieurs les Grands Vicaires de Pon- 
toise et de feu Monseigneur le mareschal duc de Ville- 
roy, seigneur de Magny, une maison sans aucun re- 
venu, qui servoit de retraite aux pauvres passants et 
qui n'étoit d'aucune utilité au public, auroit esté con- 
vertie en hôpital, à laquelle maison on en auroit joint 
une autre, dont l'acquisition se lit en KiGO, desquelles 
deux maisons on auroit formé un liô|)ital de huit lits 
pour les pcrsonnps des deux sexes, dans deux salles 
séiiarées par une chapelle an milieu », etc., IT-'l-HJ:;. 

Mémoire au sujet dudit établissement et des dilli- 

cultés survenues enlre les administrateurs et la sœur 
Catherine Lévêque , avec qui un contrat avait été 
privée le 22 mars 1(580 ; — copie de ce contrat, aux 
tcr(ii<'s duquel la ï<j'ur s'cngag'^ait à servir les ma- 
lade» avec douceur et charité ; obsiervations relative- 
ment â sa condaite envers M'"" Vopail; — délibération 
ayant pour objet ue -ruiitinuer ù bàtir h- nouvel hô;)ital 



et de prendre en pension M'"" Catherine Vopail, bien- 
faitrice de la maison, nSO-l'Sl. — Hùtel-Dieu de Pan- 
toise. — Différend entre les religieuses de l'Hôpital de 
Saint-Nicolas de Pontoise et leur prieure; permission 
donnée au curé de Saint-Ouen de confesser les reli- 
gieuses, 1664. — Permission donnée par le Vicaire 
Général de transférer la fête de Saint-Nicolas, pa- 
tron de l'Hôtel-Dieu, ([ui se célébrait le 9 mai, au se- 
cond dimanche suivant, 1698. — Procès-verbaux de 
l'examen subi par les novices avant leur profession, 
de niS à 1789. — Vœu fait par les religieuses pour 
obtenir « la guérison des maladies dont une partie de 
leur communauté se trouve affligée », 1746. — Procès- 
verbaux de réception et ouverture de reliquaires en 
1752, 1767 et 1786, le reliquaire visité à cette dernière 
date « provenant des dames Bénédictines Anglaises de 
Pontoise, après la suppression de leur maison ». — 
Liste des religieuses composant, en 1765, la commu- 
nauté du prieuré royal de Saint-Nicolas de l'Hôtel- 
Dieu de Pontoise ; dates de la naissance et de la pro- 
fession. — Bénédiction faite, le 26 novembre 1777, du 
nouveau cimetière des religieuses en exécution de 
l'article 6 de la déclaration du 10 mars 1776. — Réduc- 
tions successives des fondations à la requête des daines 
prieure et religieuses, en 1724-1755, 1734, 1759-1763, 
et 1782. — Acte passé devant notaire par les dames 
prieure et religieuses de l'Hôtel-Dieu pour déchirer 
qu'en exécution de l'édit du Roi du mois de janvier 
1780, elles ont vendu au prince de Conty leur terre et 
seigneurie de Champagne ; qu'elles ont encore à se 
libérer de 144 livres 10 sols de rente correspondant à 
un capital de 4.335 livres, et qu'à cetelTet elles deman- 
dent à iHre autorisées à vendre aux ench.ères un hé- 
ritage d'un arpent et demi sis au terroir de Saint- 
Ouen, lieu dit Derrière le cimetière du prieuré, 1787. 
— llùpilal général de Pontoise. — Etat des fonda- 
tions faites en la chapelle de « l'Hôpital des enfermés » 
de Pontoise sous l'invocation de Notre-Dame de Lo- 
rette ; réduction d'icelles, 1780. — Décret de l'extinc- 
tion du titre de la chapelle Saint-Jacques, « fondée eu 
1378 pour ser\ii' d'iiospire aux pèlerins, ;et (jui' n"a 
|dns aucun objet aiijoin'd'liui que les pèlerinages sont 
défendus » ; union et incoriioration de ses biens, r(>ve- 
nus, droits et charges ;\ la chapclli' di' rilTipital des 
[lauvres enfermés, 1780-1782. 

G. 1J4. (Li.issc.) — lin pii-ci"», pnpicr. 
I(i61-1699. — Pi;»s().nm:i,. — Tilrcs cléricaux et 



SERIli G. — GRAN-D VICARIAT ET OFFICIAUTÉ DE POXTOISE. 



79 



patrimoniaux. — Productions, enquêtes et approba- 
tions; pièces classées par ordre clironologique. — 
.Thomas de Lliuis, clerc tonsuré de la paroisse de 
Saint-Maclou de Pontoise ; Jacques Tramblay, na- 
tif de Cergy, 1661 ; — É. Le Moyne, acolyte de la 
paroisse d'ilérouville, demeurant à Auvers ; Louis 
Renault, chapelain de l'f^glise paroissiale de Saint- ' 
André de Pontoise; Claude Sarrasin, acolyte de la 
paroisse de Liancourt, 1665 ; — Noël Dubray, aco- 
lyte; Jean Rousseau, clerc tonsuré; Claude Dardel; 
Franrois Le Maistre, acolyte, 1G66 ; — René-Ambroise 
Maheu, acolyte, fils de Phili[ii)e Maheu, marchand 
éjiicier en la ville de Pontoise et syndic receveur de 
rilôtel de Ville, 1668; — Louis de La Cour, clerc ton- 
suré, 1670; — Louis Lemarié, 1671 ; — Antoine Tarbé, 
clerc tonsuré, demeurant à Liancourt, 1672; — Philippe 
Moreau , 1673; — Philippe (Charpentier, 1674; — 
Charles Petit, chapelain titulaire de la chapelle Sainte- 
Madeleine, l'ondée en l'église paroissiale de Chambly, 
1677; — Etienne Esmery, clerc tonsuré de la jiaroisse 
de Magny, étudiant en l'Université de Paris, 1679; — 
Charles Poitou, clerc de la paroisse de Saint-André de 
Pontoise, 1680; — Artus Le Borgne, acolyte de la 
paroisse de Vétheuil, 1684; — Pierre Le Marié, clerc 
tonsuré de la paroisse de Magny, prieur de « Saint- 
Jean d'Orsemont », paroisse de Chaussy, 1685; — 
André d'Estaniple, maître ès-arts en l'Université de 
Paris, 1696; — Jean des Lyons, clerc de la paroisse de 
Saint-Maclou de Pontoise, 1689; — Antoine Jeuffosse, 
bachelier en théologie, prieur du prieuré de Saint- 
André de « Bourgloiseau, ordre de Saint-Benoist, dio- 
cèse de Luçon », 1690; — Jean Duval, acolyte de la 
paroisse de Saint-Nicolas de LIeulan, 1694; — Louis 
Rambour, acolyte, 1697; — Louis Cochegrue, de la 
paroisse de Valmondois, 1699. 



G. Ijô. (Liasse.) — IIG pièces, paiiier. 

1700-1749. — Titres cléricaux et patrimoniaux, 
(suite). — Louis Le Marié, acolyte de la paroisse de 
Magny, 1700; — (Ihai-les Barentin, de la paroisse de 
Trie-Chùteau, i)0urvu par le prince de Conty de la 
chapelle» des Dupont, en l'église de Trie-Chùteau », 
1701; — Robert-Antoine Amiot, de la jiaroisse de 
Notre-Dame de Meulan, 1702; — André Le Couturier, 
fils do M'^'^^ André Le Couturier, ol'licier de l'eu Madame 
la duchesse douairière d'Orléans, docteur en médecine, 
demeurante Pontoise, 1702; — Pierre de JMunlliiers, 
ac(jlyte de la paroisse Saint-Maclou de Pontoise, 1703 ; j 



— Louis-Antoine de La Fontaine, acolyte de la paroisse 
de Saint-Gervais-lès-Magny, 1705; — François Pihan, 
de la paroisse de Saint-Pierre de Pontoise, 1714; — 
François de Boissy, clerc tonsuré, 1724 ; — Henri- 
Louis-Charles-Léonor de Gallet, minoré, de la paroisse 
de Boury, 1727; — Richard Potiquet, maître ès-arts, 
1729; — Pierre-Gabriel Cartier, fils du maître des 
postes de la ville de Magny, 1731; — Pierre-Nicolas 
Baillet, acolyte, de Chanteloup, paroisse de Triel, 
1741 ; — Hector Lemarié, de la paroisse de Magny, 
1746; — Jean-Claude-François Camus, fils d'Etienne 
Camus, en son vivant avocat en Parlement, élu en 
l'Élection de Chaumont et Magny, maître particulier 
des Eaux et forêts, 1748; —Nicolas Drùel, de Chau- 
mont-en-Vexin, 1749. 

G. 1 J6. (Liasse.) — 4 pièces, parchemin : 3G |iièces, papier. 

1750-1730. — Titres cléricaux et patrimoniaux 
(suite). — Pierre Peltier, étudiant à Paris, au collège du 
cardinal Lemoine, 1750; —François Petit, de la pa- 
roisse de Guiry, 1756; — P. -Nicolas Bouteille, fils de 
Nicolas Bouteille, conseiller du Roi, élu en l'Élection 
de Chaumont et Magny, 1768; — Nicolas Maillard, 
1778; —Jean-Louis Leclerc, fils de Jean-Paul Leclerc, 
conseiller du Roi, grènetier au grenier à sel de Pon- 
toise, 1789; — Laurent Maillard, clerc tonsuré, 1790. 



G. 157. (Liasse.) — lô pièces, pr 



inpier. 



1661-1701. — Irrégularllés, dispenses. — Dis- 
penses jiour cause d'irrégularités omi)échant de rece- 
v(Mr les ordi-es ou de faire les fonctions des ordres 
accordées à : — Simon Desgroulx, de la paroisse de 
Saint-Maclou, ajant contracté une irrégularité « au 
moyen de ce qu'il auroit porté les armes contre les 
ennemys de Sa Majesté très chrestienne , et de son 
Estât, et auroit assisté à plusieurs combats de nier, et 
auroit tiré plusieurs coups des armes à feu en iceulx, 
et ne sçait toutefois s'il auroit tué, blaissé ou mutilé 
quelqu'uns des ennemys », 1661 ; — Etienne Fournier, 
ne pouvant produire son acte de naissance, attendu 
que, « dans les registres des baptesmes de la parroisse 
d'Espiaix, qui commencent le 16 décembre 1627 et 
finissent le 23 juillet 1663, le baptesme du suppliant ne 
s'y rencontre pas; qu'au contraire on y lit, entre le 
22 avril 1653 et le 17 mars 1656: Est fait mention qu'il 
man(]ue plusieurs baptesmes >>, 1674; —Jean Pn'vost, 
ayant porté les armes pour le service de Sa Majesté 



80 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



dans la campagne de IGTô; — Mellon Bullot, qui avait 
fait partie de la garnison d'Oiulenarde en 1675; — 
Louis Rouget, ne pouvant produire son acte de nais- 
.sance, attendu que « les registres des baptesmes et 
autres de la parroisse Notre-Dame de Pontoise pour 
Vannée 1060 , qui est celle de la naissance et du 
baptême du suppliant, ont esté malheureusement per- 
dus », 1684; — Nicolas Guerbois, de la paroisse de 
Notre-Dame de ilagny, pour avoir « en qualité d'a- 
vocat assisté à plusieurs jugements criminels », et être 
ainsi tombé dans l'irrégularité, 1701 ; — Jacques Lau- 
rent, de Montalet-le-Bois, les registres des baptêmes 
de la paroisse « ayant estes emportés par le dépor- 
tuaire qui a déservi ladite cure dans le temps du dé- 
port », 1705. 

G. 158. (Liasse.) — 4 pièces, papier. 

XVIir siècle. — Incorporations. — I)emandi>s 
d'incorporation dans le diocèse, ne portant ordinaire- 
ment pas de date, présentées par: — Louis-Antoine 
Béraud, prêtre du diocèse de Mende, ayant servi dans 
le diocèse de Chartres, à qui les médecins avaient 
'( conseillé de changer d'air >>; il a été l'aumônier de 
M. le marquis d'.\pchier, il est « particuiièremenc 
connu de Madame la duchesse de LaVallière et de 
Monsieur le comte de Maupeou, seigneurs des pa- 
roisses où il a été vicaire »; — Louis Deschamps, 
2lerc du diocèse de Paris; — Louis Dumont, clerc 
du diocèse de Beauvais, né à Espaubourg; — l'abbé 
Thierry, prêtre, 1782. 

0. Iâ9. (Liasse.) — 22 pièces, papier, 

1769-1784. — Signiricalions de grades. — Signili- 
cations de grades sur le Grand Vicariat de Pontoise. 
— M" .Simon-Louis Solon, maître ès-arts, 1760; — 
Jean-Baiitiste Massieux, pn'-tre du diocèse de Rouen, 
maître ès-arls, gradué en l'Université de Paris, profes- 
seur de troisième au collège de Nancy, 177.^-1776, 
« actuellement sacristain on l'i-glise de Saint-Macloti 
de l'ontoiso n, n7«-1779; — M'" Pierre « () Brcn.ui )., 
prêtre du diocèse de Soissons, maître è.s-arts en 11 Hi- 
vorsilé de Paris, curé de Saint-Michel de Juziers, 
J778; — M" Gabriel Le Moniiier, iirètre du diocèse de 
Boyeux, 1778-177'.); — M'" Tous.sainl Huant des Bois- 
.teaiiX, vicaire de la paroisse de Sairit-Maclou, maître 
è»-arls, 1778-178:}; — .\iitoine-André Du Cliesne, prê- 
tre du ihui'imi: de Bayeiix, vicairi' de Gai-genville, 



maître ès-arts, 1780-1784; — M'^ Augustin-Jean-Léo- 
nard Le Blanc, prêtre du diocèse de Bayeux, vicaire 
d'Oinville, gradué en l'Université de Gaen, 1780-1782. 

G. 160. (Liasse.) — 76 pièces, papier. 

XVIîI" siècle. — Dispenses de sémi>iaire. — Re- 
quêtes, pour la [dupart non datées, adressées au Grand 
Vicaire par difl'érents ecclésiastiques pourvus de béné- 
fices, à l'effet d'être dispensés de « faire deux mois 
d'exercices au séminaire archiépiscopal de Rouen ». 
Pièces classées par ordre alphabétique de noms de 
demandeurs de A à Z. — Michel Aug3r, Michel Ber- 
tault, Christophe Blanchet, Guillaunip de Boisniare, 

Franrois Boutrant, Joseph de Castel d'ArinaJoiix 

Jean Valognes, Pierre-Jean Varin, Louis de Yielcha- 
tei, Charles-Nicolas Villot, Louis-Gatien Ygou. 



G. ICI. (Liasse.) 



14 pièces, papier. 



1723-1732. — Usas. — Examen subi par plusieurs 
curés avant d'être admis au visa. — Claude-François 
Le Tueur, prêtre du diocèse d'Amiens, pourvu de la 
cure d'Épiais, 1723; — Charles Barantin, prêtre du 
diocèse de Rouen, pourvu par le prince de Conty do la 
cure de Trie-la-Ville, 1723; — M™ Vilat Le Conte, prieur 
de Saint-Clair-sur-E[ite, 1725; — M''" Denis-François 
Neveu, prêtre du diocèse de Lisieux, pourvu en cour 
de Rome de la cure de SaiiU-Ouen de Bennecourt, 
1720; — M" Pierre Madeline, prêtre du diocèse de 
Coutances, pourvu de la cure de .Saiut-Samsou de La 
Roche-Guyon, 1726; — ilM. Jean l.ainer. Nicolas 
Boulet, Pierre - François Bernard, Pierre Mullot, 
Jacques Simon, Julien Jlanion, 1731 à 1732. 

G. 102. (Liasse.) — I pièce, paniicmiii; 51 jiièct'S, papier. 

1690-1784. — Bidles. — Fiilinination de Imlles 
de )ir()vision à des ahliayes, prieurés et lh'ipil:'.ux. — 
.\bbaye de .Saint-llilain! de la Celle ou Celle-Sainl-lli- 
laire. Basile-Laurent Le Barbier, clerc du diocèse de 
Paris, pourvu en coniniciide do l'abbaye de la Celle- 
Saint-llilairc, au diocèse de Poitiers, par bulles apos- 
toli(iups donni'os h; 3 des ('alend(\s de di'cembre 1724. 
— .Mihaye de (îomerl'oiitaine. .Mari(> de La Vielville, 
pourvue do l'ahhaye de (itinierConLiiiie pai' bulles 
aiiosloljqiies du 17 des calendes d'août 1705, pour suc- 
céder à Marguerite do G rancey, décédée; — Jeanne- 



SKHIK G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITÉ DE PONTOISE. 



81 



Anne Du Poujet de Nadaillac, nommée par le Roi, sui- 
vant brevet du 29 août et pourvue par bulles apos- 
toliques du 15 des calendes de novembre 1751, après 
le décès de M'"» de La Viefville ; — Marie-Élisabetli de 
Sarcus, abbesse du monastère de Bival, pourvue de 
l'abbaye de Gomerfontaine par bulles apostoliques du 
8 des ides de février 1782, pour succéder à J.-A. Du 
Pouget de Nadaillac, décédée le 31 décembre 1781. — 
Prieuré conventuel de Saint-Aubin de Gournay. S"' G.- 
C. Pintliereau de Bachiviliiers, prieure des Hospita- 
lières de Chaumont, appelée à succéder à la sœur 
Bouhier, décédée, 1758. — Prieuré conventuel de 
Sainte-Anne de Magny. Geneviève Poncelet, reli- 
gieuse de l'ordre de Saint-Benoît, appelée à succéder 
à la sœur « Marie Des Essars de Guisigny » par bulles 
apostoliques de 1695. — Abbaye de Marcheroux. Phi- 
lippe Séguin, chanoine de l'ordre de Prémontré, 
pourvu par bulles ai)Ostoliques, 1693; — le R. P. 
François lliant ["?^, prieur amovible de l'abbaye de Res- 
sons, pourvu par bulles de 1720; — M'" Denis Clé- 
ment, prêtre, docteur en théologie, aumônier et prédi- 
cateur du roi de Pologne, doyen de l'église collégiale 
de Notre-Dame de Ligny, diocèse de Toul. nommé par 
Sa Majesté et pourvu par bulles apostoliques, 1753; 
— M'" Jean-Claude Bardon Du Méage, appelé à suc- 
céder, en 1784, à M. l'abbé Fossard, dernier titulaire, 
décédé. — Abbaye de Saint-Martin de Pontoise. Bar- 
thélémy de Salignac de La Molte-Fénelon, archidiacre 
de Cambray, pourvu par bulles apostoliques du 3 des 
ides de septembre 1730; — Etienne-Gaston de Mas- 
tin, grand vicaire du diocèse d'Orléans, appelé à suc- 
céder, en 17C2, à « René-Joseph de Goyon de Launay- 
Commatz >-, dernier titulaire, décédé. — Prieuré de 
Saint-Nicolas et Hôtel-Dieu de Pontoise. Isabelle de 
Sève, pourvue par bulles apostoliques, 1C90; — Barbe- 
Bénédicte Fitz-Hoy, fille naturelle et reconnue de 
Charles II, roi d'Angleterre, 1721-1722; — Marie-Thé- 
rèse d'Argouges, transférée du couvent de Bon-Se- 
eours dans le prieuré de Saint-Nicolas, 1737; — 
Louise-Françoise Du Vivier Tournelbrt, abbesse de 
Chaillot, pourvue par lettres du Hoi en date du 23 Juil- 
let 1749; — Franroise-Julie de Sesmaisons, abbesse 
du monastère de Sainte-Marie-Madeleine de Bival, 
transférée dans le prieuré de Saint,-i\icolas, 1767. — 
Abbaye de Ressons. M'" « Alexandre-Jacques de Va- 
nolles », chanoine de l'église métropolitaine de Reims, 
pourvu par bulles apostoliques du 3 des calendes do 
mai 1742; — M" Jean-Baptiste de Salignac de Fénelon, 
prêtre du diocèse de Périgueux, grand vicaire de 
Toul, i)Ourvu par bulles de 17.'j8. — Prieuré de Villar- 
Seinb-et-Oise- — SiiiiiE G. 



ceaux. Élisabeth-Julie Des Maretz, pourvue du prieuré 
vacant par la résignation de dame Anne-Marie Des 
Maretz, 1726. 



G. 163. (Liasse.) — 91 pièces, papier. 

1647-1790. — Bénéfices ecclésiastiques. — Pré- 
sentations aux bénéfices, collations, provisions et rési- 
gnations. Pièces classées par ordre alphabétique de 
paroisses A-J. — Pierre Baudoin, prêtre du diocèse 
d'Evreux, nommé à la cure de Saint-Martin d'Ain- 
court, vacante par la démission de A. de Louvigny, 
1762; — Jérôme Lucy, [lourvu du prieuré de Saint- 
Pierre d'Amblainville, 1738; — M''^ Duval, pourvu du 
bénéfice de sacristain en l'église collégiale de Notre- 
Dame « de Andeiiaco », du doyenné de Gamaches, 
1735; — Pierre- André-Laurent Baudart, nommé à 
l'une des vicairies perpétuelles en la même église, 
1767; — Julien « de Laulne-Demarchais », nommé à 
la cure d'Arronville, 1731; — Toussaint Huant des 
Boisseaux, démissionnaire de la cure d'Arthies, 1783; 

— Pierre-Marie-Bernard Le Riche, doyen et curé de 
Limetz, présenté par Louise-Elisabeth de La Roche- 
foucauld, duchesse d'Enville, i)Our la chapelle de Saint- 
Thomas d'Arthies, 1788; — F. Jean Pierrat, religieux 
Préinoutré, jjourvu du prieuré-cure de Beauraont-les- 
Nonnains, 1732; — Jacques Josset, pourvu de la cha- 
pelle de Saint-Leu dans les limites de la paroisse de 
Beauregard, 1723; — Jean Monin, prêtre du diocèse 
de Nevers, présenté par Louis-François-Joseph de 
Bourbon, prince de Conty, pour la chapelle de Saint- 
Martin en la jiaroisse du Bellay, 1777; — M" Le- 
.[uesne, pourvu de la cure de Saint-Ouen de Benne- 
court, 1781; — Robert-Albert Cauvry, présenté par 
l'abbé de Saint-Martin de Pontoise, Louis de Thésut, 
[lourvu de la chapelle de Saint-Christophe de Berca- 
gny, 1723; — Henri Le Cauchois, pourvu de la cure 
de Notre-Dame de Boissy-le-Bois, après le décès de 
M'" Adrien Le Febvre, 1755; — Charles d'Estamples, 
curé do Saint-Martin de Marquemont, [lourvu de la 
chapelle de l'Annoiu-Jation de la Vierge « in casUilu du 
Boni du bois», 1735. — Actes de même nature i)Our 
les prieurés, cures et bénéfices de Saint-Leu et Saint- 
Gilles de Boubiers, 17441786; — Notre-Dame de 
Pitié en l'église de Boury, 1721; — Saint Germain de 
Boury, 1733-1775; — Saint-Crépin et Saint-Crépinien 
de Bréançon, 1733; — Saint-Saturnin de Buhy, 1737; 

— Saint-Christophe de Cergy, 1647: — Saint-Sulpice 
de Chars, 1700-1713-1718, 1723 et 1736; — Saint- 

n 



82 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



Pierre de Chauraont, 1"22; — Saint-Germain de Cléry, 
ITSj et 1"44; — Saint-Martin de Commény, 1755; — 
Condécourt, 1788; — Énencourt-Léage, 1737; — 
Énencourt-]e-Sec, 1725 et 1766; — Ennery, 1734; — 
Éragny, 1733; — Notre-Dame d'Épiais, 1723; — Saiut- 
Vast de Fay [sans'date] ; — Sainte-Catherine et Sainte- 
Marguerite de Flavacourt, 1722 et 1783 ; — Saint- 
Martin de Follaiiiville, 1738; — Saint-Denis de Fonte- 
nay-Saint-Père, 1734; — Fresnaux, 1732; — Saint- 
Martin de Gadancourt. 1752 ; — Notre-Dame de Gail- 
lon, 1719; — Saint-Martin de Gargenville, 1733; — 
Saint-Pierre de Génainviile, 1766 et 1787; — Saint- 
Pierre de Génicourt, 173S; — Sainte-Catlierine en 
l'église de Gouzangrez, 1710 ; — Notre-Dame de Gou- 
zangrez, 1790; — Saint-Ouen de Guitrancourt, 1733 et 
1786; — Saint-Germain d'Hardi villers, 1733; — Sainte- 
Apolline du Ilazay, 1738 et 1788; — Saint-Martin 
d'Issou, 1732 et 1733; — Saint-Martin d'ivry-le- 
Temple, 1737 ; — Notre-Dame et aliaa Saint-Sauveur 
de Jambvilie, 1732-1737 et 1768; — Saint-Michel de 
Juziers, 1774 et 1784. 

G. 164. (Liasse.) — 48 |iièces, papier. 

1695-1789. — Présentations aux bénéfices, colla- 
tions, provisions et résignations. Pièces classées ])ar 
ordre alphabétique de paroisses L-N, concernant les 
prieurés, cures et bénéfices de : — Saint-Martin de 
Labbévllle, 1753; — Notre-Dame de Lalande-en-Son, 
1755 et 1737; — Saint-Pierre de Liancourt, 1768 et 
1781 ; — Saint-Sulpice de Limetz, 1758; — Saint-Lu- 
cien de Loconvilie, 1755; — Saint-Gildar de Loii- 
guesse, 1789; — Sainto-Marie de ilagiiitôt, 1735 et 
1789;— Notre-Dame de Magiiy, 1732, 1742 et 1770; 

— Saint-Rémy de Marines, 1758. 1764, 17G7et 1776; 

— Saint-Martin de Marquemont, 1719; — Notre-Dame 
de Maudétour, 1719; — Saint-Georges de Meiiouville, 
1(95 et 1740; — Saint-Léger du Mesnil-Tliéribus, 
1734, 1735, 1737 et 1703; — Saint-Nicolas de Méziùres, 
1731 et 1733; — .Saint-Germain de Mézy, 1735; — 
Sainl-Klienne de Monts, 1693; — Saint-Jaciiues et 
Saint-Qiristojilie de Montagny, 1737 et 1788; —Saint- 
Ouen de Moussy, 1719; — Saint-Martin do Neuville- 
Bosc. 1783. 

>'• Iflj. (I.i.iii«<>.) — O.'i pièri>», papii'p. 

1671-1700. — l'n^fnlulidns aux br'iiéiiix's, colla- 
lii.i,» i.ii.'.i iiiiis et résignation», l'ièces clasbécs par 



ordre alphabétique de i)aroisses P-Z, concernant les 
prieurés, cures et bénéfices de : — Saint-Josse de 
Parnes, 1787 et 1788 ; — Sainte-Marie-Madeleine du 
Perchay, 1736; — Saint-André de Pontoise, 1724 et 
1790 ; — Notre-Dame de Pontoise, 1681 et 1738 ; — 
Saint-Mellon de Pontoise, 1721 et 1759; — Saint-Pierre 
de Pontoise, 1762; — Saint-Nicolas de Porcheux. 1734 
et 1784; — Saint-Séverin de Porcheville, 1719, 1736 
et 1737; — Saint-Lucien de Pouilly, 1732; — Saint- 
Pierre de Puiseux, 1732; — Saint-Sulpice de Sagy, 
1738 ; — Termitage de Sainte-Radegonde prés de 
Sauraur, 1674; — Saint-Rémy de Senots, 1736 et 1738; 
— Saiut-Cyr-sous-Chars, 1723 et 1735 ; — Notre-Dame- 
la-Désirée, en la paroisse de Saint-Martln-la-Garenne, 
1729; — Saint-Denis de Sérans, 1706 et 1714; — 
Saint-Pierre et Saint-Paul de Talmontiers, 1719, 1723 
et 1733; —Saint-Clair de Tourly, 1735 et 1774; — 
Saint-Martin de ïriel, 1731 ; — Saint-Quentin de Val- 
mondois, 1734 : — Saint-Gervais et Saiut-Protais de 
Vaudancourt, 1789 et 1790; — Sainte-Marie-Made- 
leine du Bord'haut de Vigny, 1736; — Notre-Dame de 
La Villeneuve-le-Roy, 1737 ; — Saint-Martin de La 
Villeneuve-Saint-Martin, 1719 et 1734; — Notre-Dame 
de La Villetertre, 1735; — Notre-Dame d'Ws, 1737. 



O. 166. (Liasse.) — 152 pièces, papier. 

1720-1788. — Changements de domicile. — Décla- 
rations de changement de domicile laites, en exécution 
de la déclaration du Roi du 1°'' février 1720,. interpré- 
tative de l'édit de novembre 1719, concernant les 
bénéfices possédés par les religieux des congrégations 
réformées. Déclarations laites par ou au nom iK; : 
Adrien-François Pauchet, prieur titulaire du prieuré 
simple et régulier de Saint-Martin ilWix, de Cliau- 
mont, 1740, 1757, 1760, 1762; et Jean-Haptiste La 
Londrelle, 1781 et 1787; — Charles-Alophe Héron, 
I)rieur titulaire du prieuré simple de « Janville, diocèse 
do Rouen, membre (h'pendant de l'abbaye de Saint- 
(iermer », 17211; — Chai'les l''raiic(ilniniine ou l'"ran- 
<;liomme, jirieur du prieuri'' simi)le et ri'guiier de .Saint- 
Martin lie M.iiiiueniont, 1723 ; LiMiiard-Cliristoidie de 
Vallére d'Arnay, prieur du même piieiire, 1764-1783; 
— ■ Nicolas Peaucelier, titulaire du iirieuré de Sainte- 
.\nnp de Nouveaulieu, paroisse de Senots, 1732; — 
.Mii-hel-.Iaciiues Le Gris, prieur du prii'uré régulier de 
Saint- l'iene di' l'ontoise, 1721-1736 ; — l'"ran(;ois- 
\iitor de Cliavailles de Fougeras, prieur du même 
prieuré, 1741-1776 ; — Louis-François île \enois, 



SERIK G. 



GRAND VICARIAT ET OFFICIAMTK DE PONTOISE. 



83 



prieur titulaire du prieuré régulier de Saint-Nicolas 
du Rosnel et de la Madeleine du Ruel, son annexe, en 
la paroisse de Bréanron, 1120- n45 ; Charles-Fran- 
çois-Joseph Saugnier, titulaire du même prieuré, 
1751-1780; Jean-Joseph Baudart, titulaire du même 
prieuré, 178-4; — Jean Le Turquier, prieur du prieuré 
de « Saint-Blaise-de-la-Cornouillère », en la paroisse 
d'Us, 1720-1739; André Brion, pourvu du même 
prieuré, 1744-1780; Pierre Mignot, prieur, 1782; — 
Martin Sallais, prieur du prieuré de Saint-Quentin de 
Valmondois, 1725 ; Pierre-César Le Pin, prieur du 
môme prieuré, 1740-1757 ; Pierre-Jacques Février, 
prieur, 1763 ; Louis Langlois, prieur, 1774-1782 ; — 
Raymond Hermand, prieur titulaire du prieuré simple 
et régulier de Saint-Léger-au-Bois, en la paroisse de 
Villers-en-Arthies, et de la chapelle de Notre-Dame- 
des-Halles, son annexe, 177:.'-n78. 



G. 167. (Liasse.) — 19 pièces, papier. 

1696-1756. — Changeme)ils d'ordre et séculari- 
sations. — Pierre-Robert Cadot, en religion frère 
Charles, religieux Franciscain du couvent de Pon- 
toise, est autorisé par bref du 15 sejitembre 1695 à 
quitter l'habit religieux et à rentrer dans le siècle, 
« la profession qu'il a faicte dans le couvent des frères 
mineurs de l'observance de Saint-François de Pontoise 
estant nulle, ayant esté faicte par crainte, violence, et 
mauvais traitement de ses père et mère », 1696. — 
Frère Godefroy Alstein, religieux du même couvent, 
est autorisé à passer « dans un ordre plus doux », 
l'état de sa santé ne lui permettant pas « de faire 
abstinence de chair et aller pieds-nuds », 1700. — 
Jacques de Maillé, bénédictin de la congrégation de 
Saint-Maur, est transféré du couvent de Saint-Martin 
de Pontoise en l'abbaye de la Croix-Saint-Leufroy, 
diocèse d'Évreux, l'austérité de l'ordre étant incompa- 
tible avec le rétablissement de sa santé, ce qu'atteste 
une consultation de iilusieurs médecins déclarant avoir 
trouvé ledit religieux « in Iccto cuf)anlcm, affeciic 
rlieiimalico tentation, de capitis i^ertiginibus stoma- 
chique doloribus conqnerentem, a'ijunctis insuper 
atrocibus symplomaiis, diarrhœls scUicet dysenleriis 
et voniiiibas, qiiibus eitm sœpe sœpius excruciari 

cerlum est Quapropter taudati Reverendi 

Patris corpus accurate, accuratius, accuratissime , 

visu, tactil lustravimus Supo- /ns tandem 

omnibus et sinijiili'i ab lioru quarta et dimidia pome- 
rldiana ad sextant usquc scquentan attenta (jra- 



vique deliberatione fada, prœfati domini de Maillé 
morbum, quamdiu in eadem ordinis sui ausieritaie 
et observantiu perstilerit, arte nulla vincibilem, irno 
et iethalem afftrmamus, concLudimns ». 1727. — 
Frère Jacques Chardon, du couvent des Frères Mineurs 
de Pontoise, est relevé de ses vœux prononcés sous 
l'empire de « la violence, des mauvais traitements et 
des menaces » de ses parents, lesquels, « par des vues 
d'intérest et par des raisons de politique, l'ont forcé 
et contraint par leurs menaces et mauvais traitements 
publics et continuels de faire profession dans ledit 
ordre », 1731. — Frère François Durand, religieux 
Feuillant de l'abbaye du Val, demande à entrer dans 
l'ordre des Bénédictins, 1736. — Frère Antoine-Philippe 
Bruno, né à Arras, Cordelier au couvent de Pontoise, 
réclame contre ses vœux, qu'il avait prononcés, 
« avec répugnance et contre sou consentement », 
sous l'influence de son « père grand », lequel avait 
profité de « la détention d'Antoine Bruno, [père du 
réclamant,] qu'il retint inhumainement prisonnier en 
cette ville d'Arras pendant deux ans ou environ pour 
des intérêts de famille », 1742. — Actes de même 
nature concernant F. Antoine Breton, religieux en la 
maison conventuelle des Mathurins de Pontoise, 1747, 
et F. Jean-Louis Frémont, du couvent des Cordeliers 
en la même ville, 1756. 



G. les. (Liasse.) — 2 cahiers, papier, foliotés 1-44, 1-143; 
20 pièces, papier : 4 pièces imprimées. 

1784. — Matikres ecclésiastiques. — Canoni- 
sation. — Procès-verbal et pièces relatives à la béati- 
fication et canonisation de la vénérable sœur Marie 
de l'Incarnation, religieuse professe du couvent des 
Carmélites déchaussées de Pontoise, « pour prouver 
qu'on ne lui a pas rendu de culte public à Pontoise ». 
La procédure « a commencé à Pontoise au mois de 
mai 1784 jusqu'au mois de septembre même année, 
par l'autorité du Saint-Siège. M. l'abbé d'Agoult, 
Grand Vicaire de Pontoise, était nommé, en l'absence 
de Mgr l'archevêque, président de la commission 
avec quatre chanoines de Saint-Mellon, juges délé- 
gués ». Cette religieuse née à Paris, ou selon d'autres 
témoins à Champlàtreux, était lille de n Nicolas 
Avrillot », maître des Comptes, et de Marie L'IIuillier, 
« parents nobles et pieux, eu 1565 ». [Feuillet 41 du 
procès-verbal d luforniation j L'un des témoins dépose 
« qu'elle a reçu les premier éléments de la religion à 
l'abbaye de Longchanip, diocèse de Paris; quelle y 



84 



ARCHIVES DE 5EINE-ET-0ISE. 



a fait sa première communion : que, rentrée dans le 
monde, elle a épousé M. Accarie, avec lequel elle a 
vécu avec édification plusieurs années ; qu'elle a eu 
plusieurs enfants de ce mariage; que, devenue veuve, 
elle est entrée en religion chez les Carmélites à 
Amiens, en qualité de sœur converse; qu'étant venue 
à Pontoise par l'ordre de ses supérieures, elle y est 
décédée après une maladie longue et douloureuse, £u 
mois d'avril 1618 ; que sa maladie a été supportée avec 
la plus grande patience et la plus grande union avec 
Notre-Seigneur ; qu'elle avait la réputation de grands 
mérites tant avant qu'après sa mort, même dans 
l'esprit des puissances, comme de saint François de 
Sales, la reine Médicis, M. le cardinal de Bérulle, et 
autres personnages distingués ; qu'il sçait que Marie 
Médicis l'honoroit, tant par l'histoire que par le 
monument qu'elle lui a élevé ; qu'il sçait par les 
lettres de saint François de Sales qu'il l'estimoit et la 
vénéroit, etc. » [Déposition de Jacques-Robert Amiot. 
prêtre, confesseur des dames Carmélites de Pontoise, 
feuillet 3" du procès-verbal d'information.] Un autre, 
« qu'elle a laissé après elle une si grande opinion de 
sainteté que des personnes des plus distinguées comme 
Henri le Grand, la reine Marie de Médicis, son épouse, 
le cardinal Barberin, nonce du Saint-Siège, qui l'ut 
par la suite élevé au pontiticat sous le nom d'Ur- 
bain VIII, le cardinal de Bérulle, enfin saint îYançois 
de Sales, évèque de Genève, qui avait eu pendant un 
certain temps la direction de sa conscience, ont tou- 
jours eu pour sa mémoire la plus grande vénération ». 
[Ibid., feuillet 41.] Il est dit ailleurs « que la sœur 
Marie de l'Incarnation a été inhumée dans le cloître 
du monastère des Carmélites de Pontoise ; que son 
corps a été enseveli d'une manière distinguée ; que 
son cercueil était tapissé intérieurement d'une moire 
verte et or; que son cœur a été déposé dans un vase 
de vermeil ; qu'elle a été inhumée quelques jours 
après son décès ; que, quelque tems après, elle a été 
exhumée et son corps mis dans un mausolée de mar- 
bre de diiférenles couleurs, élevé au-dessus du pavé 
de six pieds de longueur, de deux pi",ls de haut, 
couvert il'uue grand»- pierre sur laquelh- est posée 
une statue de marbre blanc représentant la vénérable 
sœur à genoux » [Ibid., feuillet 38] ; que « son corps 
a été tiré du i)reniier lieu de sa sépulture et qu'il est 
actuellement dans le mausolée, à l'exception du cœur 
et de l'un de se;* doigts renfermé dans une cassolète, 
avec une inscription, dont [la déposante] ne se rappelle 
pa» exactement les termes ni le sens, laquelle casso- 
lète e.st renri-rnn'-"' dans rintérjciir di- l;i ciiiiiniiinauté ; 



que 'la déposante] sçait que son corps a été transporté 
dans le mausolée dont elle a parlé plus haut par M. de 
Bellegarde, délégué du Saint-Siège, et avec une grande 
solemnité ; que ce mausolée est de marbre, en forme 
de tombeau, soutenu par des colonnes, élevé à une 
certaine hauteur du pavé, et sur lequel est une statue 
de marbre blanc représentant une religieuse converse, 
avec une inscription latine au bas, qui veut dire: 
Donné et érigé par la libéralité de Marie de Médicis, 
reine de France et de Navarre » [ibid., feuillet C9]. 

G. 169. (Liasse.) — 1 pièce, p.ircliemiii ; h pii'ces, papier. 

1686-1765. — Reliques. — Authentiques de di- 
verses reliques. — Don d'une portion de la croix de 
sainte Adélaïde, martyre, fait à « illustrissime et ex- 
cellenlissime domine Adélaïde Asiijange , ducisse 
Sfortie », 1GS6. — Consécration par J. de Caulet, 
évêque de Grenoble et vicaire général de Pontoise, 
d'une église et d'un autel en l'honneur de l'.lssomp- 
tion, ledit autel renfermant des reliques « sanctoram 
Chrisli marlimm Feliciani cl Amatoris et sanctœ 
Chrisli matii)'is Fauslœ », \12G. — Concession faite, 
en 1764 et 17G5, de reliques « sanclorum Chriàti inar- 
tijrum démentis, Amandi, Justini ac Vincentie, 
Optali, Vitalis, Fortunali, Laiidali, Laureali et GC7^- 
mani, marUjrum. » 

G. 170. (Liasse.) — 7 pièces, papier. 

1732-1784. — Registres paroissiaux. — État des 
registres de baptêmes, mariages et sépultures des 
paroisses du Grand Vicariat. Les paroisses sont ran- 
gées par ordre alphabétique. XVIIP' siècle. — État des 
registres des paroisses du ressort du bailliage royal de 
Meulan remis au grell'e de ce bailliage jnir ordre du 
Grand Vicaire, 1781 . — Ordonnance du Lieutenant 
général au bailliage de Meulan, rendue en exécution 
d'un arnH du Parlement du8 mars 1*81, concernant les 
registres paroissiaux, '21 mai 178-1. — Extraits baptis- 
taires des années 1732, 1733 et 1744. 

0. 171. (Liasse.) — ii pièces, papier. 

1665- 1765. — Dogme. — Constilntion du pape 
Alexandre Vil, contenant le l'orniiilaire ;\ souscrire 
par tous les eccli'siastiipies séculiers et n'guliers, et 
inéiiic par les religieuses, au sujet de cinq propositions 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PON'TOISE. 



85 



extraites du livre de Jansénius intitulé Augustinus, 
1665 ; déclaration royale ; lettre du Roi à l'archevêque 
de Rouen et mandement de celui-ci, 1665. — Pièces 
d'un procès intenté par plusieurs curés appelant 
comme d'abus d'un mandement qui leur enjoignait de 
se désister de leur appel au futur concile, 1717. — 
Adhésion donnée au formulaire dressé en exécution 
des constitutions d'Innocent X et d'Alexandre Vil, par 
les membres du clergé du Grand Vicariat, de 1710 à 
1765. — Requête adressée par les curés du Grand 
Vicariat tendant à obtenir de Mgr l'archevêque de 
Rouen une condamnation formelle des ouvrages du 
P. Berruyer, Jésuite, à savoir de V Histoire du peuple 
de Dieu, en trois parties, de ses Défenses et de ses 
Réflexions. Sans date. 



G. 172. (Liasse.) — C6 (lièces, papier. 

1658-1669. — Mariages. — Dispenses d'empêche- 
ments canoniques à des mariages pour cause de con- 
sanguinité ou d'affinité et dispenses diverses. Pièces 
classées par ordre chronologique. — Séverin Boulet 
et Jeanne Mauvoisin, de la paroisse d'Oiriville, 1658. 
— Pierre Le Boucher et Françoise Le Doux^ de la 
paroisse de Juziers, 1659. — Aubin Ilouiller et Jeanne 
Pinani, de la paroisse de Limay, 1661. — Pierre Gars 
ou Garo, avocat au Parlement, et Marie Joisel, fille de 
Claude Joisel, avocat en Parlement, 1662. — Denis 
Escouvette, avocat en Parlement, et Agnès Escouvette, 
de la paroisse de Chaumont, 1662. — Etienne Budin, 
et Anne Cliefdeville, 16G'3. — Jacques de Mornay, 
écuyer, demeurant à Amblainville, et Mai'ie de Saiat- 
Just, demeurant en la [laroisse de Vétheuil, 1664. — 
Charles d'Abancourt, écuyer, sieur du Iléloy, paroisse 
de Saint-Clair, et « damoysèle Renée Pacaraonis », 
1664. — Charles Le Febvre, notaire royal et iirocu- 
reur au bailliage et comté de Chaumont, et Margue- 
rite alias Madeleine, veuve de Henri Rose, procureur 
au même lieu, 1665. — François de Mornay, écuyer, 
et (lenioiselle « Marguerittedellasseville », 1666-1667. 
— Joseph de Motet, écuyer, sieur de Laval, gendarnif 
de la compagnie écossaise du Roi, demeurant à Beau- 
inont-sur-Oise, et demoiselle Madeleine de Bouroux, 
((lias Bourol, fille de Louis de Bouroux, écuyer, et de 
Marie Le Bel, décédée, do la paroisse d.'Ainblainvillo, 
]()()8. — Charles Lefi'bvre, maître chirurgien, demeu- 
rant à (Jiaiinioiit, et Marie Rofi.'t, fille de maître l'icrre 
lîol'et, notaire royal à Cliauuiont, et de Jeanne Godeau, 
166'.). 



G. 173. (Liasse.) — 88 pièces, papier. 

1670-1679. — Dispenses d'empêchements cano- 
niques à des mariages pour cause de consanguinité ou 
d'affinité et dispenses diverses ^suite). Pièces classées 
par ordre chronologique. — Louis Meslin, marchand 
à Magny, et Marie Goujon, veuve de Jacques Émery, 
demeurant au même lieu, 1670. — Mathurin Bonjean, 
fils de Mathurin Bonjean, meunier à Pontoise. et Marie 
de Vaux, 1671. — Jean Lesné. vignerqn à Limay, et 
Henriette Cauchois, 1672. — Charles de Cléry, cheva- 
lier, seigneur de Frémainville, et demoiselle Geneviève 
de Bouju, fille de Nicolas de Bouju et d'Elisabeth de 
Cléry, 1673. — Henri Charles, bourgeois de Pontoise, 
et Thérèse de Machy, du même lieu, 1675. — Claude 
Dufour, huissier en la maréchaussée et connétablie de 
France, résidant à Pontoise, et Marguerite Bonnemain, 
1676. — Louis Le Roy, demeurant à Genainville et 
Françoise de Dampière, fille de Jean de Dampière, 
écuyer, sieur de Valmeneret, et de Marie de Caumont, 
1676. — Jean Gauterin, alias Gautrin, apothicaire, 
demeurant à Magny, et Catherine Thifène, veuve 
d'Antoine Le Plumé, avocat en Parlement, 1677. — 
Jean Ilaranger, pâtissier, et Barbe Forestier, demeu- 
rant à Chaumont, 1678. — Robert de Craque, aWis de 
Craques, et Marguerite Pion, demeurant à Triel, 1679. 



G. 174. (Liasse.) — 66 pièces, papier. 

1680-1689. — Dispenses d'empêchements cano- 
niques à des mariages i)0ur cause de consanguinité ou 
d'affinité et dispenses diverses (suite). Pièces classées 
j)ar ordre chronologique. — Philippe Mauvoisin, vigne- 
ron, à Mé/.y, et Marguerite Guy, de la même paroisse, 
1680. — Claude de Poissy, chevalier, seigneur de 
Cléry, et demoiselle Marie-Marguerite de Guiry, 1681. 
— Charles Fillette, grand valet de pied de Madame, 
duchesse d'Orléan.s, et Marie de Saint-Jean, demeu- 
rant à Triel, 1681. — Jacques Chardin, maître chirur- 
gien, demeurant à Paris, jjaroisse Saint-Leu et Saint- 
Gilles, et Louise-Françoise Chardin, demeurant en la 
paroisse Saint-Jean de Chaumont, 1681. — Lucien 
Jorel, greffier de l'Élection de Chaumont e!; Magny, et 
]\Iarguerite Le Goix, demeurant en la paroisse de 
Saint-Jean de Chaumont, 1682. — Nicaise de Saint- 
Jean et Suzanne Du Vivier, tous deux de la imroisse de 
Triel, 1C83. — Louis Le Boucher, écuyer, sieur de La 
Brosse, demeurant à Avernes, et Madeleine Pigeart, 



86 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



veuve de Jacques Le Boucher, en son vivant, t'cuyer, 
sieur de La Brosse, 1683. — Jean-François Pion ou 
Pieu et Anne-Élisabeth Adnet, alias Adenet, 1687. — 
Alsace a/i05 Arsasse de Monthiers, de la paroisse de 
Vigny, et Catherine d'Andrieu alias Dandrieu, 16S7. — 
Eustache Chaumont et Louise Bénard, de la paroisse 
de Magny, 1C88. — Jacques Pinard, vigneron, et 
Marie Aubin, de la paroisse de Limay, 1689. 



G. 175. (Liasse. 



53 pièces, papier. 



1690-1698. — Dispenses d'empêchements cano- 
niques à des mariages pour cause de consanguinité ou 
d'alonité et dispenses diverses (suite). Pièces classées 
par ordre chronologique. — Mathieu de Nouelle et 
Geneviève-Marthe de La Fontaine, de la paroisse de 
Guitrar.court, 1G90. — Charles Le Maître, alias Charles 
Maistre et Marie Fleuret, demeurant à Longuesse, 
1G91. — Lucien Jorel, greffier en THIection de Chau- 
mont, et Marie-Anne Tourné, de la paroisse de Saint- 
Jean de Chaumont, 1692. — Antoine Le Plumé, notaire 
royal au bailliage de Magny, demeurant en la paroisse 
de Saint-Martin-la-Garenne, et Geneviève de Launay, 
veuve de Jean Le Clerc, en son vivant avocat, demeu- 
rant à Magny, 1093. — Charles Barré, garde-chasse 
demeurant en la paroisse de Labosse, et Marie Fabrel, 
demeurant en celle de Flavacourt, 1694. — Pierre Le 
Plumé, huissier au bailliage de Magny, et Catherine 
Colombe], veuve en dernières noces de Guillaume 
Hervé, et en premières noces de Louis de Louvain, 
16'J6 — Michel Robin et Marie Preudhomme, de la 
paroisse de Triel, 1698. — Lucien Jorel, greflier eu 
chef de l'Élection de Chaumont et Magny, notaire et 
tabellion royal au comté de Chaumont, et Françoise 
Le Goix, veuve de Philippe Dumoiit, en son vivant 
avocat à Cliaumont, 1699. 



G. 176. (Liasse.) — 46 pièces, papier. 

1700-1709. — lJi>iiens('S (i'cmi.échements cano- 
niques à dfs mariages jiour cause de consanguinité ou 
d'afllnilé et dispenses diverses (suite). Pièces classées 
(lar ordre clironolugique. — Denis Jloreau et Nicolle 
Godde, d(; la paroisse d'Issou, 1700. — Jean NoCI et 
Catherine Durand, de la paroisse de Sagy, 1701. — 
Louis de He(i:iionval et Catherine de Kegnonval, de la 
parolsHc de Sainl-Crépjn d'ibouvilliers, 1703. — Ber- 
nard Val>li, '• demeurant ordinain'inent en la ville 



de Doratara, aux isles de Canarie, » et Xavière Fitz- 
Gérald, originaire de Nantes, « demeurante depuis 
neuf ans dans le monastère des religieuses Angloises 
bénédictines, scitué en la paroisse Notre-Dame de 
Pontoise », 1703. — Jacques Gouy, de la paroisse 
d'Épiais et Françoise Famin, de la paroisse d'IIaravil- 
liers, 1704. — François Le Auguais, intéressé dans les 
fermes du Roi, et Marie-Ursule Le Tellier, cette der- 
nière de la paroisse de Saint-Maclou de Pontoise, 1705. 
— Charles Bouillette, maître chirurgien, demeurant 
à Montgeroult, et Madeleine Bouillette, de la même 
paroi.sse, 1706. — Antoine de Léviton, alias Lewis- 
tone, cornette dans le régiment de cavalerie de Mar- 
teville, de présent en garnison à Magny, et Jeanne 
Chédeville, 1708. — Claude de Bridieu, chevalier, 
« seigneur du Claveau », du diocèse de Bourges, 
et Marie-Louise de Billy, de la paroisse de la Ville- 
tertre, 1708. — Philippe Morizet, vigneron, et Louise 
Descartes, veuve de Louis Herniery, demeurant tous 
deux à Clianteloup, paroisse de Triel, 1709. 

G. 177. (Liasse.) — 130 pièces, papier. 

1710-1719. — Dispenses d'empêchement cano- 
niques à des mariages pour cause de consanguinité ou 
d'affinité et dispenses diverses (suite). Pièces classées 
par ordre chronologique. — Jacques Ihiet, vigneron, 
et Elisabeth-Catherine Michel, de la paroisse de Triel, 
1711. — Guillaume Le Grand, procureur au bailliage 
do La Roche-Guyon, et Antoinette Le Grand, 1712. — 
Thomas de Barre, greffier en chef en la vicomte de la 
Ferriôre, demeurant h Couches, paroisse de Sainte- 
Foix, diocèse d'Évreux, et Marie-Anne François, fille 
de Jean François, de la paroisse de Notre-Dame de 
Meulan, 1712. — Jean Drocoui't, vigneron, et Anne 
Petit, de la paroisse d'Issou, 1713. — François-Louis 
de Certeiïil, et Marie Baudoin, de la paroisse de Saint- 
Jean de Chaumont, 1714. — Jean Landrin, et Gene- 
viève David, de la paroisse de Bennocourt, 1716. — 
Denis Du Vivier, vigneron, et Agnès ],(> Comte, (h- la 
paroisse d'Oinville, 1719. — Gabriel Poliquet, fils 
d'André Potuiiict l't de Marguri'ile Thierry, et Marie- 
.ie.iinie Thierry, lille de l'iiilippe Thierry et de Marie 
Xaquet, tous de la jiaroisse de Flavacourt, 1719. 

G. 178. (Liasse.) — 275 pièces, papier. 

1720-1724. — Dispenses d'empêchemeiils cano- 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



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niques à des mariages pour cause de consanguinité ou 
d'affinité et dispenses diverses (suite). Pièces classées 
par ordre chronologique. — Pierre Fléchemer et Ca- 
therine Poucet ou Doucet, le premier, de la paroisse 
de Labosse, l'autre de celle du Vaumain, 1121. — 
Louis Pont, de la paroisse de Limetz, et Marie Gosse- 
lin, 1722. — Etienne Prudhomme et Nicole Marquet, 
de la paroisse de Trie), l'723. — Antoine Le Noir, et 
Anne Rhinville, de la paroisse de Vétheuil, 1724. 



G. 179. (Liasse.) — 284 pièces, papier. 

1725-1729. — Dispenses d'empêchements cano- 
niques à des mariages pour cause de consanguinité ou 
d'affinité et dispenses diverses (suite). Pièces classées 
par ordre chronologique. — Robert Laine, veuf de 
Marie Le Clerc, et Marie Cauchois, de la paroisse de 
Saint-Sulpice de Limetz, 172-5. — Claude de Fault, 
chirurgien, demeurant à Pouilly, fils de Claude de 
Fault, aussi chirurgien, et de Marguerite des Cam- 
peaux, et Brigitte Cateux ou Catteux, 1726. — Jean- 
Michel Hennin, avocat en Parlement, demeurant à 
Magny, et Marie-Angélique Léger, fille de Pierre 
Léger, « fermier du Roy, à Gally, dans le parc de Ver- 
sailles »,1726. — Louis-Joseph-Albert Héron de Roppe, 
écuyer, fils de François Héron, écuyer, conseiller du 
Roi, commissaire ordinaire des guerres, et de Made- 
leine-Marguerite de Kageneck, et Augustine-Thérèse 
Le Jay, fille de Charles Le Jay, chevalier, seigneur 
de Massuère, et de Marie-Martine d'Halbeine, 1726. — 
Charles Leau, et Jeanne-Josèphe Delasale, fille de 
Jean Delasale, lieutenant des chasses de Mgr le 
duc de La Rochefoucauld, en son duché de La Roche- 
Guyon, 1727. — Jean-Baptiste Hector Le Marié, avo- 
cat en Parlement et notaire royal au bailliage de 
Magny et au comté de Chaumont, fils de Jean-Baptiste 
Le AL'U'ii'-, « au.ssi advocat et conseiller du Roi, pré- 
sident à l'Election de Ciiaumont et de Magny, écheviu 
d'honneur do la ville de Magny «, et de MargueriU^ 
Le Clerc, et Marie-Geneviève Le Maistre, fille de 
Louis Le Maistre, conseiller du Roi, lieutenant parti- 
culier au bailliage de Magny, et bailli de la haute 
justice dudit lieu, 1729. 



G. 180. (Liasse.) — 286 pièces, papier. 

1730 1734, — Di.^iK'nses d'einpéchoineiits cano- 
niques à des mariages pour cause de consanguinité ou 



d'affinité et dispenses diverses (suite). Pièces classées 
par ordre chronologique. — Denis Desportes et Marie 
Chappée, de la paroisse de FoUainville, 1730. — Jean 
Petit et Marie d'Arcy, de la paroisse d'fssou, 1731. — 
Jacques Trognon et Catherine Le Roy, de la paroisse 
de Gadancourt ; déposition de Pierre Fournier, maître 
d'école, demeurant à Banthélu, témoin produit par les 
parties, 1732. — Jacques Cottentin et Marie Moreau, 
de la paroisse d'Issou, 1733. — Martin Chandelier et 
Anne Serans, de la paroisse de Gargenville, 1734. 



G. 181, (Liasse.) — 1 pièce, parchemin ; 22S pièces, papier. 

1735-1739. — Dispenses d'empêchements cano- 
niques à des mariages pour cause de consanguinité ou 
d'affinité et dispenses diverses (suite). Pièces classées 
par ordre chronologique. — Jean-Baptiste-Cliarles- 
François Du Mas, sieur de La Marque, lieutenant 
réformé dans le régiment de cavalerie de Villars, fils 
de feu Jean-Baptiste Du Mas, sieur de La Marque, 
écuyer, lieutenant du Roi au gouvernement de Guise, 
chevalier de l'ordre militaire de Saint-Louis, et de 
Marie-Charlotte-Jacqueline de Fontenay, et Jeanne- 
Marguerite Le Marié, fille de Louis-Charles Le Marié 
de Frémécourt, employé dans les aides à Vendôme, et 
de Marguerite André, demeurant à Magny, 1735. — 
Denis Desportes et Marie-Élisabeth Desportes, de la 
paroisse de FoUainville, 1736. — François Mort'l. de- 
meurant au Gloton, paroisse de Bennecourt, et Marie- 
Madeleine Pernelle, de la môme paroisse, 1737. — 
Guillaume Le Boucher de Beauvivre, luiissier au bail- 
liage royal de Magny, fils de Claude-François Le Bou- 
cher et de Radegonde d'.\mour, et Cécile Cauchois, 
1738. — Guillaume Petit, vigneron, à Issou. et garde- 
chasse de M. de Villemur, et Geneviève Thénault, 
1739. 



G. 182. (Liasse.) — 304 pièces, papier. 

1740-1744. — Dispenses d'empêchements cano- 
niques à des mariages pour cause de consanguinité ou 
d'affinité et dispenses diverses (suite). Pièces classées 
par ordre chronologique.— Antoine-.Vugustin-Thomas 
Du Fossé, chevalier, seigneur et [latron de .^ci-queux, 
seigneur du Fossé et autres lieux, conseiller du Hoi 
au parlement de Normandie, et Louise-Thérèse-Eugé- 
nic Desprez, fille de Pierre Dosprez, écuyer, seigneur 
de Bien ville, Fresnel et autres lieux, et de Louise- 



88 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



Eugénie Louvet. de la paroisse de Saint-Jacques de 
Compiègne, 1740. — François Bisson, et Marie- 
Jeanne Dupuis, demeurant à Carrières, paroisse de 
Triel, 1741. — Nicolas Aubin et ilarie-ilarguerite 
Bourgeois, de la paroisse de Limaj% 1742. — Jean 
Hamet, et Catherine Binaj-, de la paroisse de Vil- 
)ers-en-Arthies, 1743. — Louis Teinturier et Marie- 
Françoise Laurence, de Clianteloup, succursale de 
Triel, 1744. 

G. 183. (Liasse.) — 26S pièces, papier. 

1745-1749. — Dispenses d'empêchements cano- 
niques à des mariages pour cause de consanguinité ou 
d'affinité et dispenses diverses (suite). Pièces classées 
par ordre chronologique. — Jean-Baptiste Douville, 
maître d'école de la paroisse du Vaumain, et Marie- 
Marguerite Loijptte, de la paroisse de Labosse, 174.5. 

— Jean Carpentier, domestique de M. le curé de Cour- 
celles-sur-Viosne, et Marie-Geneviève Orbineau, de 
la paroisse de Boisement, 1746. — Charles-.4.1exis de 
Cléry, chevalier, seigneur de Sérans, fils de M. de 
Cléry et de Françoise-Geneviève de Courten ou Cour- 
teu, et Elisabeth-Claire de Courten ou Courteu, de- 
meurant ordinairement à « Danval en Ve.xin Fran- 
çois w,et de présenta Paris, en l'abbaye de Pantheraont, 
1746. — Nicolas Foucault, garde des chasses « de M. le 
président de Cénozan », de la paroisse d'Aincourt, et 
Louise Damoville, de la même [laroisse, 1748. — Jean- 
Louis Guerbois, vigneron, demeurant à Clachaloze, 
paroisse de Gommecourt, et Marie Mantois, de la môme 
paroisse, qu'il « souhaitte épouser pour la raison 
que, s'il faisoit choix de fille d'une autre paroisse, 
il soufiriroit un dommage considérable par la perte 
de ses vignes qu'il ne pourroit cultiver commodé- 
ment o, 1749. 

<>. I(j<. (Liasse.) -^ 347 pièces, papier. 

1750-1754. — Dispenses d'cmpéciiemonts cano- 
niques à des mariagHs pour cause de consanguinité ou 
d'afllnité et dispenses diverses (suite). Pièces classées 
par ordre clironoiogique. — Louis l)ii]i;uite et (Jcnr- 
vlèvo Landrin. de la paroisse ih; lir-niiecourt, 17ô(). 

— Nicolas d'.'vmoville. et .Marie Foubcrt, de la paroisse 
d'Aincourt, 1751. — Euslache Petit, « maître d'école 
el vigiKTon », et Marie-Catlierine Normand, de la pa- 
roisse de Porclieville, 17.V.i. — Etienne Clairl'euille et 
Aiigélique Franco, de la paroisse de Uoissy-le-Hois, 



1753. — Michel Lamaury, « tonnelier, clerc et maître 
d'école, en la paroisse de Vaudancourt », et Marie- 
Catherine Martin, 1754. 

G. 185. (Liasse.) — 335 pièces, papiei- ; 1 cachet. 

1755-1759. — Dispenses d'empêchements cano- 
niques à des mariages pour cause de consanguinité 
et d'affinité et dispenses diverses (suite). Pièces clas- 
sées par ordre chronologique. — Etienne Renou, 
vigneron, à Gargenville, et Geneviève Thouroud, 
de la même paroisse, le futur reconnaissant être 
proche parent de ladite G. Thouroud, mais déclarant, 
d'autre part, « qu'il ne se trouveroit pas moins pa- 
rent des autres filles de laditte paroisse, leur parenté 
y étant fort étendue, tant du costé de son père que 
du costé de sa mère, et ayant besoin d'épouser une 
fille du païs, qui y ait quelque bien à joindre au sien, 
pour pouvoir jiar leur commun travail en retirer de 
quoi subsister et faire subsister la famille qu'il pourra 
avoir de son mariage », 1755. — Henri-Jean Iluré, 
fils de Nicolas Iluré, officier de l'Hôtel de Ville de 
Meulan. et Marie-Françoise-Julie Deshayes, lesquels 
avaient exposé dans leur requête « que, se trouvant 
une occasion favorable de faire un ('tablisseinent 
avantageux dans une hôtellerie achalandée, pour 
lequel il faut des talents convenables, leurs communs 
[larents, désirant on [irofiter pour les établir, auroient 
eu ridée de les marier ensemble, |)arce (lu'étant stylés 
l'un et l'autre à cette profession qu'ils ont exercée de 
jeunesse, ils espèrent qu'avec ce qu'ils pourroient 
leur donner en biens, meubles et argent, ils pour- 
roient faire cette entreprise et y prospérer, et que, 
s'ils manquoient cette occasion, les talents qu'ils ont 
demeurant sans emploi, on ne pourroit les pourvoir 
d'une manière aussi avantageuse », 1755. — Jean 
Binet, et Mai-guorito (iautier, de la paroisse de Li- 
metz, 175(). — Jaciiues Hébert, et Marie-Louise Hé- 
bert, du hameau de Sandrancourt, juiroisse de Saint- 
Martiii-la-(iarenne, 1757. — Nicolas-François Durand, 
et Marie-Catherine lliiet, de la paroisse de Triel, 1758. 
— Jean Mauger, et Maric-Jcaïuic iM-oinnit, il(' .Saiiit- 
M;ii'liii-la-(!areiiii(', 17511. 

11. \bii. (Liasse.) — 9 pièces, parclioiiiiii ; 251 pièces, papier : 
fi sceaux. 

1760-1764. — Dispenses d'empêchements cano- 
niques à des mariages pour cause de consanguinité 



SERIE G. 



GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DK PONTOISE. 



89 



et d'affinité et dispenses diverses (suite). Pièces clas- 
sées par ordre chronologique. — Jean- Antoine T. . ., 
et Marie - Geneviève Le R..., de la paroisse du 
Heaulrae, le futur exposant, « qu'encore qu'il ait 
reçu de ses parens une bonne éducation et que, tisse- 
rand de profession, il travaille assiduement , il a 
cependant recherché inutilement plusieurs filles, tant 
de la paroisse du Heaume que des paroisses voisines, 
parce qu'il a un iiied mal tourné, ce qu'on regarde 
comme une incommodité, et que des personnes mal 
intentionnées et d'une langue toujours inquiète ont 
répandu à l'occasion de quelques foiblesses de son 
tempérament ou tenu des discours qui l'ont décrié 
dans le monde », 1760. — ■ Jean-Clair Groux, et Anne 
Lévêque, du hameau de Sandrancourt, paroisse de 
Saint-Martin-la-Garenne, 1761. — M" Nicolas-Phi- 
lippe Sanlerre, avocat au Parlement, et notaire roj-al 
au bailliage de Maguy, fils de Louis-Jacques .Santerre, 
en son vivant, avocat au Parlement, notaire roj'al 
au bailliage et subdélégué de l'intendance de Rouen, 
au département de la ville de Magny, et de Madeleine- 
Suzanne Mazière, et Agathe Chaumont-Charloz, fille 
de Thomas-Georges Charloz, maître écrivain à Ver- 
sailles, et de Justine-Antoinette Le Pescheur , la 
future demeurant « au prieuré de Villarceaux, eu 
qualité de pensionnaire, depuis environ deux ans », 
1762. — Gabriel - Athanase Grippière , fils de feu 
Gabriel Grippière et d'Angélique Legrand, procureur, 
et Anne Frazé, de la paroisse de Saint-Samsom de La 
Roche-Guyon, 1763. — Philippe Nattier, garde des 
chasses des religieux (lélestins, demeurant à Limay, 
et Marie-Françoise du Cauchuis, 1764. 



G. 187. (Liasse.) — 3 pièces, pai'cliemia ; 299 pièces, papier; 
2 sceaux. 

1765-1769. — Dispenses d'empêchements cano- 
niques à des mariages pour cause de consanguinité 
et d'affinité et dispenses diverses (suite). Pièces clas- 
sées par ordre chr'onologique. — Louis de Flavigiiy, 
chevalier de Tordi'e royal et militaire de Saint-Louis, 
lieutenant-colonel des grenadiers royaux, surinten- 
dant des villes fortes de la comté et province de 
Bourgogne, demeurant à Pontoise, paroisse Saint- 
André, fils d'Anne-Claude de Flavigny, et Marie-Su- 
zanne-Louise de Flavigny, fille de M™ Charles-Louis 
de Flavigny; à l'occasion de la dis[)ense accordée, 
une aumruu; de douze livres est faite par M. le che- 
valii'r de Flavigny à ril("ipital des iiauvres enlèrmés 
Seinis-et-Oisk. — SÉniii G. 



de Pontoise, 176-5. — Louis Poupel, domestique de 
M. le curé de Boury, et Marie-Geneviève Jullien, de 
la paroisse de Montreuil-sur-Epte, 1766. — Jean- 
L'Archevéque, et Marie-Jeanne Mallet, de la paroisse 
de Sagy, 1767. — Claude-Philippe-Marie Du'oray, 
écuyer, et Louise-Françoise Huppe, demeurant à 
Pontoise, 1768. — Théodore Potiquet, et Monique- 
Félicité Chéron, de la paroisse de Flavacourt, 1768. — 
Etienne-Bonaventure Dardet, secrétaire de M^^" l'Ar- 
chevêque de Rouen au Grand Vicariat de Pontoise, 
et Margueritte-Simonne Dauvray, fille de feu Mellon- 
Philil>pe Dauvray, conseiller du Roi, président au 
grenier à sel, notaire à Pontoise, 1768. — Adrien- 
Bertrand Julien, et Charlotte-Caroline-Adélaïde-Jus- 
tine Fredin, fille de François-Pierre-Louis Fredin, 
ancien maire de la ville de Pontoise, 1768. — Martin 
Racine, et Marguerite Million, de la paroisse de Gar- 
genville, 1769. 



G. 1S8. (Liasse.) — 353 pièces, papier. 

1770-1774. — Dispenses d'empêchements cano- 
niques à des mariages pour cause de consanguinité 
et d'affinité et dispenses diverses (suite). Pièces clas- 
sées par ordre chronologique. — Pierre Deligny et 
Marie-Charlotte Landrin, demeurant à Chanteloup, 
paroisse de Triel ; il est payé pour cette dispense une 
somme de 9 livres à l'Hôpital des pauvres enl'ermés 
de Pontoise, 1770. — Pierre R..., et Marie-Louise 
R..., tous deux de la paroisse de Bréançoa : « La 
timidité naturelle des deux suppliants, gens de bonnes 
mœurs, ne leur permet pas de s'écarter au loin pour 
se pourvoir en un autre lieu », 1771. — Louis-Denis 
Moulut, et Marie-Anne Bonnefille, demeurant l'un à 
Neuilly, l'autre à Chavançon, 177-J. — Antoine Fau- 
queux de Ronciôres, écuyer, gendarme de la garde 
du Roi, fils d'Antoine Fauqueux de Roncières, et de 
Marie-lilisabeth Lefebvre, demeurant en la terre de 
Roncières, paroisse d'Énancourt-le-Sec, et Marie- 
Geneviève Lefebvre. demeurant en la paroisse de 
Saint-Sulpice, 1772. — Georges Ducaucluiy, et Marie- 
Françoise Trubert, de la paroisse de Saint-Martin-la- 
Garenne, 1773. — M'" Paul-Hyacinthe Le Grain, 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, 
lieutenant des vaisseaux du Roi, fils de M--" Louis- 
Séraphin Le Grain, commissaire des troupes de la 
marine, et de Jacquett(î Bonnemez, du diocèse de 
Léon eu Bretagne et de la paroisse de Saint-Louis 
de Brest, et Anatolie-Augustiiu; Le Grain, lille de 

1i 



90 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



M" Louis-Gabriel Le Grain, chevalier, marquis du 
Breuil , seigneur de Boissj^-le-Bois , et de Claude- 
Elisabeth Bouret de Montigny, 1774. 

G. 189. (Liasse.) — 6 pièces, parchemiu ; 321 pièces, papier. 

1775-1779. — Dispenses d'empêchements cano- 
niques à des mariages pour cause de consanguinité 
et d'affinité et dispenses diverses (suite). Pièces clas- 
sées par ordre chronologique. — Philippe-Alexandre 
Le Goux, avocat en Parlement, lieutenant du bailliage 
du duché de La Roche-Guyon , et Jeanne-Rosalie 
Vallée, 1""5. — Clair Giroux, garde-moulin, demeu- 
rant à Pontoise, et Marguerite-Éléonore Prieur, 1776. 
— Martin Michault, et Marie-Catherine-Véronique 
Barbu, tous deux de la paroisse de Guernes, 1777. — 
Jacques-Nicolas Landrin, domestique de M. de Cléry 
seigneur en partie de la paroisse de Cléry, et Marie- 
Marguerite Bouillet, 1778. — Pierre-Aimé de Bros- 
sard, écuyer, sieur d'IIurpy, fils de Denis Godard de 
Brossard, écuyer, sieur d'IIurpy, et de Claude-Agnès 
de Saiat-Ouen de Beauval, du diocèse de Rouen , 
et Marguerite-Aimée de Brossard de Cléry, lille de 
Marc-Antoine de Brossard , écuyer , seigneur de 
Cléry, et de Marie-Élisabeth de Roze, de la paroisse 
de Cléry, 1779. 

G. 190. (Liasse.) — i pièces, parchemin ; 416 pièces, papier; 
1 sceau . 

1780-1784. — Dispenses d'empêchements canoni- 
ques à des mariages pour cause de consanguinité et 
d'affinité, et dispenses diverses (suite). Pièces classées 
par ordre chronologique. — Marie - Louis - Arthus 
Bonneveine, perruquier, et Marie-Anne-Angélique- 
Prudence Aube, 1780. — Théodore Ledoux, et Marie- 
Louise Duval, tous deux de la paroisse de Trie-la- 
Ville, 1781. — Guillaume Croiseuil, « ancien sénéchal, 
juge civil, criminel et de police du fort Dauphin, et 
lieutenant de l'amirauté audit lieu », demeurant à la 
Roclie-Guyon, fils de Barthélémy Croiseuil, et d'Élisa- 
belli Gascher, et Marie-Madeleine Croiseuil de Chà- 
teauKcnard, fille de Louis-Marie Croiseuil de Château- 
Heiiard, ancien officier de cavalerie des troupes des 
colonies françai.ses, et de dame Marie-Thérèse Du- 
breuil, née à Saint-Gerraain-en-Laye, demeurant à La 
Roche-Guyon, 1782. — François Trognon, maitn; 
d'école et clerc de la paroisse de Maudi-lour, et Mari„ 
Prudliomiiie, 1782. — Louis-Pierre Brissart de La 



Concy, écuyer, gendarme de la garde du Roi, fils de 
Jean-Pierre Brissart de La Concy, en son vivant sei- 
gneur engagiste pour Sa Majesté de son domaine du 
comté de Meulan, seigneur pour moitié du fief des San- 
gliers, et de Louise-Marguerite Alleaume, et Marie- 
Rose Leroux, fille de François Leroux, en son vivant 
écuyer, et de Françoise Alleaume, 178"2. — Pierre 
Gâteau, et Marie-Nicolle Legros, 178"3. — Nicolas Le 
Clerc, et Marie-Geneviève Morsant, de la paroisse de 
Linietz, 1784. 

G. 191. (Liasse.) — 4 pièces, parcliemin ; 273 pièces, papier. 

1785-1790. — Dispenses d'empêchements canoni- 
ques à des mariages pour cause de consanguinité et 
d'affinité et dispenses diverses (suite). Pièces classées 
par ordre chronologique. — Nicolas B... et Marie- 
Louise B. . ., de la paroisse d'IIénonville, qui « depuis 
l'âge de seize ans se sont toujours aimés intimement 
et depuis près de cinq ans se sont fréquentés au sçu 
du public, ce qui auroit donné lieu à écarter diflTérens 
partis qui se seroient présentés dans un âge plus favo- 
rable à la suppliante que celui auquel est parvenue, 
quoique les choses n'aj-ent point été au-delà de la 
simple fréquentation », 1785. — Pierre-Joseph Rivette, 
orfèvre, de la paroisse de Magny, et Rosalie Le Mar- 
chand, 178G. — Pierre-Chi'istoplie Job et Marie-Jeanne- 
Antoinette Boucher, de la paroisse de Valmondois, 
1787. — Jacques Fautier, et Marie-Louise Bretteville. 
de la paroisse de Saint-Maclou de Pontoise, 1788. — 
Michel P. . . et Marie-Jeanne L. . ., de la paroisse de 
Marines, représentant « que l'amitié qu'ils ont conçu 
l'un pour l'autre, jointe à la facilité qu'ils avoient de 
se fréquenter sans qui; personne pût d'abord y trouver 
à redire, attendu la parenté qui les unit, a eu les plus 
grands inconvéniens, qu'ils se sont oubliés notable- 
ment et qu'enfin leurs fréquentations, excusables dans 
le principe, sont aujourd'huy un sujet de scandale qu'il 
leur importe d'arrêter », 1788. — Nicolas Prudliomme, 
demeurant à Dampont, paroisse d'Us, et Mario-Hen- 
riette de La Cour, lille d'Antoine-Michel de La Cour, 
fermier de la seigneurie de Vallangoujard, 178'.t. — 
Pierre Visbecij, charron , et Françoise Violet , tous 
deux de la paroisse d'UinviUe, 17yO. 

G. 192. (Liasse.) — 111 pièces, papier. 

1688-1788. — Dispenses d'ompêclienienls canoni- 
ques à des mariages pour cause d'alllnité si)irituelle. 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITÉ DE PONTOISE. 



91 



— Georges Haquin, Anglais de nation, et Madeleine Le 
Comte, de la paroisse de Saint-Maclou de Pontoise, 
1709. — Guillaume Lalouette, clerc de la paroisse de 
Vallangoujard, et Madeleine Lefebvre, fille du fermier 
de la garenne de Vallangoujard, 1733. — Claude Bré- 
cliot, apothicaire à Pontoise, et Marie-Madeleine 
Pottier, 1742. — Denis Le Mire, clerc de l'église de 
Courcelles, et Marie- Catherine Fournier, demeurant 
au même lieu, 1755. — Charles Buisson, maître d'école 
delà paroisse d'Aincourt, veuf d'Antoinette Foucaux, 
et Marie Jean, veuve de Jean Sercilly, 1757. — Fran- 
çois-Philippe Boulanger, et Marie-Catherine Blainville, 
veuve de Joseph Thiberge, de la paroisse de Trie- 
Château, 1787. 



G. 193. (Liasse.) — 50 pièces, papier. 

1641-1744. — Procédures à l'occasion de promesses 
de mariage. — Pierre Haranger, de la paroisse de 
Montagny, demandeur en cause de mariage contre 
Louise Thierry, de la paroisse de Vaudancourt, 1641. 
— Françoise-Charlotte Gars^ demeurant aux Annon- 
ciades de Meulan, contre Jean de Saint-Quentin, écuyer, 
sieur de Petitniont, conseiller du Roi, avocat et procu- 
reur à Magny, 1675. — Cl. . . L. . ., l'un des échevins 
et gouverneur de Pontoise, stipulant l'intérêt de son 
fils, contre une veuve L. . . C... et ses deux filles, 
attendu que celles-ci, malgré la défense formelle à 
elles faite, « abusans de la jeunesse du fils du supliant, 
n'auroient laissé de l'allécher et de l'attirer chez elles 
par certaines personnes à elles affidez, qui le vendent 
quérir secrettement et tirer du sein de la maison jia- 
ternelle de son père », et dont l'une, aidée de sa mère, 
avait « tiré adroictement et exigé de luy non pas seule- 
ment une promesse, mais plusieurs promesses de ma- 
riage », 1686. — Jacques Belledame, manouvrier, contre 
Marguerite Mercier, demeurant à Valmondois, 1744. 

G. 194. (Liasse.) — .32 pièces, papier. 

1654-1718. — Résiliations de promesses de ma- 
riage. — Michel Grandin, receveur de la terre et sei- 
gneurie de Boissy-le-Bois, et Antoinette Maintenon, 
1659. — Robert Ladmiral , notaire et tabellion à 
Marines, et Charlotte Goret, 1675. — Jean Dclainarle, 
chirurgien major de la première compagnie des 
gardes du lioi, coinmaiHb'H' par M*-'"' le duc de Noailles, 
et Marie-Marguerite Dupuis, fille du sieur Dupuis, 



maître du pont de Beaumont, 1678. — Pierre Bon- 
nard, clerc de la paroisse de La Chapelle, et Jeanne 
Rivière, 1686, etc. 



G. 195. (Liasse.) — 151 pièces, papier. 

1665-1775. — Grossesses. — Procès poursuivis en 
la Cour de l'Ofl^cial à la requête de diverses plai- 
gnantes, à l'effet d'amener ceux qui les avaient sé- 
duites à réparer leur faute par un mariage subsé- 
quent. Déclarations, enquêtes, certificats de médecins, 
etc., de 1665 à 1775. 



G. 196. (Liasse.) — 19 pièces, papier. 

1675-1783. — Réhabilitations de mariages. Re- 
quêtes , procédures et jugements i)ortant réhabili- 
tation de mariages irrégulièrement contractés. — 
« Henry de Poncerot, escuyer, sieur de Richebourg, 
brigadier des gardes du Roi dans la compagnie de 
Mons"' le duc de Luxembourg », et Elisabeth Gars, 
précédemment veuve de M'" Louis Fortier, en son vi- 
vant, procureur au Parlement de Paris, demeurant à 
Meulan, mariés le 13 janvier 1670, en l'église Saint- 
Eustache de Paris, qui depuis étaient « dans l'appré- 
hension de n'avoir pas acquis de domicile certain et 
arresté en ladite paroisse », 1677. — André-François- 
Jean -Baptiste Le Seure, écuyer, ancien maire de 
Pontoise, et Antoinette-Alberte de Mazière, fille d'Al- 
bert de Mazière, écuyer, huissier ordinaire de la cham- 
bre du Roi et lieutenant général de police de la ville 
de Pontoise, pour défaut de publications de bans dans 
le domicile de droit, 1779, etc. 



G. 197. (Liasse.) — 6 pièces, papier. 

1671. — Remariages. — Permission de se rema- 
rier, donnée à Jacques C , demeurant à Ivry-le- 

Temple, qui avait épousé Jeanne M , « dans la 

croiance qu'ils avoient que RencD mary d'icelle 

M fust mort, pour avoir avant ledict mariage 

esté absent du pais et n'avoir envoie de ses nouvelles 
depuis unze ans après son départ », et dont il avait 

dû se séparer ajirès le retour dudit D , KiTl. — 

Pi'rmission semblable donnée à Jacqueline D , de- 
meurant à « Genneville », ayant représenté « (ju'il y 
a environ cinq ans que Nicolas P , son mary, 



92 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



llayant abandonnée et s'estant engagé à porter les 
armes sous la conduitte et dans la compagnie du sieur 
de Villerceaux, fut tué devant le siège de l'Isle en 
Flandre, dans une sortie qui fut faicte par les habi- 
tans et garnison dudict lieu, ainsy qu'elle a appris le 
tout de plusieurs soldats de la mesme compagnie, qu"il 
est attesté par un certificat dudit sieur de Villerceaux, 
et qu'il apparoistra par iceluy et par la comparution 
de Pierre Sarazin, demeurant à Cliausj-, compagnon 
soldat dudict P.. . ditRabaille», 1671. 



G. 198. (Liasse.) — 14 pièces, papier. 

1666-1789. — Nullités. — Ordonnance portant 

séparation de cohabitation entre Lucien D et 

Marie H , après constatation médicale que les 

époux ne pouvaient parvenir à la consommation du 
mariage « au préjudice de la première et principale 
fin de ce sacrement », 1666. — Enquête pour le même 
objet, à la den;ande de dame E... le R..., 1719. — 
Autres en 1788-1789. 



G. 199. (Liasse.) — 3 (lièces, papier. 

1670-1739. — Pièces diverses. — Assignation à com- 
paroir devant l'Official, donnée par le doyen de Chau- 

mont, à Nicolas F et Jeanne M présentant 

le spectacle « de certaine séparation scandaleuse de 
mariage : « Nous nous sommes transportez au village 

de V , où estans et parlans au dit F et ù la 

ditte M , lesquels interrogez séparément et en 

commun des raisons de leur séparation scandaleuse, 
lesquelles nous avons trouvées frivoles ; et aprez som- 
mations de mettre fin à la ditte séparation, de rentrer 
et habiter ensemble, et lesdites parties persistantes en 
leurs dites raisons et répliques impertinentes, que 
nous avons pris pour refus et une obstination, nous 

avons cité le dit N F et la dite J M 

à comparoistre samedy prochain, heure de plaids, par 
devant M' rOfllciai de Pontoise, ou M. le Vice-géront, 
pour l.'i se voir condamner, sur les peines de droit et 
autres qu'il plaira à mon dit sieur Olllcial, à rentrer et 
habiter ensemble », HwO. — Commission donnée au 
curé d'IIadancourt , pour administrer le sacrement 

de bayWima à Jean-Uapli.ste C , berger. Agé de 

2.'» ans, avant de procéder it la célébration de son ma- 
riage; lettre adressée au Grand- Vicaire, contenant de 
curieux détails .sur l'existence du susdit .Iian-fiaptisle 



C : a 11 vint un jour un enfant âgé d'environ trois 

ans se présenter à la porte de M""-* Gagnard, qui te- 
noit l'auberge que tient encore aujourd'hui son mari 
et sa fille, dont je tiens tout ce que je vais avoir l'hon- 
neur de vous écrire. Cette dame Gagnard eut pitié de 
cet enfant, qui était en jacquette. Elle lui demanda 
son nom, en le caressant pour l'engager à la con- 
fiance. Il répondit qu'il s'appelloit Marion ; et n'en put 
tirer autre chose, ni sur le pays d'où il venoit, ni sur 
ses parens etc.. » 1739. 



G. 200. (Liasse.) — 40 pièces, popier. 

1668-1697. — Juridictions ordinaire, extraor- 
dinaire ET criminelle. — Moiiiloircs, aggraves et 
réaggraves. — Monitoires, aggraves et réaggraves 
obtenus: — par « M" Thomas Le Moine, prestre, curé 
de Fresnes », signifiant « à Gilles Roussel, chirurgien, 
demeurant audit Fresnes », qu'il e se porte pour api>el- 
lant comme d'abus de l'octroy et commission accordée 
audit Roussel en l'Officialité de Pontoise, le quatre 
novembre dernier, de faire fulminer et publier moni- 
toire en ladite paroisse de Fresnes adressant à autre 
prestre qu'audit s"" Le Moine, comme pareillement soit 
signifié le même appel comme d'abus dudit octroy et 
commission de fulminer à M" Adam Burher, prestre, 
curé de Thibiviller », où « ledit Roussel voudroit faire 
passer outre à la publication dudit monitoire », 166S; 
— par « M'" llypolitte d'Ambreville, prestre, vicaire 
en l'église Notre-Dame de Pontoise », contre « Mellon 
Cornu, maître menuisier, demeurant en cette ville, 
deffendour », pour exécution d'une sentence du 29 juil- 
let précédent, 1G69 ; — par « Chri.stine Roblastre, 
femme authorisée par justice au refus de Jean Gobert, 
marchand en la ville de INIantc, et Nicole Roblastre, 
veuve d'Eustache de La Rocque, aussy marchand, de- 
meurant audit Mante, héritiers par bénéfice d'inven- 
taire de deflunt Estienne Roblastre », exposant « par 
complainte et quérimonie, suivant la permission du 
ni'uliesme febvrier dernier, ù elles donnée de l'obtenir 
par le sieur bailly du pnlais ou son lieuliMiant-général 
commissaire en cette partie, par arrest, pour avoir 
preuve de toutes les persoimes ([ui peuvent devoir à 
la succession de delTunt Estienne Uoblasire », certains 
(juidams ayant abusé', durant sa vie, « de la foiblesse 
d'esprit dudit delFunt », et lui ayant fait faire « tout 
ce qu'ils vouloii'ut, même tiré de luy des quittances, 
jdusicurs blancs signez, ijuiN oui ap[diquez ;\ ce qu'ils 
ont voulu faire pour frustrer lesdits comiilaignants », 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



93 



leTC-lGS'Z; — par Quentin Cocliegrue, vigneron et 
cabaretier, demeurant à Valmondols, disant « qu'aj'ant 
vendu du vin, de la viande, pain et autres choses en 
destail le jour de Sainct-Quentin dernier, en une 
maison sr.ise proche l'église dudit lieu, qu'il auroit 
louée pour ledit jour seulement, il seroit arrivé dans 
le temps qu'il disposoit les meubles pour les reporter 
en sa maison, sise au haut de Valmondols, quelques 
particuliers, du nombre desquels estoient les nommez 
Lemoiiie et autres, qui l'auroient obligé de leurs don- 
ner du vin, que le supliant leurs refusoit tant à cause 
de la nuit, estant lors douze heures de nuit, qu'à cause 
qu'il estoit fatigué ; et, n'ayant peu se dispenser de 
leurs en fournir, il leurs auroit donné deux chopines 
de vin, et à cause de la grande fatigue qu'il avoit eue, 
il se seroit endormi au bout de la table des susnora- 
mez, pendant qu'ils beuvoient la dernière chopine; 
quoy voiant les susnommez, ils seroient sortis sans le 
paier, et, un moment après, le supliant s'éveillant se 
seroit apperceu que l'on avoit pris dans sa poche tout 
l'argent qu'il y avoit mis, provenu tant de son destail 
que de quelque dépost qui luy avoit esté fait pour 
porter en la ville de Pontoise », 1G77 ; — par « Mes- 
sire Antlioine Desoulfour, chevalier, seigneur de Gou- 
zengrez et autres lieux », un premier monitoire ayant 
été publié dans les paroisses de Guiry e|t du Perchay, 
« sans y avoir tirré les révélations qu'il s'étoit promis, 
quoy que plusieurs personnes desdites paroisses aient 
connoissance des faicts portez audit monitoire et dont 
ils [ont] grand intérest de faire preuve, d'autant que 
les sieurs curez desdites paroisses, pour estre dans 
les interrests de sa partie, luy sont suspects, et qu'il 
ne sçait à quoy atribuer la cause de cette contumace 
et refus desdits paroissiens », 1678; — par les reli- 
gieuses du couvent Saint-Antoine-de-Chaumont, il™ Ni- 
colas Rohard, avocat au bailliage et comté dudit lieu, 
et demoiselle Jeanne Lefebvre, sa femme, créanciers 
de la succession de feu M™ Pierre Lignier, en son vi- 
vant conseiller du Roi, prévôt de la ville de Cliauniont, 
« plaintifs à Dieu et à notre mère Sainte-Église de ce 
que, à leur préjudice et des autres créanciers dudit 
sieur Lignier, certains quidams ont pris et destourné, 
tant durant la nuit que le jour, les meilleures meubles 
et efl'ets comme bagues, joiaux, argenteries, vesselles 
linges, lits garnys, besteaux, or et argent, livres, pa- 
piers, titres et enseignemens et autres choses, ce que 
l'on auroit continué de faire les derniers jours de sa 
malladie et les jours ensuivans, depuis sa mort, aiiiia- 
ravant la confection de rinv(mtaire fait après le dé- 
ceds dudit sieur Lignier, lesquelles personnes auroient 



cachez et latitez chez leurs parens et amis, sans en 
avoir fait la représentation lors dudit inventaire , 
qu'ils auroient depuis ce temps repris en leur posses- 
sion ou laissé en dépost chez les personnes ausquelles 
lesdits quidams les avoient receliez et dont ils se trou- 
veront encores saisis ou en avoir disposé par vente, 
eschange ou autrement, et dont les suplians, en qua- 
lité de créanciers légitimes de ladite succession pour 
des sommes considérables, ont tous intérest d'en faire 
le recouvrement », 1681 ; — par « Messire Claude de 
Crèvecourt, chevallier, seigneur de Gilles, Bantelu et 
autres lieux, et dame Anne de Flins, son épouse, 
seule et universelle héritière de feu Messire Samuel 
de Flins, vivant, chevallier, seigneur dudict Ban- 
telu », exposant « que ledit defunot sieur de Flins 
avoit, dans le cours de la maladie dont il est déceddé, 
faicl un testament, qui, comme olographe, estoit de- 
meuré entre ses papiers, et que ce testament a esté 
soustraict et recelé avec plusieurs autres tiltres, pa- 
piers et enseignemens de sa succession, or, argent, 
meubles de pris et autres choses en dépeiidans », 
1681 ; — par Anne-Louise Le Jlaistre, femme de 
Pierre Huppe, marchand demeurant à La Falaise, au- 
torisée par justice au refus de son mari, seule héri- 
tière bénéficiaire de feu François Le Maistre, son 
frère, en son vivant marchand, demeurant à La Roche- 
Guyon, disant qu'il avait été « destourné et emporté 
([uantité de bons meubles, plusieurs papiers, obliga- 
tions, cédulle et promesse faitte au nom et proffit 
dudit (lefTunt, le tout de valleur de plus de quinze cens 
livres », 1681 ; — par les héritiers de défunts Etienne 
Demachy et Marie Deslions, contre certains quidams 
qui avaient recelé et diverti des. meubles et eliets de 
la succession d'Antoine Demachy, « dont lesdits def- 
functs Estienne Demachy et Deslions, sa femme, se 
seroient constituez pleiges et cautions », 1681 ; — par 
les héritiers de dame Françoise Nicolas, veuve du 
sieur de Saint-Germain, âgée de 80 ans, pour avoir 
preuve que, « après que ladite dame auroit receu les 
sacremens et perdu du depuis cogaoissance, certain 
quidam ecclésiastique se seroit saisi de toutes les clefs 
des cabinets, armoires et colTres de ladite dame, et, 
ayant ouvert un cabinet dont la porte est à la ruelle 
de son lit, et qui est basti en saillie sur la court du 
coslé (Ui clos, dans lequel personne n'entroit que la 
delTuncte, qui s'en estoit tousjours faict un lieu de 
réserve et de seurelé pour y renfermer ce qu'elle avoit 
de plus prétieux, ledit quidam en auroit tiré une petite 
cassette, dans laquelle estoient les papiers de consé- 
quence et joiaux de ladite dame, ù laquelle cette cas- 



M 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



sette estoit si chère qu'elle la mettoit souvent en 
asseurance chez ledict quidam, sans lui en confier la 
clef, lorsque par la nécessité de ses affaires elle estoit 
obligée à quelque absence de son logis, laquelle cas- 
sette ledit quidam auroit pour lors prise et emportée 
chez luj' ; ensuitte de quoj', ladicte dame estant preste 
d'expirer, ledict quidam auroit tiré la clef de laditte 
cassette de dessous le chevet de son lit, où elle l'avoit 
tousjours eue durant sa maladie, et depuis auroit 
fouillé dans ladicte cassette chez lui, veu et visité les 
papiers qu'il y avoit trouvé, disposé d'iceux ainsi que 
ion lui a semblé » ; et aussi que, « dans l'extrémité 
de la maladie de ladite défuncte, ledit quidam l'auroit 
sollicitée de faire des legs à des personnes qu'il luy 
nommoit », et qui étaient présentes, et qu'alors, « pre- 
nant les soupirs de ladite dame en cette extrémité 
pour des ouis qu'ils respondoient eux-mêmes », ils 
s'étaient mis à distribuer ce qu'ils jugeaient à propos ; 
qu'enfin, « le dit quidam a3'ant les clefs en sa posses- 
sion, et ladite dame estant hors de cognoissance, sans 
veûe et sans ouïe », celui-ci, surpris par un des héri- 
tiers, lui avait remis lesdites clefs, que la servante 
refusa de prendre en charge, « disant que ledit qui- 
dam, les ayant eu en sa possession depuis plusieurs 
jours, a fouillé partout », 1682; — par Yves Deslions, 
écuyer, conseiller du Roi et son procureur en tous 
les sièges et juridictions de Pontoise, seigneur de 
Theuville, exposant « que certain quidam, ayant con- 
çu une haine et animosité extrême contre le sieur de 
Teuville, son père, et contre luy, tant parce qu'ils ne 
vouloient souffrir le scandai que ledit quidam causoit 
depuis quelques années par un concubinage public 
dans ledit lieu de Teuville, que parce qu'ils s'oppo- 
soient aux exactions et violences qu'il commettoit 
dans le lieu et aux usurpations qu'il faisoit journelle- 
ment sur eux, auroit recherché toutes les occasions 
possibles de se venger, tant contre ledict sieur com- 
plaignant que contre ses fermiers et domestiques, en 
faisant manger par ses bestiaux leurs grains, bourgon- 
gnes et foins, en coupant et faisant coupper |>ar ses 
enfans et domestiques les jtlantes dudit sieur complai- 
gnant, Jusqu'à luy avoir faict périr près de cinq à six 

cens pieds d'arbres ; tuant les pigeons dudit 

«leur coinplaignanl dans la campagne, les apasiaiit 
chez lui et ses autres volailles, de telles sortes qu'il 
auroit ruiné entièrement le colombier dudlt sieur com- 
plaignant, t^n tuant, tant par luy que par sa femme, 
les vaches, porcs et autres bestiaux et volailles de ses 

fermiers ; que la rage dudit quidam a passé à 

une telle extrémité qu'il a suborné de ses vallets iiom- 



assasiner le supliant, lesquels l'ont pour cela attendu 
à sa porte avec des fusils que ledict quidam leur avoit 
donnez, et qui, selon leur propre aveu, l'auroient tué, 

si par malheur il fut sorti de son logis ; que le 

mesme quidam a voulu depuis six sepmaines ou envi- 
ron assassiner les enfans de Jean Lemoine, fermier 
dudit sieur complaignant, [qu'il] porte journellement 
des pistolets de poche, de ceinture et un fusil, et ne 
paroit jamais qu'il n'ait sur luy sept à huit armes à 
feu » ; qu'il sème « dans le public des discours calom- 
nieux contre sa réputation et l'honneur de sa famille, 
jusqu'au point de dire, quand ledit sieur complaignant 
estoit cinq ou six jours absent, qu'il estoit ou prison- 
nier ou dans un cachot ou en fuitte, mesmes que le- 
dit quidam auroit esté dire de village en village que 
leiiit sieur complaignant seroit pendu, que c'estoit un 
meschand homme , que le Roy le connoissoit pour 
tel, et que Sa Majesté lui avoit donné sa charge, son 
bien et sa terre dudit Teuville accause qu'il avoit ad- 
verti les juges de sa meschante vie, cherchant, pra- 
tiquant et excitant des tesmoins contre ledit sieur 
complaignant », 1682; — par Michel Morisset, mar- 
cliand à Pontoise, exposant « que, depuis deux ans, 
il fait sa demeure en cette ville, en la maison où pend 
à présent pour enseigne le Chariot d'Or, assise en 
la grande rue. en laquelle maison, il auroit pris et 
choisi pour se retirer et coucher une chambre du 
corps de logis de derrière estant prez le jardin, en 
laquelle chambre le complaignant avoit enfermé et 
mis ses bardes, entre autres choses une cassette dans 
laquelle il avoit mis près do deux mil livres en louis 
d'ôr et autres pièces, laquelle somme luy auroit esté 
prise et voilée le jour de mercredy dix-huitième du 
[irésent mois, en plain jour sur l'après-midi », 1684; 
— par M. « Pomponne marquis de Refuge », briga- 
dier d'infanterie des armées du Roi, seigneur de \11- 
larceaux et autres lieux, et Anne-Françoise d'Elbène, 
son épouse, héritiers et créanciers de Matlanie d'El- 
bène, disant que, « pour les divertissemens faits par 
certaines particullières des elfets de la succession de 
feu Pierre Lacour l'aisné, leur fermier à Livilliers, ils 
ont esté obligez d'en présenter \i'ur plainte », 1G84; — 
par « Pierre Pierrcî, marchand, dcnicui-ant j'i Pontoise, 
un des asséeurs et collecteurs des tailles d(> ladite ville 
piMir la prc'sentc année », exposant « (lu'iMi haine de 
ce (lue le roolle d(>s dites taillt>s a esté faict devant 
Mons"' de Marillac, intendant de Normandie, en la Gé- 
néralité de Rouen, sur les mémoires qui luy ont esté 
(Il muez, et de ce que certains particuliei's ont eu quel- 
(juc augmentation ausdites tailles, ne pouvani evercer 



SÉRIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITÉ DE PONTOISE. 



9& 



leur ressentiment autrement qu'en imputant audict 
Pierre ladite augmentation, quoique faicte par ledit 
seigneur avec connoissance de cause, se sont par ca- 
balles liez et ont conspiré de fatiguer et fatiguent 
journellement ledit Pierre en escrivant dans les pro- 
vinces où il négocie, notamment à Noion, Pontlé- 
vesque, Rouen et ailleurs, et suscitant par des avis 
injurieux et calomnieux ses créanciers à luy faire, 
comme il lui a esté faict, de rigoureuses poursuites, à 
dessein de luy faire perdre son crédit », 1685 ; — par 
les éclievins de la ville de Pontoise, exposant « que 
sur la minuict du vingt-quatre et vingt-cinq avril de la 
présente année mil six cent quatre-vingt-cinq, cer- 
tains quidams vagabonds, au nombre de cinq ou six, 
revenants de la campagne, et passants par la porte 
dicte Chappelet.auroient malicieusement détaché seize 
grosses pierres baliutées, qui étoient plâtrées sur le 
mur joignant ladite porte du côté du rù de Vione, et 
icelles jettées dudit mur du haut en bas en un lieu ap- 
partenant à Nicolas Chesneau, apothicaire à Pontoize, 
qu'il a pris à titre de rente desdits complaignants, de 
sorte que quatre desdites grosses pierres se seroient 
rompues, et, en se rompant et tombant, auroient aussy 
rompu partye des arbres et autre plan que ledit 
Chesneau auroit fait audit lieu, et auroient encor 
forcé la porte dudit lieu, le tout au grand préjudice 
desdits complaignants et dudit Chesneau », 168.") ; — 
par M" Pierre de Monthiers, chevalier, seigneur du 
Fay-Mardalin et autres lieux, conseiller du Roi, lieu- 
tenant général au bailliage de Pontoise, contre cer- 
taines gens malintentionnés, qui, la nuit, « seroient 
entrez dans un grand clos, planté en arbres fruitiers, 
estant derrière son hostel seigneurial du Fay et atte- 
nant yceluy, dans lequel ils auroient, i)ar une malice 
extraordinaire, écorché la quantité de csnt |)ieds d'ar- 
bres ou environ, ce qui cause la ruine presque entière 
dudit clos par la mort inévitable desdits arbres, ce 
qui mérite une punition d'autant plus grande que les- 
dits arbres n'estant fermez que d(; hayes vives, ils re- 
posent soubs la foy publique », 1(586 ; — par les en- 
fants et héritiers d'Antoine Jourdain, en son vivant 
marchand, demeurant à « Bestemon », héritiers, « tant 
de leur chef que par représentation de leurs père et 
mère, de deffunt Guilleaume Jourdain et Nicolle Fleu- 
ry », contre les enfants et héritiers d'un sieur Claude 
Jourdain, qui prétendaient avoir renoncé à la succes- 
sion de leur auteur, quoiqu'ils se fussent, en réalité, 
mis en possession de ses biens, 1686 ; — par Pierre 
Clémi'ut, prêtre, docteur de Sorboniie, curé de Saint- 
Maclou de Koueu et prieur comiuendataire de Saint- 



Pierre de Pontoise, ordre de Saint-Benoit, exposant 
que « Don Cultbert Parquié, prêtre, religieux bénédic- 
tin anglois, estant, avant le complaignant, prieur du- 
dit Sainct-Pierre, avoit ou devoit avoir en ses mains 
tous les titres et papiers concernant les droicts hono- 
rifiques et le revenu temporel dudit prieuré avec les 
papiers terriers des maisons et héritages qui sont de 
la mouvance dudit prieuré, et les déclarations passées 
par les possesseurs des héritages, lesquels titres pa- 
piers, étant prieur dudit Saint-Pierre, il auroit mis 
entre les mains de [ilusieurs particuliers de Pontoise 
et d'autres lieux, dont il ne peut avoir de connois- 
sance, pour autant que ledit Dora Culibert [sic] Par- 
quié, est de présent en Anglettere, sa patrie, ce qui 
l'auroit obligé de présenter sa requête à Monsieur le 
lieutenant général de Pontoise, aux fins de luy estre 
permis d'obtenir nos présentes lettres de monitoire » ; 
quittance ainsi conçue : « J'ay, soubsigné, vicaire de 
Saint-Maclou de Pontoise, confesse avoir receu de 
Monsieur Demonthiers, chanoine de St-Maclou dudit 
Pontoise, comme procureur de Monsieur le prieur 
dudit St-Pierre de Pontoise, trent sols, pour avoir 
publié par trois dimanches le monitoire accordé à 

Monsieur le prieur. Fait ce 3° septembre 1690 » ; 

par (( les marguilliers en charge de l'esglise de St-An- 
dré de Pontoise, disant que la conservation des 
droictz et revenus de leur fabrique dépendant des til- 
tres, papiers, contrats et enseignemens qui la concer- 
nent, ils auroient employé tous leurs soins pour en 
estre fait un répertoire tant de ceux qui se trouve- 
roient enfermez dans les archives de leurs coffres, que 
de ceux dont les particuliers receveurs ou marguil- 
liers se seroient emparez pour raison des affaires qui 
leur seroient survenues de leur temps; mais comme 
après plusieurs assemblées et perquisitions desdits 
tiltres, ils sçauroient de science certaine que le plus 
grand nombre d'iceux seroit dispersé entre les mains 
de plusieurs personnes sans qu'il paroisse ny mémoire 
ny récépissé de leur part, et que de la soubstraction 
desdits tiltres et contracts il arriveroit de jour eu 
jour un préjudice si notable à ladite esglise qu'il leur 
seroit impossible d'y apporter aucun remède et d'en 
emposcher la ruine totale qu'en apportant de l'ordre 
ausdits papiers et travaillant au répertoire des tiltres 
dont ils auroient besoin, tant pour acquiter ou l'aire 
acquiter toutes les fondations faites jusques i\ ce jour 
que pour s(> faire payer des fermiers et débiteurs de 
ladite esglise, i)()ur Imir faire passer des tiltres nou- 
veaux », ils s'adressent en conséquence à l'Official, 
IG'JO; — par le procureur du Roi au bailliage de Pon- 



96 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



toise, se plaignant « de ce que, la nuit du unze au 
douze du présent mois de juin, quelques particuliers 
aaroient méchamment affiché aux carfours, aux 
portes de l'auditoire, des églises, entrées et de quel- 
ques maisons de cette ville, une quantité de placards 
escripts tous de diférends caractères contre la réputa- 
tion de quelques personnes, et d'une entre autres con- 
stituée en dignité ; auroient aussy traisné dans les rues 
nuitamment des carcasses, charognes, ossemens de 
chevaux et autres animaux pour les attacher aux 
portes et fenestres des habitans ; auroient enfin arra- 
ché les enseignes desdits habitans, rompu les portes 
et petits murs ou garde-foux qui sont sur iceux ; que 
la violence de ces coureurs de nuit va à un tel excès 
que le repos publique en est continuellement inter- 
rompu, en sorte mesme qu'il s'en seroit ensuivi de 
mauvais traictemens et assassinats », crimes qui « ne 
doivent pas demeurer impunis », d'autant que « les 
dits placards difi'amatoires sont un attentat à la répu- 
tation d'un prestre qualifié », 1G9"; — par le même, 
remontrant « qu'au mois de juin dernier, il auroit 
donné sa plainte pour raison de certains placards affl- 
chez aux carrefours et portes de cette ville, contenants 
des injures atroces et scandaleuses contre la réputa- 
tion de quelques personnes, et notamment contre celle 
du sieur Bornât, l'un des curez de l'église de Saint- 
Maclou, pour quoy il y auroit en un monitoire publié 
au prosnes des messes parrochialles de cette ville, 
lequel seroit demeuré sans une entière exécution, 
faute par le. Procureur du Roy avoir pu parvenir à se 
faire apporter et mettre ès-mains quelques-uns desdits 
placards, qui luy sont absolument nécessaires pour 
servir à la conviction de ceux qui se trouvent coupa- 
bles et complices d'un tel crime », et que « celte im- 
punité apparente semble avoir fiatté l'insolence de 
certains brutaux, et les avoir excitez à insulter géné- 
rallement tout ce qu'il y a d'honnestes gens par des 
lettres, des vers et des cliançons infâmes et remplies 
d'injures, faire débité mécliammeiit dans le public ces 
sortes de libelles difiamatoires [lour donner atteinte et 
noircir, s'il leur étoit possible, la réputation de ceux 
contre lesquels ils ont vomis ces sortes d'injures, et 
que quelques-uns des auteurs et des complices des- 
dites lettres, vers et chançons grossières et inju- 
rieuse» peuvent être du nombre de ceux qui courent 
nuitamment les rues, arracli'>nt les marteaux des 
portes des maisons, coupent les tuiaux des Ibnteines, 
rompent les murets et gardefols des ponts, maltrait- 
tent et assassinent im|iuni'inent les liai)itan.s, leurs 
cnf'i'i'i on domestiques qu'ils rencontrent dans les 



rues, et avec tant de violence que personne ne peut 
vacquer à ses affaires sans danger de sa propre vie », 
1697. 



G. 201. (Liasse.) — 33 pièces, papier. 

1714-1719. — Monitoires, aggraves et réaggraves 
obtenus : — par Philippe-Etienne, marchand, demeu- 
rant à Rouen, et Marie Fouquet, sa femme, héri- 
tière de M''' Claude Fouquet, son frère, en son vivant, 
conseiller du Roi, élu en l'Élection de Chaumont et 
Alagny, disant que, « pour avoir connoissance des 
effects de ladite succession qui ont esté divertis et sous- 
traicts par plusieurs particuliers », ils ont obtenu 
lettres de monitoires qu'ils demandent à faire publier 
dans la paroisse de Bennecourt par autres que par le 
curé et son vicaire, en raison du procès qu'ils ont avec 
le curé de cette paroisse, 1714; — par Charles-Nicolas 
Villot, bourgeois de Pontoise, y demeurant, « créan- 
tier de la succession de deflfunt maistre Marc-Antoine 
Villot, vivant prestre, curé de Cormeilles, son frère, 
en qualité d'héritier pour moitié de Denise Delacoré, 
veuve de Jlichel Villot, leur père et mère communs », 
contre certains quidams qui s'étaient emparés pendant 
la nuit, en cachette, et pendant la maladie du défunt, 
d'une partie des objets de la succession, lesquels 
avaient été apportés à Pontoise, en la maison de l'un 
d'eux, ce qui avait été découvert par les enfants et 
gens « qui avoient accès auprès dudit M"= Marc-An- 
toine Villot et avoient une parfaitte connoissance de 
tous ses efl'ets argent nionnoyé, vieilles et nouvelles 
espèces, titres, jiapiers et enseignemens de ladite suc- 
cession », 1717; — par les héritiers de feu M"' François 
Maître, prêtre, curé de Vallangoujard, leur oncle, ex- 
posant qu'après la mort dudit curé ils avaient espéré 
« trouver dans sa succession beaucoup de deniers 
comptans, suivant un billet que ledit sieur cun'', pen- 
dant son vivant, avoit déclaré avoir fait et porloit sur 
luy », mais (pie l'on a seulement trouvé « dans la cour 
du presbilèi'i' dmlil \allangoujar<l, proclie le fournil, 
un ti'ou dans li;rre, d'oii il paroissoil avoir este tiré un 
pot à trois pieds, lequel pot s'est trouvé dans le jardin 
proche ladite cour, sans estre cassé; et, proche ladite 
maison, sous un groiseiUer, (l;iiis une masure, a encore 
esté trouvé un autre pot; dans l(>squels ostoient res- 
serrez losdits deniers, à ce que prélcmdent lesdits com- 
plaignaiits, appartenants à la succession diulil sieur 
curé, qui ont est'; jiris et (Mn[)orlez, en l'absence et à 
l'insceu des complaignant;>) en sorte qu'ils n'ont trouvé 



SERIK G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITK DE PONTOISE. 



97 



pour toutes choses que la somme de quatre cens tant 
de livres d'argent, tant dans un coffre que sous le 
tournebroclîe dndit presbitère, pendant que ledit sieur 
curé devoit avoir plus de quatre à cinq mil livres d'ar- 
gent de ses épargnes », 1717; — par le procureur 
fiscal des hautes justices de Danival, Lèveniont, Ha- 
dancourt et Le Mesnil pour M" Alexis Pasquier de 
Franclieu, chevalier, « seigneur des Bergeries et des 
dites terres >>, exposant que, la nuit du samedi au 
<limanclie six du mois de juin, « certains quidams 
malfaisans auroient attaché au niai-teau de la petitte 
porte servant d'entrée dans le lieu seigneurial dudit 
Dampval un bout de tresse de chaiieau de crin ployé 
en deux, au milieu duquel estoit attaché une petite 
botte d'allumettes composées de chaume, et, au des- 
sous, de la mèche à fusil, suivant le rapport mentionné 
au procès-verbal, plainte et ordonnance » dressé i)ar 
le nommé Riquette et le garde des bois de ladite sei- 
gneurie ; qu'il y a un « antien clos ou jardin (evmé de 
murailles, à présent en nature de petit pré, dans lequel 
sont douze ruches de mouches à miel de différentes 
façons , dont trois sont de verres , sur lesquelles 
ruches, estant sous un appentis, lesdits quidams au- 
roient mis des excréments en insulte; qu'à costé des- 
dites ruches il y a six grosses caisses, dans deux 
desquelles estoient jilantées chacunne un romarin, 
dans deux autres chacunne un poivrier, que lesdits 
quidams malfaicteurs ont coupé au cousteau jiar le 
pied, et dans les deux autres de la mélice pour lesdites 
mouches, qu'ils ont pareillement arraché, ainsy qu'il 
en est a[iparu au juge, et que mesme lesdits quidams 
auroient rompu partie de la barrière qui avoil esté 
mise pour la conservation desdiles mouches; que Ma- 
demoiselle de Franlieu, fille dudit seigneur, ayant fait 
mettre dans ledit jardin [ilusieurs lapi)iris de dillé- 
rentes couleurs pour son divertissement, et ayant fait 
mettre une espèce de boéte ou cabaane pour leur plus 
grande conservation, lesdits quidams l'auroient arra- 
ché, pris et emporté une partie desdits lapins et mali- 
cieusement couppé les jarrets et rompu les jambes 
à d'autres qu'ils auroient laissé sur la place encore vi- 
vants, ainsy que ledit Riquetie l'auroit fait remarquer, 
ayant trouvé un desdits lai)iiis blanc et noir auquel 
ledit jug»; auroit reconnu les deux jambes de derrière 
cassées et rompues et lesdits jarrets coupés avec un 
Cousteau, ledit lapin encore vivant; de là, ledit juge 
s'estant transporté dans u\\ autre jardin vis-à-vis 
l'hôtel seigneurial dudit Lèveraont, au dedans duquel 
ledit seigneur avoit fait planter un arbre do vingt pieds 
de haut, au bout duquel il avdit fait attiiclicr une gi- 

SkiNB-1£T-0iSE. — SÈliIB G. 



rouette de marine sur son pivot de fer, de hauteur de 
deux pieds et demy, que lesdits quidams ont arraché, 
déplanté et cassé le pivot de fer de ladite girouette, 
ensuitte de quoy lesdits quidams, ayant passé par- 
dessus les murs de clôture desdits deux jardins, conti- 
nuant leurs insultes, seroieiit venus tirer trois coups 
d'armes à feu au milieu de la nuit vers le chasteau 
dudit lieu de Dampval, après quoy ils s'en seroient 
retournés du costé de Magny vers le chemin qui con- 
duit de Lèvemont à Sérans vers la Molière, et auroient 
if'tté ladite girouette au pied d'un chêne dépendant de 
ladite seigneurie de Dampval, laquelle girouette auroit 
esté trouvée et rapportée par une gardeuse de vaches 
audit chasteau de Dampval et représentée audit juge 
qui, comme il est dit audit procès-verbal, auroit re- 
connu que ladite girouette auroit esté casée avec vio- 
lence, attendu que le pivot de fer qui la soutefioit est 
tout coui'bé », niT; — iiar Jean-Pierre Brissart de La 
Concy, conseiller du Roi, « j)ropriétaire et seigneur 
engagiste de Sa Majesté pour moitié de son domaine 
du comté de Meulan » et officier de S. A. R. Madame 
Duchesse d'Orléans, ledit S'' de La Concy étant aux 
droits de M''" François Le Clerc de Lesseville, cheva- 
lier, exposant « qu'ayant depuis i)eu acquis ledit do- 
maine dudit Messire François Le Clerc de Lesseville », 
il s'était aperçu que certains quidams s'étaient appro- 
prié et avaient gardé en leurs mains plusieurs titres, 
déclarations, actes, minutes, registres et répertoires 
déiiendaut du tabellionage royal de Meulan, apparte- 
nant à Sa Majesté et concernant son domaine et comté 
dudit Meulan, « que lesdits quidams et quidames ont 
ju'is et retiennent indeuement et sans aucun droit, dans 
la veue d'oster la connoissance et frustrer Sa Majesté 
des droits à luy deus à cause de son chasteau et comté 
dudit Meulan », 1717; — par Louis Gantillet, labou- 
reur, demeurant à Jouy-sous-Thelle, exjjosant que 
('. le samedy cinq juin dernier, dans la temps que le 
complaignar:t estoit avec sa femme en la ville de 
Beauvais pour leurs affaires, ils auroient esté surpris, 
au retour, de trouver leur maison et tous leurs meu- 
bles consumés par un feu que l'on présume avoir 
commencé par une maison voisine, attendu qu'il n'a 
gagné celle des complaignants qu'à l'heure de midy ; 
et, comme cet incendie n'a pu provenir que par la 
négligence ou méchant vouloir de certains quidams 
malintentionnés, ledit complaignant a eu recours à la 
voie de plainte par luy présentée au sieur bailly de la 
haute justice de Jouy », 1717; — par Jean Rouillon, 
(ermicr du moulin de Parnette, paroisse de Parues, et 
Louis lliiuillon, marchand, demeurant à Magny, en- 

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ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



fants et héritiers de Marguerite Havard, leur mère, 
\euve en premières noces d'Antoine Rouillon. et en 
dernières de Pierre Parquet, demeurant à Magnj-, 
contre certains quidams, qui, après le di4cès de ladite 
Marguerite Havard, avaient pris la meilleure partie de 
la succession, et entre autres « deux cassettes fermant 
à clefs, dans lesquelles il y avoit une somme considé- 
rable d'argent monnoyé, plusieurs papiers et autres 
choses qu'ils ne peuvent précisément désigner et dont 
néanmoins ils ont un intérest sensible d'avoir con- 
noissance », 1717; — par le procureur du Roi en la 
ville de Chaumont-en-Vexin, exposant que « certains 
quidams malintentionnés, malveillants et perturba- 
teurs du repos publique auroient esté la nuit iirécé- 
dente du quinze au seize du présent mois frapper 
aux portes des maisons de plusieurs particuliers avec 
violence et rompus icelles, et auroient même affiché 
grand nombre de placarls contenants des inscriptions 
injurieuses, atroces et infamantes contre l'honneur et 
la réputation des familles, ce qu'ils auroient fait plu- 
sieurs fois depuis environ un mois avec assemblée 
et attroupements illicites, au préjudice des deffenses 
cy-devant publiées », 1718; — parles héritiers de 
Jacques Bonnenaine, maître bourrelier à Magny, qui, 
s'étant assemblés « à cause des différentes contesta- 
tions mues entre eux, pour procedder au partage des 
biens tant meubles qu'immeubles de la succession de 
leur père, ayant voulu le faire le deux des présens 
mois et an, ils auroient reconnu que les meilleurs 
effets qu'ils espéroient trouver ont esté détournés, et 
notamment une cassette fermante à clef, remplie de 
bonnes hardes et linge, et dans laquelle il y a pour 
le moins une somme de six cent livres d'argent mon- 
noyé », 1718; — par Jean de Gars, écuyer, seigneur 
du Bois-du-Breuil, exposant « qu'estant parvenu \>av 
un bruit publique aux aureilles du comi)laignant que 
dans sa maison de famille il s'estoit commis contre 
son iionneur et réputation des crimes dont il a un 
intére&t sensible d'avoir la révélation, comme de cer- 
tains autres crimes qui s'en sont ensuivis, aussy bien 
que ilu vol que certains quidams ou quidames malin- 
tentionnt's luy ont fait de plusieurs mi-ubles, vaisselles 
d'argent, linges, habits et autres hardes que l'on .iii- 
roit fait transporter dans quelques maisons de ladite 
ville de Chaumiint et des ttnvirons, aflidées lesdites 
maisons auxdits quidams et quidames », il n'avait \n\ 
a présenter sa plainte aux sieurs lieutenant général et 
gens du Hoy du baillàge de Chaumont, ny aux avocats 
et praticiens de ladite ville, où ledit complaignant est 
demeurant, estant leur parent allié, et pour autres 



causes énoncées en la plainte dudit complaignant «, 
1718; — par le procureur fiscal de la haute justice 
de Rebetz contre des malintentionnés qui avaient 
arraché les greffes des jeunes arbres des voieries de 
ladite seigneurie de Rebetz, rompu les branches, 
écorché et rompu les arbres, « à dessein de les faire 
périr », et même voulu forcer « la porte à bareaux 
avec serpe et autres instruments tranchans », 1718; 
— par PieiTe Chopart, chirurgien, François Drouet, 
marchand, et Nicolas Dauvergne, laboureur, demeu- 
rant à Preneuse, et Marie Dauvergne, fille majeure, 
demeurant au même lieu, légataire universelle de 
Barbe Dauvergne, sa sœur, au jour de son décès 
femme de Jean Mention, laboureur, demeurant à 
Guernes, contre des quidams malintentionnés, qui 
avaient enlevé la plus grande partie des effets de la 
communauté d'entre ladite défunte et ledit Mention, 
1718; — par Romain Chéron, vigneron, demetirant à 
Chaussy, tuteur subrogi' au lieu et place de Marie 
Cachot des enl'ans mineurs de défunt Nicolas Le- 
marié et de ladite Cachot, lesdits mineurs héritiers de 
défunt Henri Lemarié, leur aieul, exposant qu'après 
ce décès « il auroit esté procédé à la vente des meubles 
de la succession, et ensuitte fait partage d'une partie 
des effets d'ycelle entre tous ses héritiers ; mais, 
comme le suppliant a appris que tous les biens 
meubles et effets estant de laditte succession n'ont pas 
esté comiiris dans lesdites ventes et partages, et qu'au 
contrairi^ certains quidams en auroient soustrait et 
diverty la meilleure partie », le complaignant avait en 
conséquence présenté sa plainte au lieutenant général 
de Magny, 1719 ; — par Nicolas Barault, fils de Jean, 
demeurant à Linietz, exposant « (ju'il auroit esté nial- 
traitté par un C(>rtain quidam de ladite jiaroisse de 
Limets », 171'.'; — par le procureur du Roi aux sièges 
roj'aux de Chaumont, exiiosant « que la nuit du ti'ei/.e 
au quatorze may dernier, il seroit arrivé un incendie 
dans la paroisse du Vaumain, dans lequel il y auroit 
eu plusieurs personnes de brûlées et consumées p^r 
le feu, dont certains quidams malintentionnés auroient 
pu estre les autheurs, ce qui ne peut estre reciuuui 
(pie jiar la voye des censures ecclésiastiques », 171'.'; 
— p;ir le nièine, au sujet d'un nu'iu'li'e commis n eu 
la |)ersonne de Pierre' Boulanger, (jui a esté tué^ dans 
la paroisse de Fresneaux, et dont les blessures ont 
esté' rendues constantes par les procès- verbaux de 
visite et exhumation dudlt l'ierre Boullaiiger, et 
encore pareil meurtre en la personne lie lliérc'inie 
Boullaiiger, son lils, qui a esté blessé de plusieurs 
coups, ainsi (pi'il a esté vérifié pai- sa déclaration el 



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SERIE G. 



GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



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procès-verbal de visite », 1719 ; — par M™ Marin- 
Louis Bucquet, conseiller, avocat et procureur du Koi 
au bailliage de Magny et au siège particulier des 
Eaux et (orôts dudit lieu, au sujet de « la damif^ de 
Libour, âgée de quatre-vingt-deux ans », qui aurait 
été « trouvée morte dans sa chambre, qui est dans le 
château de Villarceaux, et assassinée par certains 
quidams, ayant un coup à la tempte gauche et un 
autre au bas de la bouche du costé gauche, dont elle 
saignoit; que la porte de sa chambre et ses armoires 
estoient toutes ouvertes et ses papiers épendus de tous 
costés dans ladite chambre; et, comme cette ilam'« 
passoit dans le monde pour avoir beaucoup d'argent, 
il y a tout lieu de croire qu'elle a esté assassinée pour 
le luy prendre », 1*719; — par André Ilavard (?), 
maître maréchal de forges, demeurant au faubourg de 
la porte d'Eunery de Pontoise, héritier pour moitié de 
feu Jacques Havard (?), son père, aussi maréchal de 
forges, et de Barbe Massieux, sa mère, au jour de son 
décès veuve en dernières noces de Pierre Laisné, de 
même profession, demeurant au même lieu, contre 
des gens malintentionnés qui, « pendant la maladie 
et incontinent avant et après le déceds », avaient 
détourné « i)resque tous les effets, meubles, lits de 
plumes, matelas, couvertures, draps, linges, bardes et 
meubles », 1719; — par Jean Legrand, maître chi- 
rurgien à Paris, demeurant au Fort de Meulan, tant 
en son nom que comme tuteur des enfans mineurs de 
lui et de défunte Catherine Dubois, sa femme, héritiers 
de leur mère, exiiosant « qu'il auroit esté commis un 
homicide en la personne de ladite defîunte Catherine 
Dubois, par certains quidams malintentionnés, qui 
non contens de cet homicide, devant et après yceluy, 
auroient proféré plusieurs injures atroces tant contre 
la ré[)utation de ladite defîunte que contre celle du 
suppliant; et que ces mômes quidams et leurs afiidés 
auroient gagné les témoins qui auroient pu dc'poser 
desdits homicide et injures proférés [lar lesdits qui- 
dams et leurs afiidés avant et après ledit homicide, 
lesquels témoins paroisent refuser de déposer », 1719 ; 
— par Anne-Ursule Legrand, veuve de Jean Barbé, 
en son vivant marchand, demeurant à Juziers, créan- 
cière de la succession de Jean Trousseville, en son 
vivant voitufiin-, demeurant à Ennery , exi)osant 
« ([u'après le déceds dudit Trousseville, elle auroit 
fait assigner devant les sieurs juges-consuls des mar- 
chands à Paris Marie Périen, veuve dudit Trousse- 
ville, pour estre condamnée à luy payer les sommes à 
elle deues ; ladite Périer ayant fait signifier une 
renonciation qu'elle prétendoit avoir faite à la com- 



muneauté dudit deffunct son mary, la suppliaute au- 
roit mis en fait que ladite Périer, avoit en fraude pen- 
dant la maladie de son mary et depuis son déceds 
soustrait, et diverty la plus grande partie des meubles, 
chevaux, charettes, foin et autres choses de la succes- 
sion de son mary, et demandé à en faire preuve, 
laquelle jireuve ayant esté ordonnée par sentences 
des juges-consuls, la suppliante auroit fait assigner 
[ikisieurs témoins qui ont esté entendus, et qui n'ont 
point déclaré que c'estoit ladite veuve Trousseville qui 
eust soustrait et diverty » les biens ci-dessus désignés, 
mais « que c'estoit plusieurs particuliers, sans nom- 
mer leurs noms, qui avoieiit fait l'enlèvement desdits 
meubles, chevaux, charettes, foin et autres choses, et 
jette par dessus la muraille faisant séparation de la 
maison dudit detïunct Trousseville et celle de l'hostel- 
lerie du Cheval blanc, au village de Limay », 1719. 



G. 202. (Liasse.) — 170 pièces, papier. 

1720-1729. — Monitoires, aggraves et réaggraves 
obtenus : — par Rémi Foucque et Marin GuesJon, 
vignerons à Triel, contre les auteurs du vol, commis 
en l'église de S'-Martin de Triel, d'un banc posé pour 
ledit Kerai, avec autorisation du curé, « proclies la 
chesse du prédicateur », et d'un autre petit banc, ap- 
partenant audit Guesdon, « qui se tient dedans celluy 
qui apartient à Madamoiselle Hamard , première 
femme de chambre de Madame Duchesse d'Orléans, le 
tout dedans la grande netfe de la dit^ église » ; l'un de 
ces bancs avait été « siaié par la moitié, de sorte que la 
femme dudit Guesdon ne s'en peut plus servir », 1720; 
— par le procureur du Roi on là ville de Chaumont, 
au sujet d'nn incendie arrivé nuitamment au village 
de Nucourt, en la grange du nomnnî Jean Carné, la- 
boureur audit lieu, laquelle avait été brûlée avec les 
grains qu'elle contenait, 17'20 ; — par les hé-ritiers de 
Gilles Lamer, en son vivant receveur de la terre et 
seigneurie de Trie, et de Françoise Pellevillain, 
contre certains quidams qui avaient soustrait et di- 
verti la plus grande partie des ell'ets de la succession, 
17'20 ; — par le procureur du Roi au bailliage de 
Chaumont-en-Vexin, contre les auteurs d'un incendie 
survenu au village du l'ayel, ]iaroisse do Boubiers, en 
la maison de Pierre Petitpas, 1720 ; — par le procu- 
reur du Roi en la Maréchaussée générale de la généra- 
lité de Paris, à la résidence de Beauvais, contre des 
malfaiteurs qui, dans la nuit du 22 au 23 juin, avaient 
volé sur le grand chemin de Franconville à Pontoise, 



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ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



plusieurs billets de banque et sommes d'arpent appar- 
tenant à divers particuliers, « qui étoieiit voitures 
dans différents fourgons, et qui lurent arrpstés par 
deux quidams inconnus, grands de taille, qui avoient 
des habits tirans sur le brun, ayant des manches à la 
marinière, avec des boutons à costé desdites manches, 
les chapeaux retroussés, armés chacun d'un pistolet, 
outre une baillonnette que le plus grand avoit à la 
main et de l'autre le pistolet, l'un desquels avoit des 
talons plats à ses souliers », 1720 ; — par le procu- 
reur du Roi au bailliage de Chaumont, au sujet du vol 
et assassinat commis par trois particuliers sur la per- 
sonne de Nicolas Fegueux ou Fegneux et Geneviève 
Bézin, « sur le grand chemin de Gournaj-, entre les 
villages de Talmontiers et de Bouchevilliers », 1720; 
— par Charlotte Colombe), fille majeure, demeurant à 
Magnj-, disant que Marie-Anne Colombel, sa sœur, 
aj-ant été recherchée en mariage depuis quelques an- 
nées par différents particuliers, certains quidams, 
o profittans de sa bonté et de sa facilité, l'iiuroient 
par vol et mauvais artifices portée à rompre la société 
qui estoit depuis trente-quatre ans ou environ entre 
elle et la suppliante, et luy auroient même suggéré 
d'enlever delà maison où elles demeuroient ensemble 
les meilleures effets qui estoient en icelle, luy ayant, 
pour cet efl'et, ofl'ert un cofi're pour les resserrer, du- 
quel coffre elle auroit la clef entre les mains, à con- 
dition qu'il resteroit en leur possession, afin d'exécu- 
ter plus facilement le mauvais dessein qu'ils avoient 
d'appliquer à leur profit lesdits effets, a|)rès qu'ils au- 
roient esté divertis et détournez par laditte Marie- 
Anne Colombel », laquelle, ayant refusé de se rendre 
à ces sollicitations, finit cependant par céder à l'un 
desdits quidam:-, «pour lequel elle avoit plus d'incli- 
nation que (lour les autres, l'ayant enfin gagnée par 
ses protestations d'amitié et par toutes ses belles pro- 
messes », 1720; — par le jjrocureur du Roi au bail- 
liage de Chaumont, contre les auteurs d'un meurtre et 
assassinat prémédité par certains quidams au village 
du Houleaume, paroisse de Liervillc, sur la personne 
de Jean Briquet, fils aîné de la veuve NoOl Briquet, 
« qui auroit esté tué et assassiné d'un coup de fusil », 
1721 ; — par Jeanne-Charlotte Dufour. fille majeure 
demeurant à Chaumont en Dassigny, « héritière de 
deffunt M'" Nicolas Dufour, ïon père, vivant, conseil- 
ler du Roy, maire perpi'tuel de Magny », contre cer- 
taine quidams qui, •• prollltlans de la longue maladie 
(ludit sieur Dufour ni de la foiblesse de son esprit, 
au!i)ti iiien que de l'absence de la supidianfo et de son 
jicu «le connoioMance des affaires de son dit père, au- 



roient soustrait et diverty » la mefileure partie de sa 
succession, 1721 ; — par Jacques Besné, laboureur, 
demeurant à Fontenay-Saint-Père, et Jeanne NicoUe, 
sa femme, celle-ci fille et héritière de « damoiselle 
Françoise de Fontaine, au jour de son décès, Ifnime 
d'Antoine Nicolle », contre certains quidams» malin- 
tentionnés pour ces complaignans, [qui], profltans de 
l'amitié qui avoit esté entre un tabellion dudit lieu et 
eux, auroient eu, après le décès dudit tabellion, la 
facilité de soustraire de ses minutes une particulière 
concernant lesdits coaiplaiguants », ce qui a causé 
aux plaignants un notable préjudice, 1721 ; — par 
« Jean-Jacques Gosselin, sieur de Bois-Montel », 
écujer, garde du corps du Roi, et dame Françoise 
Lebastier, son épouse, demeurant à « Verchemont «, 
paroisse et prévôté de Triel , exposant « que . le 
douze décembre mil s^pt cent vingt, ladite dame 
Lebastier auroit mis et caché dans un i)etit bois ijui 
est au-dessus de la maison où demeurent l'^sdits sieur 
et dame de Bois-Montel, proche d'un poirier, qui est 
un petit ruisseau, qui est proche la bordure dudit 
bois, un pot de terre rouge dans lequel elle y avoit 
mise quatre-vingt tant doubles louis que louis d'or et 
cinq cens livres en argent blanc, le tout de vieilles 
espèces, lequel pot estoit couvert d'un viel tal'etas 
vers et une tuille par dessus scellé de piastre, et le 
samedy ensuivant, ladite dame y fut, [lour reprendre 
ledit pot et ce qui avoit esté par elle mis dedans ; 
elle ne trouva ny le pot ny l'or ny l'argent ; dont on 
soupçonne certains quidams malveillans d'avoir pris 
ledit pot, or et argent, et d'avoir guidé ladite da- 
moiselle lorsqu'elle mit ledit jjot en terre dans ledit 
bois », 1721; — par Jeanne Bertrand, veuve de Jean 
Desjardins, receveur de Corbeil-Cerf, y demeurant, 
contre les soustracteurs d'une « somme considérable 
d'argent monnoié en espèces d'écus, demy et quart 
d'écus », que la suppliante avait, « pour sa seureté ", 
cachée dans « une petite chambre l)ass(> tiMiant à lu 
cuisine du costé de la cheminée et lavicr du château 
di; Corbeillecen', dans lequel elle est (Icunnirante, dans 
terre qu'elle auroit rei;ouvert df la nii'snie terre », 
1721 ; — par Pierre Le Clerc, prêtre, curé de la Ville- 
neuve-Saint- Martin, exiiosant « ipie le village de 
Villeneuve-Saint-Martin, estant sur le grand chemin 
de Paris à Rouen, <;rtle cure a esté aliaudiMUK'e |i;ir 
iiuelqu'un de ses prédécesseurs du t('ui|is des gueri'es 
civilles, les troupes ayant aloi's ravagé ce village 
qu'on a eu bien de la peine à rétablir ; pendant hMjucI 
temps de guerre, et même deiiuis quelques anin'es, les 
titres de la cure, même ceux de la lahrique, ont esté 



SÉRIE G. — GKAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



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pris et se sont dispersés en plusieurs mains de cer- 
tains quidams qui les gardent indeuement, au préju- 
dice du complaignant, qui ne peut percevoir les dixmes 
qui luy appartiennent, à cause de sadite cure, sur Tan- 
cien terroir de la Villeneuve-Saint-Martin, dont il ne 
peut connoitre les confins et limites, par la rétention 
que lesdits quidams Ibnt des titres de ladite cure et 
même ceux des terres qui doivent appartenir â ladite 
cure et à la labrique dudit Villeneuve, lesquelles terres 
certains quidams possèdent, qui s'en sont emparés ; 
qu'il a esté fait quelques fondations et legs considé- 
rables par des seigneurs et dames dudit lieu, tant à la 
cure dudit Villeneuve qu'à l'église et fabrique dudit 
lieu, pour en grossir les revenus qui en sont fort mo- 
diques, pour faciliter au sieur curé d'y vivre plus 
commodément, lesquels legs et fondations ne se peu- 
vent découvrir ny où elles ont esté passées, lesdits 
quidams s'eslans emparés et gardans indeuement les 
titres desdits legs et fondations », 1722 ; — par Fran- 
çois Radet, laboureur à Ableiges, gardien d'objets 
saisis sur André Vaillant, laboureur, demeurant audit 
lieu, à la requête de Messire François ïhévenet, 
prêtre, conseiller du Roi, son procureur en l'Élection 
de Ponloise, y demeurant, et de dame Marie de Gars, 
veuve de Jacques Tailleided, écuyer, officier de la 
feue Reine, demeurant à Meulan, adjudicataire do 
quinze-cents gerbes de blé et de six-cents gerbes 
d'avoine saisies sur b.'dit Vaillant, et à celle d'autres 
adjudicataires, contre certains quidams malintention- 
nés qui avaient menacé le gardien, !orcé l'entrée de la 
ferme et enlevé de nuit tout ou partie des objets saisis, 
pflectuant ainsi \enrs menaces, 1722 ; — par les héri- 
tiers d'Antoinette Ligner, veuve de Tranquille Le- 
marié, mère des complaignants, décédée au village de 
Tierceville, contre les auteurs du détournement de 
tous les titres, papiers, meubles et effets déiiendant 
tant de sa succession que de celle de son mari, 1722; 
— I)ar Elisabeth et Jeanne Le Rondeau, filles ma- 
jeures demeurant à Magny, héritières de « M'^" Denis 
Le Rondeau, prestre, chap[iié habitué en l'église pa- 
roissialle dudit Magny, leur frère, » contre les auteurs 
du diHournement d'une « somme de trois mil trois 
cent livres d'argent monnoyé qu'il avoit déclaré avoir 
à plusieurs per-sonnes dignes de foy pendant le cours 
de sa maladie », 1722 ; — par le procureur fiscal de la 
haute justice de Montherlant, contre des malveillants, 
qui '< ont i)ar malice deshonoré l'avenue qui conduit 
du liamr'au d'IIaillancourt au château de Monlliar- 
lant, ayant coupi- et abatu [lar le milieu plus de qua- 
rent(! arbres ormes qui sont encore sur le lieu », 



1722 ; — par le procureur fiscal en la prévôté de Gou- 
zangrez, contre certains quidams qui ont « selon toute 
apparence, depuis six semaines ou environ, remarqué 
l'endroit où [un sieur] Claude Monsier, scieur de long, 
et sa femme mettoient la clef de leur maison et lieux 
lorsqu'ils sortaient, et pris, voilé et emporté une 
somme de deux cent livres et plus, en différentes 
espèces d'argent, appartenante audit Monsier, prove- 
nans de ses gains, travaux et épargnes, laquelle 
somme il avoit resserré dans un trou qui est derrière 
la porte de sa cave, lequel trou ils auroient ensuitte 
comblé et bouché de thuilleaux, et remis la clef 
d'icelle au même endroit qu'ils l'avoient pris, ce qui ne 
peut avoir esté fait que par gens qui ont connoissance 
de la maison », 1722; — par M" François d'Aban- 
court, chevalier, seigneur « du But-David », demeu- 
rant à Puiseux, exposant que, « s'étant, le soir de la 
nuit du samedi quatre au dimanche cinq juillet, 
couché ainsy que la dame son épouse, les deux demoi- 
selles leurs filles et leur servante domestique, sur les 
neuf à dix heures du soir, ils auroient été avertis par 
ladite servante domestique, qui se seroit réveillée 
entre minuit et une heure, que le feu étoit en la 
maison et lieux dudit sieur Dabancourt, en sorte 
qu'ils n'auroient eu le temps que de sortir de ladite 
maison et lieux ayant été en môme temps embrassez 
de toutes parts, ce qui ne peut avoir été causé que par 
certains quidams et gens malfaisants », incendie (jui 
n'avait pu être circonscrit, « bien qu'il se fût rendu 
nombre de personnes pour éteindre ledit feu », qui 
coiisumma « tous ses meubles et effets, ju.-^qu'aux 
habits de ladite dame son épouse et des demoiselles 
ses filles, lesquels se sont sauvez' nuds en chemise », 
noo ; — par Philippe Lamy, meunier du moulin de 
Reilly, y demeurant, jiour avoir connoissance des 
quidams qui ont rom|)u la vanne dudit moulin la nuit 
du lundi cinq février mil sept cent vingt, 1720 ; — par 
Antoinelto :Meiiin, veuve de François Ilamelin, en son 
vivant maître vitrier à Poiitoise, seule et unique héri- 
tière présomptive de « deffuiit Antoine Meniii, sou 
frère, aide du pont de cette ville de Pontoise », contre 
les détenteurs des biens, meubles etelfets, titres, pa- 
piers et enseignements de la succession, lesquels 
avaient été soustraits, pendant la maladie dudit Meniii, 
^•22; — itar Nicolas Dulianois, marchand, maître 
cordier à Paris, y demeurant, et Françoise Calheriiie 
Trianon, sa femme, disant qu(! " ladite Trianon est 
restée orpheline et en si bas aago que dez l'aage de 
neuf aiif , après le déceds de Pierre Trianon, son père, 
surnommé Quentin, meusnier demeurant à Pontoise, 



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ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



elle fut obligé de sortir de cette ville pour se retirer en 
la ville de Saint-Germain-en-Laje avec une de ses 
parentes qui y estoit establie ; après quoy elle s'est 
retirée en la ville de Paris, où elle s'est establie et a 
restée jusqu'à présent »; que certains quidams, « prof- 
fîtans de la minorité et de l'absence de ladite fille 
Trianon, sans deffense et sans suport, se sont em- 
parez de tous les effets, titres, papiers, enseignements 
et biens restant de la succession de Pierre Trianon >>, 
1"23 ; — jiar le procureur du Roi au bailliage de Chau- 
mont contre « une certaine quidanie, fille malinten- 
tionnée », demeurant à Chaumont, qui aurait « non 
seulement caché et recelé sa grossesse et son accou- 
chemenf, mais aussy la mort de son part et fruit qui 
s'en seroit ensuivi », 1723 ; — par « des fermiers, 
cautions et intéressés au tarif de Pontoise, poursuitte 
et diligence du sieur François Desmarès, leur direc- 
teur et receveur, demeurant en cette ville », exposant 
« que, pour éviter les fraudes des droits dudit tarif, 
ils auroient été autorisez ès-années mil sept cent seize 
et mil sept cent dix-sept à faire faire, comme ils ont 
fait, des murs sur les anciennes murailles de la ville 
dudit Pontoise, qui n'estoient qu'à retz de chaussée 
des remparts qui prennent depuis les R. P. Cordeliers 
jusque vis-à-vis la rue des Prescheurs, ce qui leurs a 
cousté et à réparer les anciennes murailles près de 
trois mil livres ; cette dépense n'a pas esté sitost faitte 
que certains malveillans et fraudeurs se sont ingérés 
d'abattre peu à peu les murs et de jetter les maté- 
riaux dans les l'ossés de ladite ville, en sorte qu'il y a 
au moins quinze toises de largeur desdits murs abatus 
et qu'il est très facile auxdits malveillans de continuer 
leurs fraudes, d'autant plus qu'à mesure que l'on tra- 
vaille depuis l'abatis desdits murs à empêcher que l'on 
ne puisse passer par les brèches, ils détruisent ce que 
les complaignant ont fait faire », 1723 ; — par Michel 
Bernay, diarpentier. demeurant à Pontoise, faubourg 
Notre-Dame, et Marie 'laboureur, sa femme, à l'occa- 
sion d'un ina.'ndie survenu en leur maison, 1723; — 
par Jeanne Guillerie, veuve de Claude Lemaistn', 
Agéf; de soixante-dix-sept ans ou environ, demeurant 
au Uois-Garnier, paroisse de Montjavoult, contre les 
auteurs du vol d'une somme de « cent soixante livres 
qu'elle avoit resserré dans l'étable à vaches de sa mai- 
son, au bout de l'auge, où elle avoit fait un trou 
qu'elle auroil rebouché avec de l'argille pour s'en 
ayder dans son besoin », 1723; — |)ar .lean Lainory, 
« ouvri -r en fus à galoche >., demeurant « au Lande, 
paroisse de Talmoutiiicrs », ù la suite de détourne- 
ments de comptes de mineurs dont il avait à justifier, 



1723 : — par Gilles Camus, vigneron, à Sandrancourt, 
au sujet du vol de « tous ses titres et papiers, resser- 
rés dans un coffre de la chambre de sa maison, con- 
sistant en contracts et sentences, billets de i)artages 
et quittances pour plus de trois à quatre mille livres », 
1723; — par le procureur fiscal de la prévôté d'Osiiy, 
contre des malintentionnés « ayant eu la malice d'ar- 
racher entièrement et à moitié quelques arbres de 
ceux que Messire Nicolas Nicolay, seigneur marquis 
de Goussainville. seigneur d'Osny et autres lieux, 
conseiller au Parlement de Paris, premier président 
de la Chambre des Comptes en survivance, a fait 
planter, suivant les règlements de Sa Majesté, sur 
les grands chemins qui se trouvent dans le terroir 
d'Osny, et notamment sur le grand chemin de Pont- 
oise à Gisors, au lieu dit la Demie-Lieu », 1723 ; — 
par Joseph de Marolles, chevalier, seigneur d'Amble- 
ville, contre des malicieux qui avaient <• arraché une 
allée de maronniers que ledit sieur complaignant 
avoit tait planter près du château d'Ambleville, der- 
rière le rnur du jardin du sieur curé dudit lieu; 
de quoy ledit sieur complaignant s'estant apperçu, 
il les auroit fait replanter le lendemain, et. la nuit 
suivante, ils furent arrachés pour la seconde fois », 
1724; — par Nicolas Camus, prêtre, vicaire de l'église 
paroissiale de Notre-Dame de Magny, y demeurant, 
disant que « le jour d'iiier, sur les dix à onze heures 
du soir, certains quidams, dans le dessein d'assasiner 
le suppliant, qui estoit alors dans son lit, auroient 
jette avec tant de vioUence dans les fenestres de la 
chambre do la maison qu'il occupe audit Magny deux 
gros cailloux, de la pesanteur de deux livres ou envi- 
ron, qu'ils auroient enfoncé deux paneaux des vitres 
de laditte lenestre >■, ce qui auroit lait tant de bruit, 
« que le supi)liant en auroit esté réveillé, et, s'estant 
jette hors de son lit. il auroit allumé sa chandelle, 
dont la lumière ayant esté appercu par les malfaic- 
teurs, dans le temps que le suppliant se disposoit à 
appellei' au secours, ils se seroient retiré sans que le 
suppliant ait pu les connoitre à cause dos téiièhri's do 
la nuit », 1724; — par le procureur fiscal au bailliage 
du duché de La Roche-Guyon à l'occasion d'un coup 
de fusil tiré le 13 janvier, sur les onze heures du soir, 
a par une p(îrsonne postée dans le cimetière de Li- 
mets, sur un habitant de la mesme paroisse, qui re- 
tournoit en sa maison en pa.ssanl dans la l'ui' devant 
li'dJl cimr'tière, et encore à l'occasion di? ce <iu'un 
autre habitant de la mesme jiaroisse auroit esté ai-resté 
et maltraitté, la mesme nuit, dans le <-lieiuin qui con- 
duit de Limets à Villez », 1724; — iiar les In^ritiers 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



103 



d'Adrien Vincent, receveur de la terre et seigneurie 
de Saint-Clair, contre les auteurs du détournement des 
« meubles et effets ainsy que de l'argent nionnoyée et 
deniers comptans montans à une somme considérable », 
l'724; — par le procureur fiscal au bailliage du duché 
de La Roche-Guyon, exposant « que, le dimanche 
vingt-huit janvier dernier, environ sur les cinq heures 
après-midy, Jacques Gonard, marinier, demeurant à 
Vernon, retournant de Gommecourt audit Vernon, 
auroit été attaqué à la sortie dudit Gommecourt, à 
l'endroit où le chemin qui conduit à Limets est tra- 
versé d'un autre chemin tendant de Bennecourt à 
Sainfe-Genneviève, par un certain quidam qui, d'un 
coup de fusil, luy a percé la main et fait un trou au 
visage, desquelles blessures ledit Gonard est dange- 
reusement malade », 1725; — par le procureur fiscal 
au bailliage de Chars, prévôté de Marines et justices 
y réunies, contre certains quidams qui, « par une pure 
malice et mauvaise volonté, ont depuis dix ou douze 
jours coupé et arraché l'écorce de quatre arbres ormes 
que M. Rivier, en qualité de seigneur et baron de 
Chars, a fait planter, il y a cinq ou six ans, sur le ter- 
roir dudit Chars, le long du grand chemin qui conduit 
de Pontoise à Gisors, proche le bois dudit Chars, au 
canton appelle le Champ Lettrie », 1725; — par Guil- 
laume Faviéres, « conseiller du Roy en ses Conseils, 
maistre ordinaire en sa Chambre des Comptes à Paris, 
seigneur de la terre du Plessis », contre des malicieux 
qui avaient « enlevé et rompu tant de nuit que de jour 
les greffes d'une trentaine d'arbres à luy appartenant 
sur la terre du Plessis, le long du grand chemin de 
Magny à Cléry, et môme endommagé plusieurs arbres 
à luy a[)partenantsui'laditte terre en enlevant l'écorce, 
dans le tems de la sève, en plusieurs endroits », 1725 ; 
— par le procurem- liscal de la haute justice de Mont- 
chevreuil et Fresneaux, contre des gens mal avisés 
qui, la nuit, avaient coupé et entamé « avec un cou- 
teau et instruments tranchans de jeunes arbres til- 
leuils, [)lantez depuis quelques années, à deux rangs 
l'ormans uije allée à costé des bois de la Futaie, du 
costé du village de Fresneau, régnant le long du che- 
min de Méru, [)roche la croix, faisant face, d'un bout, 
au mur du parc du château, au coin de la maison du 
jardinier, et, d'autre bout, à l'allée des deux bancs de 
pierre », 1725 ; — à la requête du procureur fiscal du 
bailliage du duché de La Roche-Guyon, « portant que 
jeudy seize du présent mois et an, après midy, vers 
soIimI coucli;nit, Toussaint (iillx'rt estant à cier df 
l'avoyiif,' dans une terre seize au-dessus îles costes de 
Jencourt [.locourtj, lieu dit les Perruches, a esté dan- 



gereusement blessé à la jambe droitte, d'un coup de 
fusil qui luy a esté tiré par un autre particulier, le- 
quel s'estoit caché dans une vigne joignant laditte 
terre », 1725 ; — à la requête du même, ayant en avis 
que, vers « une heure après minuit, un ou plusieurs 
particuliers seroient venus en la maison de Jacques 
Rault, garde des chasses dudit duché, demeurant à 
Bezu, et qu'un quidam inconnu auroit tiré dans la fe- 
nestre du bassier où couche ledit garde un coup de 
fusil ou de pistolet chargé à plomb, lequel coup, ayant 
éveillé ledit Rault, l'auroit engagi de sortir à sa porte, 
où il a esté blessé d'un coup de fusil aussy chargé à 
plomb », 1725; — par le procureur fiscal de Menu- 
court, contre plusieurs quidams, qui « par une témé- 
rité inouïe, sous prétexte qu'il estoit enjoint à toutes 
personnes de tenir leurs pigeons enfermés dans leurs 
colombiers ou voUières pendant tout le temps de la 
moisson présente, se seroient avisés de tirer à plomb 
sur les pigeons du seigneur de ce lieu et en auroient 
tué une grande quantité; que, du nombre de ces qui- 
dams, il y en a eu aucuns lesquels, en diverses re- 
prises et jours, ont tiré sur lesdits pigeons, tant sur 
les tois des maisons qu'à un petit mur qui est dans le 
clos de la petite ferme assise dans le village de Menu- 
court, chacun plus de douze coups à plomb, et ont tué 
desdits pigeons plus de deux cent », 1725; — par les 
enfants de Claude Le Cat et de Denise de Saint-Denis, 
agissant en qualité d'héritiers et aussi, à la représen- 
tation de leur père, héritiers de Jean Le Cat, leur 
oncle, décédé sans enfants à Ghambors, exposant que 
leurs père et mère en mourant les avaient laissés en 
bas âge et mineurs ; qu'alors ils s'en étaient « alh's en 
service faire leur demeure à Paris, sans connoissance 
de leurs biens scis à Deliucourt, dont les uns et les 
autres se seroient emparés ainsy (]ue des titres de pro- 
priété desdits biens, de sorte que les complaignants ne 
peuvent et ne sçavent qui jouit de leurs maisons, 
terres, prés et biens, lesdits quidams retenant injus- 
tement lesdits titres », 1725; — par les enfants et hé- 
ritiers de Jean Fessart, l'aîné, en son vivant receveur 
de la terre et seigneurie de Sandricourt, exposant qu'ils 
ont appris « que lors du décès dudit Fessart l'aîué, 
arrivé il y a environ trois ans, et niéaie au temps 
de la maladie mortelle dudit dellunt, il y avoit dans 
les armoires de sa maison, dont certain quidam ou 
quidame avoit les clefs, une somme de deux mil livres 
en argent monnoyé », somme qui aurait été détournée 
de la succession ainsi qu'uni; autri>, plus considérable, 
(jue certain quidam « auroit ou en dépost », 1725 ; — 
par Jacques Angot, garçon majeur, demeurant à .louy- 



104 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



la-Grange, paroisse de Beaumont-les-Noiiaiiis , et 
François Cbardin, commissaire des tailles en l'Élection 
de Chaumont et Magny, demeurant à Sainte-Anne-de- 
NoQveau-Lieu, paroisse de Sénots, et autres, liéritiers 
de M'° Jean Angot, leur frère, en son vivant, curé de 
la paroisse de Flavacourt, exposaat que « voullant 
recueillir la succession dudit sieur curé, leur frère, ils 
auroient trouvé qu'une armoire, fermante à quatre 
vollets, estant dans une chambre en haut, un des vol- 
lets du bas de ladite armoire auroit esté trouvé ouvert, 
ce qui n'a pu estre fait que dans le temps de la mala- 
die, déceds, ou incontinent après, dudit sieur curé par 
gens malintentionnés, certains quidams qui, à la fa- 
veur de ladite ouverture, en ont soustrait, pris et en- 
levé les effets et argent que ledit deffunt sieur curé y 
avoit resserré », 1726; — par les enfants de Nicolas 
Laine, qui avait été tuteur d'Antoine et de Paul 
Fesque, ses neveux, exposant que « le compte ayant 
esté présenté et rendu par ledit Nicolas Laine, dès 
Tannée mil six cent quatre-vingt-dix-huit, il seroit 
déceddé peu de temps après, et le sieur Boucher, leur 
avocat, estant au lit malade de la maladie dont il est 
mort, auroit chargé un particulier de faire avertir les 
complaignants, qui estoient pour lors mineurs, de ve- 
nir retirer leurs pièces, disant que c'estoit un compte 
rendu par deffunt leur père, qui estoit de conséquence, 
ensemble toutes les décharges, de crainte qu'après sa 
mort elles ne fussent égarées ou détournées ; qu'alors 
certains quidams malintentionnés auroient esté, après 
le décès dudit sieur Boucher, retirer la [grosse dudit 
compte avec les pièces essentielles d'iceluy, au nioien 
de quoy lesdits coraiilaignants, après vingt-six ans de 
silence, se trouvent exposés à une seconde demande 
en reddition de compte, dont la minutte a esté veiie 
dans les papiers de certain quidam, qui s'est vanté et 
a dit à plusieurs personnes que ledit deffunt Laine 
avait rendu ledit compte et marié un desilits Fcsque, 
ses neveux, luy rendant son bien franc et quitte de 
tout-s choses », 1"2G ; — par le procureur fiscal de la 
liante justice de Hi'butz, exposant « que, la nuit du 
samedy au dimanche sept avril dernier, certains qui- 
dams seroieiit entrés pardessus les murs, dans le jar- 
din du château dudit Rebetz, oii étant, ils ont péchez 
tant dans les fosse/, qui régnent autour du château que 
dans le canal estant an milieu du janlm, ayant jelté 
ri'previi-r à trois did'i'rentes fuis dans les fossez à 
co-il.' du jardin et yceluy Iraim; à quatre dillérenles 
fuis dans le canal, ce qui se remarque dans les en- 
droits de la terre où ledit é|ireviera (;té posé et ne- 
loyé cliaque fuis qu'il a esté tiré de l'eau, sans sravoir 



par ledit procureur fiscal la quantité ni qualité du 
poisson qui y a esté voilé, pris et emporté ; que, plu- 
sieurs jours après, sur le midy, certains quidams, étant 
entrés dans le parque dudit Rebetz, se sont efforcés de 
lever la vanne du plus grand des étangs qui sont dans 
ledit parc, pour y pouvoir pescher avec plus de facilité, 
ce qu'ils ne purent exécuter, leur ayant été demandé par 
un certain quidam au travers du grilUige dudit étang, 
en dehors dudit parc, ce qu'ils prétendoient faire, et ils 
prirent la fuitte; que certains quidams sont aussi en- 
trez nuitamment. Tannée dernière, dans les jardins 
fruitiers dudit château de Rebetz, où ils ont voilé quan- 
tité de pêches, jioires et abricots, en sorte que rien 
n'est en seureté dans lesdits jardins et parc dudit Re- 
betz », l'72ô ; — par Mathurin Rambour, marchand, 
demeurant à Pontoise, fils et héritier [lour une portion 
de défunt Louis RamLaur, marchand meunier, demeu- 
rant au faubourg Notre-Dame de Pontoise, au sujet du 
détournement de la meilleure partie des biens de la 
succession par des quidams malintentionnés, 1726; — 
par les héritiers de Gabriel Léger le jeune, en son 
vivant dpnieurant à Théméricourt, contre certains 
(luidarns qui « se sont avisés de jirendre et emporter 
tant de nuit que de jour plusieurs promesses, or et 
argent monnoyé, grains en gerbe, même des tasses, 
cuillières et fourchettes d'argent », dépendant de la 
succession, 1*727; — par Jacques Moussart, vigneron à 
FoUainville, au sujet du vol, commis en sa maison, rue 
des Bois, de grains renfermés « dans un muid à gueul- 
baye >;, 1727; — par Louis Robergt-, laboureur à 
Longuesse, contre les auteurs de nombreux vols com- 
mis à son domicile, au mois d'août, « pondant que le 
comi>laignanf, sa femme et sa lamille étoient dans la 
camiiagne à aménager leurs grains depuis le soleil levé 
jusqu'à neuf heures du matin », 1727; — par le jiro- 
cureur fiscal de la haute justice et de police de ia ville 
de Magny, ex|)osant qu'il se commettoit journellenient 
dans l'étendue de ladite haute justice et sur les terres 
et seigneurie ajipartenant à il'' le maréchal duc de 
Villeroy « des violences, rapines, enlèveniens d'arbres 
fruitiers et autres dégradations, auxquelles la rigueur 
des lois, la crainte de la justice et les avertissemens 
réitt'rez tant en puhli(iue (]u"en particulier n'iuit pu 
jusiju'ici mettre (U-dre », 1727; — |iar h^ procureur 
liscal au duché di' La Roclic-tiiiyon, exposant q\u\ sur 
li's neuf à dix heures du soir, un laboiiivur et deux 
militaires, i)assant dans la rtu' aui-oient « ouy du bruit 
dans une cav(>, à i.imels » ; ipie le laboureur serait 
alors « entré dans le dessein de le calmer; à quoj' 
soroienf survenus iiliivjpurs ipiidams qui les auroient 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



lOë 



accablez de coups, et principalement à la teste, qu'ils 
avoient pleine de sang et remplie de trous, ce qui les 
empêchoit de travailler et les mettoit en grand danger 
de mort », 1728; — par le procureur du Roi au bail- 
liage de Chaumont-en-Vexin, contre un quidam, qui 
avait commis « un assassinat en la personne du sieur 
Pierre Le Sauvage, prestre, demeurant au village de 
Mons, cy-devant habitué en la paroisse d'Ivry, lequel 
sieur Sauvage auroit esté blessé d'un coup d'arme à 
feu, tiré par ledit quidam de derrière une haie joi- 
gnante les prairies le long du chemin, au lieu vulgai- 
rement appelle le Pont-Evet «, 1128; — par Jacques 
et Jean-Baptisle Lefebvre, laboureurs à S'-Gervais et 
à Aincourt, ledit Jacques Lefebvre en son nom et 
comme procureur d'Elisabeth Lefebvre, sa sœur, veuve 
de Jacques Quarau, laboureur, demeurante Beauvoir, 
paroisse de Parnes, héritiers de Claude Bordeaux, 
leur oncle, laboureur à Jambville, contre plusieurs 
quidams, qui « se sont voulu emparer de partie des 
effets de ladite succession », qu'ils retiennent actuelle- 
ment en leur possession « par forme de recelz », 1728; 

— par Charles-Guillaume de Broglie, lieutenant gé- 
néral des armées du P.oi, directeur général de l'infan- 
terie française et étrangère, gouverneur de Gravelines, 
ayant renoncé à la succession du maréchal de Broglie, 
son père * pour se tenir aux créances considérables 
qu'il a à exercer contre ladite succession, tant à cause 
des substitutions ouvertes en sa faveur qu'autre- 
ment », contre certains quidams, qui, du vivant du 
maréchal, ayant eu « libre accès tant en son hostel à 
Paris (jue dans les maisons et château déjiendans de sa 
succession », et ayant exercé un « emiiire absolu sur 
l'esprit dudit sieur maréchal de Broglie, ont abusé de 
ces facilités, diverti, recellé, détourné, mal pris et em- 
porté la meilleure et la plus considérable partie des 
effets de sa succession comme argent comptant, meu- 
bles, titres et pajiiers », et ce, tant « à Paris qu'au 
chasteau de I5uliy-en-Vexin », où il est décédé, 1729 ; 

— par Nicolas Tuiiuet, vigneron à Amblainville, au nom 
et « comme tuteur de l'enfant mineur de luy et de 
deffunte Piart, sa femme, disant que les décès d'An- 
toine i^iart, masson, demeurant à Amblainville, et 
Marie Foubert estant arrivez, lesquels estoient ayeuls 
de la mineure du suppliant, quelqi:es personnes malin- 
tentionnez pour laditte mineiu'o, dans la vene do la 
frustrer de la portion héréditaire qui jjouvoit luy 
appartenir ôs successions ilesdits di'dunts, » se sont 
« avisi'cs furlivcnient et luiitaniincnt de diHouriier, 
cacher et enlever la meilleure jiartye des effets niobil- 
liers, argent, meubles, titres, papiers et cnseignemens 

SiiiNE-iiT-OiSB. — Série G. 



appartenans auxdittes successions » , 1729 ; — par 
Margueritte Favier, veuve de Nicolas Duhamel, mar- 
chand hôtelier demeurant à Pontoise , paroisse de 
S'-Maclou, héritière de Marie Favier, sa sœur, contre 
les auteurs du détournement d'une partie des biens de 
la succession, 1729 ; — par Jacques Baron, tonnelier à 
Pontoise, et Marie-Jacqueline La Gouche-Duval , sa 
femme, fille unique et seule héritière de Germain La 
Gouche-Duval, à son décès receveur du tarif de Pon- 
toise, contre des malintentionnés, qui, « [irofitans de 
l'absence de ladite fllle Duval, dont le père estoit 
agonisant, ont sorti et emporté de l'hôtel mortuaire 
dudit Duval, ouest actuellement établi le bureau du 
tarif scis en cette ville, rue Basse, paroisse de S'-An- 
dré, différents effets, entre autres un sac rempli d'es- 
pèces d'or et d'argent monnoïé», et ont, «depuis le décès 
dudit Duval, continué leurs spoliations et soustrac- 
tions, enlevant et recelant dans différentes maisons 
empruntées, et par l'entremise de dilîérentes personnes 
interposées, plusieurs sommes de deniers en espèces 
d'or et d'argent, des promesses et obligations de diffé- 
rents particuliers, des timballes et goblets d'argent, 
une douzaine de cuillères et fourchettes, une épée, un 
crocliet avec le clavier d'argent, une montre à gousset, 
un étuy, un cachet d'argent, plusieurs pièces de din- 
danderie [dinanderie] et ustanciles de ménage en 
cuivre jaune et rouge, des habits unis et galonnés, 
perruques , chemises , cravattes , manchettes , épée 
commune, couteau de chasses, cannes communes et à 
poignée d'argent, le tout à l'usage dudit deffuiit Duval, 
un bonnet à galons d'or et autres effets tant à l'usage 
d'homme que d(! femme », 1729; — par les enfants et 
héritiers do Louis Deraach}-, leur père, décédé, le 
8 septembre 1712, à la ferme de St-'Victor d'Amblain- 
ville, exposant qu'après le décès « ils ont examiné 
entre eux et leur cohéritier le livre journal dudit def- 
fiint, sur lequel ledit deffunt a écrit do sa main qu'il 
avoit resserré dans la grande et petite bergerie dépen- 
dante de ladite ferme de S'-Victor, de laquelle jouissoit 
ledit deffunt, une somme d'argent monnoié tant en 
louis d'or qu'en argent blanc montante à vingt-deux 
mil livres, ce qui auroit obligé lesdits complaignans de 
faire une recherche dans lesdites grande et petitte 
bergerie, et d(! fouiller en différents endroits d'icelles 
pour trouver ladite somme d'argent monnoié », qu'ils 
n'avaient pas découverte, mais qui plus tard, en 
l'année mil sept cent vingt-six, fut trouvée, « à l'ayde 
de certaine quidame, par certains (luidams », qui 
avaient fouillé lesdites grande et petite bergeries à 
l'aide de bêches et de fourches; ce (pii, venant à être 

li 



106 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



connu des héritiers, les avait déterminés à présenter 
leur requête, 1729; — par le procureur fiscal du bail- 
liage de la cliàtellenie de Mézj-, contre certains qui- 
dams « qui commettoient journellement des délits et 
dommages considérables dans les bois et autres héri- 
tages du seigneur »; il était déclaré qu'ils « ont pris et 
enlevé des bois dans la vente qui s'exploitoit il y a 
deux ans, qu'outre cela ils ont démolis deux fillets dans 
une grange dépendante de la f.-rme de Chennevière 
appartenante au seigneur dudit Mézy , et que ces 
mêmes quidams ont encore pris et enlevez deux pièces 
de bois qui étoient devant la grande porte de ladite 
ferme », 1729; —par le procureur du Roi en la pré- 
vôté foraine de Chaumont-en-Vexin, exposant « que 
le dix-huit aoust dernier, sur les trois heures du 
matin, au village du Bois-Guillaume, paroisse de Lier- 
ville, le feu prit, en commenceant par la grange, en la 
maison et ferme appartenante au S'-Carion de Beau- 
vais, et dont jouy comme fermière Marie Michaut, 
veuve de Noël Chéron, dans lequel incendie ladite 
veuve et sa famille se seroient trouvés compris si, à 
ladite heure, un certain quidam dudit lieu ne se fût 
apperceu que ladite grange estoit tout en feu, qui se 
communiquoit à la maison, et n'estoit venu les ré- 
veiller pour les en faire sauver; duquel incendie elle 
et sa famille n'ont pu sauver que deux chevaux et 
quatres vaches et quelques linges à l'usage de ladite 
femme et de sa famille, toute la maison, granges et les 
autres bastimens en dépendans ayant esté totallement 
bruslée et consommée ainsi que tous les autres meu- 
bles de ladite veuve et de sa famille », incendie qui se 
propagea d'une façon désastreuse et gagna les autres 
maisons voisines, que désertèrent aussitôt les habi- 
tants; il avait du être mis par un quidam, « une lueur 
semblable à celle d'une chandelle ayant été vue, aux 
environs de ladite grange », où le feu avait com- 
mencé, et des bris de clôture ayant été remarqués, 
1729. 



O. 2ft3. (Linwe.) — 135 piices, papier. 

1730-1739. — ilonitoires, aggraves et réaggraves 
obtenus : — par Charles-Aimé-Alexandre de Mornay. 
chevalier, seigneur du llef de la Rivière, ancien caj.i- 
taine d'infanterie, contre certains quidams qui avaient 
employé tous les moyens pour empêcher du donner 
«ait'! aux plaintes dont ils étaient l'objet, soit en par- 
courant les tt-rres, armés de fusil, soit en menaçant 
iii.'in.- h- M-igneur l'épée à la main, pour « l'exciter 



aux voies de fait » ; dans cette vue, ils avaient même 
insulté une demoiselle, un dimanche, dans l'église, et 
avaient fini par former le dessein d'outrager le com- 
plaignant, de l'assassiner et de « l'attaquer de guet- 
apons », 1730 ; — par le procureur fiscal de la haute 
justice de Valdampierre, contre des malveillants qui, 
dans le bois de La Hélroye, dépendant de la seigneu- 
rie, avaient coupé la nuit une quantité de baliveaux 
de différents âges, 1730 ; — par Nicolas Durand, l'ainé, 
fermier et receveur des terres et seigneuries di^ Ma- 
rines, du Rosnel et du Ruel, contre deux particuliers, 
à lui inconnus, qui avaient attaqué, à main armée, 
Jacques Durand, son fils, revenant un dimanche, sur 
les neuf heures du soir, d'Épiais, où il avait passé la 
journée, chez un de ses amis, et sur le corps duquel 
on constata la marque de. cinquante coups de bâton, 
« notamment à la tète, au bras gauche, à l'épaule et 
sur le dessus de la main droite qu'ils lui ont toute dé- 
chirés », 1730; — par Pierre G^igibus, maréchal, de- 
meurant à Chars, contre les auteurs du vol d'une 
somme d'environ deux cent cinquante livres, « que, le 
dimanche vingt may dernier, feste de la très-sainte 
Trinité, Françoise Joubert, femme du suppliant auroit 
fourré dans des draps de toille de chanvre resserrés 
dans un cofl're de bois de chesne fermant à clef, estant 
dans la chambre du complaignant, aux pieds de son 
lit, proche la fenestre », 1730; — par François Le 
Page, « valet de chambre de la Keine, seconde douai- 
rière d'Espagne », demeurant ordinairement à Paris, 
héritier pour un quart de « defl'unt M™ Denis Li'page, 
prestre, curé d'NVs », contre les auteurs du détourne- 
ment de la meilleure partie de sa succession, 1730 ; — 
parles « gardes jurés et maistres de la communauté 
des marchands drapiers merciers de la ville et ban- 
lieue de Mante », manquant de i)reuves pour un pro- 
cès contre certains quidams, et désirant savoir si, 
« depuis certain arrest du Conseil d'Estat », ces der- 
niers n'ont pas continué d'acheter en gros et vendre 
en détail dans leur maison de Liniay et de Dennemont 
des marchandises de draperies et merceries à diffé- 
rentes personnes ; si, depuis, ces quidams n'ont point 
fait venir de jour et de nuit plusieurs ballots de mar- 
chandises de Rouen, Beauvais et autres endroits, et 
ce, au lU'éjudice des défiuises qui leur ont ('té faites par 
li'dit arrêt, 1730 ; — par le procureur lisral du niar- 
(]uisat de Samlricourt. Amblainville et di'|)en(lances, 
contre certains malfaiteurs qui, prolltant de l'absence 
du marquis de Sandricourt, avaient « forcé les deux 
dernières i)ierres de taille du pilastre qnl est ù gauche 
de la grille de fer qui est au bout de l'allée de la 1er- 



SERIE G. 



GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE POXTOISE. 



lOT 



rasse du janliii du château dudit Sandricourt «, et qui, 
tétant entrés dans le jardin, avaient volé la plus grandu 
partie des fruits, notamment des pêches et des [irunes 
appelées « des Berdrigon blanc », 1730 ; — par le pro- 
cureur du Roi au bailliage de Chaumont-en-Vexin, 
contre les auteurs d'une tentative d'assassinat, près du 
bois de Lalande, sur la personne de Georges Roze, ma- 
nouvrier, demeurant à Laillerie revenant un dimanche 
sur les six à sept heures du soir du village de Cham- 
bors, 1~31 ; — par le [irocureur du Roi au bailliage lie 
Pontoise, « sur l'avis qu'il a eu que Margueritte Men- 
tion, veuve de Jean Toulouze, marchande lingère, de- 
meurant sur le pont de Pontoise, estoit déceddée, 
qu'elle avoit un enfant absent et hors du païs depuis 
plusieurs années », contre certaines quidaraes qu'il 
trouva dans ladite maison près du cadavre de la 
veuve, au moment où l'une d'elles se saisissait « d'une 
seringle et d'un étuy qu'elle emportoit sous prétexte 
qu'elle luy appartenoit », ce qui fit découvrir d'autres 
détournements, l'Sl ; — par le procureur du Roi au 
bailliage de Ghaumont-en-Vexin, contre les auteurs 
d'un vol avec efTraction, commis en la maison de 
M''" Sulpice Morand, prêtre, curé de Lèvemont, de- 
meurant alors au Petit-Serans, où il desservait précé- 
demment la chapelle dudit lieu, 1731 ; — par Nicolas 
Choppée et Denis Desportes, ayant épousé Marie 
Choppée, vignerons à Follainville, contre les auteurs 
de plusieurs vols commis nuitamment dans leurs mai- 
sons, à l'aide d'une double clef, 1731 ; — par Barthé- 
lémy Lesbroussart, tabletier à Lardières et Jeanne 
Dieutegard, sa femme, héritiers de Louis Dieu- 
tegard, en son vivant aussi tabletier audit Lardières, 
contre des quidams qui, au moment du décès, avaient 
[iris et enlevé plusieurs meubles, effets et argent mon- 
noyé dépendant de la succession, 1731 ; — par Robert 
Maislre, « cy devant laboureur et maintenant simple 
habitant du village d'Espies », contre des quidams « de 
conscience peu timorée », qui s'étaient attachés depuis 
quelques années à tirer avantage de ce que le compiai- 
gnant avait perdu la vue, portant en toute occasion 
leurs mains avides sur ce qu'il possédait, et qui, sen- 
tant qu'il lui était encore resté quelque argent pour sa 
subsistance, avaient forcé et brisé la serrure du coffre 
du suppliant, duquel coffre « ils ont mal pris et enlevé 
une somme de deux cens quarante livres, avec la 
croix de Catherine Blondeau, femme du suppliant, et 
une colique [sic) d'argent, en sorte que le suppliant se 
roit au milieu de ses calamitez réduit à la mandicité », 
17;51 ; — par André Despaux, laboureur, demeurant l'i 
Angleterre, paroisse d'Andeville, et autres, enfants et 



héritiers d'André Despaux, en son vivant receveur de 
la terre et seigneurie de Montchevreuil, contre cer- 
tains quidams, qui, le jour du décès, s'étaient intro- 
duits dans la ferme, pour voler, profitant de ce que les 
complaignants étaient allés à l'abbaye de Marcheroux, 
pour faire prier Dieu pour le repos de l'âme dudit dé- 
funt, 1731 ; — par Aignan Trognon, tisserand, demeu- 
rant à Arthies, contre des gens qui, la nuit, s'étaient 
furtivement introduits chez lui, par trois fois consécu- 
tives, et lui avaient volé la première fois une « tetée 
de toille », la seconde, six cent quarante livres d'ar- 
gent monnoyé, et, la troisième, à la Saint- Jean-Bap- 
tiste, la valeur de cent soixante livres d'argent mon- 
no3'é, 1731 ; — par « Louis-Armand de Poussemotte 
de Graville », chevalier de l'ordre de Saint-Jean de 
Jérusalem, commandeur d'Ivry-le-Teraple, exposant 
qu'il avait fait bail à des fermiers généraux de sa dite 
Commanderie d'Ivry, aux charges y portées ; que 
ceux-ci ayant joui des terres sans lui rien paj'er, il 
avait été obligé de faire saisir les grains de la récolte 
et d'établir un gardien ; mais que ce gardien, au lieu 
de s'occuper du soin des choses saisies et de veiller à 
leur conservation, de faire battre les grains provenant 
de la récolte et de les faire porter en totalité au mar- 
ché pour y être vendus, au désir d'un arrêt de la Cour, 
avait été surpris par des quidams qui se les étaient en 
grande partie appropriés, 1731 ; — par Marie-Léonore 
de Mornay d'Arableville, dame de Gadancourt, contre 
des quidams qui, par usurpation et pour faciliter le 
braconnage, avaient clandestinement déraciné les bor- 
nes, comblé les fossés et passé ensuite la charrue au 
lieu dit la Fosse au Corbeau, afin de détruire les 
limites d'entre les paroisses de Gadancourt et de Wj', 
sises au Vexin français, à l'extrémité des maîtrises 
de Saint-Germain et de Clermont, dont le bornage, 
établi aux frais de la suppliante, sur sa demande, a 
été suivi d'un procès-verbal dressé par de La Vigne, 
arpenteur des bois et forêts du Roi, « en présence des 
personnes à y appeller, le trente du mois de may », 
1731 ; — par Jean Monvoisin, marchand de volailles, 
demeurant à "\^ersailles, flls et héritier de Jacques 
Monvoisin, cabaretier, demeurant à Magny, et Cathe- 
rine Bellet, sa femme, contre des quidams qui, après 
le décès de ladilte Bellot, avaient enlevé de la chambre 
l'argent monnoyé qui s'y trouvait, ainsi que les billets 
et promesses faites à son profit, 1732 ; — par le pro- 
cureur du Roi en la Maréchaussée de Mantes, conire 
les auteurs du vol commis pendant le service divin 
chez la dame « des Noels de Flamond », dame en par- 
tie de Guitrancourt, 1732; — par le procureur du Roi 



108 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



au bailliage de Pontoise, au sujet de la découverte, 
sur le bord du rù de Viosne, d'un « corps mort » cou- 
vert de blessures, reconnu par plusieurs personnes 
présentes, et spécialement par Antoinette Framery, 
qui réclama ce cadavre comme étant celui de Louis 
Beldame, son mari, meunier en cette ville, 1732 ; — 
par le procureur du Roi au bailliage de Chaumont-en- 
Vëxin, contre les auteurs de l'assassinat du sieur Gi- 
roult, manouvrier à « Launay », paroisse deLiancourt, 
dont le corps fut trouvé « mort et tué dans une 
pièce de terre proche ledit hameau de Launay », 1734 ; 
— par Henri Rozot, fermier des aides et autres droits 
y joints de la ville et élection de Pontoise, demeurant 
à Paris, rue Vivienne, paroisse Saint-Eustache, à la 
diligence de M"= Claude-Louis Masson, son procureur 
et directeur en ladite ville, contre des quidams qui 
faisaient entrer nuitamment des vins, en fraude des 
droits, et qui s'étaient portés à de graves voies de fait 
sur les contrôleurs et commis chargés de les pour- 
suivre, 1734 ; — par Nicolas Prévost, vigneron, 
demeurant à Triel, exposant qu'à la mort de ses 
auteurs il était mineur, et que, par suite, il ne lui 
avait été remis aucun des titres concernant « la mai- 
son où il est demeurant, sise en ce lieu, rue Gallande, 
pour connaître les servitudes actives et passives qui 
sont sur sadilte maison », contre ceux qui étaient 
détenteurs de ces titres et qui les retenaient indûment, 
1734 : — par Bernard ïarier, mercier ambulant, origi- 
naire de la paroi.'^se « de Saint-Mars-de-Corps, diocèse 
de Hlois, commerçant dans le Royaume », de passage 
au village do Porclieville, avec Marie Rousseau, sa 
femme, tombée malade le 12 octobre et décédée le 13 
en cette localité, où elle avait été inhumée, exposant, 
que, après ce malheur, le quinze, il avait engagé 
Nicolas Guitel, vigneron audit lieu, » à lui donner un 
cheval pour conduire ce qu'il pouvoit avoir de bardes 
et linges à l'usage de luy et de sa femme au lieu 
nommé le Pont-Saint-Pierre on Normandie, lesquelles 
bardes le suppliant ressera dans deux sacqs de toille, 
dont l'un fut fermé par luy avec un cadenas, dans 
lequel sacq ainsi fermé, le suppliant y avoit aussy ren- 
fermé un tabelier à bourse, dans lequel il y avoit un 
portefeuille, deux paires de cizeaux et environ trente 
livres en argent blanc et monnoyé, trois mitaines de 
peau de mouton, plus un gand de peau Jaiinastre, usage 
<!• : . dans lequel il y avoit une somme d'argent 
a :ilérable », et dont l'autre fut fermi'- avec iuk.- 

corde ; tous deux furent chargés sur le cheval dudit 
Ouitel avec deux bouteilles de terre pleines de vin, un 
pot (le terre plein de fromages et un sac de toile dans 



lequel il y avait de l'avoine ; ils se mirent alors en 
marche, « le supliant monté sur ledit cheval à cause 
de sou intirmité d'une jambe qui lui a été couppée », 
jusques proclie une croix qui est dans le grand chemin 
qui conduit à Saint-Martin La-Garenne et proche 
dudit village, où étant le cheval fit un faux pas et 
tomba ainsi que le suppliant ; « et ledit cheval, ayant 
pris la fuite, se seroit sauvé du costé de Denemont, 
pour aller vers Porcheville, lequel cheval fut suivy 
par ledit Guitel », le suppliant restant sur les lieux 
pendant quelques heures pour attendre ledit Guitel et 
son cheval, qui fut retrouvé le lendemain vers dix 
heures du matin à Porcheville, lesdits sacs ayant été 
complètement dévalisés par des quidams, 1734 ; — par 
« Ysabelle-Françoise de Harville, marquise de Mont- 
peroux, veuve de Messire Éléonor-François comte 
palatin de Diot, chevallier, marquis de Montperoux, 
lieutenant général des armées du Roy et niestre de 
camp général de la cavallerie légèi'o de France, dame 
par engagement du Roy du domaine, terre, seigneurie 
et haute justice de Triel, demeurant actuellement à 
Paris, grande rue du Barcq, paroisse Saint- Sulpice », 
contre « certains quidams volleurs et malfacteurs pro- 
ntans de l'absence de laditte dame et des domestiques 
de son château de Triel » ]iour passer par-dessus les 
murs de clôture et voler tout ce qu'ils trouvent, 1735 ; 
— par Clair, François, Charles et Pierre Saintard, 
receveurs fermiers de la seigneurie de Saint-Cyr, y 
demeurant, contre les auteurs du vol d'une somme de 
six cents livres, 1735 ; — par Anne Legent, veuve du 
sieur Pierre de Beaucliami), en son ^ivant ancien 
oflicier de fourrière chez le Roi, demeurant à Fri'niain- 
ville, contre des gens (jui, abusant di' la eondance qui 
leur était témoignée, avaient volé une quantiti- d'objets, 
meubles, effets, blé, orge, avoine, vin, cidre, et même 
plusieurs titres, promesses et contrats, 1735 ; — par le 
procureur du Roi au bailliage de Pontoise, contre les 
assassins de Marie-.Ieanne Hray, qui, voyant son mari 
Jean-François Dumas, avec qui elle revenait de souper 
chez un de leurs voisins, attaqué- par trois (luidanis, 
paya de sa vie le dévouement dont elle lit [ireuve en 
parant avec son corps un coup d'épée destiné à son 
mari, 1735 ; — par Nicolas Guillot, receveur fermier 
de la terre et seigneurie de Nucourt, et Jean Chéron, 
receveur fermier de la terre et seigneurie d'I larde- 
ville, contre ceux (lui, la nuit, leur volaient les grains 
de hîurs ri'i'oltes, 1*3.");- - par Ja;viues Haget, labou- 
reur à Coiiinii'ny, contre certains (piidaiiis, qui, sous 
prétexte {\>' lui rendre service un jour i|ue le l'eu 
s'était déclaré dans sa maison, l'avaient au contraire 



SERIE G. 



GRAMI) VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



109 



presque complètement dévalisé, 1735 ; — par Jean- 
Baptiste G de V , écuyer, fourrier ordinaire 

des logis du Roi, demeurant à Pontoise, exposant que 

« Maître J G , avocat en Parlement, conseiller 

au bailliage de Pontoise, qui n'avoit qu'un enfant 
masle, qui est le complaignant, et deux filles, l'une 
imbécille et l'autre hors d'état de se marier par ses 
infirmités, forma le dessein de faire son fils officier chez 
le Roy et de le revestir d'une charge qui luy tînt lieu 
de droit d'aînesse, et qui put lui procurer un parti 
avantageux » ; qu'il acheta effectivement pour lui la 
charge de fourrier des logis du Roi en son pro[ire et 
privé nom, d'Antoine Cliassain Delaplasse moyennant 
douze mille livres; que le suppliant, ayant malheureu- 
sement perdu son père, s'aperçut qu'après cette moit 
quelques quidams, profitant de la faiblesse d'esprit de 
la veuve, sa mère, avaient soustrait toutes les pièces 
et titres ainsi qu'un acte sous seing-privé passé entre 
son père et ledit Delaplasse, par lequel le père donnait 
sa charge à son fils, «qui avait toujours été dans le 
militaire », et avait signé cette pièce n'ayant « aucune 
teinte des affaires » ; que ladite veuve étant tombée 
gravement malade, la maison avait été fermée au com- 
plaignant, '< de peur que la mère n'eût des retours 
pour son fils, qui ne lui avoit donné jamais que des 
sujets du contentement qu'elle avoit dans son cœur » ; 
qu'enfin, après la mort de celle-ci, le complaignant 
n'avait jamais eu connaissance « des forces desdittes 
successions », et qu'il ne lui resterait « que la res- 
source d'y renoncer et de se contenter d'une charge 
chez le Roy, qui se perd par la mort de l'officier, et 
laquelle charge luy est contestée, malgré les pro- 
messes qui lui avoient esté faittes du contraire «jl^St); 
— par les héritiers de Bonaventure Pinard, en son 
vivant, officier de feu Mgr le duc d'Orléans, tous 
demeurant à Limay , contre certains quidams qui, 
avant et depuis le décès dudit Pinard, avai(>nt commis 
de nombreuses soustractions d'objets et argent dépen- 
dant de la succession, 1736 ; — par les héritiers d'ilip- 
polyte et de François Besseville, contre des quidams, 
qui « gardent et retiennent injustement des sommes 
considérables d'or et d'argent monnoyé, dont le dépost 
leur a été confié i)ar lesdits Ypolyte et François Besse- 
ville », et qui ont séquestré la meilhuiro partie des 
promesses et obligations faites au profit de ceux-ci, 
1736 ; — par le procureur fiscal des haute, mo3enne 
et basse justices d'IIénonville et Berville, au sujet de 
la découverte d'un enfant nouveau-né, enveloppé dans 
un linge, « à la [lorte d'entrée du chàt-^au dudit 
Ilénonville, tenante au pavillon occupé par lejardinier 



de Monsieur le Président Ogier, seigneur dudit lieu », 
1737; — parle procureur fiscal au bailliage d'Ivry- 
le-Temple, contre des quidams qui avoient coupé avec 
instruments tranchants seize jeunes arbres à fruits 
nouvellement plantés sur l'une des routes dépendant 
du domaine d'Ivry-le-Temple, et conduisant à Chau- 
mont-en-Vexin, 1737 ; par le procureur fiscal au 
bailliage de Lainville, contre des individus malinten- 
tionnés, qui avoient, « de dessin prémédité, mis le feu 
à une grange de trois travées appartenante au sieur 
Legrand, receveur de la terre de Lainville », ladite 
grange, couverte de chaume, située au hameau de 
Mégrimont, 1737 ; — par le procureur du Roi au 
bailliage de Pontoise, contre certains impies qui, sur 
les dix à onze heures du soir, étaient « entrés sous 
le portail de l'église Nostre-Dame de cette ville, et 
[avoient] arraché avec effraction la table où le vœu 
de la ville estoit inscrit, seul témoignage qui y restoit 
et aux yeux du publique du recours que nos pères ont 
eu à la Sainte-Vierge pour estre préservez de la peste 
dont ils estoient affligés en l'année rail six cent trente- 
huit », 1737 ; — par M''= Louis-Jean Lefebvre, avocat en 
Parlement, ancien lieutenant criminel, ancien prési- 
dent en l'Élection et Grenier à sel, conseiller ordi- 
naire de S. A.. S. Monseigneur le Prince de Conti, de- 
meurant en cette ville, contre des quidams qui avaient 
engagé le sieur Jean-Léon Lefebvre, fils aîné dudit 
complaignant, à se rendre à Neuville près Pontoise, 
« et, qu'estants sur les sept à huit heures du soir aux 
environs de la Croix Pépin, près le village d'Éragny, 
lesdits quidams auroient déchargé plusieurs coups 
d'échalats sur la teste et sur les reins dudit S'' Jean- 
Léon Lefebvre, et ensuitte lesdits quidams l'auroient 
traîné à demy-mort dans la rivière d'Oise, où il est ex- 
piré », 1737; — par Thomas Lefebvre, laboureur à 
Théméricourt, contre des gens inconnus qui, sans ef- 
fraction, avaient pénétré chez lui, en son absence, et 
lui avaient emporté deux cent vingt livres environ 
d'argent monnayé renfermées dans son cofTre-fort, 
IIST; — par le procureur fiscal de la haute, moyenne 
et basse justice de la Commanderie d'Ivry-le-Temple, 
La Gloriette et dépendances, au sujet de l'assassinat 
commis en la personne de Renée Taboureur dite Bidon, 
fenuue de François Bénard, demeurant à La Ville- 
neuve-le-iloi, trouvée morte, sur les se[it heures du 
matin, la face contre terre sur le plancher de sa mai- 
son, le visage marqué de sang, 1737 ; — par Martin 
Doublemont, fermier et laboureur, demeurant à Évec- 
quemoiit, contre des (luidains (jui avaient « mécham- 
ment et malicieusement jette, l'ait jetter et semer dans 



110 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



la campagne, et particulièrement dans les endroits où 
ils sravent que le troupeau du complaignant va ordi- 
nairement pâturer, des gobes composées avec de la 
bourre et enveloppées de poix-raisine et autres dro- 
gues, en sorte que la plus grande partie des moutons 
du complaignant qui, en paissant, ont ramassé et 
mangé de ces sortes de gobbes qui j- estoient jettez, 
en ont esté aussitôt empoisonnés et sont morts presque 
sur le champ; d'autres sont devenus malades, maigres, 
languissants, sans pouvoir pâturer ny manger comme 
auparavant, ce qui les fait mourir », nSS ; — par 
Jean-Louis Thierry, receveur fermier sortant de la 
terre et seigneurie de Vaiidancourt, y demeurant, au 
sujet de vols considérables de grains commis dans ses 
granges, l'739 ; — par PierreTMichel Julien, commis 
au notariat de Triel, y demeurant, exposant que « le 
complaignant ayant l'administration des biens et reve- 
nus de l'Hôpital royal de Triel et des filles orphelines 
dudit lieu, et, à ce sujet, s'estant fait pendant quelques 
années au bureau dudit Hôpital la vente des récoltes 
des foins à divers particuliers au plus offrant et der- 
nier enchérisseur, quelques quidams qui n'en ont pas 
été adjudicataires auroient dit que c'estoit le complai- 
gnant qui en estoit cause, qu'ils s'en vengeroient soit 
sur sa personne, soit sur ses biens; en effet, après ces 
menaces, quelques quidams inconnus se sont avisés de 
porter le feu et de brasier en quatre ou cinq endroits 
des pées de bois taillis à luy appartenant, scis au ter- 
roir de Triel, lieu dit les Hautes-Chambres », 1739; 
— par Nicolas Lefebvre, charron à Saint-Gervais, et 
Marie-Catherine Le Gros dite Motin, sa femme, contre 
les auteurs du détournement de biens commis chez 
Etienne Le Gros dit Motin, leur frère et beau-frère, 
qui, de son vivant, s'était retiré au hameau du Vau- 
mion, paroisse d'Ambleville, 1739 ; — par le procu- 
reur du Roi en la Maréchaussée générale de Paris à 
la résidence de Mantes, contre « un certain quidam 
taillé de cinq pieds un poulce, cheveux et barbe 
noirs », qui, entrant un jour de dimanche ou fête, 
pendant les vêpres, dans la ferme de Sandrancourt, 
hameau de Saint-Martin-La-Garenne, força un coffre 
qui était dans la salle occupée par les fermiers et vola 
quatre à cinq cents livres qui y étaient renfermées ; 
affaire accommodée par un ecclésiastique, qui, a^ant eu 
connaissance dudit vol et en craignant les suites, 
réusnit à faire cesser les poursuites ; ce qui n'eni|iécha 
pas ledit quidam, agissant avec un complice taillé de 
cinq pieds quatre poulces, de voler avec escalade, un 
autre dimanche )iendant les vêpres, dans une maison 
ocfiMi.'c war Marin Lucas, garde de la terre et liui-ln' 



de La Roche Guyon, une somme de onze à douze cents 
livres, 1739 ; — par Robert Guerbois, laboureur à 
Moisson, et Marie Nicolle, sa femme, héritiers de 
Marie Lefebvre, leur mère et belle-mère, et de Jean 
Mcolle, leur frère et beau-frère, au sujet de vols com- 
mis à leur préjudice dans les biens dépendant de la 
succession, 1739 ; — par M'^^ Charles Jumelin, avocat 
en Parlement, propriétaire d'une pépinière eu la terre 
de Gadancourt, sise dans le ressort du bailliage de 
Meulan, contre des malveillants, qui avaient coupé à 
coups de serpe, sur les sept à huit heures du soir, 
quantité d'ormes et châtaigniers nouvellement plan- 
tés, 1739; — par Louis Lauiaury, nianouvrier à Dam- 
val, paroisse d'IIadancourt, contre des quidams mal- 
faisants, qui, a sçachant que le complaignant estoit en 
service au village de Boubiers, et que sa femme estoit 
occupée à couper des bleds et graijis pour le sieur 
Goré, fermier du Fayel », avaient pris et volé en leur 
maison une somme de deux cents livi-es renfermée 
dans un coffre qu'ils avaient forcé, 1739 ; — par les 
héritiers en partie de Marie-Catherine Dubois, leur 
tante, à son décès fille majeure, demeurant à Pontoise, 
contre des quidams, qui, « animés par l'esprit abomi- 
nable de l'avarice ont sesquestré, démoli, spolié et la- 
tité différents effets de ladite succession, entre autres 
des billets, promesses, obligations, titres et lettres 
obligatoires au proJ'iit de ladite Marie-Catherine Du- 
bois », 1739; — par les héritiers de Madeleine Cercilly 
ou Cereilly, leur tante, au jour de son décès veuve et 
donataire de défunt Pierre-Paul Poupelle, laboureur à 
llérouval paroisse de Montjavoull, contre les auteurs 
du détournement d'une grande partie de la succession, 
1739 ; — par Louis Maurice, marchand et cabarelier 
demeurant à Arthies, contre des quidams qui avaient 
tenté do mettre le feu à sa maison, témoin « un i)etit 
pacquet composé d'un peu de paille, six allumettes et 
d'un peu de mèche souffrée vulgairement appellée de 
l'amadoue, le tout attaché séparément l'un de l'autre 
d'une petite ficelle », qui fut trouvé attaché à la porte 
de la maison avec un clou mis dans la feuillure, par un 
des enfants du suppliant, qui revenait, sur les st>pt à 
huit heures du matin, de chez sa grand'mère, vn il 
couchait, 173'J. 



204. (IJ 



.) — 71 |)i(''i-i>.s, |>;i]ii(>r. 



1740-1749. — Monitoires, aggraves et réaggraves 
obtenus : — par Nicolas et Joseph Simonneau et Pierre 
Reine tilias Resne, marchands funlcurs d.» cloches, 



SERIE G. 



GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



11] 



demeurant à Damville, diocèse d'Évreux, qui, suivant 
« acte passé devant Reinville, tabellion à Yéthfuil, le 
vingt-six juillet », avaient « entrepris de fondre une 
cloche nommée troisième et de la rendre faite et par- 
faite aux charges 3- portées », et qui, « pour parvenir 
à la confection dudit ouvrage ». avaient été « obligés 
d'acliet^r des planches de bois, (l'em[irnnter des baires 
de fer, d'acheter du bois à sufTir pour la fonte de leurs 
métaux, et de se servir d'un eau-bénitier de fonte 
appartenant à la fabrique dudit Vétheuil, dont ils ont 
fait usage », contre des quidams qui avaient « pris, 
volé et emporté', dans l'attelier des complaignans, 
partie desdits matériaux, planches, barres de fer, bois 
et aubénitier », ce qui causa un préjudice très consi- 
dérable aux complaignants, qui furent poursuivis à la 
requête du princiiial niarguillier de la fabrique dudit 
Vétheuil, 1740 ; — par la famille de Turmenyes, parmi 
les membres de laquelle se trouve notamment Tous- 
saint de Turmenyes, fermier receveur entrant en la 
ferme seigneuriale de Sandricourt, paroisse d'Amble- 
ville, Louis Chéron, fermier receveur de la terre et 
seigneurie d'IIénonville, y demeurant avec Marie- 
Anne de Turmenyes, sa femme, et Alophe de Tur- 
menyes, fermier receveur de la terre et seigneurie de 
Borne], tous ayant droit de saisie, '< pour sûreté et 
faute de payement dos fermages à eux dus », à ren- 
contre de « certains quidams hardys et téméraires, 
insultans ouvertement à l'autorité de la justice », qui, 
« non contens de voiler artificieusement partye de bled 
et autres grains qui reposent dans les granges, mal- 
traitent et menacent si outrageusement les commis- 
saires et gardiens des effets saisis que ceux-cy, 
instruits à no pouvoir douter que ces quidams sont 
continuellement armez de pistolets do poches, pour les 
assassiner, n'ont pas la liberté de faire leur devoir, 
surtout pendant la nuit : c'est ainsy que ces quidams, 
trioniphans insolemment de la terreur que leurs mena- 
ces ont jette dans rame de ces gardiens et commis- 
saires et parmy les domestiques de la ferme seigneu- 
rialle d'Ambiainville et des autres endroits où reposent 
les effets saisis, trouvent le secret de spollier jour et 
nuit les bleds, grains et autres effets mis sous la main 
du Roy de justice, et de les séquestrer et mettre en 
dépôts à des recelleurs qui ne sont pas moins criminels 
qu'eux », 1740 ; — par le procureur du Roi au siège 
delà prévôté foraine de Cliaumont-en-Vexin, contre 
les auteurs d'une tentative d'incendie sur une ferme 
située au village de Liorviiie, nommée la Ferme d'en 
haut, occupée par la veuve Nibault, 1740 ; — par 
Jean Édelinne l'ulné, vigneron à Ambleviile, contre 



ceux qui lui avaient volé, pendant une absence, « envi- 
ron six cent livres tant en or qu'argent blanc» res- 
serrées dans une armoire de sa maison, 1740 ; — par 
le procureur fiscal de la haute justice de Rebetz et de 
Saint-Martin-d'Aix, au sujet de la disparition, depuis- 
quelques jours, des « trois pilliers des fourches pati- 
bulaires de ladite justice, construits au lieu nommé la 
sente de B»^auvoir », démolis pendant la nuit par cer- 
tains quidams, qui avaient furtivement enlevé les 
piliers, 1740 ; — par le procureur fiscal de la baronnie 
et châtellenie de l'Isle-Adara, contre les auteurs de 
l'incendie de la « charetrie de la maison de Denis 
Fleury, laquelle estoit couverte de chaume, lequel feu 
a gagné à une grange et autres bâtimens couverts de 
chaume, lesquels ont esté totallement ruinés et incen- 
diés et tout ce qui estoit renfermé dans lesdits lieux », 
1740 ; — par Marie-Marguerite Félix, veuve de 
Nicolas Émery, en son vivant chirurgien en la ville de 
Magny, contre les auteurs d'un vol commis, quelques 
jours avant les fêtes de Noël, dans un appartement 
qu'elle occujiait, et où elle avait laissé « plusieurs 
meubles, argenteries et linges », 1741 ; — par Mathurin 
Pinçon, sieur du '^''audoir (?), demeurant à Vaux, 
paroisse de Méry, au sujet d'un vol commis en sa mai- 
son, dans l'appartement de son sous-locataire, 1741; 
— par Claude Desjardins, receveur et fermier de la 
terre et seigneurie du Château -Rouge, paroisse de 
Cauvigny, et autres membres de la famille Desjardins, 
héritiers chacun pour une septième partie de « deffunt 
Éloy Desjardins, vivant ancien receveur et fermier de 
la terre et seigneurie de Corbeil-Cerf, dont il a quitté 
la jouissance au jour Saint-Jean-Baptiste dernier, et 
ensuitte receveur de Moullins, paroisse dudit Jouy-le- 
Temple », où il était décédé, contre des malintention- 
nés qui avaient, pendant sa maladie, « soustrait et 
diverty, pris et emporté plusieurs sommes de deniers 
tant en or que argent monnoyé et autres effets mobi- 
Ii^rs qui estoient de sadite succession », 1741 ; — par 
le procureur fiscal de la haute justice de Moumnille, 
Marquemont et dépendances, au sujet d'un meurtre 
commis près e nameau dudit Monneville, sur la per- 
sonne de Martin Cristel, qui avait été assassiné a sur 
les huit à neuf heures du soir, conduisant une bourique 
chargée de bled pour faire moudre au moulin dudit 
Marquemont », 1741 ; — par le procureur du Roi au 
bailliage de Cliaumont-en-Vexin , sur la plainte et 
dénonciation du sieur de Regnonval , seigneur de 
Fabry, paroisse de Pouilly, contre certains quidams 
qui avaient mis le feu aux chaperons des murs de la 
ferme dudit Fabry, 1741 ; — par Nicolas Rouget, rece- 



112 



ARCHIVES DE SEIXE-ET-OISE. 



veur fermier du revenu de la terre et seigneurie de 
Hodent, y demeurant, paroisse de Magnj-, et ses 
consorts, héritiers de Madeleine Cercillj-, leur tante, 
contre les spoliateurs de meubles, effets et argent 
comptant, pris le jour du décès de celle-ci, 1*7-11 ; — 
par Philippe Souty Du Parc, officier du Roi. demeu- 
rant à Jouy-le-Moutier, et Marguerite-Françoise 
Auger, sa femme, héritiers en partie de François 
Auger, en son vivant, officier du Roi, décédé à La 
Roche-Guyon, contre des quidams qui avaient em- 
porté, pendant la maladie de celui-ci et depuis son 
décès, de l'argent comptant qui était en sa maison, son 
argenterie et autres meubles et effets, « titres, papiers 
et enseignements concernant ses immeubles et debtes 
actives, pour en oster la connoissance au suppliant et 
le frustrer de sa part héréditaire », 1742 ; — par 
Philippe Le Goux, bourgeois de Mantes, exposant 
« qu'à cause d-j son épouse, il possède une maison et 
lieux scituésà Clachalause », paroisse deGommecourt, 
contre certains quidams, qui, « profitans du tems que 
la femme du complaignant estoit couchée dans une 
cliambre en ladite maison éloignée des autres appar- 
tements d'icelle. se sont introduits de nuit dans ladite 
maison, pendant l'espace de six semaines, et luy ont fait 
un tort considérable, non seulement en mangpant la 
plus grande partie d'un porc salle qu'il avait fait tuer, 
les pigeons de sa volière, et en buvant le vin de sa cave, 
mais aussi en emportant de cii^z lui le vin dans des 
sceaux; qu'ils ont vuiddé en partie sept demis-muids 
de vin.... lesquels ils ont presque entièrement rempli 
d'eau ; que, pour qu'on ne s'apperçeut pas de leur 
degast par le deffaut de couleur dudit vin, ils avoient 
répandu et distribué sur losdits se[)t demis-muids un 
quart de vin noir d'Espagne aussy de la récolte du 
complaignant », 1742 ; — par le procureur fiscal de la 
hautejustice et chatellenie de Trie-Chàteau et dépen- 
dances, au sujet du corps d'un nommé Nicolas Bouille, 
l'un des gardes à cheval de S. A. S. Monseigneur le 
comte de Charolais, trouvé tué d'un coup d'arme à 
feu sur le terroir d'Enencourt-Léage, proche et en 
deçà des Boulleaux, 1742; — par le procureur liscal 
au bailliage du duché de La Hoche-Guyon, contre deux 
quidams qui avaient tiré un coup de fusil sur Piernî 
Drouard, l'un des gardes des bois et chasses do ce 
duché, demeurant à Goramecourt, 174'J; — par Tous- 
saint Fussart, receveur et fermier de la terre et sei- 
gneurie d'Esches, y demeurant, exploitant une ferme, 
maUoii et lieux on dépendant, située à Sandricourt, 
contre " certnins quiilams ou quidamcs rnalintention- 
né.s cl raudeurd de nuit ■•, qui s'i'laicn; avis's de 



démolir le chaperon et la couverture en chaume du 
mur de clôture donnant sur la rue, dépendant de ladite 
ferme du complaignant, 1743 ; — par le procureur du 
Roi au Cliàtelet de Paris, pour raison de l'assassinat 
<■ commis de dessein prémédité sur le grand chemin, 
le vingt-huit avril précédent, sur les dix heures du 
soir, en la personne de Damien Jérosme, habitant le 
hameau du Marais, paroisse de Juziers, et des excès, 
violences et voies de fait commis au mois d'aoust de 
l'année dernière, eu la personne de la fille dudit 
Damien Jérosme, dont elle est décédée peu de jours 
après )>, 1743 ; — par le substitut du procureur du Roi 
au bailliage de Meulan, au sujet d'un coup de fusil tiré 
sur le grand chemin de Vigny à Longuesse, au moment 
où le curé dudit Longuesse « passoit et revenoit de 
Vigny chez lui », 1743 ; — par le procureur du Roi au 
bailliage de Pontoise, contre des quidams, qui, « dans 
le dessein de flétrir, s'il leur étoit possible, l'honneur 
et réputation des plus gens de biens de cette ville, et 
particulièrement les personnes qui y sont en place, 
ont composé et répandu dans le public des chansons 
infâmes, dans lesquelles ils ont attaqué ouvertement, 
par des traits les plus envenimés et les plus satiriques, 
touttes sortes de personnes indistinctement, et notam- 
ment des personnes respectables par leur caractère et 
les places qu'elles remi)lisseat avec autant de dignité 
que de distinction », chansons dont plusieurs couplets 
avaient été chantés et débités notamment le dix-sept 
février précédent, 1744; — par le procureur fiscal au 
bailliage et chatellenie de Vaux, près Meulan, au sujet 
du « cadavre d'un homme mort » trouvé sur le bord 
de la Seine, terroir de Vaux, « au-dessus d'un grand 
fossé fait au bout des murs de Thun et un peu au- 
dessous d'un clos appelé le Clos Morain », b-quel 
cadavre, retiré « de l'eau au bord par les confrères de 
la Charité de MeuUent », était « de la grandeur d'envi- 
ron cinq pieds et deray ; vestu d'un habit de drap gris 
de soury, d'une veste de thoille de laine gris et une 
chemize de thoille blanche, non garnye, une culotte de 
peau à la bavaroise, une paire de bas de soye gris de 
fert, une paire d'escarpains », et ne possédant rien 
« dans les jioclies de son habit, veste et culotte », mais 
qui fut reconnu par le chirurgien pour n'être « âgé 
qui! d'environ quarante-huit ans; la llsionnomie asés 
bc.'lle ; le née long et aquillin, sourssis noirs et che- 
veux noirs tirant sur le châtain, aussy bien que sa 
barbe nouvellement faite, et portant lUM'iMiipie, que 

l'on a point trouvé » « la peau fort blanche et les 

jambes bien failles », 1741 ; — par l'icrre Dui]ucsiu)y, 
éc.uyer, conseiller secrétaire du Uni eu la Crande 



SÉRIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



IIE 



Chancellerie, receveur général des finances de Mon- 
taubaii, seigneur de Moussy et des flefs y joints sis dans 
la paroisse de Commeny-en-Vexin, contre des qui- 
dams malintentionnés, maçons et Journaliers du voi- 
sinage, qui, lâchez de n'avoir pas été employés à 
« réédiffier à neuf un mur de closture, fesant l'enceinte 
du fief à luy appartenant, nommé le fief du Colombier, 
scis à Commeny, rue de Pontoise, lequel mur a été 
chaperoné, crespi et séché en bonne saison », mena- 
cèrent le suppliant, « en parlant à ses ouvriers, 
d'abattre ledit mur, mesme celuy des jardins d'habi- 
tation du suppliant », et qui, le dimanche dix-huit du 
mois d'octobre, profitèrent de ce que le suppliant était 
couché en sa dite maison, pour « avec des pinces, 
leviers et autres outils et engeins de leur métier, dont 
les coups donnez à l'aventure dans l'obscurité de la 
nuit paroissent encore sur les partyes restées debout », 
percer ledit mur, dont ils firent tomber « une toise et 
demye ou environ en longueur sur six pieds d'éléva- 
tion, le pied dudit mur estant resté sain et entier », 
1744; — par Louis Fournier, laboureur à Banthelu, 
contre des quidams, qui, profitant de ce qu'il était allé 
à la campagne avec sa femme, ('taient entrés dans sa 
maison, et luy avaient « voilé tout son argent comp- 
tant, qui montoit à plus de quatre cents livres en 
argent blanc, ses chemises et celles à l'usage de sadite 
femme et plusieurs autres meubles de prix considé- 
rable, qu'il ne peut précisément désigner », 1744 ; — 
par Jacques Dumoutiers, vigneron à Chaudry, paroisse 
de Vétheuil, contre des malintentionnés qui étaient 
entrés dans sa maison et avaient brisé un cofifre qui 
s'y trouvait, et dans lequel ils avaient pris au complai- 
gnant « une somme de quinze cents livres », 1744 ; — 
par Jacques-Laurent Duguet, sergent royal au bail- 
liage et siège royal de Magny, contre des quidams qui 
s'étaient introduits dans sa maison, profitant de l'in- 
disposition de sa femme, et qui lui avaient enlevé 
« tous les papiers de famille et une cassette fermant à 
clef, oii estoient tous les papiers contenant les biens de 
son épouse », 1745; — par le procureur du Roi au 
bailliage et siège royal de. Magny, contre les auteurs 
de l'assassinat commis sur la personne de Catherine 
Uautard (?), veuve on dernières noces de Pierre Le 
Guay, en son vivant demeurant à Drocourt, trouvée 
égorgée en sa maison, oii il l'ut constaté que le vol 
avait iHé le mobile du crime, ]747 ; — par Antoine 
Hersant, laboureur à la Goulée, i)aroisse de 'Villers- 
en-Arthies, contre des quidams qui, pendant le cours 
de la maladie de Martin Hersant, son frère, laboureur 
au même lieu, avaient profité de sa faiblesse pour lui 
SuiNE tT-OiRK. — Séki]; g. 



soustraire, divertir et enlever « tous les titres, papiers 
et enseignemens » qu'ils avaient trouvés en sa posses- 
sion, ce qui mettait Antoine Hersant dans le plus grand 
embarras, 1748 ; — par Guillaume Bouret, écuyer, sei- 
gneur de « Bevron et de Malassis », conseiller du Roi, 
premier président au Présidial de Mantes, contre des 
mal avisés qui, pendant la nuit, avaient coupé deux 
cordes qui servaient pendant les temps de gelée et 
grosses eaux à retenir un moulin appartenant au com- 
plaignant, situé sur le territoire de Mantes, 1749. 

G. 205. (Liasse.) — 64 pièces, papier. 

1750-1759. — Monitoires, aggraves et réaggraves 
obtenus : — par Antoine Magry, bourgeois de la ville 
de Magny, organiste ordinaire de l'église paroissialle, 
et Marie-Marguerite Meslin, sa femme, veuve en pre- 
mières noces du sieur Jacques-Laurent Duguet, huis- 
sier audit Magny, « disant, que lors de la mort dudit 
Duguet, saditte femme, attaquée d'une surdité sans 
exemple, auroit eu la condescendance de confier aveu- 
glément ses intérests à certains quidams, qui seurent 
profiter de cette occasion pour la captiver et s'insinuer 
adroitement chez elle sous prétexte de luy rendre ser- 
vice dans ses affaires, desquelles ils lui en firent une 
peinture des plus défavorables, en luy insinuant ([ue 
ledit Duguet, son mary, lui laissoit par sa mort quan- 
tité de créances considérables, que, pour se garantir 
des poursuittes et recherches des créanciers d'icelle,il 
étoit expédient de ne laisser en sa maison aucuns de- 
niers, meubles, ny eflTets apparents que simplement ce 
dont elle ne pouvoit se passer, affin de soustraire tout 
à leurs prises, mais que, [lour parvenir à enlever ses- 
dits meubles et effets, il l'alloit prendre le moment de 
la nuit la plus obscure, afin que qui que ce soit ne put 
s'en appercevoir par rapport auxdits ci'éanciers, dont 
elle avoit tout à craindre ; que cette ditte veuve, total- 
lement ignorante de pareilles affaires et émue par de 
pareilles insinuations, croyant les choses aussi sin- 
cères qu'elle les a depuis reconnues fausses, frodu- 
leuses et noirement inventées, elle auroit adhéré à 
leurs desseins, sans penser lesdits quidams capables 
du pareilles subtilités et artifices et d'abuser ainsi de 
son aveugle confiance », n.'jl) ; — par Jacques Subro 
de La Tour, marchand joaillier du Roi, contre un qui- 
dam à qui, ayant eu besoin d'argent, il avait en)prunté 
didérentes sommes « par obligation et sous le nantis- 
sement de diamans », et (lui lui en réclamait le mon- 
tant, bien que le remboursennuit du i)rtH eût été elTec- 

15 



114 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



tué entre les mains d'une personne désignée dans une 
lettre émanant dudit quidam, 1750 ; — par Jacques 
Gou}-, laboureur à Épiais, contre ceux qui avaient 
mis le feu à soixante bottes d'êchalas lui appartenant, 
1751 ; — par les héritiers de Louis-Marie Le Comte, 
a c.v-devant directeur du tarif de Pontoise », décédé en 
sa maison, « rue de la Pierre-au-Poisson », paroisse 
St-Maclou, contre des individus qui avaient dérobé à 
celui-ci ses papiers, son argenterie et ses « meilleurs 
et plus considérables effets », 175] ; — par le substitut 
du procureur du Roi au bailliage de Meulan, au sujet 
d'un « homme assassiné sur le terroir de Sailly. 
distant dudit vilage de deux portées de l'usil ou envi- 
ron, sur le chemin apelé communément le chemin de 
Pontoise, qui conduit dlncourt à Meulan », 1751 ; — 
par Jacques Brissart, écuyer, conseiller secrétaire du 
Roi, maison, couronne de France et de ses tinances, 
seigneur de Triel, Chanteloup, Thun, Évecquemout et 
autres lieux, contre plusieurs quidams, qui « se 
donnent la licence, depuis environ six mois, de pécher 
dans l'étendue de sa seigneurie de Triel en la rivière 
de Seine, et ce nuitamment, avec battelets, filets et 
autres engins prohibés, quoy qu'ils n'ayent aucune 
qualité, non seullement dans l'étendue de saditte sei- 
gneurie mais ailleurs «, 1752; — par Pierre Nivard, 
manouvrier à S'-Gervais-les-Magny, contre ceux qui 
avaient coupé par le pied et décollé les greffes de plu- 
sieurs arbres fruitiers, tant poiriers que pommiers, 
lui appartenant, et qui, de plus, avaient renversé deux 
ruches situées dans son jardin, 1753 ; — par Jean 
a Dupoy, fermier des aides et droits y joints de la Gé- 
néralité de Rouen, ville et élection particulière de 
Pontoise, poursuittes et diligences de Jean-Gilbert 
Aladane, directeur desdits droits », contre trois parti- 
culiers qui avaient insulté et attaqué « François De- 
laulne et Nicolas Guy de La Buhoterie, commis aux 
exercices desdits droits en cette Élection, étansdans le 
cours de leurs exercices et visittes ordinaires et te- 
nans]le grand chemin du village d'Auvers au hameau 
de Bulri », lesdits commis étant traités de o ratz de 
cave, de majtautiers, voleurs » : les commis ne parvin- 
rent pas à se défaire de ces quidams, qui faisaient tous 
leur» efforts pour « se saisir de la bride des chevaux » 
afin de les désarçonner, et qui réussirent à jeter à 
terre et à « réduire à demi-mort et sans connoissance » 
ledit de La Buhoterie, à la grande frayeur de Delaulne, 
qui abandonna son camarade pour se réfugier au vil- 
lage de Valniondois, 1752; — par J<'an Savigny, vigm- 
ron à Rangiporl, j.an.i.Mse de (iargcnville, qui, voyant 
tou!» le» Jour» disparaître do son armoire une certaine 



quantité de louis d'or, cherchait à découvrir les au- 
teurs de ce vol commis à l'aide de doubles clefs, 1752 ; 
— par le procureur du Roi au bailliage de Chaumont, 
au sujet d'un enfant « trouvé mort et noyé dans la 
rivierre au dessous du moulin de Ste-Anne », 1753; — 
par Jean-Pierre Brissart de La Concy, « engagiste par 
usufruit de Sa Majesté de son domaine du comté de 
Meulan et officier de feue Son Altesse Royale Madame 
duchesse d'Orléans », demeurant en cette ville de 
Meulan, rue et porte de Beauvais, paroisse de Saint- 
Nicolas, contre les auteurs de « l'enlèvement d'une 
botte de papiers qui étoit sur sou bureau », et qui 
avait été retrouvée « le même jour, sur les six heures 
du soir, dans la rivière de Seine, vis-à-vis le bourg de 
Juziers, papiers qui n'ont pu être jettes dans ladite 
rivière que par les accusés, lorsqu'ils ont passé ladite 
rivière, vis-à-vis le grand pont de Meulan, pendant 
l'intervale que les deux cavaliers de la Maréchaussée 
ont été obligés d'aller chercher leur officier, après la 
rébellion première qu'ils leur avoient faite », 1753 ; — 
par Jacques-François Chardin, receveur de la terre 
et seigneurie de Treigny, paroisse d'Ivry-le-Temple, 
contre les auteurs du détournement de sommes consi- 
dérables et notamment d'une « bourse dans laquelle il 
y avoit cent vingt trois louis d'or », lors de l'inven- 
taire fait après le décès de François Chardin, receveur 
de la terre et seigneurie de « Potavesne », 1753 ; — 
par « M™ Antoine Bernard de Massol, chevalier, con- 
seiller du Roy en ses conseils, et son seul avocat gé- 
néral en sa Chambre des Comptes à Paris, marquis de 
Garenne, seigneur de Rebetz et autres lieux, demeu- 
rant à Paris, rue du Jardinet, paroisse S'-Cosme, et de 
présent en son château dudit Rebetz », contre trois 
quidams « à lui inconnus, qui l'auroient batii, mal- 
traité et commis en sa personne voie de fait et de guet- 
apens, récidivé jusqu'à deux fois, la nuit du dimanche 
vingt-neuf juillet dernier, dans les rues de la ville de 
Chaumont », 1753 ; — par le procureur du Roi au 
bailliage de Chaumont contre les assassins d'Éloi Cou- 
telet, manouvrier à Gipseuil, paroisse de Neuville-Bosc, 
« trouvé mort dans la rivière au-dessous dudit Gip- 
seuil », 1754;— par François Forrand, chevalier, sei- 
gneur d'Avernes, gouverneur de Navarrenx en Bi'arn, 
demeurant ordinairement en son château d'Avernes, 
contre des iiarliculiers, qui avaient renversé « un poteau 
en bols, sans armoiries », placé, depuis (]uelques jours, 
« sur les limites de ladite paroisse d'Avernes et de 
Tlii'uiéricourt », 1751 ; — itar Kiançois (.iueslin, de- 
UKîurantà Cornieilles-en-Vexin « au nom de tuteur 
comptable des enl'aus mineurs de lui et de delfunte 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE, 



115 



Marie-Madeleine Louvet, sa femme », contre des qui- 
dams qui avaient accès dans la maison de Michel Lou- 
vet, demeurant audit lieu, et qui, le jour du décès de 
celui-ci, avaient détourné une quantité considérable 
de meubles, argent et effets, profitant de l'absence du 
suppliant, 1755; — jiar le procureur au bailliage de 
Pontoise, contre des quidams aj'ant commis « noctur- 
nement et furtivement » de nombreux vols à Épiais, 
1755 ; — par Jean Flavet ou Flanet, laboureur à Mont- 
geroult, contre des malfaiteurs, qui lui avaient dérobé 
une somme de deux cent soixante quatre livres, qu'il 
conservait depuis quelque temps pour ses enfants, « se 
voyant âgé de près de quatre-vingts ans », 1756; — par 
le procureur fiscal de la haute justice d'Énancourt-le- 
Sec, contre deux quidams, qui avaient tiré, sur le che- 
min dudit Enancourt à Chaumont, un coup de fusil sur 
« Charles Canois, l'un des gardes à cheval des chasses 
et plaisirs de S. A. S. Monseig"' le Comte de Cliaro- 
lois », 1756 ; — par le procureur du Roi au bailliage 
de Meulan, « stiimlant Fintérest de Maxirailien Jean, 
absent du pays depuis plusieurs années », contre des 
individus qui, lors de la mort du père de ce dernier, 
avaient dérobé la plus grande partie des biens de la 
succession, et ce, depuis la levée des scellés, 1757; — 
par Etienne Duval, garde de la forêt de Thelle, demeu- 
rant à Puiseux, contre des quidams qui, sitôt le décès 
d'Arthus-François Potiquet, son oncle, fermier de Fla- 
vacourt, avaient commis « des déprédations et sous- 
tractions considérables tant en argent qu'en meubles, 
effets et argenterie s'élevant à plus de dix mille li- 
vres w, 1757 ; — parle procureur fiscal de la haute jus- 
tice du marquisat de Montchevreuil, Fresneaux, Vil- 
lette et dépendances, contre des quidams à lui incon- 
nus, qui avaient « méchamment cassé et brisé en deux 
quatorze vitres en deux croisées étant à un petit pa- 
villon dépendant du cliàt(>au dudit Montchevreuil », 
dans lequel demeurait ordinairement « Messire Mi- 
chel-Kesné de Mornay, chevalier, seigneur marquis 
de Montchevreuil, Frénaux et dépendances », et où il 
allait « se reposer assez communément le jour, même 
y coucher la nuit pour estre le lendemain plus à portée 
de veiller sur ses ouvriers, qu'il employé journelle- 
ment à différents ouvrages », 1757; — par le i)rocu- 
rour du Pioi en la prévôté royale do Triel, contre ceux 
qui « avoient forcé les barreaux de fer d'une des 
deux croisées d'une salle d'assemblée donnant sur la 
cour de l'Hôpital royal dudit Triel », et qui, entrés 
dans la cuisine, puis « dans l'apotiquairerie », après 
en avoir forcé et arraché les serrures, avaient volé 
l'argent, le linge et les meubles (pil y iHaicnt renfer- 



més, 1758 : — par Louis Cochegrue,''laboureur à Mé- 
zières, contre plusieurs quidams qui, « profitant de 
l'absence du complaignant, qui étoit allé à Frouville, 
de celle de Pierre Thorin, son second chartier, qui 
étoit allé à Amblainville, et de celle de sa femme et de 
ses autres domestiques, qui étoient à la messe parois- 
sialle dudit Mézières », avaient monté par-dessus le 
mur de clôture de la cour et, pénétrant chez lui, lui 
avaient pris une quantité considérable de monnaies 
tant en or qu'en argent, renfermées « dans deux sacs 
de toile », 1758 ; — par les héritiers de Louis Lesueur, 
receveur fermier de la terre et seigneurie du Iléloy, 
paroisse de S'-Clair-sur-Epte, contre les soustracteurs 
de plusieurs meubles et effets considérables portés « en 
la cotte première de l'inventaire^des papiers, titres et 
enseignements de la succession Lesueur », 1759 ; — 
par le procureur fiscal des justices de Montgeroult, 
contre des malintentionnés, qui, ayant passé par des- 
sus les murs du jardin potager du seigneur, avaient 
arraché les légumes, « non encore parvenus à leur 
maturité », pour les laisser ensuite sur le champ, et 
qui avaient, « le jour on l'une des fêtes de Pentecostes 
dernières », cassé par le milieu plus de trente jeunes 
arbres de différentes espèces, 1759. 

G. 206. (Liasse.) — 66 pièces, papier. 

1760-1769. — Monitoires, aggraves et réaggraves 
obtenus : — par le procureur du Roi au bailliage de 
Meulan, contre un quidam qui avait volé au sieur 
Branché, receveur des aides de Meulan, « un coffre- 
fort, dans lequel il y avoit, suivant sa déclaration, la 
somme de six cent livres et plusieurs obligations à 
son profit et à celuy de la Ferme », 1760 ; — par Jean 
Leviel, fils de Lucien, vigneron, demeurant à Hau- 
mont-la-Fontaine, paroisse de Juziers, contre des 
quidams qui avaient abattu un arbre « de jtomes 
d'Adam », sur une pièce de terre à lui appartenant, 
1%0; — par M™ Jean-Louis Girardin, directeur des 
Aides des Élections de Gisors, Chaumont et Magny, 
et receveur des domaines de S. A. S. Monseigneur le 
comte de Charolais, demeurant audit Gisors, contre 
des particuliers qui avaient « coupé avec serpe vlngt- 
d<'ux étalons de bois de chesne vers, à quatre pieds de 
hauteur, de six pouces de tour, chacun de l'âge de 
dix ans » et quantité d'autres arbres. 17ti<>; — par 
Romain 'Vattier, NicoUe Vattier, Anne Vattier et Ma- 
rie Vatlier, veuve Joseph Lorin, demeurant à Jouy- 
sous-Theile, contri> rant(Mirdu détournement, commis 



116 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



à la mort de Nicolas Vattier, père des complaignants, 
« d'an papier contenant des dispositions avantageuses 
en faveur notamment de Romain Vattier, infirme, et 
de Nicolle Vatier, sa sœur », 1760 : — par le procu- 
reur du Roi au bailliage de Gliaumont-en-Vexin, 
contre des malfaiteurs, qui avaient tiré uu coup d'arme 
à feu sur le nommé Paris, « garde de S. â. S. Mon- 
seigneur le prince de Conty pour la conservation de 
ses bois et chasses en la paroisse de Delincourt >\ et 
qui lui avaient percé la main d'une balle, 1761; — par 
M" Jean-Pierre Cliassepot de Beaumont, chevalier, 
conseiller en la Cour des Aides, seigneur de Menu- 
court et autres lieux, demeurant à Paris, rue Beau- 
bourg, paroisse Saint-Nicolas, " étant de présent en 
son château de Menucourt », contre des malintention- 
nés, qui avaient brisé par le milieu, sur le bord du 
chemin qui conduit de Menucourt à Courdimanche, 
cinq arbres tant pommiers que poiriers, fait que « le- 
dit seigneur auroit passé sous silence et dont il n'au- 
roit point porté plainte » si l'on n'eût pas, quelque 
temps après, cassé et brisé, la nuit, dix-sept de ces 
mêmes arbres, « dont unze de suitte, et six d'espace 
en espace », 1761 ; — par Nicolas Besnard, garde des 
chasses de la terre d'Haravilliers,y demeurant, -contre 
les auteurs d'une lettre anonj-me, le menaçant d'at- 
tenter à sa vie et de mettre le feu, pendant la nuit, à 
la maison qu'il habitait, 1762; — par M. Becquet, 
avocat du Roi au bailliage de Pontoise, contre des 
voleurs qui avaient pénétré en la maison de M. Jean- 
Baptiste Sauton, « prestre, maistre des enfans de 
chœur de l'église de Saint-Maclou » de Pontoise, et qui 
avaient emporté des papiers, 100 livres en argent et, 
entre autres objets, « unemontre anglaise avec sa boîte 
d'argent, une boucle de col, aussy en argent », et du 
linge, 176:3 ; — par le procureur fiscal au bailliage de 
La Roche -Guyon contre des malintentionnés qui 
avaient coujié c quatre-vingt noyers ou environ, qui 
faisoient partie de ceux que feu Monseigneur Alexan- 
dre, duc (\>i La Rochefoucauld et de La Roche-Guion, 
a fait planter en forme d'avenue au-dessus des costes 
de la Roche-Guion, pour servir de limites et bordures 
au grand chemin qui règne le long desiiltes costes », 
1763 ; — par le substitut du procureur du Moi au bail- 
liage de Cliaumont, contre les auteurs de I incendie 
qui avait éclaté le jeudi 22 décembre 17():{, sur les six 
h<*ures et demie du soir, « aux haslim-ns de la basse- 
cour des R. I'. religieux de l'abbaye de Marcheroux. 
ordre de IVémontré », 1761 ; — jiar le procureur 
(l"ical des justices de Marines, contre des malinten- 
tionné», qui, depuis environ deux ans, avai.'nt lait et 



commis plusieurs vols considérables dans la paroisse 
de Marines, notamment chez les bouchers dudit lieu, 
dont les boutiques se trouvaient presque complète- 
ment dévalisées, 1764; — par le procureur du Roi au 
bailliage de Meulan, au sujet d'un enfant trouvé mort 
dans un petit fossé situé au lieu dit « Sous-les-Sauls », 
et jeté en cet endroit au moment de sa naissance, 
« dans l'espérance que les grosses eaux qui pouvoient 
y estre l'entraineroient et couvriroient le crime des 
coupables », 1765 ; — par M''>= Charles-Auguste Pioger, 
chevalier, seigneur de Commeny, demeurant ordinai- 
rement à Andresy, héritier en partie de D"° Marie- 
Jeanne Gruel, sa cousine, contre des gens malinten- 
tionnés qui, du vivant de celle-ci, l'avaient circon- 
venue, « pour déranger l'ordre légal et légitime de 
sa succession », 17G5 ; — par David Marais, cabaretier. 
demeurant à Ambleville, au nom et comme niarguil- 
lier trésorier en charge de l'église et fabrique dudit 
lieu, contre des gens malintentionnés, qui avaient mé- 
chamment pendant la nuit, par manque de respect, 
« barbouillé la représentation des saints Donatien et 
Rogatien, patrons de laditte paroisse d'Ambleville, 
qui étoit attaché à un may planté dans le cimetière 
dudit lieu, suivant l'usage », et qui, « continuant le 
manque de respect », étaient venus, une autre nuit, 
« par dedans la cour du château » voler « la repré- 
sentation desdits saints Donnatien et Rogatien et le 
may où elle étoit attachée, après avoir scié au pied 
ledit may », 1765; — par M"" Becquet, conseiller du 
Roi, avocat et procureur au bailliage de Pontoise, au 
sujet de la découverte faite « dans le clos de la maison 
du nommé P..., meunier à Valmondois, à quelque 
pas de là, d'une fille morte, toutf! habillée, qu'on a 
reconnue être Marie-Catherine L.... qui cy-devant 
demeuroit chez ledit P.. , d'abord comme servante, 
mais dans le fait ayant toute sa confiance , de- 
puis que ledit P... étoit veuf», ladite L..., fille 
mineure, reconnue |)ar le chirurgien pour être enceinte 
de six ou sept mois des onivres présumées de son 
maître, qui, avant sa mort tragique et selon bii'U des 
personnes dignes de foi, « lui faisoit amitié et luy 
avoit tenu des propos pour le mariage », 1765; — par 
Jean Bordeaux, laboureur, à la Neuville-sur-Auneuii, 
coniiiii' hiM'iticr de Simon Bordeaux, sou |ii'Te, et 
comme tuteur des enfants mineurs de son l'rère, mar- 
chand ('iiicier, décédé à Méru, contre des iiuidams (jui 
avaient soustrait, pendant la dcrnirre maladii' de 
Simon Bordeaux et depuis son décès, des procès-ver- 
baux ii(! scelli's et inventaires fAits devant le prévôt de 
la justice de Lardières, ainsi que beaucoup de meubles 



SÉRIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITÉ DE TONTOISE. 



117 



et effets, 1765; — pour le nommé Julien Jardin, mar- 
chand colporteur, « qui, tUant arrivé en la ville de 
Pontoise et s'étant trouvé fatigué de la route qu'il 
venoit de faire, seseroit endormi au canton de l'Her- 
mitage », contre des gons qui, profitant de cette cir- 
constance, lui avaient volé « le sac qu'il avoit », et 
qui était rempli de « plusieurs espèces de marclian- 
dises de mercerie », 1766; — par le procureur fiscal 
de la justice de Vign.y, contre des malintentionnés, qui 
avaient « forcé la serrure de la porte du pavillon 
nouvellement construit dans le parcq dudit Vigny », 
1766 ; — par le procureur du Roi au bailliage de Pon- 
toise, contre des malfaiteurs, qui avaient mis le feu, 
sur les onze heures du soir, « au pied de deux meules 
de grains apparlenantes au S'' Royer , laboureur à 
Darapont, paroisse d'Us, l'une desquelles étoit com- 
posée de quatre mil cinq cent gerbes de bled, et l'autre 
de quinze cent gerbes d'avoine, situées hors la ferme, 
près les bastiments », 1767; — par le procureur du 
Roi au bailliage de Meulan, contre ceux qui avaient 
mis le feu chez le nommé Bréau, fermier « du prieuré 
de S' Laurent de Conservain », dans la grange duquel 
en avait trouvé, le 14 octobre, « un petit paquet de 
souffre et d'amadou avec beaucoup de chiffon de linge 
environ gros comme le poing, qu'on reconnut n'avoir 
pu estre jette dans laditte grange, alors pleine de 
grains, que jiar la lucarne du pignon », 1767; — par 
le substitut du procureur du Roi au bailliage de Chau- 
mont-en-Vexin, contre quatre quidams qui, le 12 fé- 
vrier, avaient attaqué à main armée, à onze heures du 
soir, la maison presbytérale de la paroisse de Bou- 
biers, en l'absence du curé, et dont l'un, ayant été 
blessé par un journalier se trouvant dans l'écurie 
s'était écrié : « J'ay les reins brisez », à la grande 
frayeur de la servante et du père dudit curé, présents 
à cette scène, 1767; — par le procureur fiscal de la 
justice et gruerie d'IIénonville, contre des quidams, 
qui étaient entrés, la nuit, dans le parc du château 
dudit llénonville, « pour y tuer et voler des faisans et 
autres gibiers », et qui avaient même « pénétré jusque 
dans les appartements dudit château aussi pour y 
voler », 1768 ; — par le procureur du Roi au bailliage 
de Meulan, contre des quidams, « déguisés de toutes 
manières et particulièrement en habillements de 
femmes », qui s'attroupaient, la nuit et le jour, avec 
des armes à feu dans les cani[iagnes voisines de 
Meulan, « où ils commettoient touttes sortes de dépré- 
dation », tiraient sur les passants, volaient « tant en 
jileine que dans les maisons des gens des villages où 
ils s'introduisaient à cet ed'et à force armée », met- 



taient même le feu dans les héritages des particuliers 
aux bois et arbres qu'ils y trouvaient, 1768; — par le 
procureur fiscal en la .justice du comté du Saussay, 
hameau dépendant de la paroisse de Porcheux, contre 
ceux qui endommageaient les ormes plantés par M. le 
comte du Saussay « sur le côté joignant le chemin de 
Beauvais, et qui commence depuis le bout de la futaj'e 
vers Porcheux et continue jusqu'à la mare du Saus- 
saye », 1768; — parle procureur du Roi au bailliage 
et châtellenie de Pontoise , contre les auteurs de 
l'assassinat commis sur la personne de Jean Riblet, 
« garde de la terre et seigneurie d'Épiés », en tournée 
dans la plaine, 176^; — par le procureur du Roi au 
bailliage de Magny, au sujet d'un « cheval sans cava- 
lier ni conducteur, scellé, bridé et chargé d'un man- 
teau et d'une valise ouverte, lequel étoit entré dans la 
ville par la porte dite de Hoden, et auroit été à toute 
fin mené chez Noël-Joseph Layer, pâtissier traiteur et 
aubergiste, rue des Poteaux, à l'enseigne de l'Épée 
royalle », cheval que l'on supposait, à cause des man- 
teau, valise et eff'ets, appartenir au sieur « Georges 
Petit, receveur fermier de la terre et seigneurie de 
Genainville et faisant le commerce de farines pour 
l'approvisionnement de Rouen », lequel, ayant été 
prévenu, reconnut que le cheval avait porté « Georges- 
René Petit, son fils aine », revenant de Rouen, « por- 
teur d'argent », 1769. 



G. 207. (Liasse.) — 1 pièce, parchemin : 102 pièces, papier. 

l'769-1779. — Monitoires, aggraves et réaggraves 
obtenus: — par le procureur du Roi au bailliage et 
comté de Chaumont, contre les auteurs d'un assassinat 
commis, « sur le grand chemin conduisant de Boissy à 
Fresno », sur la personne d'Etienne Flamichon, rece- 
veur de la seigneurie de Boissy-le-Bois, 1769-1770; — 
par le substitut dudit procureur, au sujet d'un vol com- 
mis avec efl'raction « |)endant la grande messe », chez 
François Bruiller, laboureur à Thibiviilers, 1769-1770; 
— par le môme, contre un quidam, qui avait « tiré un 
coup de fusil dans la fenestre de la chambre du moulin 
de Talmontier, occu[ié par Louis Raban », 1770; — 
parle procureur fiscal de la justice de Cormeilles-en- 
Vexin, contre les auteurs du double assassinat de 
François Jean et de Marie Osmont, sa femme, et de 
l'incendie de leur maison, à laquelle le feu avait été 
mis « jusqu'à la réduire en cendres », 1770; — par le 
substitut du procureur du Roi au bailliage de Chau- 
mont, à l'occasion de l'incendie « très considérable » 



118 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



des bâtiments du moulin des prés situé dans l'étendue 
de la paroisse d'Énencourt-Léage, 1170 ; — par le pro- 
cureur fiscal des justices de Marines, Cliars, le 
Heaulme et autres lieux, au sujet d'un et enfant nou- 
veau-né, qui sentait déjà », trouvé par Nicolas Jean, 
berger de la paroisse du Heaulme, « dans le lavoir 
appelé la Grande-Fontaine », et qu'il était allé « enter- 
rer dans une |)!èce de terre voisine dudit lavoir à vingt 
pas environ, de peur que ses chiens ne le mangeas- 
sent», 1"71; — par le procureur du Roi au bailliage 
de Meulan, « pour avoir connaissance de l'iiomicide 
d'un enfant nouveau-né trouvé au bord de la rivière 
de Seine, vis-à-vis le hameau de Juziers-la-Rivière, 
paroisse de Juziers », 1171; — par le procureur fiscal 
des justices de Sagy, Saillancourt et dépendances, 
contre les auteurs « de vols nocturnes de bleds et au- 
tres grains et fourrages », commis sur le terroir de 
Sagj-, 1772; — par Josepli-Nicolas Parmentier, épicier 
à Chars, et Marie-Thérèse P.... sa femme, contre 
« François et Louis P..., leurs frères et beaux-frères, 
pour raison des voies de fait auxquelles lesdits P... 
frères se seroient portés pour chasser la dame Par- 
mentier, alors fille, de la maison commune d'entre 
elle et sesdits frères, en la mettant à la porte presque 
nue, et de l'enlèvement et divertissement de sommes 
considérables en or et en argent », le tout relatif aux 
successions de deffunts Jean et François P. ., 1773; — 
par le procureur fiscal des justices de Montgeroult, 
contre ceux qui avaient « volé la nuit, dans l'office du 
château dudit lieu de Montgeroult, quatre plats ronds 
festonnés, six plats moyens ovales festonnés, deux 
autres grands plats aussi festonnés, vingt-quatre cui!- 
lières et vingt-une fourchettes, le tout d'argent, mar- 
qués aux armes de M. Gaultier, seigneur riudit Mont- 
geroult », 1773; — par le procureur fiscal au bailliage 
de La Roche-Guyon, au sujet de « l'homicide d'un 
enfant nouveau-né, trouvé mort, le dimanche vingt- 
quatre du mois d'octobre, dans la prairie apjielée la 
Grève », au territoire de La Uoche-Guyon, « proche 
un bras de la rivière de Seine », et aussi relativement 
à la grossesse de la mère dudit enfant, qui avait con- 
trevenu à ledit de 155(5, en ne faisant pas sa diîclara- 
tion, 1773; — par le procureur fiscal de la justice de 
Rrueil contre ceux qui s'élant introduits, pendant la 
nuil, chez le sieur « Mauléon de Savaillaiit, seigneur 
de Moussu et Urur-il ». en son cliûleau situi- i-n cette 
paroisse, avaient volé « une écuelle d'argent avec une 
belle napjio de table, .sans couture, et deux petits cou- 
teaux de table », ayant pour cet effet « forcé un 
bufTc't » ; qui, de plus, pendant la m<^me nuit, avaient 



« ôté la serrure d'une petite porte du janiiii du sieur de 
Savaillant, avec sa clef»; qui, enfin, dans le courant 
de l'hiver, avaient « proposé à quelques domestiques 
dudit sieur de Savaillant de forcer sa cave », 1774 ; — 
par Nicolas Godde, le jeune, vigneron, demeurant à 
Porcheville, au nom et comme tuteur de Pierre-Jean 
Lizieux. mineur, fils de Pierre-François Lizieux, vi- 
gneron à GargenviUe et de Marguerite Hébert, sa 
femme, contre ceux qui, pendant la dernière maladie 
de ceux-ci, avaient « enlevé diff-érents meubles et elTets 
dépendant de leur.succession », 1775; — par le substi- 
tut du procureur général au bailliage de Pontoise, 
contre les auteurs de l'assassinat commis sur la per- 
sonne do Françoise Patte, veuve de Nicolas Marlet, 
cabaretière à Montgeroult, « trouvée dans un bassier 
de sa maison, étendue sur le ventre, la face sur le 
carreau, à la distance d'environ un pied de l'àtre de 
la cheminée »; il avait été constaté que les malfaiteurs 
avaient fouillé dans ses poches, « pour en tirer les 
clefs d'un coffre qu'ils ont ouvert, et duquel ils ont 
vraisemblablement enlevé tout l'argent comptant », 
1775; — i>ar le procureur du Roi au bailliage de 
Ch.aumont, contre les incendiaires des ;< maisons, 
meubles et effets de Jean et Jérôme Raclé, gardes- 
chasses des seigneuries de Flavacourt et Sérifontaine, 
situées au hameau du Petit-Bus, paroisse dudit Flava- 
court », pour faire un exemple qui puisse arrêter « des 
événements aussi funestes qui désolent depuis quelque 
temps tout le canton », 1776 ; — [lar Pierre-Jean- 
Charles Monez, marchand épicier droguiste, demeu- 
rant à Paris, agissant au nom de Marie-Nicole Cliéron, 
sa femme, seule et unique huVitièi'e de feu François 
Chéron, son père, en son vivant bourgeois, demeurant 
à Anvers, au sujet du détournement d'une somme « au 
moins de dix mille livres en or et argent et différents 
sacs », 1776; — par le substitut du procureur général 
au bailliage de Pontoise, contre le meurtrier qui avait 
déchargé sur le sieur Gt'rard de Lavaux, garde-chasse 
de la seigneurie de Chavençon, « un coup de fusil 
chargé à petit plomb, qui l'a fra|)pé dans les cuisses et 
les jambes », à dix pas de la porte du jardin du fer- 
mier, « sur l'heure de minuit et demi », 1770; — par 
Pi(,'rre Chéron, berger « de M. de Ravannes », demeu- 
rant ordinairement au Fay, contre i\t'^ p:irtiriiliers 
qui l'avaient maltraité et lui avaient donné « un coup 
d'i'chalats sur la tête, si vigoureux (ju'il l'a ferasst' et 
l'a laissé sans connoissance », un jour iiu'il ('tait à 
garder ses montons « sur l'Autil », près du village de 
(^iKinleloup, lllCi; — par le procureur du Uoi au bail- 
liage de Chaumoiit, contre des quiilams qui, la nuit. 



SÉRIE G. — GRANt) VICARIAT ET OFFICIALITÉ DE PONTOISE. 



119 



avaient « commis au château de Berticlières, un vol 
de viande cuite et crue, linge et autres effets », 1111; 
— par le même, contre des malintentionnés et incon- 
nus qui avaient volé, la nuit, en l'église paroissiale de 
Saint-Martin de Chaumont, « en argenterie : deux 
croix, un calice avec sa patenne, un encensoir et trois 
boëtes aux saintes liuilles; en linge : six aubes, deux 
rochets et six nappes; plus une soutane noire, un sur- 
plis de ba[)tiste, et une croix argentée », 1178; — par 
le procureur fiscal de la haute justice de Magny, con- 
tre des quidams, qui avaient « causé un dommage 
considérable à l'entrepreneur chargé de faire une 
fontaine et un abreuvoir pour l'utilité publique de la 
ville de Magnj', en dérangeant un grand nombre de 
tuyaux, les ôtant de dessus les massifs à ce préparés, 
rompant les ciments, cassant, brisant plusieurs desdits 
tuyaux, remplissant les regards de pierres et de moel- 
lons », et qui avaient « causé un retard de plusieurs 
jours dans le travail, précisément dans une saison où 
il devient plus difficile », 1778; — par le procureur 
fiscal de la haute justice et châtellenie de Trie- 
Chàteau, contre des malfaiteurs, qui avaient cherché à 
s'introduire dans le château de Trie, et qui, pour y 
parvenir, avaient « fait effraction à une des croisées 
de la tourelle tenante à la, charterie de la ferme à 
la faveur d'une échelle »; plusieurs carreaux avaient 
été cassés pour faciliter l'entrée « dans la chambre que 
l'on nomme le petit salon, tenante à la chambre du bil- 
lard », 1779; — par le procureur du Roi au bailliage 
de Chaumont, contre les auteurs de l'incendie des 
« maison, bâtiments et eff"ets du sieur d'Haucourt de 
Laudigeois, au lieu dit la Vieille Verrerie, [laroisse de 
Sérifontaine », 1779. 

G. 208. (Liasse.) — 40 pièces, p.ijjier. 

1780-1786. — Monitoires, aggraves et réaggraves 
obtenus: — jiar les inarguilliers de la fabriiiue de 
Juziers, contre des quidams, pour vol de didérents 
objets religieux et ornements dérobés en la sacristie 
de l'église dudit lieu, 1780; — par le procureur du Roi 
au bailliage de Ghaumont-en-Vexin, contre des mal- 
intentionnés, qui avaient tenté de pénétrer avec 
effraction dans l'église de la paroisse d'ivry-le- 
Teni[)le, 1781; — |)ar le procureur fiscal de la jus- 
tice de S'-Cyr et dépendances, contr(! ceux qui avaient 
« coupé et endommagé la plus grande partye des 
arbres fruitiers des routes qui sont sur le terroir de 
S'-Cyr à Cliavançon et de Chars à Méru, a[>partenant 



à M. de Saint-Souplet seigneur dudit St-Cyr », 1781 ; 
— par le procureur du Roi au bailliage et comté de 
r.ha union t-en-Vexin, contre les auteurs du vol d'une 
somme de « soixante-dix-sept livres », commis dans 
l'église de Monts, 1781 ; — par le même, contrée des 
quidams qui, pendant la nuit, avaient commis diffé- 
rents vols dans la paroisse de Liancourt, 1781 ; — par 
le même contre ceux qui avaient mis le feu « aux bâti- 
ments des S" Le Vaillant, de Thelles, Fournier et 
V" Carbonnier , aux Routis , paroisse du Coudraj'- 
S'-Germer », 1781; — par le procureur fiscal de 
Nesles, au sujet de deux coups de fusil tirés « dans la 
croisée d'une chambre de la maison où demeure Jean- 
Martin Prache, garde des chasses, plaines, bois et 
rivières de la terre t^t seigneurie dudit Nesles, derrière 
l'église du lieu », 1782; — par Nicolas-François Du- 
mont, pâtissier traiteur à Pontoise, contre les sous- 
tracteurs et spoliateurs de papiers, registres et billets 
provenant de la succession de François-Joseph Sensé, 
son beau-père, en son vivant marchand coquetier, « à 
la Basse Auniône-lès-Pontoise, paroisse Saint-Ouen », 
1784; — par Maurice Parmentier, « arpenteur et féo- 
diste, demeurant cy-devant au château d'Osny et ac- 
tuellement à Jameville près Meulan », contre un qui- 
dam, qui, le 20 novembre 178.3, « s'est transporté au 
château d'Osnv, et, à l'aide de gens apostés et dévoués 
à ses intérêts, s'est assuré que ledit Parmentier était 
absent, et, au moyen d'une double clef, s'est introduit 
dans une des chambres du château, qui lui avoit été 
accordée par M. le Premier Président de Nicolaj', où 
il a enlevé les anciens terriers de la terre et seigneurie 
duilit Osny, qui lui avoient été confiés, un nombre 
assez considérable de déclarations censières qui étoient 
rédigées sur papier marqué, les unes déjà signées des 
vasseaux et les autres disposées à l'estre, diff'érents 
registres contenant les états de recette faitte par ledit 
Parmentier des cens, surcens et chapons de la sei- 
gneurie d'Osny, plusieurs plans do la même terre et 
seigneurie, des lettres de correspondances tant des 
secrétaires de Monseigneur le Premier Président de 
Nicolay, que de ceux de S. A. S. Monseigneur le Prince 
de Conty, relativement aux bornages des seigneuries 
et domaines de Pontoise et du territoire d'Osu}', des 
états d'une quantité d'arpentage faits pour différents 
particuliers du Vexin, des titres précieux de famille, 
enfin une infinité d'autres nettes », 1784; — par le 
procureur du Roi au bailliage de Chaumont, au sujet 
de la mort violente de Marie-Madeleine Duruel, veuve 
de Jean-François Dubus, vitrier en la paroisse de 
Si-Martin de celte ville, 1786; — par le iirocurour fiscal 

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ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



au bailliage d'Hénonville et justices y réunies, contre 
des quidams qui, avec des instruments tranchants, 
avaient coupé dix -sept jeunes arbres fruitiers « sur le 
terroir d"lvry-le-Temp!e, le long de la voyerie et che- 
min qui conduit dudit Ivry à Ileurcourt, appellée voirie 
de Chaumont », puis en avaient soulevé et ébranlé 
huit autres « le long de la voirie de Fresne », et ébour- 
geonné quatre autres « le long de la voirie de Mons, 
terroir dudit Ivry », 1786. 

G. 209. (Liasse.) — 2 pièces, parchemin ; 106 pièces, papier. 

1671-1729. — Procès. — Procédures classées par 
ordre alphabétique de noms de paroisses. — Ableiges- 
AuvERS. — Procédures : — contre le curé de La Vilie- 
neuve-Saint-Martin, commune d'Ableiges, à la suite 
de la plainte portée par les habitants de ce hameau, 
qui l'accusent de négligence dans le service divin, et 
lui reprochent de s'être trouvé parfois « empris de 
vin » au point de ne pouvoir chanter les vêpres et dire 
les répons et les prières, 1676; — contre le curé d'A- 
bleiges, qui, le jour de Saint-Gilles, patron de M'' de 
Maupeou, seigneur d'Ableiges, avait gardé les clefs de 
son église, afin d'empêcher ses paroissiens d'assister 
à une messe haute célébrée « par M™ Jean-François 
de La Rocque, prestre, chanoine de l'église de Saint- 
Maximin de Magnak », au désir de M'"" de Maupeou 
et des paroissiens, et, par suite, avait causé du scan- 
dale parmi ces derniers et tenu des discours violents 
contre la conduite dudit sieur de La Rocque, sup- 
pliant , 1729 ; — contre le curé d'Aincoitrl , par 
'< M" Cliarles de Nocey , chevalier, seigneur de 
Brune), Lesseville, Incourt en partie et de Hocourt », 
au sujet de certaines i)aroles injurieuses et calom- 
nieuses proférées par ledit sieur curé contre « M"= de 
Nocey >-, ce dernier ayant été qualifié de « coupeur 
de bras, d'être de la religion rectifiée et d'avoir voulu 
faire assas.signer ledit curé », et cela à l'occasion de 
la visite de l'église d'Aincourt par l'archidiacre, 1677; 
— contre le curé d'AmblainvUle, et la dame Jeanne 
de Macliy, veuve de François Caffin, en son vivant 
receveur de Sandricourt, laquelle pour s'exempter de 
pay<"r « gratule somme de tailles », avait résolu de se 
marier avec le sieur Antoine Le Long, écuyer, sieur 
de " Longfay n, à elle présenti; i)ar ledit curé, et .«N'é- 
tait on.suite récusée, 168^; — l'ontre l'anl U , 

prêtre, chapelain de l'église d'Amblainville, accusé par 
Jean Lcfiage, mar;,'iiil]ier de la paroisse, d:; négliger le 
service divin, de boire et s'enivrer dans les cabarets, 



et même dans un lieu réputé infâme, 1676; — contre 
le curé d'Ambleville, par M"'" Joseph de MaroUes, che- 
valier, écuyer ordinaire du Roi et seigneur de MaroUes 
et d'Ambleville, au sujet de paroles injurieuses, de 
nature à porter atteinte à l'honneur et à la réputation 
dudit sieur de MaroUes, prononcées par ledit curé, 
1724; — contre le curé d'Amenitcoitrt, par Michel de 
La Porte, vigneron, qui avait « accordé sa sœur Isa- 
belle de La Porte en mariage à Claude Morant, en pré- 
sence des parents et amis communs » ; s'étant tous 
transportés au presbytère, demeure du curé, pour 
faire célébrer les tiançailles, ils ne trouvèrent point 
celui-ci ;. mais, ayant rencontré son vicaire, et l'ayant 
prié de procéder, en l'absence du curé, auxdites fian- 
çailles, ce dernier les invita à prendre patience et à 
attendre le retour du curé, qui ne devait pas tarder, 
ne pouvant rien l'aire sans l'autorisation du curé, dont 
l'absence, s'étant jirolongée jusqu'au soir, fut regardée 
comme une peine et unalfront; de plus, le plaignant 
déclare que le curé se fait payer des droits indus, no- 
tamment les enterrements , pour lesquels il exige 
6 livres 5 sols, 1673; — contre le curé et le vicaire 
d'Arronville, par « Angélique de Villeboys, veufve de 
deffunt M"'" Louis Testu, vivant chevallier, seigneur de 
Balincourt, Arronville et autres lieux »: comme au 
jt)ur convenu pour le « quarentain » dudit défunt, in- 
humé dans l'église d'Arronville, ladite de Villeboys s'y 
était transportée accompagnée de douze religieux tant 
de la Trinité que de Saint-François et autres ecclésias- 
tiques et personnes de qualité, elle avait trouvé les 
portes de l'église fermées, appris que le curé s'était 
« évadé », et rencontré dans le cimetière le vicaire, 
qui refusa d'ouvrir les i)ortes; force fut de faire célé- 
brer ledit service en l'église de Menou\ille, comme la 
l)lus proche dudit Balincourt, 1671; — à la requête de 
Louis Dufour, clerc et maître d'école de la paroisse 
d'Artliies, contie les niarguilliers et habitants de la 
paroisse au sujet des gages i[ui lui étaient dus, 1077; 
— contre le desservant do la paroisse d'Aidurs, par 
Jacques Pinot, vigneron, se plaignant ù raison d'in- 
jures et menaces proférées contre lui par icilit desser- 
vant, 1676-1677; — par M'° Énot Le Moine, prêtre, 
vicaire de Valmondois, contre le sieur C..., clerc, 
demeurant à Anvers, à raison des violences exercées 
sui- sa personui' par ledit clerc, « masqué », en la 
(•(inipagnie de phisieurs auti'es nui.s(]ues, 1672; — 
contre le chapelain de Sainl-Nicnlas d'.Vuvers, par 
Lii'uard Bouciul, ImIiikii-i'iu- de vignes, dcniriu'ant A 
.\uvcr.s, pour raison des voies de fait et violences oxer- 
ci'es sur sa personne par ledit cliaiielain, 1671; — 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PÛNTOISE. 



121 



contre le prieur-curé d'Àuvers, par Denis Cliéron, 
tailleur d'habits, demeurant à Pontoise, et Marie 
Ruaut, sa femme, tendant à ce que ledit curé fût con- 
damné à leur payer la somme de 82 livres restant de 
celle de 00 livres pour l'instruction faite par eux aux 
jeunes filles d'Auvers, « depuis le 1" février 1668 jus- 
qu'au P'' octobre audit an », 16"1; — par Mathias 
Postolle, vigneron, demeurant « au Valherraé », pa- 
roisse d'Auvers, contre le prieur-curé d'Auvers, pour 
restitution d'une somme de 150 livres « qui lui auroit 
esté déposée; confiée et mise ès-mains par défuncte 
Adréanne Pelletier, jadis femme dudict demandeur », 
16^1-1674. 



G. 21(1. (Liasse.) — 68 pièces, papier. 

1667-1789. — Procédures classées par ordre alpha- 
bétique de noms de paroisses. — Bachivillers-Bri- 
GNANCOURT. — Procédures: — contre Jean Gomond, 
« musnier », demeurant au moulin d'Ivrj'-ie-Temple, 
par les sieurs curé et vicaire dudit Ivry-le-Teuiple, 
pour raison de ce que la fille de Jean Gomond étant 
décédée, son père voulut la faire enterrer à DachlvU- 
lers : mais au jour et à l'heure convenus entre lesdits 
curés d'ivry et de Bachivillers pour la levée du corps 
et son transport audit Bachivillers, le vicaire d'ivry, 
qui devait faire la levée et accompagner le corps de la 
défunte jusque sur les confins de la paroisse de Bachi- 
villers, ayant passé l'heure et s'élant trouvé en retard 
de deux heures et demie, Jean Gomond perdit pa. 
tience, mit le cercueil dans une charrette et l'enleva 
sans permission et sans être accompagné du clergé ; 
nonobstant quoi, le curé de Bachivillers reçut ledit 
corps en son église et l'inhuma dans le cimetière de la- 
dite [)aroisse, 166U; — contre Jacques G , charron, 

demeurant à Bachivillers, Marie B , sa femme, 

Françoise et Cécile G , ses filles, par le Promoteur 

de l'Ufficialité, pour raison du scandale arrivé dans 
l'église paroissiale de Bachivillers, « pendant que l'on 
y chantoit les vespres » ; ces quatre personnes s'y 
étant « querelées publiquement, se sont dit des injures 
et ont usé de violences et voies de laict », on sorte que 

lesdites filles G « ont receu chacune un soufilet, 

et ledit C. . ... receut un coup de point dans le nez, sy 
violemment qu'il en répandit du sang sur le pavé de 
l'église », 1702 ; — contre le curé de Bcnnecourt, par 
les habitants de « Trebleval » [Tripleval], hameau de 
Bennecourt, « disant lesdits habitants » que, dès 
« l'année l.")42'', il leur auroit esté accordé la faculté 

SniNE-IiT-OlSE. SlJUlK G. 



de faire bâtir une chapelle audit hameau de Trebleval, 
à cause de l'éloignement de la paroisse de Bennecourt, 
et difficulté des chemins, pour, en considération des 
infirmes et personnes aagées, y célébrer la messe et 
donner lieu ausdits habitans d'y faire leurs dévotions ; 
laquelle, pour cet effet, auroit esté bénite l'année sui- 
vante par Usr l'évesque d'Hyppone, commis à cet effet 
parMonseig'' l'archevesque de Rouen », etc.; ils repré- 
sentent que le « soit-disant curé de Bennecourt » s'était 
avisé « de s'emparer des clefs de ladite chapelle depuis 
environ un an, d'en interdire l'entrée, d'empêcher 
qu'on y dise la messe, qu'on y continue les dévotions 
ordinaires », etc. Il est dit ailleurs que le curé de Ben- 
necourt, assisté de quelques-uns de ses vicaires, étant 
venu au hameau de Tripleval, composé de soixante- 
dix feux, avait par force et violence, « emporté de la- 
dite chapelle le ciboire d'argent qui y avoit esté donné 
par les seigneur et dame de La Roche- Guyon », le 
calice et la patène d'argent, etc., 1676; — contre le 
curé de Berville, par un certain nombre d'habitants 
de cette paroisse se plaignant des violences dudit curé 
et de son valet, qui sont « gens violens et à tout entre- 
Itrendre ; et, pour les scandales qu'au sujet de cer- 
taines femmes qui hantent chez luy il leur donne, ils 
n'ont aucune confiance en luy, et ne peuvent se ré- 
soudre d'aller à confesse à luy » ; ils demandent son 
remplacement, 1678 1688 ; — contre le curé de Boissy- 
VAillcrie par Pierre Chartier, laboureur, se plaignant 
d'avoir été injurié au prône de la messe, pour raison 
de quoi il est enjoint audit sieur curé d'user à l'endroit 
dudit Chartier de plus de modération, de douceur et 
de charité, et de s'abstenir à l'avenir de parler dans 
son prône en termes injurieux, soit directement, soit 
indirectement, d'aucun de ses paroissiens ; il est en 
conséquence condamné aux frais du procès et à une 
amende de 12 livres, applicable par moitié aux pau- 
vres de la paroisse et aux enfermez de l'Hôpital de 
Pontoise, 168-1-1685 ; — iiar les habitants de La Bosse 
contre le vicaire, à cause de sa conduite scandaleuse, 
1C87; — contre le curé de La Bosse, par son vicaire, 
pour raison de ce que ledit curé l'avait congédié sans 
aucun avertissement, 1789; — contre le sieur P..., 
I)riHre, cha[)elain du Rosnel, hameau de Bréançon, 
pour avoir, étant sus[)endu de ses fonctions, continué 
à dire la messe dans la chai)elle du Rosnel, et méprisé, 
en ce faisant, la sentence prononcée contre lui par ses 
supérieurs, 1667; — contre le curé de « Breiiil », par 
M'° François de Gourteuille ou Courteville, chevalier, 
seigneur de « Breuil », pour raison do certains actes 
de mépris commis par ledit curé, entre autres « d'avoir 

tG 



122 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE, 



laict refus de lire et publier en son prosne ou empêché 
son vicaire de faire en son prosne, depuis quinze 
jours en ça, la publication d'un billet à luy donné de la 
part dudit sieur pour advertir les habitans et tenan- 
ciers d'héritages mouvant de luj- à cause de ses fiefs 
de venir payer les cens et droits seigneuriaux à lui 
deubz sous peine de l'amende»; ledit curé sera con- 
damné « d'acquitter les messes de fondation selon les 
intentions du fondateur en l'église dudit Breuil et non 
ailleurs, de célébrer les messes de parroisse les di- 
manches et festes et les vespres à heure certaine, tant 
en hyver qu'en esté ; de faire présenter le pain bénit 
et asperger l'eau Léniste, dont il s'abstient par nies- 
pris, à la personne dudit sieur et de son espouze; de 
suybvre la taxe qui luy sera ordonnée par la sentence 
qui interviendra pour les mariages, grands et petits 
enterremens, de laquelle à ceste fin sera faict copie 
dans le livre de l'église », etc., 1667; — contre 

M" Jean C prêtre, curé de Brignancourl, qui, lors 

de l'adjudication d'un lot de terres appartenant à la 
fabrique de l'église de Brignancourt, dont ledit sieur 
curé voulait se rendre adjudicataire, s'était permis 
d'injurier et de traiter de gueux et de coquin et de 
frapper avec violence le sieur Georges L..., l'un des 
enchérisseurs, lui ayant appliqué « un soufflJ sur le 
visage et un coup de poing sur la teste, et lui crachant 
au nez », oubhant ainsi le respect qu'il devait garder 
dans l'église, et ayant fait tous ses efforts pour chasser 
ignominieusement du saint lieu ledit sieur Georges 
L..., \12ô. 



G. 211. (Liasse.) — 84 pièces, papier. 

1669 - 1768. — Procédures classées par ordre 
alphabétique de noms de paroisses. — Chars-Cour- 
cELLES-sun-ViosNE. — Procédures: — contre le curé 
de Chars, par les habitants de la paroisse et par le 
Promoteur, exposant que ledit curé, sous prétexte 
d'affaires de famille le retenant dans son pays natal, 
n'avait fait aucune résidence dans sa paroisse depuis 
plus de dix-huit mois, sans avoir depuis son départ 
sollicité d'autre permission de ses supérieurs que celle 
que les habitants lui avaient accordée pour quelques 
mois, ni observé d'autres formalités que de charger, 
p''|. ' : . ■'Iribiition, les Pères cordeliers de 

P"i 'ilf de sa cure; que le vicaire qui 

était dans cette paroisse lors de son déi)art, et en qui 
il avait confiance, ayant été nommé curé, depuis 
environ un an, aurait abandonné ladite paroisse i)our 



aller desservir la sienne; qu'à la vigilance de M. le 
Grand Vicaire, il y en aurait eu un d'établi dès ce 
temps; que ce nouveau vicaire aurait écrit plusieurs 
fois audit sieur curé sur des difficultés d'administra- 
tion qui ne pouvaient concerner que le véritable pas- 
teur, sans en avoir reçu aucune réponse; que, consé- 
quemment, cette paroisse se trouvait privée des 
secours que tout curé doit à ses paroissiens, et qu'il 
avait encouru par cette longue absence les peines 
prononcées par les lois de l'Église et de l'État, 1767; 

— contre le sieur A... L..., prêtre habitué de la 
paroisse de Saint-Martin de Chaiimont, en raison de 
sa conduite « scandaleuse, débauchée et dépravée, à 
l'opprobe du sacerdoce avec scandale public», 1673; 

— contre le curé de Chaumont, par suite de la plainte 
des habitants au sujet de la négligence que ledit sieur 
curé apporte dans l'exercice de son ministère et des 
scènes scandaleuses et publiques qui se passent dans 
l'église de Saiat-Martin, entre lui et son vicaire, 1767- 
1768; — contre lo sieur J. . . F. . ., prêtre, desservant 
de Chavençon, « à cause des scandales publics par luy 
commis >5, etc., 1686; — contre le sieur Louis Le R. . . , 
prêtre, vicaire de Chavençon, au sujet d'injures, vio- 
lences et voies de fait envers un sieur Le Clerc, 
accompagnant le dimeur de la paroisse de La Ville- 
tertre, que le vicaire avait terrassé et voulait étran- 
gler, 1690; — contre le curé de Commeny, par le 
curé de Saint-André de Pontoise , pour raison de 
ce que Berthe Subtil, servante, domestique de Jean 
Cossart, sieur de Neubourg ("?), demeurant en ladite 
paroisse de Saiul-.Vndré, y étant décédée, son corps 
avait été enlevi' nuitamment et à l'insu dudit curé de 
Saint-André, et inhumé à Commeny par le curé dudit 
lieu, 1GG9; — contre le vicaire de Commeny, par suite 
de la plainte de Mathieu Bouillette et Jean Chevallier, 
marchands laboureurs, demeurant à Gouzangrez ; le 
vicaire avait pénétré dans la grange où étaient con- 
servés les grains saisis sur le prieur de Gouzangrez ; 
aidé (le l'un de ses neveux, il s'était emparé, en pré- 
sence des batteurs de grain et par violence, do quatre 
setiers du blé qui était battu et vanné en partie; de 
plus, il avait été vu plusieurs l'ois entrant au pres- 
bytère portant un fusil: lesdits Bouillette et Chevallier 
avaient été établis commissaires des grains saisis, et 
s(> trouvaient êtr'i' resi)onsables desdits grains, 1670; 

— contre le curé' d(> CorDit'illis, par l'Itieune Uollant, 
laboureur, demeurant à Cormeilles et Catherine Uol- 
lant, sa fille, et par ledit curé contre lesdits sieur et 
demoiselle Uollant, pour injures réciproques, lOSl ; — 
contre le sieur M. . ., vicaire de CoKJXellcs-lcs-Oixors, 



SERIE G. 



GRAND VICARIAT ET OFFICIALITK DE PONTOISE. 



123 



pour ce qu'il « mène une vie trop séculière », 16G5- 
1615; — contre ledit vicaire, par Jean Hiiet, bourgeois 
de Gisors, se portant en inscription de faux au sujet 
d'un « escript en forme de quittance faussement fabri- 
qué par ledit sieur M... », 1680; — contre le sieur 
G. . . II. . ., curé de Coiircellessur-Viosne, à cause de 
sa conduite scandaleuse, 1688; — contre le même pour 
le même motif, 1691. 



G. 212. (Liasse.) — 12 pièces, papier. 

1672. — Procédures classées par ordre alphabé- 
tique de noms de paroisses. — Drocourt. — Procé- 
dures: — pour Marie P..., contre le curé de Dro- 
court, accusé d'avoir contrevenu aux ordonnances du 
Grand Vicaire de Pontoise, relativement à la publica- 
tion des bans en vue du mariage de ladite Marie P. . . , 
1672. 



G. 213. Liasse.) — : 



pièces, papier. 



1676 - 1785. — Procédures classées par ordre 
alphabétique de noms de paroisses. — Ennery-Éra- 
GNY. — Procédures : — au sujet de la conduite des 
garçons de la paroisse d'Ennery, qui, au sortir de la 
messe de mariage de la nommée Marie B..., de la 
paroisse d'Ennery, avec Bernard A . . . , de la paroisse 
d'Auvers, avaient empêché la mariée de suivre son 
mari à Auvers, jusqu'à ce que ledit Bernard eût payé 
auxdits garçons d'Ennery certains droits par eux pré- 
tendus, d'où il survint une bataille entre les gens de la 
noce et lesdits garçons, laquelle, commencée sous le 
porche de l'église, se termina dans le cimetière, oii le 
sang coula des blessures reçues par plusieurs parti- 
culiers « engagés dans cette furieuse mêlée » ; sur la 
plainte du Promoteur , le cimetière fut déclaré 
« poilu », et, en conséquence, il fut fait défense d'y 
enterrer jusqu'à ce qu'il eût été réconcilié, 1688; — 
par le curé à' Épiais- Rhus, contre un quidam « éclé- 
siastique », qui s'était permis de célébrer la messe et 
de chanter vêpres dans la chapelle de Rlius, et se disait 
titulaire de ladite chapelle, au détriment dudit sieur 
curé, 1785; — par le curé d' Éjiinaij-si'.r-Seine contre 
le curé d'Éragnu-, promoteur de l'Onicialité de Pon- 
toise, au sujet d'une sentence rendue après informa- 
tion, concernant des injures et calomnies à rencontre 
du sieur curé d'I'^pinay, appelant de ladite sentence, 
1676. 



G. 214. (Liasse.) — 37 pièces, papier. 

1667-1763. — Procédures classées par ordre al- 
phabétique de noms de paroisses. — Follainville- 
Fresne-Léguillon. — Procédures : — pour le curé de 
Follainville, contre les marguilliers de la paroisse, au 
sujet de la fourniture du pain et du vin pour la célé- 
bration de la messe, que le curé avait faite jusque là, 
et qui était à la charge de la fabrique, 1709; — contre 
le curé de Follainville, au sujet de sa négligence habi- 
tuelle dans l'exercice de son ministère et de scandale 
donné, 1763 ; — contre le curé de Fresne-Léguillon, 
au sujet de sa conduite débauchée et scandaleuse, 
attendu qu'il passait une partie des nuits à boire et 
chanter avec des garçons du village, etc., 1667-1669. 



G. 215. (Liasse.) — 100 pièces, papier. 

1668-1725. — Procédures classées par ordre al- 
phabétique de noms de paroisses. — Gaillox-Gui- 

TRANCOURT. — Procédures : — contre Pierre L , 

curé de Gaillon, à raison de sa conduite scandaleuse 
et de certaines malversations, 1707-1724 ; — contre le 

sieur P , curé de Gaillon, pour rébellion envers 

un officier de la justice, qui avait été injurié, traité 
de voleur et « de bougre », et pour voies de fait sur 
un huissier, qui venait opérer une saisie chez lui, 

1725 ; — contre Louis G , prêtre habitué à Gar- 

genville, buvar.t au cabaret et ayant été vu par plu- 
sieurs habitants dudit lieu « empris de vin », 1672 ; 

— contre le curé de Génicourt, Guillaume F , 

pour négligence dans le service divin, « ne disant 
point oixlinaireraent, les veilles des festes et dimanches, 

les vespres ; qu'il n'a aucune heure réglée pour 

les messes, et ne fait aucun catéchisme ou instruc- 
tion ; que, depuis dix ou douze ans, il n'y a 

aucune reddition de comptes, que le bien de l'église 
est au pillage, que les marguilliers s'en rendent inais- 
tres, que depuis quehiues années ils vendent le bien 
de l'église comme bon leur semble », etc., 1660 ; — 
contre le curé pourvu par résignation de la cure de 
Génicourt, celui d'Épinay, son frère, et un autre 
frère, soldat, au sujet de violences, voies de fait jus- 
qu'à effusion de sang et blessures, paroles injurieuses 
et calomnieuses contre Louis La B , prêtre des- 
servant la cure de (îénicourt, en attoudant que le 
sieur curé de Génii^ourt iiût prendre possession de 
ladite cure. On voit par la procédure que le sieur 



124 



ARCHIVES DE SEIXE-ET-OISE. 



Jean F , curé de Génicoarf, ayant été pourvu de 

la cure d'Épinav, jouissait à la fois des revenus des 
deux paroisses ; ayant su qu'il était informé contre 
lai à raison des faits et cliarges à lui imputés, il avait 
fait signifier une prétendue résignation qu'il avait 
signée en faveur de son frère, encore au séminaire, 
et avait produit une procuration de sondit frère por- 
tant pouvoir de gérer pour lui la cure de Génicourt, 
ce qui constituait une « intrusion », son frère n'étant 
encore que clerc et « attendant la vocation pour 
entrer dans les ordres », 1675-1676 ; — par les habi- 
tants du hameau de Gérocourl, paroisse de Génicourt, 
requérant que la sentence d'excommunication pro- 
noncée contre eux par le sieur François H , curé 

dudit lieu, fut déclarée nulle et abusive, et qu'à l'égard 
des titres des biens de l'église, qu'il a entre ses mains, 
il fut tenu à en faire la représentation, pour « estre 
recogneues les obmissions de recepte, comme aïant 
administré tout le^lit reveneu au lieu et place des mar- 
guilliers », etc., 1668 ; — contre le curé de Gouzan- 
grez, à raison de sa nég'igence dans l'administration 
des sacrements et la célébration de l'office divin, et 
notamment au sujet du scandale arrivé le jour de 
Pâques, à l'issue de la grand'messe : M"- de Gouzan- 
grez, Antoine de Soulfour, écuyer, « estant seul vis- 
à-vis le tabernacle à la sainte table, pour y commu- 
nier, le prieur dit aux habitans de s'approcher pour 
communit-r; et, commençant par le côté droit, il com- 
munia tous ceux qui se rencontrèrent à la sainte 
table, excepté ledit sieur de Gouzangrez, qui estoit au 
milieu, lequel il passa sans le communier; au con- 
traire, il remonta sur le marchepied de l'autel, où il 
commença à dire publiquement qu'il falloit se récon- 
cilier à son frère, réparer le scandale que l'on avoit 
fait auparavant que de se présentera la communion, 
pour ne pas communier comme des Judas; et, conti- 
nuant son discours, fust prié par ledit sieur de Gou- 
zangrez de lui administrer la sainte communion, pour 
quoy il estoit là i)résent, n'estant pas le temps do 
prêcher; ce que leilit prieur ne luy accordant pas, il 
fust obligé, prenant le peuple à témoin du scandale 
qu'il luy avoit causé, de se retirer dans sa chapelle, 
en laquelle ledit prieur le voïant luy dit qu'il ne luy 
refusoit pas, à quoy ledit sieur de Gouzangrez dit 
qu'il l'avoit mi.H hors d'estat de communier « ; il était 
déclaré de plus que ledit curé, qui se disait seigneur 
«plrituel et temporel de Gouzangrez, tenait dans les 
rue» des discours scandaleux, infâmes et deshonnétes, 
et se prenait de paroles avec des femmes de sa pa- 
roisse, etc., 1G70; —au sujet du bruit qui " couroit 



dans la paroisse de Gouzangrez que deux ou trois 
petits garçons escholiers, aagez présentement de 
treize ans ou environ, auroient dict depuis peu de 
jours, en jouant avec les autres, qu'il y auroit bien 
deux à trois ans qu'après avoir sonné midy dans 
l'église dudict Gouzangerz, où ils avoient esté en- 
fermez l'espace de quatre à cinq heures par leur 
maistre d'eschole, ils se seroient advisez, ne sachant 
que faire, d'aller ouvrir le tabernacle, dont ils au- 
roient pris la clef dedans une petite boiette au des- 
soubs dudict tabernacle, et qu'ils avoient pris dedans 
le ciboire deux ou trois osties pour se communier, 
lesquelles ils avoient usées sur le champt, ce qui n'au- 
roit pu se faire sans irrévérance », etc., lOSO ; — 
contre Eustache P , prêtre, prieur-curé de Gou- 
zangrez, pour raison de sa conduite « extrêmement 
scandaleuse » ; il est représenté comme causant par 
« sa mauvaise conduite » un préjudice notable à tous 
les habitants dudit lieu, et l'information faite par le 
Promoteur de l'Olflcialité, relate qu'il est fort négli- 
gent de ses devoirs, ne faisant presque jamais de 
Iirnne, d'instruction ni de catéchisme aux enfants, 
qu'il est « presque tousjours ou très souvent rempli 
de vin, soit les jours de festes et dimanches, soit les 
autres jours, que dans cet estât il fait fort souvent 
l'office et administre les sacrements au grand mes- 
pris de l'Eglise et de son caractère et au scandale de 
tous ses paroissiens, (ju il est sujet à toutes sortes de 
violences, blasphèmes et emportemens », etc., 1690 ; 
— contre ledit sieur Eustache P , curé de Gou- 
zangrez, qui, malgré la dernière monition à lui faite, 
avoit reçu chez lui et donné à boire et à manger à 
son ancienne servante, etc., malgré la sentence ren- 
due à cet égard contre lui le G mai KiUl). ce qui avait 
causé un scandale public, 1G91 ; — entre les confrères 
de la Charité érigée en l'église de Saint- Ouen de 
Guilrancoiirl, « Louis d'Andrieu, escuier, seigneur 
de Magnanville et Guitrancourt en partie, y demeu- 
rant, prévost en charge de ladicte confrairie », et 
M'» Gabriel Dauplet, prêtre, curé de ladite église de 
<i (iitrancourt », etc., au sujet des statuts de cette 
confrérie, qui n'avaient pas été approuvés canonique- 
ment ; i)ar suite défense est faite aux confrères do 
s'y conformer jusqu'à ce qu'ils aient été approuvés, 
l(i7'.). 

0. 2Ifl. (l.iaesi'.) — 25 pièces, p.iiiiiM-. 

1 606 -1687. — Procédures classées par ordre al- 
phabi'tique de noms de paroisses. — IIauavilliers- 



SERIE G. 



GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE POXTOISE. 



125 



HÉROUViLLE. — Procédures : — contre !e curé ClHo- 
ravilliers, par les habitants du hameau de Theuville 
dépendant de la paroisse d'Haravilliers, au sujet du 
desservant de la chapelle de Saint-Claude de Theu- 
ville, que ledit curé voulait empêcher d'officier et 
remplacer par son vicaire le jour de la fête de Saint- 
Claude, 16G6-1610 ; — contre Pierre D , vicaire 

d'Haravilliers, au sujet de paroles injurieuses et ca- 
lomnieuses portant atteinte à la réputation et à l'hon- 
neur de demoiselle Urbaine d'Andrieu, 1670; — 
contre Nicolas D .vicaire delà paroisse d'Hara- 
villiers, au sujet de sa conduite scandaleuse, « de ses 

habitudes particulières avec Marie B », et des 

violences, injures et voies de fait exercées par ledit 

vicaire sur la personne de Pierre H , clerc de la 

paroisse, etc., 1G85; — contre le curé ù' Ilénonville &i 
les marguilliers de ladite paroisse, qui voulaient de- 
stituer sans raison M''" Pierre Caillot, clerc tonsuré, 
faisant les fonctions de clerc en ladite paroisse ; ce 
dernier requiert que la cause de sa destitution soit 
déclarée, et qu'il lui soit payé la rétribution convenue, 
qui lui est due : il avait été reçu « tant par le sieur 
curé dudit Ilénon ville que par les anciens et nou- 
veaux marguilliers de l'église dudit lieu pour faire 
les fonctions de clerc de ladite église, moïennant 
soixante et quinze livres de rétribution par chacune 
année non compris le logement, les feux de la com- 
munauté et le vin que le clerc a droict de quester par 
chacune année aux vendanges », etc., ICSO ; — contre 
le curé à'Hérouville, qui ne faisait aucune résidence 
en sa paroisse, pour qu'il fut requis de la desservir et 
d'y faire sa résidence, 1687. 



G. 217. (Liasse. 



a piL-ces, papier. 



1675-1680. — Procédures classées par ordre al- 
phabétique de noms de paroisses. — Ivry-le-Temple. 
— Procédures : — pour le curé C^'Icry-le-Temple^ 

contre le sieur Du F , qui s'ingérait de célébrer la 

messe dans la chapelle de la Commanderle, située 
dans la [laroisse d'Ivry, « festes et dimanches, mesme 
dans le temps do la messe paroissiale », et, en outre, 
d'y faire la bénédiction du pain bénit et de l'eau bé- 
nite, « ce quy ne se fait qu'à dessein de soulever les 
peu[iles et de les soustraire de l'obéissance qu'ils 
doibvent à leur pasteur naturel en les divertissant, 
jiar un ('si)rit de révolle, de leur debvoir pour l'assis- 
tance à la messe do paroisse », 16*5 ; — contre le des- 
servant d'Ivr^-le-Temple, à la requête de M" Jean- 
Baptiste de Pitart, chevalier, seigneur d'Ivry -le - 



Temple, de Guigneville et autres lieux, demeurant or- 
dinairement à Ivry, lequel expose dans cette requête 

que le sieur P , curé d'Ivry, n'étant pas résident 

sur le lieu et étant obligé de faire desservir sa cure 
par autre qui fût du moins approuvé de l'Official, 

avait fait rencontre du frère C , religieux corde- 

lier, passant dans le village : « L'auroit ari'esté sous un 
traicté secret faict avec luy, par le moyen duquel il 
auroit pris sa demeure dans le presbytère, en l'ab- 
sence dudit curé, comme s'il estoit son vicaire, et ce- 
pendant il n'auroit cessé d'abuzer de ses fonctions et 
ministère au grand scandale d'un chacun ; et, au lieu 
de recevoir de luy de bonnes instructions, tourne en 
raillerie toutes ses fonctions, notamment lorsque, dans 
le caresme, il a entrepris de faire le catéchisme aux 
enfans, il a employé quantité de termes infâmes et im- 
pures, sous prétexte d'expliquer le péché de sodomie ; 
exige de l'argent pour l'administration des sacremens 
comme des baptesmes, et plus que l'ordinaire aux 
inhumations; fait quantité de scandales en preschant 
en son prosne, y meslant quantité de termes de bouf- 
fonnerie, qui excitent le peuple à rire, autreflfois usant 
de paroles et termes injurieux contre différentes per- 
sonnes, n'espargnant pas mesme la dame du lieu, se 
servant de l'église et de la chaire comme d'un lieu de 
théâtre ; fréquente ordinairement le cabarez avec 
toutes sortes de personnes ; n'a point d'obédience par- 
ticulière, qui soit venue à la connoissance du com- 
plaignant, n'estant point connu dans le couvent de 
cette ville ni ailleurs; que, dimanche dernier, il se 
seroit eschappé à dire des discours si infâmes et 
scandaleux qu'il auroit obligé les habitans de dire 
haultement en sa présence que l'on luy fermeroit 
[lorte de l'église et du presbytère », etc., 1676; — 
contre le curé d'Ivry-le-Temple, h la requête du sieur 
de Saint-Aubin, clerc, et à celle de quelques habitants 
demandant que ledit curé fût condamné â « restablir 
et remettre ledit de Saint-Aubin dans sa condition de 
clerc, qu'il exerçoit cy-devant », etc., 1680. 



G. 218. (Liasse.) — 6 pièces, papier. 

1681-1682. — Procédures classées par ordre alpha- 
bétique de noms de paroisses. — Juzikrs. — Procé- 
dures : contre le sieur N S , prêtre, curé de 

Juzlers, pour raison d'incurie dans l'exercice de ses 
fonctions, de paroles injurieuses envers ses parois- 
siens, de mauvaise conduite et d'excitation à la dé- 
bauche, etc., 1681-1682. 



126 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



G. 219. (Liasse.) — 1 pièce, parchemin ; 172 pièces, papier. 

1667-1770. — Procédures classées par ordre al- 
phabétique de noms de paroisses. — L.\bbéville- 
LouvRES. — Procédures : — à la requête de Jean Pié- 
deloup, marguillier de la paroisse de Labbéville, 

contre Mathieu G , Marie R , sa femme, 

Charles C , Marie G , sa femme, François et 

Vincent M , père et fils. Ces derniers avaient été 

maltraités et assaillis à coups de pierre depuis le por- 
che de l'église jusque dans le cimetière, oii le sieur 

Vincent M avait reçu à la tète une pierre 

qui lui avait fait une blessure très considérable et 
avait amené effusion de sang; par suite, le cimetière 
avait été déclaré pollué, et défense avait été faite d'y 
enterrer jusqu'à ce qu'il fût réconcilié. Les assaillants 
sont condamnés à « assister et être présents à la ré- 
conciliation qui s'en faira, avec un cierge ardent, 
chacun en leur main, du poids d'un quarteron chacun, 
lesquels cierges seront délaissés, en la présence du 
peuple, dans l'église, pour estre consommez sur l'au- 
tel d'icelle, pendant le service et cérémonie de ladite 
réconciliation et autres jours de festes et dimanches 

suivans d, de plus, à payer auxdits M , père et 

fils, la somme de 54 livres et aux frais et dépens du 

procès, 1674 ; — contre le sieur Léonor A , curé 

de Saint-Pierre de Liancourt, au sujet de sa conduite 

scandaleuse, 167T; — contre le sieur Jean V , 

curé de la paroisse de Notre-Dame de Liancourt, à la 
requête de Pierre Sarrazin, contre qui ledit curé avait 
a tout mis en œuvre pour le molester, jusqu'à lui re- 
fuser publiquement et au grand scandale de tous les 
paroissiens la sainte communion », n24; — contre 
Jean M .vicaire perpétuel de la paroisse de Saint- 
Pierre de Liancourt, pour raison de propos injurieux 
et calomnieux tenus publiquement en chaire, dans 
l'église, contre Alexandre Bouclier, prieur et seigneur 
des domaines duilit prieuré et paroisse, curé primitif 
et seigneur fondateur de ladite église, comme étant 
aux droits du seigneur patron fondateur et donateur 
d'icelle, l"2ô-n2G ; — contre le curé de la paroisse de 
LierviUe, à la requête des habitants, au sujet de 
paroles injurieuses et de menaces d'excommunication 
faites au prône, par ledit curé, contre un des habi- 
tants, lOOT ; — contre le curé de Llmnu, à la rf'quêto 
du Promoteur, à qui Ir; vicaire et un habitant de la 
paroisse avaient dénoncé la négligence dudit curé 
dans l'(;xercice de ses fonctions et sa manière de jiro- 
céder aux mariages, IGTï ; — contre le sieur B , 



curé de Limay.à la requête d'une partie des habitants, 
pour raison de prétendues négligences et de refus 
d'administrer la communion, etc., ce qui fit l'objet 
d'un procès considérable, dû plutôt à une cabale qu'à 
une appréciation exacte des faits, et dont ledit curé 
fut renvoyé absous, 1768-1770 ; — par Noël Duche- 
min, prêtre, vicaire de Limeiz, au sujet de violences 
et voies de fait exercées tant sur lui que sur la per- 
sonne d'Antoine L par le nommé P et ses 

enfants, 1689 ; — contre le curé de la paroisse de 
LivUliers, au sujet de la reddition des comptes des 
sommes reçues et payées par lui, 1672; — contre le 
même, accusé d'ivrognerie par plusieurs habitants de 
la paroisse, dont quelques-uns, cependant, reconnais- 
sent que leurs accusations sont fausses, dues à la mal- 
veillance et supposées, 1678; — contre Antoine G , 

curé de Longuesse, à raison de sa négligence dans 
l'exercice de ses fonctions, attendu qu'il avait laissé 
plusieurs de ses paroissiennes mourir sans sacrements, 
et aussi à raison de sa conduite scandaleuse, etc., 
1668-1G70; — contre le curé de Longuesse, à la 
requête d'un habitant de « Longuaisse », au sujet de 
refus de la communion et de menace d'excommunica- 
tion proférée par ledit curé contre cet habitant, s'il ne 
s'accommodait avec plusieurs particuliers avec qui il 
était en procès, et que le curé soutenait contre lui de 
son autorité ; par suite, cet habitant n'avait pu accom- 
plir le devoir pascal, 1673; — contre le sieur Simon 

D , curé de Loiivres-en-Parisis, à raison de sa 

conduite, qui « paroît peu réglée », et aussi « d'une 
doctrine suspecte qu'il enseigne », avançant plusieurs 
propositions extraordinaires sur la matière de l'orai- 
son, publiant que « Molinos est un saint homme, 
qu'un livre dudit Molinos intitulé La Guide spiriluelle 
(>st un livre tout divin », etc., 1702-1703. 



G. ?20. (Liasse.) — 1 pièce, parclioiiiiii ; 138 pièces, papier, 

1668-1726. — Procédures classées par ordre al- 
phabétique de noms de paroisses. — M.\.gny-Moussy. 
— Procédures : — ù la re(iaête du curé de Marjnif, con- 
tre M" Jean P..., prêtre habitué audit lieu, à raison de 
violences et scandales commis par ledit prêtre devant 
la porte du plaignant, 1G70; — contrr le même, à la 
requête de « .Maistre Jean Le Febvrc, conseiller du 
Hoy, Président, Lieutenant général civil et criminel au 
bailliage de Magny », qui avait été |)ubliqui'ini'nt traité 
decocjuin par Irdit prêtre, et aussi parce (pie ce der- 
nier s'était évadé de la prison de Magny, avec l'aide 



SÉRIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



127 



de son frère, et avait battu et maltraité ceux qui le 
poursuivaient et rarrètèrent , 1(370-1677 ; — contre 
Tliibaut G. . ., prêtre, chapelain de l'église de Magny, 
à la requête de M''" Jean-Baptiste P. . ., prêtre, curé de 
Magny, pour les désobéissances commises par ledit 
sieur Thibaut G... aux; ordres dudit curé ; de plus, 
ledit Thibaut avait " plusieurs fois contrefait les ac- 
tions du sieur curé par dérision, tournant la tête et se 
moquant de sa manière de chanter. Ledit sieur curé 
ayant eu quelque fluxion sur la teste et sur les oreilles, 
ledit sieur G. .-. disoit que c'estoit la taingne et que, si 
sa méchanceté sortoit par là, cela feroit bien », 1678; 
— contre le sieur B..., prêtre, chapelain de la 
Charité de la paroisse de Magny, à la requête de 
Marie C . . . , sa pénitente, tenant le bureau de la poste 
de Magny, pour l'avoir séduite et avoir tenté de la 
faire avorter; et aussi contre ladite Marie C..., par 
plusieurs habitants de Magny, pour violation du secret 
des lettres, en ayant notoirement décacheté plusieurs, 
en ayant même lu et tourné quelques-unes en dérision 
avec ledit sieur B. . . , et ayant ensuite recacheté les- 
dites lettres de son cachet personnel, 1693; — contre 
le sieur L. . ., clerc de l'église de Notre-Dame de Ma- 
gny, pour raison de paroles injurieuses proférées dans 
l'église, dans la sacristie et dans le cimetière, contre 
le sieur François S. . ., prêtre, chapelain de l'église de 
Magny, 1721; — contre le sieur E. . ., curé de Magny, 
ayant enterré un enfant nouveau-né de Geneviève 
C...,sans avoir accompli les formalités ordinaires, 
ayant fait transporter l'enfant du domicile de l'accou- 
chée au presbytère, où il fut exposé et levé pour être 
inhumé; et contre ladite Geneviève G .., pour ne pas 
avoir fait de déclaration de sa grossesse, etc., 1726 ; — 
contre M" Jean Le B..., curé de Saint-Nicolas de 
Manie, ei^l'o André Pierre de M..., vicaire, pour- 
suivis d'abord par l'Official de Chartres, sur la plainte 
des suppliants , et renvoyés définitivement devant 
l'Official de Pontoise, 1683; — contre le sieur P..., 
l)Our avoir blasphémé et proféré des menaces de mort 
contre le sieur Nicolas F.. ., garennier de Méry: « Se 
seroit présenté audict déposant, et lui auroit présenté 
son fusil, le chien bandé, dedans le ventre, lui disant : 
bougre, ventre-I>icu, si tu ne te retire, je te donne du 
fusil dedans le ventre », 1608; —contre M'" Nicolas 
B. . ., prêtre, curé de M<'z;/, qui, ayant été suspendu 
de SOS fonctions par sentence de l'Officialité, n'en con- 
tinuait pas moins d'exercer lesdites fonctions et avait 
même chassé le prêtre commis pour desservir sa 
paroisse, 1701-1702; — contre M" Philippe Du P. . ., 
prêtre , desservant le prieuré , à la requête de 



M'''' Claude F..., prêtre, curé de Marquemont, com- 
mune de Monneville, et M™ Claude de Saint-D..., 
prêtre, demeurant audit lieu, demandeurs en répara- 
tion du scandale commis par ledit sieur Philippe Du 
P..., dans l'église de Marquemont, en la célébration 
du mariage du nommé Gédéon J. .., lequel sera con- 
damné à « recognoistre publiquement, devant six des 
principaux paroissiens, qu'injurieu-sement et mal à 

propos il a repris ledit de Saint-D d'ignorance et 

de nullité par luy commise en la célébration dudict 
mariage, et que défense luy soit faicte de récidiver à 
peine de droict », et de plus, ledit sieur Philippe Du 
P. . ,, sera suspendu de ses fonctions pour un certain 
temps, 1680; — contre François V. . ., prêtre, curé de 
MouigerouU, pour scandale commis dans l'église de 
Notre-Dame de Pontoise; le curé de Montgeroult s'é- 
tant présenté devant le doyen de Meulan, pour avoir 
les saintes huiles, avait d'abord murmuré contre ledit 
doyen, qui lui avait dit que ses vaisseaux étaient dé- 
posés chez le secrétaire du Vicariat ; puis, quand ils 
avaient été apportés et que les saintes huiles avaient 
été mises dedans, sur la réclamation du paiement du 
droit ordinaire, le curé de Montgeroult, murmurant de 
nouveau, aurait dit au doyen qu'il « estoit un mar- 
chand d'huille », etc., 1670; — contre le sieur "V..., 
curé de Montgeroult, pour raison de ses relations 
scandaleuses avec Jeanne P..., sa servante, etc., 
1673; — contre le sieur Adrien Le B..., prêtre ha- 
bitué en la chapelle et église de Saint-Jacques et 
Saint-Christophe de Montagny, commune de Moiilja- 
voull,k la requête de M"= Pierre Le C..., chapelain 
titulaire de ladite chapelle, à raison de la conduite 
scandaleuse du sieur LeB..., et, de son manque de 
soumission audit chapelain, son supérieur, 1070; — 
contre le chapelain de ladite chapelle à la requête du 
curé de Montjavoult, pour raison de ce que le chape- 
lain prenait le titre de curé, 1692; — contre M™ Jean 
V..., prêtre, curé de Moussu, à raison de sa négli- 
gence dans l'administration du baptême, 1683. 



G. 221. (Liasse.) — 60 pièces, papier. 

1670-1726. — Procédures classées par ordre alpha- 
bétique de noms de paroisses. — Neuillyen-Vexin- 
NoYON. — Procédures : — contre le curé de Neuilly- 

en- Vexin, à la requête de Jacques D , chirurgien, 

demeurant ;\ Pontoise, pour raison de paroles inju- 
rieuses ayant causé un scandale [lublic prononcées par 
le curé à rencontre du plaignant , 1070: — 



128 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



contre Jean de M , berger, et Jean G , vi- 
gneron, demeurant à Nouilly, à la requête de René 

B , margui]lier de l'église dudit Neuilly, au sujet 

d'une batterie entre lesdits berger et vigneron, la- 
quelle, conamencée au sortir de la messe paroissiale, 

avait eu lieu dans le cimetière. Le sieur Je M 

avait accusé Jean G.... d'avoir mangé son cochon, 
dont les pieds avaient été retrouvés dans un pré près 
le logis de Jean G ; et, comme il y avait eu effu- 
sion de sang sur la terre du cimetière, il fut interdit 
d'y faire aucune inhumation et cérémonie jusqu'à ce 
que le cimetière eût été réconcilié. Les auteurs de ce 
scandale furent condamnés, pour réparation, à assis- 
ter â la réconciliation qui en fut faite, tenant un 
cierge ardent en la main « chacun d'une demie-livre, 
qu'ils seront tenus laisser à l'église pour achever 
d'estre bruslez devant le crucifix jusqu'à leur entière 
consommation », avec défense de plus récidiver sous 
plus grande peine, et à payer 40 livres de dépens, 

etc., 1676; — contre François d'E , curé de 

Neuilly, à la requête de Jean-Charles de Brunet, « es- 
cuier, seigneur de Neuilly, le Heaume et d'IIodclin- 
court », au sujet de la sépulture de François de Bru- 
net, son fils, que le curé ne voulait pas inhumer dans 
le chœur sous le banc seigneurial, mais bien dans la 
chapelle de la Vierge, lieu de sépulture des seigneurs 
de Neuilly et de leur famille, 1G87 ; — contre M'" Pierre 

P , prêtre, curé dudit Neuilly, pour scandale 

dans l'église, à la requête de .\ntoine B , maçon, 

demeurant à Neuilly et marguillier en charge. Le 
curé, par vindicte, avait fait sortir de sa place et de 
réglise ledit (ilaignant , ilisant qu'il ne continuerait 
pas la messe paroissiale en sa présence, 1712 ; — contre 
le curé de Xeuville-Bosc, à la requête de Catherine 
Boucher, veuve de Martin Le Boutiller, en son vi- 
vant '< écuier, sieur de Maigremont », au sujet de ce 
que h'dit sieur curé, le jour des Rameaux de l'année 
1724, avait refusé la communion à ladite dame de 
Maigremont et à ses quatre filles mineures, sous pré- 
texte qu'elles avaient été se confesser à un autre curé, 
ce qu'il n'avait ])as voulu leur permettre, quoiqu'elles 
euiisent obtenu l'autorisation de l'Official de Pontoisc, 
17211726; — entre le curé de « Noion » et le rece- 
veur (le l'arolievêque de Rouen en sa terre et seigneu- 
rie do Noyon, au .sujet de la perception des dîmes sur 
le Ifrritoire dudit lieu, 1673. 

O. 122. (ijaiw.) — 2 iiiùcoi, p«|pi'M-. 
1C78. — Procédures classées par ordre alphabé- 



tique de noms de paroisses. — Omerville. — Procé- 
dures : — contre Nicolas de II vicaire de la pa- 
roisse d'Omcrville, destitué par Louis Le M. . ., prêtre, 
curé dudit lieu, ledit vicaire ne voulant pas recon- 
naître ledit sieur Louis Le M... pour curé d'Omer- 
ville ; de plus, le vicaire, étant destitué de ses fonc- 
tions, n'en avait pas moins continué à les remplir, 
malgré les défenses et au préjudice dudit sieur curé, 
1678. 

G. 223. (Liasse.) — 1 i:ièce, parchemin ; 155 pièces, papier. 

1668-1729. — Procédures classées par ordre al- 
phabétique de noms de ])aroisses. — Pontoise. — 

Procédures : — contre le sieur Jean Le T , prêtre, 

vicaire de l'église de Suint-André de Puntoise, pour 
sa conduite scandaleuse ; il avait joué aux dés au ca- 
baret avec des bandes de masques à une heure indue 
et avancée de la nuit, etc., 1674; — contre le sieur 
Pierre D , prêtre, curé de Saint- André, à la re- 
quête des niarguiiliers, pour raison du scandale sur- 
venu en l'église de Saint-.\ndré, le deuxième dimanche 
de carême, au sujet de la dame Charles, qui, étant 
marguillière de la Vierge et se trouvant au banc de 
l'œuvre, avait exposé suivant la coutume « une image 
de la Sainte- Vierge, parée de ses ornements »; le 
curé lui ayant enjoint de retirer cette image et la ■ 
dame Charles ne l'ayant pas voulu faire, le curé avait 
déclaré qu'il ne dirait jias les vêpres ; Unaleraent, fai- 
sant mine de s'en aller chez lui, il avait retiré avec 
violence des mains de ladite dame l'image de la Vierge, 
l'avait déchirée et emportée, au grand scandale du 
peuple; de plus, il était accusé de laisser son église 
sans aucun prêtre pour faire Toflice, 1678; — contre 

Noi'l D , curé de Saint-.\ndré, pour négligences 

dans le service divin et injures grossières envers 
les niarguiiliers, attendu qu'il les avait appelés « gros 

c gras, et [dit] qu'il sçavoit bien les dégraiser, 

sans aucun respect de l'église », etc., 1686 ; — contre 

le sieur Jean L , curé de Saint-André, accusé de 

commettre des négligences dans le service divin, de 
proférer des injures envers ses paroissiens, de cacher 
(■liez lui une dame ou demoiselle, d'avoir usiii-pé une 
liartie du cimetière i)our y établir des cabanes à la- 
pins, etc., 161)3 ; — contre Antoine B bedeau de 

la chapelle de la Passion en l'église de Saint- Maclou 
(le Pontoise, qui avait violé plusieurs jietites filles 
dans la tribune de cette chapelle, où il les attirait, et, 

entre autres, Marie-Aiim' (i Agve de six ans, 

etc , 1673; —contre K.' sieur Jacipies C , vicaire 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



129 



de Saint-Maclou, pour avoir exigé des droits abusifs 
en argent à l'occasion d'un mariage, 1675 ; — contre 

Louis D , prêtre, religieux de Saint-Mariln de 

Pantoise, qui demandait à être jugé par-devant le 
prévôt en garde de Pontoise, et qui est débouté de ses 
prétentions : défense lui est faite de se pourvoir et 
procéder ailleurs que par-devant le promoteur de l'Of- 
ficialité de Pontoise, 1678; — contre le sieur Pierre 
B , prêtre, chanoine de Saint-Melloii de Pont- 
oise, atteint et convaincu « d'yvrognerie, débauche, 
vie libertine et scandaleuse et de paroles injurieuses, 
sales et impies », etc., 1668-16'72; — contre le sieur 

D , chanoine de Saint-Mellon, pour scandale 

dans l'administration des sacrements, et cela à ren- 
contre du sieur curé de Saint-Pierre, 1719 ; — contre 

le sieur L , l'un des chanoines de Saint-Mellon, à 

la requête du sieur D , aussi chanoine, au sujet 

d'une dispute survenue en la sacristie et du scandale 
donné aux paroissiens, 1725 ; — à la requête du Frère 

Grégoire de La F , prêtre, religieux profès de 

l'ordre de la Sainte-Trinité et Rédemption des captifs, 
ministre du couvent de Saint-Michel-lez-Poniolse, 
dudit ordre, au sujet de ce qu'un de ses religieux était 
accusé faussement d'avoir eu des relations coupables 

avec la nommée Marie L , et cela pour couvrir 

les déportements d'un prêtre, qui voulait ainsi cacher 
sa conduite scandaleuse, 1683; — contre Pierre C. . ., 
prêtre de l'église de Notre-Dame de Pontoise^ à la 

requête de M'" Hippolyte d'A , prêtre, vicaire de 

Notre-Dame, qui avait été injurié, menacé et maltraité 
avec voies de l'ait par ledit sieur Pierre C , 1669 ; 

— contre le sieur L , prêtre habitué de l'église 

de Notre-Dame de Pontoise, atteint et convaincu « des 
faits d'yvrognerie et scandai », etc., à la requête des 

sieurs M , aussi prêtre habitué de Notre-Dame, et 

Benoit B , dit Lyonnois, scieur de long, 1729 ; — 

contre le sieur P , ancien curé de Saint-Pierre 

de Pontoise, pour injures et voies de fait envers le 

sieur de J , curé de la paroisse, 1061; — contre 

Jacques A , prêtre, chapelain dudit Saint-Pierre, 

à raison de paroles déshonnêtes et impures, 1683-1686; 

— contre le sieur François A , clerc tonsuré, 

chapelain, demeurant à Pontoise, pour paroles in- 
jurieuses et menaces à rencontre du sieur Jean 
Trotiii, huissier royal audit Pontoise, 1673 ; — contre 
lo même, qualifié secrétaire du Vicariat de Pontoise, 
sommé de délivrer certaine copie d'un acte de sou- 
mission faite par les sieurs S et C , cha- 
noines de Saint-Mellon dudit Pontoise, entre les 
mains de M-' l'abbé de Seraucourt, grand vicaire de 

Seink-et-0i8b. — Séuib g. 



Rouen, etc., 1698; — contre le sieur de L , 

prêtre, principal du collège de Pontoise, « lequel a 
une mauvaise habitude de se pi'endre de vin, au scan- 
dai du public, et cause mauvais exemple au lieu d'in- 
struire et catéchiser les escoUiers ausquels il est 
obligé par sa charge à donner bon exemple », et 
s'expose ainsi aux railleries des élèves, etc., 1670 ; — 

contre Antoine M , prêtre, principal dudit collège, 

attendu qu'à la rentrée des classes il avait débité une 
harangue latine diffamatoire et scandaleuse, ayant dé- 
clamé contre plusieurs personnes de la Ville « con- 
stituées en dignité », et même attaqué une compagnie 
entière par des traits calomnieux, etc., 1722. 

G. 224. (Liasse.) — 79 pièces, papier. 

1642-1722. — Procédures classées par ordre alpha- 
bétique de noms de paroisses. — Sailly-Sér.\.ns. — 

Procédures : — contre M"'" Marin R , prêtre, curé 

de Sailly, à raison de sa conduite injurieuse envers ses 
paroissiens et du scandale qu'il leur avait causé, en 
« hantant chez elle « et recevant en son presbytère 
la veuve V. . ., son ancienne servante, 1677 ; — contre 
M''° Henri L. . ., prêtre, curé de Saird-Clalr-sur-Epte, 
qui, revenant d'administrer les sacrements à une ser- 
vante de Breuil, s'était arrêté en une taverne et là, 
enveloppant le ciboire et les saintes huiles dans son 
surplis et les posant sur un coffre de la salle basse, 
s'était mis à boire ; il se prit tellement de vin qu'au 
lieu de revenir par le droit chemin à Saint-Clair, il 
s'égara, tomba, perdit son étole, et s'en alla vers 

Beaujardin, où Pierre H l'aurait trouvé; de plus, 

il était très souvent en retard pour le service divin, 
injuriait ses paroissiens, était très attaché à ses inté- 
rêts, « baillait des vaches à loyer, et en prenait six 
livres » ; enfin il était accusé d'avoir mené une con- 
duite déshonnête et scandaleuse avec plusieurs per- 
sonnes du sexe, notamment avec sa nièce, de s'être 
battu avec son vicaire. M'' G. .., dans l'église, etc., 
1659-1664 ; — contre les curé et vicaire précédents, 
au sujet de leur ivrognerie et conduite scandaleuse en 
public, 1664-1669; — contre le sieur Philippe L..., 
prêtre, vicaire de Saint-Clair, pour avoir fabriqué un 
acte constatant que la nomination des raarguilliers de 
ladite église et fabrique de Saint-Clair avait été faite 
authentiquement et canoniqueraent, et avoir sollicité 
et contrefait les signatures de plusieurs habitants pour 
donner autorité à ladite pièce fausse, 1668-1672; — 
contre le sieur Etienne P..., curé de Saint-Clair, 
pour avoir fait distribution de partie des reliques de 



130 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



« Saint-Cyriu » à différentes personnes, sans auto- 
risation de ses supérieurs, et pour avoir été à la noce 
en plein jour dans l'hôtellerie où pend pour enseigne 
l'image Saint-Pierre, IG'îl-lG'Jô; — contre le sieur 
Jean T,.., prêtre de l'église de Saint-Clair, pour 
avoir journellement commis des abus, en ladite église, 
en la perception et réception des messes de dévotion 
fondées par les pèlerins venant visiter ladite église et 
faire leurs offrandes et dévotions, et pour s'être aussi 
rendu coupable d'autres abus, 1673 ; — contre le sieur 
Jean B..., prêtre de ladite église, pour des faits ana- 
logues, 1670 ; — contre le sieur Le T. • ., ancien curé 
de Molaincourt, demeurant à Saint-Clair, pour ce qu'il- 
avait reçu chez lui pendant trois semaines une cer- 
taine demoiselle, soi-disant aveugle et prétendant 
s'appeler « Mademoiselle des Ursins, marquise de 
Lomberdemont », que l'on avait été obligé de faire 
sortir de force de la maison dudit sieur curé, et qui 
fut enfin mise en prison, 1675; — contre le sieur 
Louis F..., prêtre, chapelain en l'église de Saint- 
Clair, pour insubordination, manque de respect et 
injures envers ses supérieurs, 1719 ; — contre M« Jean 
G. .., prêtre, curé de Saint-Clair-sur-Epte, pour scan- 
dale dans l'église, ayant refusé la communion à l'une 
de ses paroissiennes, etc., 1720 ; — contre le sieur 
Jean S..., prêtre Irlandais, qui avait causé un scan- 
dale dans l'église, en tirant avec violence de sa place 
dans le chœur le sieur Martin Le C. . ., prêtre, chape- 
lain de l'église de Saint-Clair, et en lui déchirant son 
surplis, « lui ayant de plus destourné sa perruque et 
son camail », sous le prétexte que la place qu'avait 
toujours occupée ledit chapelain lui était réservée à 
lui Jean S. . . , comme vicaire du sieur curé, 1722 ; — 
contre Jean L..., curé de Santeuil, accusé d'avoir 
donné à vendre un cheval qu'il avait trouvé sur le 
chemin de Cormeilles à Pontoise proche la Maladre- 
rie, de se prendre de vin, de proférer des paroles 
iDJurieuaes, sales et infâmes, et d'exciter à la dé- 
bauche, 1005; — contre Jean-Captiste Du N..., reli- 
gieux profès de l'abbaye do Dammartin, prieur-curé 
de la paroisse de Seraincoiirl , au sujet de son ivro- 
gnerie et de sa conduite scandaleuse avec Jacqueline 
C..., qui prenait soin de son ménage; ajant été vu 
par plusieurs habitants, il les avait menacés des étri- 
vière» et même d'un coup de fusil, etc., 1091 ; — contre 
le sieur Klienne P, . ., prêtre curé de Séraas, pour sa 
conduite scandaleuse avec sa servante et autres 
femmes, pour injures, blasjiht'-mes et voies de fait 
envers »es paroissiens , pour scandale public dans 
l'éijliae, pour habitude d'ivrognerie, etc., 1042-1061, 



G. 225. (Liasse.) — 27 p 



leces, papier. 



1648-1720. — Procédures classées par ordre alpha- 
bétique de noms de paroisses. — Théméricourt- 
Triel. — Procédures : — contre le sieur Louis A . ., 
prêtre, vicaire de Théonéricoiirt, à la requête de 
M. Nicolas G..., prieur-curé de Notre-Dame de 
Théméricourt, au sujet du scandale donné dans l'église 
par ledit vicaire accusé, de plus, d'ivrognerie habi- 
tuelle, 1682; — contre le sieur Nicolas G..., prieur 
curé de Théméricourt, atteint et convaincu de vol de 
grains dans la grange où l'on réservait les dîmes de la 
paroisse, au moyen d'une double clef qu'il avait ; 
d'avoir outrageusement frappé Marie G..., sa nièce, 
qui était enceinte, et par cet excès d'avoir produit 
l'avortement de son fruit; d'avoir proféré des injures 
atroces et scandaleuses contre plusieurs de ses parois- 
siens, et frappé l'un de ceux-ci dans l'église, au retour 
d'une procession ; de négliger la célébration des 
offices et l'instruction de ses paroissiens ; enfin de 
s'être rendu coupable d'autres faits scandaleux, 1683 ; 
— sentence de l'Official de Sentis sur l'appel interjeté 
par Jacques de B. . . , curé de Tùurly, qui est déchargé 
de la sentence de l'Official de Pontoise, 1648; — 
contre Pierre G..., vicaire de Triei, et Jean R..., 
clerc, chapelain desservant la cure de Chanteloup. Le 
vicaire s'était porté à des voies de fait à l'endroit dudit 
cliapelain ; il était aussi ivrogne, joueur et débauché. 
On voit dans Tinformation faite au cours de la procé- 
dure que ledit chapelain avait au[)aravant tenu les 
écoles à Yernouillet, d'une manière peu louable du 
reste, car il s'adonnait au jeu et à la boisson, au lieu 
d'instruire ses écoliers. Dame Jeanne Anrou, nourrice 
de Monsieur frère du Roi, demeurant au hameau du 
Chapitre, paroisse d'Andrésy, avait vu plusieurs fois 
ledit clerc boire au cabaret avec d'autres personnes ; 
elle dépose que, pour l'instruction dos (>nfants, elle 
certifiait que ledit clerc n'y était point assidu, « l'ayant 
appris de ses enfants raesmes qu'elle envoyé ;\ l'eschole 
chez ledit clerc, lesquels se sont plaints bien souvent 
qu'il ne leurs l'aisoit point dire leurs leçons et qu'il les 
envoyoit à Gancalo », etc., 1666 ; — Procédures en 
1720, au village de Chanteloup, paroisse de Triel, entre 
les sieurs P. . . et J. . . 

G. 226. (Liasse) — 29 pièces, papier. 

1670-1693. — Procédures classées par ordre al- 
phahélique de noms de parois-ies. — L's. — Procé- 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITÉ DE POXTOISE. 



131 



dures : — contre le sieur Pierre C. . . , curé «le Us, pour 
négligence dans la célébration des offices, abandon de 
sa paroisse, sans y avoir laisse aucun prêtre ni clerc 
pour faire les offices et assister les malades, et pour 
refus du baptême à l'enfant d'un de ses paroissiens, 

1670-1672 ; — contre le sieur Jean G , curé d"Us, 

à raison de sa conduite scandaleuse avec sa servante 
et de sa négligence dans le service divin et l'adminis- 
tration des sacrements, 1693. 

G. 227. (Liasse.) — 7S pièces, papier. 

1669-1728. — Procédures classées par ordre al- 
phabétique de noms de paroisses. — Vallangoujard- 
La-Villeneuve-lk-Roy. — Procédures : — contre 

M'« Martin Le C , prêtre, curé de Vallangoujarcl, 

à la requête de Jacques de Bauve, garennier de 
M'"" la duchesse de Ventadour, à la suite de difficultés 
provenant de l'administration qu'ils avaient eue en- 
semble du bien temporel de l'église de Vallangoujard. 
Le curé avait par suite refusé en confession le sieur 
de Bauve, qui ne put accomplir son devoir pascal, et 
de qui le curé avait dit à plusieurs particuliers « que 
le sieur de Bauve étoit un excommunié » ; il est dé- 
claré de plus, par des habitants de Vallangoujard, que 
ledit curé était incapable d'exercer sa charge, etc., 
1670 ; — contre Robert A , prêtre, curé de Val- 
langoujard, « duement atteint et convaincu d'avoir 
mené une vie dépravée, corrompue et impudique », 

etc., 1675-1676 ; — contre le sieur François A , 

prêtre, curé du Vaimiain, qui ne résidait pas en sa 
paroisse, alléguant, pour s'excuser, sa charge de cha- 
pelain de Monsieur ; de plus, il avait sous ses ordres 
un prêtre remplissant les fonctions curiales en l'église 
du Vaumain, sans autorisation de ses supérieurs, 

1660-1670; — contre ledit sieur François A , 

prêtre, curé du Vaumain, à la requête de Guillaume 

L , prêtre, prieur de Saint-Biaise, 1690; — 

contre Jean M , prêtre habitué de Vélheuil, k 

raison de sa vie scandaleuse, 1686 ; — contre le sieur 

Nicolas-Pierre Q , prêtre, curé de Vétheuil, pour 

avoir refusé la communion à plusieurs de ses parois- 
siens, ce qui avait causé un scandale public dans 
l'église, et avoir ainsi outragé lesdits paroissiens, 

1728 ; — contre Gilles II , prêtre, curé de Vigny, 

à la requête de « Gabriel de Monlhiers, escuier, sieur 
de Marbury, demeurant à Vigni, stipulant l'honneur 
et intérest de dame Marguerite Mouflles. son espouze, 
disant qu'aiant procez encore indécis au Présidial de 
Ma;;tes contre Charlotte Le Febvre, veuve de Jacques 



Deziers, demeurante audit Vigni, pour raison de 
quelques arbres fruictiers plantés au pied du gros 
mur d'une grange dépendante de son hostel seigneu- 
rial, lesquels arbres ledit suppliant prétend luy appar- 
tenir comme possédant le tour d'eschelle au-delà du 
dit gros mur, cependant ladite veuve, au préjudice 
du droit dudit seigneur, sans attendre l'yssue du dit 
procez, se seroit mis en debvoir de faire cueillir les 
fruicts pendants aux dits arbres, et mesme auroit fait 
venir le sieur curé dudit Vigni au dessous d'iceux, 
pour l'authoriser davantage dans son injuste usurpa- 
tion ; lequel sieur curé, s'estant assis au pied desdits 
arbres, auroit commandé à deux fruictiers de cueillir 
les fruicts estants sur iceux, lesquels fruictiers luy 
auroient obéy et auroient en effet cueilly les dits 
fruicts ; ce qu'ayant appris la ditte dame de Marbury, 
elle seroit venue [lour deffendre aux dits fruictiers de 
passer oultre, leurs disant que la ditte veuve Dezières 
n'avoit point de droict de faire cueillir les dits fruicts, 
puisque le procez meu pour raison d'iceux estoit en- 
core indécis ; à quoy respondant le dit sieur curé de 
Vigni, il l'auroit, par un emportement indigne de son 
caractère, non seulement appellée impertinente, co- 
quine, fripone et impudente, mais, sur ce que la dite 
dame auroit dit à Gabriel de Montiers, escuier, sieur 
de Boubiers, son fils, daller faire descendre lesdits 
fruictiers, ledit sieur curé auroit esté après, et l'auroit 
tiré avec violence, mesme luy auroit donné un soufflet 
et deux coups de poinct, ce qui auroit obligé la ditte 
dame de Marbury de venir retirer ledit sieur de Bou- 
biers, son fils, d'entre les mains du dit sieur curé, au- 
quel elle auroit dit quelle se plaindroit de ses insultes 
et excez au sieur de Marbury, son mari ; sur quoy le 
dit sieur curé, par un sscond emportement beaucoup 
plus violent que le premier, l'auroit mordue au doigt 
avec tant de force que le dit doigt seroit devenu fort 
enflé, et mesme luy auroit dit derechef qu'elle estoit 
une coquine, une fripone et une impudente ; lesquels 
excez et injures, attendu la qualité de la ditte dame, à 
qui on doit honneur et respect tant pour sa noblesse 
que pour sa vertu, sont tout à fait griefves, atroces et 
infamantes », etc. D'après les témoins, ce serait au 
contraire ladite dame de Malbury ou Marbury qui 
aurait invectivé le curé, le traitant de sot, coquin, 
fripon et petit curé de village, et l'auroit même souf- 
fleté, ce qui était contesté par ladite dame, 1676; — 

contre le sieur Christophe de La M , prêtre, curé 

de La Villeneuve-le-Roy , pour sa conduite scanda- 
leuse avec Mario-.\nne La R. . ., femme du voiturier 
de Paris à Bordeaux, à Pontoise, etc., 1706-1710. 



132 



ARCHIVES DE SEIXE-ET-OISE. 



G. 228. (Liasse.) — 44 pièces, papier. 

1644-1687. — Significations d'actes divers faites, 
à la requête des parties ou à celle du Promoteur, de 
1644 à 1087. 



G. 2;9. (Liasse.) — 2 pièces, parchemin ; 73 pièces, papier. 

1637-1700. — Relief de l'Officialité de Mor- 
TAGXE. — Procès jugés en l'Officialité de Mortagne 
[Orne] et portés par appel en celle de Pontoise. — 
Civil. — Procédures : — à la requête de Romain 
Laloy, à rencontre de la veuve Aubry Forget, qui 
s'opposait au mariage de sa fille, Marie Forget, avec 
ledit sieur Laloy, terminées par une autorisation 
donnée aux parties de mettre à exécution le mariage 
projeté, 1637-1647 ; — au sujet de promesses de ma- 
riage entre Guillaume Tizon et Madeleine Gislain, 
laquelle s'était rétractée et se portait défenderesse, 
1644 ; — contre Thomas Chauvin, curé de Saint- 
Hllaire, et les marguilliers de cette paroisse, à la re- 
quête du sieur Galleran l'aîné, marchand, demeurant 
à Mortagne, au nom et comme fermier de la « dixme 
de Saint-Hillaire et de Saint-Mars-lès-Mortagne » 
appartenant aux sieurs abbé, religieux et couvent de 
Saint-Martin de Séez, etc., au sujet de dilTicultés sur- 
venues entre les parties pour la perception de ladite 
dlme, 1639-1641 ; — par Louis Couvé, praticien, et 
Perrine Radigois , sa femme , héritiers de défunt 
« M" Ollivier Radigois, en son vivant prestre, chape- 
lin de la confrairie de la Charité érigée en l'église de 
Verrière », son oncle, au sujet des comptes de ladite 
confrérie qui n'avaient pas été rendus, par suite de 
quoi le receveur et administrateur de la confrérie 
avait obtenu contre les susdits héritiers une sentence 
de rOfficialité do Mortagne, 1700. 



G. 230. (Liasse.) — 48 pièces, papier. 

1G39-1690. — Criminel. — Procédures: — à la 
nquête de .Miclielle Cliauvion. à rencontre du sieur 
Z S , sous-dia'Te de la paroisse de Saint- 
Aubin de Courtoraie, qu'elle accusait de l'avoir sé- 
duite, 1630-1610 ; — à la requête de .Mathurin Rache- 
lot, prêtre habitué de la pamisse de << Digé », interje- 
tant ajipel d'une sentence d'interdiction prononcée 
contre lui par l'Officlal do Mortagne, 16H1 ; — contre 
Georges G prêtre, curé de Saint-Manl de Héno, 



au sujet de sa conduite scandaleuse avec la veuve 

P , sa cousine, à l'occasion de laquelle il avait 

jeté à la porte de chez lui d'abord sa tante, puis sa 
mère, qu'il avait maltraitée, 1681-1686 ; — contre le 

sieur Jean G , curé de la paroisse de Notre-Dame 

de Mortagne, au sujet de sa négligence dans l'adminis- 
tration des sacrements et du refus de donner la com- 
munion à Pierre Gillet, garde du scel des contrats des 
sentences de la ville et chùtellenie de Mortagne, etc., 
1686-1690. 



G. 231. (Liasse.) — 2 pièces, parchemin : "7 pièces, papier. 

1629- 1693. — Procédures : — contre Jacques 

D prêtre habitué de l'église de Saint-Mard de 

Réno, au sujet de son ivrognerie, de ses excès et em- 
portements, allant jusqu'à des voies de fait envers les 
autres prêtres habitués, ses collègues, et causant du 
scandale aux paroissiens qui se trouvaient dans 

l'église, 1692-1693 ; — contre Gervais R , curé de 

Saint-Julien-sur-Sarthe, diocèse de Si'ez,«aiant pillé, 
désolé, scandalisé et presque entièrement perdu le 
pauvre peuple de cette misérable paroisse, depuis près 
de trente ans qu'il est dans les fonctions audit lieu, et 
s'estant toujours préparé des moyens pour éviter la 
punition de ses crimes », 1692-1693. 

G. 233. (Liasse.) — 58 pièces, papier. 

1663-1788. — Varlv et addenda. — I. TiTiiES 
(lÉNÉuALX. — Etat des paroisses, monastères et cha- 
pelles du doyenné de Chaumont, de même nature que 
celui qui est analysé sous la cote G. 3. — Liste des pa- 
roisses : Berville, Boissy-le-Bois, La Rosse, Boubiers, 
Boutencourt, Saint-Brice, Chambors, Saint-Crépin 
d'ibouviilers, Delincourt, Droitecourt, Énencourt- 
Léago, Kiiencourt-le-Sec, Kragny, Fay, Flavacourt, 
Fleary, Fresneaux, Fresne-Léguillon, llaravilliers, 
llardivillers, llénonvillo, Jaméricourt, Saint-Jean de 
Chaumont, Jouy-en-Tlielle, Ivry-le-Temple, Lalande- 
(>n-Son, Lattainville, Notre-Dame de Liancourt, 
Saint-Pierre de Liancourt, Loconvillc, Marcheroux, 
.Marquemont, Saint-Martin de Chaumont, Mesnil- 
Théribus, Monts, Montherlant, N'euville-Bosc, Por- 
cheux, Pouilly, Reilly, Hessons, Sciiots, Sérilontainc, 
Talmontiers, Thibivillers, Tourly, Tric-ChAteau , 
Trie-la-Ville, Valdampierre, le Vauinain, la Ville- 
neuvo-le-Hoi, Villcrs-sur-Trie, la Villctcrtre ; " au 



SERIE G. — GRAND VICARIAT ET OFFICIALITE DE PONTOISE. 



133 



total 57 cures, non compris Ghavençon, succursale de 
Neuville-Bosc, et Saint-Jean de Chaumont, qui est une 
exemption. « Communautés religieuses : 2 couvents de 
Récollets, 1 couvent de filles de Sainte-Elisabeth, 
1 abbaye royale, celle de Gomerfontaine, 1 couvent 
de Mathurins, dit de Caillouel, 2 abbayes royales de 
Prëmontrés, l'une à Ressons, l'autre à Marcheroux. 
(xviii'' siècle.) — Autre état pour le même doyenné, 
xviir siècle. — État des revenus des cures, bénéfices 
et fabriques du doyenné de Meulan. Liste des pa- 
roisses : Ableiges, Avernes, Auvers-sur-Oise, Boise- 
mont, Boissy-l'Aillerie, Briançon, Brignancourt, Chars, 
Condécourt, Courdimanche , Courcelles, Cormeilles- 
en-Vexin, Épiais, Frémécourt, Frémainville, Gadan- 
court, Gaillon, Gérocourt, Grisy-les-Plàtres, Gouzan- 
grez, Hédouville, Le Heaulme, Labbéville, Longuesse, 
Marines, Menouville, Mézières, Menucourt, Montge- 
roult, Neuilly-en-Vexin, Pontoise [Notre-Dame], Meu- 
lan [Notre-Dame et S'-Nicolas], S'-Cyr-en-Arthies, 
Seraincourt, Santeuil, Théméricourt, Tessancourt, 
Triel, Vaux, Us, Villeneuve-S'-Martin, Vigny, Valmon- 
dois, Vallangoujard. — IL Organisation du Grand 
VicARL-i.T ET DE l'officialité. — Lettre adressée par 
l'archesvêque de Rouen « à Monsieur Bardet, à Pon- 
toise », à l'occasion du nouvel an, 1770. — Mande- 
ments : — du Vicaire général et Officiai de Pontoise 
et du Vexin français, le siège archiépiscopal vacant, à 
l'occasion des succès remportés par les armes royales, 
1734 ; — de l'archevêque de Rouen, « pour faire chan- 
ter le Te Deum, en actions de grâces des avantages 
remportés en liesse par les troupes de Sa Majesté, les 
vingt-cinq et trente Août dernier. » Dominique de La 

Rochefoucauld, par la permission divine 

« Dieu donne la victoire à qui il veut. Mes Très- 
Chers Frères ; il inspire à son gré le courage ou 
la terreur ; il dirige ou déconcerte les mesures des 
plus habiles guerriers : soit donc qu'il nous humilie 
par des revers, ou qu'il nous élève par des succès, 
nous devons adorer sa justice ou bénir sa bonté ». 
17G2. — Permutation de la Trésorerie de M. le Grand 
Vicaire pour le prieuré de « Beaussault », 1655. — 
Provisions de Greffier en l'Officialité octroyées par le 
Grand Vicaire, « pour le temps qu'il nous plaira », à 
Mellon-Philippe Dauvray, notaire royal et apostolique 
en la ville et châtellenie de Pontoise, 1719. — III. Pa- 
noissKS ET MONASTfcnES. — Brueil-en-Vexi)i. Diffi- 
cultés survenues entre le curé de Bruell-en-Vexin et 
Claude Béguin, receveur du « prieuré de Saint-Lau- 
rons de Consorvin paroisse; de Breuil », au sujet de 
l'administration des sacrements, 1082. — Erugny. 



Notification par Armand-Jean Le Bouthillier de Rancé, 
abbé de la Trappe, à « M" Jean d'Alesso, chevalier, 
seigneur d'Éragny, dame Jeanne de Ségur, son épouse, 
Jeanne-Bénigne d'Alesso, leur fille, François de Ségur, 
dame Denise-Marie Berruyer, leur mère, demoiselle 
de Bretignières, et la R-i^ M<- de Saint-Alexis, reli- 
gieuse Ursuline de Pontoise », qu'à raison des liens 
d'amitié qui les unissent au Monastère, ils auront part, 
tant en leur vie qu'après leur mort, aux prières des 
religieux, 1693. — (îowsa?i^rexr. Autorisation donnée à 
Mi-s Charles-Antoine de Soulfour, chevalier, seigneur 
de Gouzangrez, de construire une chapelle en son 
château, « pour que Madame son épouze, qui est 
depuis longtemps malade et qui ne peut aller à l'église 
de la paroisse entendre la Sainte Messe, puisse satis- 
faire à ce devoir et à sa dévotion », 1732. — Haide- 
Isle. Requête adressée par les curé, marguilliers et 
habitants de la paroisse d'Haute-IsIe, à l'elTet d'obtenir 
la réduction de la fondation faite, en 1690 et en 1700, 
par la dame Marie Raillet, bourgeoise de Paris, 1768- 
1769. — Labbcville. Déclaration faite et lue au prône 
de la messe paroissiale, dans laquelle le curé de Saint- 
Martin de Labbéville reconnaît « que, sans fondement 
et mal à propos », il avait « adjouté foy à un prétendu 
miracle qu'on [luy] avoit dit estre arrivé à la personne 
de Catherine Duprey, qui demeuroit en [la] paroisse 
depuis la feste de la Purification de la Sainte Vierge, 
et qui passoit pour muette, et qu'on disoit avoir 
recouvré la paroUe dans la chapelle de Frouville, le 
mercredi 30" de mars dernier », 1701. — Jouy-Sous- 
Thelle. Attestation délivrée au sujet de l'incendie sur- 
venu, le 27 août, dans la maison de Jean Fillon, réduit 
par ce fait à la misère, 29 août 1779. — Labosse. 
Lettres adressées de Labosse, en 1782, l'une au secré- 
taire du Grand Vicariat, l'autre au Grand Vicaire, 
cf'tte dernière étant une protestation contre un projet 
de renvoyer le vicaire de la paroisse. — Ptieuré 
de Sainte-Foij de Longueville. Requête adressée à 
Monsieur Colbert de Croissy, abbé de Frémont, prieur 
de Sainte-Foy de Longueville et grand vicaire de 
Monseigneur le cardinal prince de Bouillon, par 
les religieux de ce prieuré, lui demandant d'ordon- 
ner à Dom Delaruo, aumônier du prieuré, de con- 
tinuer à leur payer une rente annuelle de 54 livres, 
dont ils prétendaient avoir joui de temps immémo- 
rial ; pièce produite à rencontre do cette prétention 
par Dom Delarue ; « coppie de la fondation de l'hos- 
pital de Longueville », 1604. — Magnij. Requête pré- 
sentée à l'archevêque de Rouen par Pierre de Saint- 
Ouentin, prêtre, demeurant à Magny, au sujet des 



134 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



fondations faites tant par son père, Jean de Saint- 
<}uentin, en son vivant écuyer, conseiller du Roi, son 
avocat et procureur au bailliage de Magny, que par sa 
mère, demoiselle Jeanne Le Febvre, et par ses an- 
cêtres ; ordonnance rendue à ce sujet, 1674. — Con- 
statation, en 1676, « d'abus dans la garde des titres et 
papiers du trésor de l'église paroissiale de ilagny ». — 
Lettre adressée par le P. Gardien des Cordeliers au 
secrétaire du Grand Vicariat, au sujet du R. P. Tri- 
boullois, que M. le curé de Magny avait demandé pour 
prêcher le carême en son église, février 1786. — 
Lettre du curé de Magny dans laquelle se lit cette 
phrase : a Comme il s'en faut beaucoup que la paix 
règne à Magny, où je viens d'être nommé curé, j'ai 
cru devoir me dispenser d'y résider pour le présent », 
1787. — Copie d'une autre lettre, de 1788. — Marines. 
Attestations délivrées par le prieur curé de Marines 
et par le syndic de la paroisse, au sujet de l'incendie 
qui avait réduit en cendres, le 18 juillet, la maison 
appartenant à Philippe Doremus, août 1779. — Menn- 
cotirt. Sentence du bailliage royal de Meulan contre 
« Philippe Giroux, marguillier en charge de Menu- 
court, qui le condamne en vingt livres d'aumônes au 
profit des pauvres de ladite paroisse, pour irrévé- 
rences par lui commises dans l'église et insulte faite au 
sieur curé, et lui fait défenses de récidiver à peine de 
punition corporelle », 18 avril 1785. — Meulan. Ré- 
ception de Martine Violet, veuve de Jean Cotentin, 
« pour faire les fonctions de matrone en la ville de 
Meulan», 1671. — Monlgeroult. Transaction et ac- 
cord entre le sieur de Montgeroult et le curé de la 
paroisse, au sujet de la perception des dîmes, 1656. — 
Décharge donnée à Léonard Pasture, maçon, demeu- 
rant à Montgeroult, élu marguillier, « de faire la 
charge d'asséeur et collecteur des tailles de la paroisse 
pour l'année prochaine mil six cent soixante-treize ». 

— Rehclz. Extrait du procès-verbal dressé par 
MU. les officiers de la haute justice de Rebetz, consta- 
tant l'incendie survenu le "29 septembre dans « les 
bâtiments dépendant du moulin Vantleuil ou Vaudeiiil 
dit Heaudet, et qui les a consumés « ; permission don- 
ne'-" à la victime, le sieur Mabon, de quêter dans toutes 
li-s "glises des trois doyeniK-s du firan<l Vicariat, 1771. 

— Abbaye de Valmont. Visite des bâtiments de l'ali- 
baye royale de Notre-Dame de Valmont, indication 
des réparations à exécuter, 1070. — IV. Pkhsonnki,. 
TitP'» cléricaux et si){ni(lcation de degrés de 1070 à 
17h;j. — Note contenant de.s renseignements sur un 

ayant été tn'-s liingtemps ;i la fête dos mai - 
i>n ordre, « homme qui a rempli les chaires 



de plusieurs cathédrales » ; et plus bas: Edme de Paris, 
pour le couvent de Poissy, 10 décembre 1767. — 
V. M.-i.TiÈRES ECCLÉSIASTIQUES. — Notes rédigées en latin 
au sujet du saint-chrême. Sans date. — Approbation 
de l'office « in lionorem noreni ùrdinum celesUum 
spiritmini >', 1G82. — VI. Juridiction criminelle. — 
Procédures poursuivies, en l'officialité de Laon, contre 
M"' Le Baye, prêtre, curé de Villers-lez-Guize, accusé 
de mener une conduite scandaleuse et d'être inca- 
pable de remplir ses fonctions, 1663. — Sentence 
prononcée par le Vicomte de Gournaj' contre Denise 

L. V , fllle du sieur de M , et une nommée 

Louise ou Marie, la première étant accusée « d'avoir 
accouché d'une tille, et, à la complicift' de ladite 
Louyse ou Marie, d'avoir homicidée ladite fille nou- 
velle née, et icelle jettée par dessus les murs de l'en- 
clos des Religieuses du monastère de Saint-François 
dudit Gournay, au faubourg Nostre-Dame, où elle au- 
roit esté trouvée morte », aux termes de laquelle les 
coupables sont condamnées à « estre tirez par l'exécu- 
teur des sentences criminelles hors de la prison de 
cette ville, teste et pieds nuds, la corde au col, tenant 
chacune une torche ardante du poids de deux livres, 
et de là menez devaflt le portail de l'église de Nostre- 
Dame de cette ville, et là, à genoux, demander pardon 
à Dieu, au Roy, à Monseigneur, et à la Justice, et de 
là estre conduites en ce prétoire à jour de marché, au- 
dience tenant, pour y faire pareille réparation; puis 
après être aussi menez devant le portail de l'église du 
couvent desdites religieuses, et aussi à genoux faire 
pareille réparation ; ensuite estre conduites à la place 
publique du marché de cette ville, pour y estre pen- 
dues et étrar.glées à une potence qui sera posée pour 
cet efïet ; et en après leurs corps estre bruslez et 
réduits en cendres, leurs biens acquits et confisquez 
au Roy, à Monseigneur, ou qu'il aparliendra sur 
iceux ; préalablement prins la somme de cent livres 
d'amende à laquelle ils ont esté condamnez vers Mon- 
seigneur ; et, attendu leur fait d'absence, ordonné que 
la présente sentence sera exécutée par efligie à un 
tableau qui sera pour cet effet posé à ladite jiotence, 
où sera inséré la cause de leur condamnation, en 
attendant qu'elle puisse être exécutée réellement », 
10(18. — Varia. — Fragment d'un écrit commençant par 
ces mots : « Ad hœc vcro tempora a mnllis refcrtur 
ceU bre lUudvaUcinUnnaJoanneLicldcmbe)'gio,nimd 
(ierinami[s] celebri asironomo, aii[)io] 14Si scriii- 
luiii, Cotoniœ ati[no] I o 26 secundo cdilum, ttbi dicit : 
Xovus pr'uircjis iwsuvijcl in hrevl tcnipore. O aima 
nidlcr t'Cck'Sla phnigc! O ■cii-iio Rlirni clnwn ! l'iu- 



SERIE G. — COLLEGIALES DE CLERy ET DE CORBEIL. 



135 



late pastores cl doclores ! » Fin du xvii" siècle. — 
Dernier feuillet d'un registre, sur lequel le scribe 
avait noté divers renseignements, notammment celui- 
ci : « Vers faits sur la mort d'Alexandre six, pape, 
qui, pour parvenir à la papauté, avait brigué à prix 
d'argent les voix, lequel Alexandre, étant cardinal, 
avait eu de Vanoza, dame romaine, la femme de 
Dominique Adimano, quatre fils et une flUe. 

w Vendit Alexander dates, altaria, Chrislum : 

» Vendere jure potest, emeral ille prias. 

» Sextus Tarquînius, Sextus Nero,Sexius et ipse; 

» Semper sut) SexUs perdita Roma fuit. 

T De viiio in viiium, de flamma cessU in ignerii, 

» Roma sut) Ilispano deperitura jugo. 

Ce pape fut empoisonné du vin qu'il avoit préparé 
pour quelques cardinaux, à qui il avait feint de voul- 
loir donner une feste ». 



ÉGLISE COLLÉGIALE DE NOTRE-DAME DE CLÉIIY. 



G. 233. (Liasse.) — 2 pièces, papier. 

1786. — Bail fait, à la date du 24 novembre 1786, 
par les doyen, chanoines et chapitre de « l'église collé- 
giale et chapelle royale Notre-Dame de Cléry, chape- 
lains de Sa Majesté, barons dudit Cléry », seigneurs 
de Dimancheville, Mainguerin, Teillay et autres lieux, 
au profit de demoiselle Marie-Anne-Victoire Berthe- 
lot, veuve du sieur Etienne Morize, laboureur, des 
terres et seigneuries de Dimancheville et de Main- 
guerin, sises en la paroisse d'Ablis, aux charges énon- 
cées dans l'acto et moyennant un loyer annuel de 
D.OOO livres. 



ÉGLISE COLLÉGIALE DE SALM-SPIRE DE CORBEIL. 

G. 23i. (Liasse.) — 7 piéees, parcliemin ; 2 pièces, papier. 

1071-1260. — Titres génér.vux. — « Extrait » 
non authentique « du cartulaire de l'église Saint-Spire 
de Corbeii, folio v », <lonnant le texte d'une charte de 



Bouchard II, comte de Corbeii, dite « Privilegimn 
clauslrl », ayant pour objet de soustraire à toute do- 
mination étrangère l'église « duodecim apostolorum 
et beatorum confessorum Exuperii et Lupi in eodem 
videlicet Coi'bolio sita^n, ab antecessoribus nostris 
antiquitus conslilufani, et diversarum rerum ccm- 
moditate admodum ditatam, ad exiremum vero a 
qidbusdam tyrannica pervasione pêne desolatam et 
pravis iisibus perversisqiie occasionibus iindique 
circumventam », et, à' cet effet, assignant aux cha- 
noines un territoire déterminé pour y fixer leur de- 
meure, 1071 ; — confirmation de ladite charte par le 
roi Philippe l"'. — Notification par Hugues-Clément, 
abbé de Saint-Spire, et par Guillaume, préchantre, 
d'un accord destiné à terminer une contestation pen- 
dante entre le chapelain et les prêtres de Saint-Spire, 
au sujet du cantuarium, 1191 ; — sentence de l'é- 
voque de Paris, Pierre II de Nemours, mettant fin à 
une contestation de même nature entre le chapelain 
Geoffroy et les chanoines, 1209. — Charte de l'abbé 
de Saint-Spire, Hugues-Clément, lequel, après avoir 
constaté que la fabrique ne disposait pas de ressources 
suffisantes, décide que, pour remédier à cette situa- 
tion, la prébende qui jusqu'alors avait appartenu au 
chanoine Guillaume, décédé, appartiendrait désormais 
à l'église, pour que ses revenus fussent afiéctés à l'ac- 
quisition de livres, vêtements, ornements d'autel, 
1196; — chartes de la reine Adèle, à qui le château 
de Corbeii avait été donné en douaire, approuvant 
l'acte ci-dessus et donnant au Chapitre l'investiture 
de la prébende dont il s'agit, au service de laquelle 
un vicaire sera affecté, 1196; — confirmation par le 
roi Philippe-Auguste, 1198. — Charte de l'officialité 
de Paris, aux termes de laquelle Thibault de Cham- 
prosay devra restituer aux chanoines de Saint-Spire 
la redevance sur le mesurage des grains (ju'il avait 
indûment perçue pendant la foire de la Saint-Gilles, 
et payer, de plus, une amende de 60 sols et 100 sols 
parisis pour les dépens, 1228. — « Extrait » non au- 
thentique « d'une charte escripte sur parchemin, 
scellée d'un sceau de cire sur lequel est imprimé la 
figure d'un évesque, et de la coppie de ladite charte 
escripte au cartulaire de l'église de Saint-Spire », don- 
nant le texte de l'acte connu sous le nom de « Slalu- 
tum Reginaldi, episcopi, Parisiensis,cuinprivilcgio 
de visitalione soli episcopo reservala », aux termes 
duquel Renaud III de Corbeii édicté un règlement 
destiné à combattre le relâchement dont il avait con- 
staté l'existence au cours de ses visites pastorales, 
août 1260. 



13Ô 



ARCHIVES DE SEIXE-ET-OISE. 



G. 235. (Liasse.) — 4 pièces, papier. 

1733. — Plaintes et doléances adressées par l'abbé 
et le chapitre de Saint-Spire au sujet de « la triste né- 
cessitée où se trouve réduit le chapitre royal de Saint- 
Spire de Corbeil », afin qu'on « daigne les secourir ». 
Requête dans laquelle ils exposent au Roi que, « de 
quelque costé que le Chapitre s'envisage, il n'entrevoit 
que l'image affreux de sa ruine prochains », si l'auto- 
rité royale ne vient à leur secours : « Son antiquitée 
royalle de 800 ans et deux fils de Louis le Gros, roy 
de France, qui ont honoré cette collégialle par la 
plate d'abbé qu'ils y tenoient, luy donne tout lieu 
d'espérer que Votre Majestée, dont la piétée a desja 
restablit plusieurs églises, voudra bien réunir quelque 
bénéfice à leur médiocre revenue » ; — requête à 
Monsieur Le Normand, contenant l'énumération des 
biens et revenus de la Collégiale, ainsi que l'indication 
de l'emploi qui en est fait, d'où il résulte que le total 
du revenu monte à 8.060 iiv. 6 s., et que l'ensemble 
des dépenses s'élève à 8. "744 Iiv. ; — mémoire pour le 
Chapitre, donnant aussi l'indication du revenu annuel 
et celle des dépenses. Revenu : 7.694 Iiv. 14 s. 8 d. 
Dépenses : M. l'abbé, deux prébendes, 780 Iiv. ; 10 
chanoines ayant chacun une prébende de 390 Iiv. 
soit 3.900 Iiv. ; 2 prébendes à la fabrique 780 Iiv. ; une 
au prébende de Saint-Victor, 390 Iiv. ; une autre au 
prébende d'Essonnes, 390 Iiv. ; appointements du bailli 
du Chapitre, du maître des enfants de chœur, du sa- 
cristain, des enfants de choeur, de l'organiste, des 
huissiers et employés divers ; réi)arations à l'église et 
à divers bâtiments ; total général 8.816 Iiv. : « Par- 
tant la dépense du Chapitre excède sa recepte de plus 
de onses cents livres » ; — lettre adressée par l'abbé 
de .Saint-Spire, M. Reaupied, portant la date du 
15 décembre l'733. 



G. 236. (Liasse.) — 9 pièces, papier. 

1569-1709. — Pkbso.nnel. — Testament de véné- 
rable et discnHt! personne M" Jacques Ranisy, prêtre, 
abbé séculier de Saint-Spire de Corbeil et curé de 
l'église Saint-Merry, à Paris, lequel, « estans en son 
lit maladf, tout'^ffois Eain^ d'enlfiidoment et de 
pcnssée », exprime i-nlre autres volontés celle-ci : 
« Vt'ull et ordonne, s'il advont qu'il incure en cestr 
ville do Corbueil, que l'on prye Messieurs de Saint- 
Spiri' parmi'ctre .son corps estre inhumé au ceur de 



ladicte esglise Saint-Spire, devant l'ymaige dudit 
Saint-Spire, et que sur son corps soyt mys une 
tumbe de pierre, où sera escrist son non et le jour de 
son trespas, afrin que l'on ayt mémoire de luy ; et, 
s'il advenoit qu'il décédast à Paris, il prye Messieurs 
de l'église Saint-Merry, les paroissiens et marguillers 
de laditte église son corps estre inhumé quelque part 
devant l'hostel de la paroisse » ; ce testament est reçu 
par Jacques Duhamel, notaire royal en la ville, pré- 
vôté, viconté et châtellenie de Corbeil, le dimanche 
2 janvier 1569 « suivant l'édit ». — Acte passé par- 
devant Spire Du Nas, notaire royal à Corbeil, consta- 
tant qu'il a été conclu une transaction pour prévenir 
un procès qui allait être engagé entre M''« Michel 
Mathis, prêtre, aumônier du Roi, chantre de la cha- 
pelle et musique de Sa Majesté, abbé de Saint-Spire, 
et les chanoines de la collégiale, d'une part, et Ren- 
jamin Le Rergier, archer des gardes du Roi, héritier 
de M™ Charles Guyard, en son vivant prêtre, chantre 
et chanoine de ladite église, ce dernier ayant « jouy 
par longue espasse de temps d'une maison, apparte- 
nant audict Chappitre, size proche et atenant de 
Tesglize Nostre-Dame dudict Corbeil, sans avoir payé 
ny tenu compte audict Chappitre des loyers d'icelle, 
et encores moings faict faire les repparations néces- 
saires à l'aire en ladicte maison », février 1611. — 
Inventaire des pièces produites devant le Parlement, 
postérieurement à 1650, par Robert Delaunay, abbé 
de Saint-Spire, demandeur, contre les chantre et 
chanoines de ladite église, au sujet des droits, devoirs, 
privilèges et prérogatives attachés au titre d'abbé. 
Les pièces produites indiquent que le demandeur avait 
reçu l'ordre de la prêtrise le 3 mai 1648, qu'il avait 
obtenu du Roi des lettres de provision de « l'abbaye 
séculière de Saint-Spire de Corbeil », datées du 
24 décembre 1647, et qu'il avait été mis en possession 
d'icelle par le chantre le jeudi 27 janvier 1648 ; elles 
tendent à prouver qu'en sa qualité d'abbé il avait droit 
de mitre, crosse, tapis, encens et autres honneurs, ce 
qui se voit notamment par les « armes qui sont sur 
les deux manteaux de cheminée de la salle et de la 
grande chambre haulte de la maison abbatiale où 
demeure le demandeur, et où ont toujours demeuré 
ses prédécesseurs de tout temps immémorial, lesquels 
armes, qui sont celles des abbez qui ont précédé le 
(k'inandour, portent des crocos d'or », et par « l'épi- 
Liplic de dcll'unct M" (iabricl Mathis, qui a esté abbé 
ili' ladite église, lequel i'|iilaplii', qui est dans le chœur 
(le Notre-Dame de Corbeil, a ses armes aussy garnies 
d'une croce d'or », et que « les entreprises faictes par 



SERIK G. 



COLLEGIALl!: DE SAINT-SPIRK DE CORBEIL. 



137 



les deffendeurs contre leur abbé et leur chef sont en 
indignation de ce qu'il les avoit exhortez d'oster les 
femmes que quelques-uns avoient en leurs maisons, 
qui scHudalisoient la ville et le Chapitre » ; — copie 
d'une délibération capitulaire prise, à la date du 
11 avril 1648, sur ce que les chanoines avaient « eu 
advis que Mons-' Delaunay, abbé de l'église de céans 
naguères pourveu, quittant son habit d'hyver ce jour 
d'huy veille de Pasques, vouloit pour habit d'esté 
porter le rochet, contre les ordres et statutz de cette 
église, qui ne luy donnent pas pouvoir d'avoir aucun 
habit ou vestures qui soient diflTérends des chanoines, 
qui portent le surplis, comme cela a toujours [été] 
pratiqué par les prédécesseurs abbez résidants , 
mesmes par Mess" Mathis, les derniers abbez qui ont 
résidé ; oultre que ledit sieur Delaunay, abbé, se veut 
attribuer beaucoup d'autres droictz, contre la cous- 
tume d'en user, soit pour la scéance au chœur, se vou- 
lant tousjours tenir en sa chaire de dignité, ce qu'il 
ne doit faire que les jours annuels et solennels, et 
pour les autres jours se doit retirer en la première 
chaire du rang des chanoines, soit aussi pour les 
encensemens, où il veut apporter des nouveautez », 
etc. — « Abbrégé de l'Inventaire dressé par 
M" Chuppé , advocat, pour le Chapitre contre 
M'' l'abbé ». — Copie, collationnée en 1G80, d'un 
« Mémoire pour com[)ter avec M'" Jean Delaunay, 
abbé séculier de l'église royale et collégiale de Saint- 
Spire de Corbeil, du revenu de ses deux prébendes » 
pour les années 1652-1664. — Mémoire des arrérages 
des cens et rentes dus à l'église Saint-Spire de Corbeil 
par la succession de M^" Jean Delaunay, abbé de 
Saint-Spire, et t'erdinand Delaunay, « dont y a vingt- 
liuict années eschnues au jour St-Martin KiSG >>. — 
Extraits : — 1° du testament de M" Nicolas Delaunay, 
reçu le 29 décembre 17U8, dans lequel celui-ci, qua- 
lifié de « seigneur du Péray, brigadier des armées du 
Hoy, chevalier de l'ordre militaire de Saint-Louis », 
déclare léguera son frère, chanoine régulier de l'ordre 
de Saint- Augustin, « abbé de laditto abbaye de Saint- 
Sjjire de C(jrbril >>, uni' pension viagère de 500 liv. de 
rente ; — 2° d'un codicille, à la date du 8 janvier 1709, 
dans lequel la pension ci-dessus est portée à 1.000 liv. : 
« Et, en outre, il lui lègue ses chevaux et carrosses, 
sa vaisselle d'argent, son linge et tous ses meubles 
meublans ». — Mémoire informe et sans date pour le 
S' Fraiirois As.-;olin, chanoine et i)rocureur du Cha- 
pitre contre M"' Louis de lîelloy, exécuteur testamen- 
tairt! et légataire univer.sel de feu 'M"' Michel de llaul- 
demonf. en son vivant chanoine du Saint-Sépulcre et 

Se1NE-1>T-0i8B. tsÈBlB G. 



de l'église Saint-Benoît à Paris, chapelain de la cha- 
pelle Saint-Biaise en l'église Saint-Spire. 

G. 237. (Liasse.) — 3 pièces, papier. 

1681 - 1684. — Spiritu.\lité. — Délibérations 
capitulaires et notes concernant des cérémonies reli- 
gieuses fhites eu diverses circonstances. — 1681, 
mars : « Il y a une grande nécessité de descendre les 
chàssts de S'-Spire et S'-Leu, à cause de la séchei'esse 
extraordinaire qui faict soulTrir les biens de .a terre »; 
on l'era droit à la demande des habitants de Corbeil le 
jeudi 29 mai à 9 heures du matin; — 1682, juillet: 
<( Prières pour les fruits de la terre faictes pendant 
les grandes et longues piuyes de juillet 1682 » ; — 
actions de grâces pour la naissance de M^' le duc de 
Bourgogne : « On sonna la grosse cloche en carillon 
po".r le feu de joye qui fut allumé au cloistre [lar ledit 
S'' abbé, et ce pendant les canons et boistes de la cita- 
delle furent tirez », 1682: — procession générale en 
1684, le 27 juin : ordre suivi. 



G. '/i8. (Liasse. 



I pièce, parchemin ; 26 pièces, papier. 



1601-1753. — Union du chapitre de Notre- 
Dame A CELUI DE Saint-Spike. — Coplcs : — d'un arrêt 
du Conseil d'État, portant la date du 9 août 1601, sur 
la requête « présentée par les manans et habittans de 
la ville de Corbeil, le xiii° jour de jeuillet 1594, ten- 
dant à ce qu'il pleust à Sa Majesté joindre, unir et 

incorporer incéparablement les deulx collèges, 

et, en ce faisant, ordonner que l'esglise de Nostre- 
Dame seroit délaissée ausdits habittans pour servir 
d'esglise parroichalle », pour tenir lieu de l'église 
Saint-Nicolas « ruynée », dont « les raatériaulx jus- 
ques aulx fondemens [avoient servi] à la fortillication 
de ladicte ville »; le Roi en son Conseil ordonne l'u- 
nion des deux Chapitres: les prébendes des deux églises 
seront réduites au nombre de 16, les chapellenies à 
celui de 6 ; l'église Notre-Dame sera délaissée aux ha- 
bitants, avec les cloches et chaires du chœur, pour 
servir d'église paroissiale « au lieu de l'esglise Sainct- 
Nicollas, qui souUoit estre hors la ville » ; enlin le 
sieur Martin Langlois, sieur de Beaurepaire, conseiller 
d'Ktat, est commis à l'elTet de régler toutes les contes- 
tations que pourrait soulever ladite incorporation; — 
d'un procès-verbal, portant la date du 15 septem- 
bre 1601, constatant que [)ar-devant le sieur de Beau- 

48 



138 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



repaire et en présence de Frère Jean Heurtault, prieur 
de Saint- Victor de Paris et grand vicaire de Paris, il 
a été procédé à la susdite réunion et à la mise en 
possession de l'église Notre-Dame entre les mains des 
échevins et habitants de Corbei! ; — de lettres royaux, 
30 juin 1602. — Copie collationnée de lettres royaux 
approuvant et confirmant un accord intervenu , en 
avril-mai 1647, et destiné à mettre fin à un procès, qui 
durait depuis cinq ans, entre les abbé, clianoines et 
chapitre de Saint-Spire et Notie-Dame de Corbeil, 
d'une part, et Messire Laurent Nardouin, prêtre, 
« curé de la paroisse d'Essonne et de la parroisse de 
Corbeil, son annexe, à présent transférée en laditte 
église Notre-Dame », d'autre part, au sujet des droits 
et privilèges réclamés par le Chapitre en vertu des 
lettres royaux a^-ant autorisé l'incorporation, par suite 
de quoi il prétendait que, « lorsque les dits abbé, 
chintre et chanoines de Saint-Spire et Notre-Dame 
iroient iirocessionnellement célébrer la grande messe 
en laditte église paroissialle es jours et festes de l'As- 
somption Notre-Dame et translation de Saint-Yon (à 
eux retenus et réservez par lesdits accords), ou qu'ils 
assisteroient aux convois ou obsecques quy se feroient 
en laditte église », ils « auroient la préférence et pri- 
mauté et prendroient le costé droit, comme aussy en 
toutes processions généralles et assemblées publiques 
du clergé, et marcheroient au costé droit, et ledit curé 
et gens d'église de laditte parroisse du costé gauche ». 
— Procédures relatives à des réclamations élevées 
par les membres du chapitre de Saint-Spire, préten- 
dant que, quand ils se rendaient processionnellement en 
l'église Notre-Dame les jour et fête de l'Assomption de 
la "Vierge, pour y célébrer la grand'messe, il devait 
être offert « à chacun des supliants et du clergé un 
bouquet de fleurs en reconnoissance de la cession de 
laditte église >- ; qu'ils n'avaient jamais été troubh';s 
dans ce droit, si ce n'est que « depuis quelques années, 
au lieu de bouquets de fleurs, les marguilliers ont de 
leur chef, sans la partici|)ation des échevins [et] habi- 
tans, donnés au lieu dos bouquets de fleurs des bou- 
quets artificiels de papier »; que, le lô août 1733, le 
marguillier en charge n'a offert et présenté « des bou- 
quets de papier qu'aux .sujipliants, sans en jifésenter 
ny offrir au surplus du clergé », etc., 1733-17;JG. — 
Nouvelle contestation en 1753: — l'roct's - verbal 
dressé à la date du dimanche 3 juin 1703, à l'effet de 
constater que le cun; de Notre-Dame ne s'iilait pas 
conformé à la tran.saclion intervenue en 1()-17, que les 
clianoines de Saint-Spire étant partis avec les reliques 
du chef de .saint Yon. pour venir <■ faire l'eau bénitti-, 



la procession avec la châsse de saint Yon qui repose 
en laditte église, au lieu du Tremblay, ainsy qu'il est 
d'usage, et ensuitte célébrer la grande-messe en laditte 
église au retour de la procession », avaient trouvé, 
lorsqu'ils étaient arrivés, le curé de Notre-Dame « cé- 
lébrant dans le chœur, au maître autel, une messe 
haute », ce qu'ils ne pouvaient considérer que comme 
un trouble apporté à leur possession, que, de plus, le 
curé avait défendu de sonner les cloches à l'arrivée de 
la procession, qu'enfin le chanoine qui devait officier 
n'avait « trouvé aucuns ornemens ny rien de prest 
pour faire l'eau bénite et les autres fonctions cu- 
rialles ». 



G. 239. (Liasse.) — 6 pièces, parchemin. 

1169-1242. — Titres concernant spécialement 
NoTKii-DAME DK CoRBEiL. — Charte constatant que 
Tiiibault, abbé de Saint-Maur des Fossés, et les reli- 
gieux de cette abbaye reconnaissent avoir vendu 
moyennant 100 sols aux chanoines de Notre-Dame de 
Corbeil un étal qu'ils possédaient depuis longtemps 
« in (erra Béate Marie Corboilensis », 1169. — Di- 
plôme par lequel le roi Louis VII notifie et confirme la 
donation faite par Aubert, abbé de Notre-Dame de 
Corbeil, à Ferri du Donjon pour lui et ses 1-éritiers, 
d'un autel existant en ladite église et placé devant le 
Crucifix, moyennant l'engagement pris [lar F. du Don- 
jon de constituer au profit du titulaire de cet autel une 
rente annuelle de 1 muid de blé et 2 muids de vin, 1172 
ou 1173. —Bulle adressée le 11 janvier r20S [-'] à IL, 
chanoine de Notre-Dame de Corbeil, par le pai)e Inno- 
cent III [■?], lequel ayant été inlornié par l'abbé que 
Gautier « CoccUarius », père (huiit II., avait assigné 
sur ses biens les revenus nécessaires et suffisants iK)ur 
une prébende en ladite église, dont son fils avait été 
jjourvu ensuite par l'abbé, avec le consentement du 
Chapitre, déclare approuver et confirmer ce qui avait 
été fait, attendu qu'à cette occasion « mdki paclio 
i)Ucrvene)U iiiliO)icsla ». « Daiwn Rome, apud 
Sa)icli(m Peirwn, quinlo idiisjanuarii, ponlificatus 
uoslri anno dcciino. » Le sci^au a disparu. — Délibé- 
ration capilulaire aux termes de laquelle les chanoines 
lie Notre-Dame, après avoir constaté l'existence dans 
leur église de la coutume suivante : « SI quis capella- 
Hus in dicta ccclesia benc/icialits, edce/do curato, 
viam iiniccrse cavnis fitcrit inyrcssus anlcquam 
vlnion vel bladum ad siium bene/iciuin pcrlincns col- 
li'Uissct, illud totiDH qiiod erat pcrceittwns de redditu 



SÉRIE G. — COLLÉGIALE DE SAINT-SPIRE DE CORBEIL. 



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suo de illo anno ad nos devolvebalur et a canonicis 
in dicta ecclesia resldenlUms solebat sine contradi- 
tione percipi et haheri », et les [ilaintes formulées en 
consi^quence à plusieurs reprises par les chapelains, 
modifient cet usage, à la prière de l'évêque de Paris, 
en établissant que « si capellanus feslum Pentecostes 
siipervixerit, lotion iflnd qiiod ad redditxim sive be- 
nefîcium sitiim de illo anno periinet sine coniradi- 
tione percipiet in futurwn ; si autem anie diction 
feslum Pentecostes de aliquo diclomm capellanorum 
humanitus contigeril vel etiam alio modo beneficium 
suum vacans fuerit, tolum quod erat de illo anno de 
redditu suo percepturus ad nos devolveiirr et a ca- 
nonicis in sepedicia ecclesia residenlihus percipie- 
tur » ; — charte de Guillaume d'Auvergne, évêque de 
Paris, relativement à cet objet, 1235. — Acte capitu- 
laire, aux termes duquel les chanoines de Notre-Dame, 
constatant l'insuffisance du remède apporté en 1235, 
« quia capellani ecclesie nosire tardius et minus 
utililer excolebant sive excoli faciebant vineas et 
alla tenementa ad sua bénéficia pertinentia », déci- 
dent « quod qulcumqûe ipsorum capellanorum a die 
Cinerum infra dictam dieni Pentecostes obierit et 
dicta tenementa excolueril sive e.rcoli fecerit propriis 
sumptibus suis, quodipse seu eciam execulores con- 
stitua ab ipso libère et pacijlce percipiant et /labeant 
mcdietatem omnium proventuum tenementorum be- 
neflcii sui in anno morlis sue », 1242. 



G, 240. (Liasse.) — S piùres, pniTlieraiii ; 2 [lièces, papier. 

1305-1648. — Notification par le garde de la pré- 
vôté de Paris, « Pierre de Dyci », de la renonciation 
consentie au profit du chapitre de Notre-Dame de Cor- 
beil, par Benoit de Saint-Gervais et Agnès, sa femme, 
aux droits qu'ils avaient sur « le pressoir de Notre- 
Dame de Courbeuil », appartenant audit Chapitre, et 
qui était situé « ôs prez de Évri », 1305. — Autre, par 
« Jehan l'Oncle », garde de la même prévôté, de la 
donation faite par « Monseigneur Estienne Fèvre, 
prestre, jadis chèvecier en l'église Notre-Dami; de 
Courbueil », à la communauté de cette église, d'une 
maison sise en la rue Saint-Jean, en la censive de l'ab- 
baye de Saint-Maur des Fossés, à charge pour les do- 
nataires de célébrer chaque année une messe dans les 
conditions spécifiées, 1321. — .\utre, par « Jehan Pié- 
dur », prévôt di; Corbcil, et Thomas Poulain, prêtre, 
chèvecier de l'église Saint-Spire et garde de par le Roi 
du scel de la prévôté, d'une convention intervenue 



entre « Messires Pierre Vallet, prestre, chantre de 
l'esglise collégial Nostre-Dame de Corbueil, Jehan de 
Hasteville, Jehan Thouas ou Thoas, Jehan Le Conite. 
Jehan Josse, chanoines de ladicte esglise, Jehan Voi- 
sot, chanoinne de la prébande aux Cochettiers, Giles 
Boucher, chèvecier, Simon de La Porte, curé d'icelle 
esglise, Thomas Poulain l'aisné, Jehan Chamotteux, 
Olivier Picart, Thomas Poulain le jeune, Jehan Jolis, 
Simon PiUot, Jehan Senteny, Martin de Toury et Hé- 
bept Bouteraye, prestres, chappellains bénéficiez en la- 
dicte esglise », d'une part, et « Messire Jehan d'Esti- 
vez (■?), prestre, soubz-aumosnier du Roy, nostre sire, 
leur conchanoinne », d'autre part, aux termes de la- 
quelle, ledit Chapitre, « à qui est et appartient d'an- 
ciennetté la seigneurie, justice et drois de la pescherie 
de la seyne en la rivière de Seine, depuis le pont de 
Corbueil jusques à la planche de Viry », ayant été de- 
puis peu troublé dans sa possession par les pêcheurs de 
la ville et des faubourgs de Corbeil, « lesquelx avecques 
les maistre, frères et sears de l'Ostel-Dieu de Paris, 
leurs adjoings, tiennent lesdiz chantre, chaiipitre et 
communaulté en procès par-devant les gens tenans les 
requestes du Roy nostre dit seigneur à Paris », délaisse 
au susdit Jean « d'Estmey » pour sa vie durant, le 
droit dont il s'agit, à charge pour le preneur de pour- 
suivre à ses frais devant les juridictions compétentes 
le procès commencé, et de soigneusement remettre 
au « trésor » de la collégiale les titres qui pourraient 
lui être communiqués à cette occasion, 1424. — Con- 
sentement donné par les exécuteurs testamentaires de 
Jeannette, en son vivant veuve d'Henriet Sextier, à la 
délivrance d'un legs fait par celle-ci à la communauté 
de Notre-Dame, d'une rente perpétuelle de 16 sous pa- 
risis assise sur une maison située en la rue « que on dit 
de la Tripperie dudit Corbueil », 1443. — Fragments 
de chartes des xv« et xvi" siècles, ne présentant plus 
un sens complet par suite des mutilations qu'elles ont 
subies. —Notification par Jean de La Barre, conseiller 
du Roi, garde do la prévôté de Corbeil, que par-devant 
Jacques Regiiault, notaire royal en cette ville. M--" Spire 
Du Nas, aussi notaire et procureur, a, conformément 
au désir exprimé par son père, Charles Du Nas, ;\ son 
lit de mort, délaissé au profit de la labri(iue de Notre- 
Dame et Saint-Nicolas une rente de 100 sous tournois 
aux charges énoncées dans l'arte : « Et oultre pourra 
ledit Du Nas ceddant faire mettre une pierre contre le 
deuxiesme pilier de ladite église, du costé de l'autel 
Sainte-Geneviefve, dans laquelle pierre sera gravée le 
legs cy-dessus pour perpétuelle mémoire d'iceiuy », 
1012. — Copie authentique, faite en 1048, de titres se 



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ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



rapportant aux années 1538-1615, et concernant une 
rente perpétuelle de 32 sous parisis assise sur différents 
immeubles, \endue au chapitre de Notre-Dame par 
Guérin Ligeon, vigneron à Essonnes. 



G. 241. (Liasse.) — 107 pièces, papier. 

1664-1688. — Comptes. — États des distribu- 
tions faites, tant en argent qu'en nature, à MM. les 
abbé et membres du Ciiapitre à raison de leurs pré- 
bendes, de leur assistance aux offices, aux dn'libéra- 
tions capitulaires, etc. de 1664 à 1676. — Compte 
d'emploi d'une somme del.22'7 livres 8 sols 4 deniers, 
reçue par le chapitre de Saint-Spire « pour lindem- 
nité de partie des bàtimens, court et jardin du collège 
de Corbeil », aux termes d'un contrat passé devant 
M* Nicolas Regnaut le 6 mars 1684 ; — compte d'em- 
ploi de diverses autres sommes 168'7-1688. 

G. 242. (Liasse.) — 4 pièces, papier. 

1594-1750. — Terriers. — Déclarations par les 
tenanciers des « isles, atterrissemens et bordages à 
chacun d'eux appartenans, assis sur la rivière et bor- 
dage de la rivière de Seine, en l'estendue de la chas- 
tellenye de Corbeil, assçavoir au-dessus des pontz 
dudit Corbueil jusques à l'endroit de i'embouclieure 
du lu d'EscoUe, vis-à-vis du port de Sainct-Assize, et 
au-dessoubz des pontz jusques à l'endroict de la rivière 
d'Orge au-dessus des chaiges, et de l'autre costé de 
ladite rivière jusques à l'endroict de la rivière d'Yerre 
tombant en ladite rivière de Seine », faites par-devant 
Gervais de Morennes. conseiller du Roi, commis par 
lettres patentes de 1586 et 15'.)4 à la confection du 
terrier du comté et de la châleilenie de Corbeil. — Dé- 
claration passée par les marguilliers de Notre-Dame, 
Paul Audenet, marchand, et Michel Bertrand, com- 
missaire de police de la ville, pour les biens tenus par 
la communauté des habitants de la paroisse des abbé, 
chantre et chanoines de Saint-Spire, seigneurs en 
partie de Corbeil, Essonnes, Villededon, Saintry, Dra- 
Vffi!, La Ferté-Alais, Raulne et autres lieux, 1750. — 
Cueilloir, incomplet, donnant les noms et surnoms des 
propriétaires ayant passé, en 1750 et années sui- 
vantes, déclaration des biens qu'ils tenaient du Cha- 
pitre. Le manuscrit est paginé 3-78; il se termine i)ar 
une table alphabétique. 



G. 243. (Liasse.) — 18 |)ièces, parcliemin ; 13 piOces, papier. 

1241-1783. — Temporel. — Notification par le 
chantre et le chapitre de Saint-Spire d'un échange aux 
termes duquel les chanoines de la collégiale aban- 
donnent aux religieux de l'abbaye des Vaux-de-Cernay 
une rente de 5 sous parisis, à percevoir sur les reve- 
nus de Ballaucourt, et reçoivent en retour 12 deniers 
de cens avec les droits de justice et autres, apparte- 
nant à l'abbaye sur une maison, sise à Corbeil en la 
graud'rue, « que donnes dlcilur donms Theobaldl de 
Morelo, niUitis », juin 1241. — Titres concernant une 
maison vendue, en 1243, au chapitre de Saint-Spire, 
par Thibault de Moret, chevalier, et baillée ultérieu- 
rement à cens perpétuel aux membres de la confrérie 
de Saint-Spire et Saint-Leu érigée en ladite église, 
1403, et enfin vendue aux mêmes confrères, 1462. — 
Acte, en très mauvais état, constatant la notilicatioii 
par « Hermardus », doyen de Melun, d'un compromis 
aux termes duquel Guillaume « de Samesiolo », clerc, 
d'une part, et les chapitres de Saint-Si)ire et de Notre- 
Dame, d'autre part, étant en contestation au sujet de 
différents immeubles qui avaient appartenu à .'\dani de 
Moret, déclarent s'en remettre à l'arliitrage du doyen 
de Longjumeau et de Renaud Du Plessis, 1243. — 
Charte par laquelle Jean Brianl, du Vieux-Corbeil, 
chevalier, déclare avoir approuvé et amorti, moyen- 
nant certaines conditions, la vente de pièces de vigne 
sises à Corbeil au terroir dénommé « Chevrel », faite 
par Raoul dit Muid-d'Orge et « Kaiicia » alias « Rocia », 
sa femme, au chapitre de Saint-Spire, pour être 
affectées à la chapelle de Saint-Thomas en ladite 
église 1244 ou 1245; — notification de ladite vente par 
rOfficial de Paris, 1245; — notification parle même 
du consentement donné à ladite vente par Philippe, 
écuyer, fils de Jean Briard, 1245. — Notification par 
rOllicial de Paris du consentement donné par Guil- 
laume " de Calinis », bourgeois de Paris, par sa l>nune, 
et par Maurice, leur fils, à lexéculion du legs fait jiar 
Robert dit « de Caimis », frère de Guillaume, ;i lê^'lise 
Saint-Spire, d'une pièce de vigne sise à Corbeil au lieu 
<iit le Clos-le-Comte « Claiiswn ConiUis », laquelle 
devra être affectée aux besoins de l'autel de Saint- 
Michel, érigé en la chapelle de Saint-Gilles «jiixia 
diclaiii (•(•(•Icsitnn », juin 1245. — Charte du garde 
delà prévôté de Paris, Henri d(! Tai>crel, faisant con- 
naitro la vente, au prix de 1 lo livirs, laite au cha- 
pitre de « Saint-Sepire », par « llanont dit Le Malin 
et Agnès, sa faîne, lllle de feu Nicolas l'Url'èvre, de 



SERIK G. 



COLLEGIALE DE SAINT-SPIRE DE COREEIL. 



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Corbeil », de divers cens et d'une maison sise outre le 
pont, 1317. — Bail de 7 quartiers de vignes situées au 
lieu dit «Malgarde», 1353. — Lettres royaux vidi- 
mant et confirmant, en 1374, des lettres du roi 
Cliarles IV, amortissant en 1326 différentes acquisi- 
tions faites par le cliapitre de Saint-Spire, notamment 
une maison et GO sous de menus cens, « qui furent 
Nicolas rOrfèvre »; un quartier de vigne à Évry, etc. 

— Déclaration aux termes de laquelle Adam Toussas, 
laboureur, comparaissant devant « Jehan Piédur », 
prévôt de Corbeil, et Thomas Poulain, chèvecier de 
Saint-Spire et garde du sceau de la prévôté, reconnaît 
avoir pris à titre de rente perpétuelle du chapitre de 
Saint-Spire « tout le Las d'une maison assise ou 
cloistre dudit lieu de Saint-Spire, appellée le petit re- 
froittoir », ainsi que divers autres immeubles, 1421. 

— Bail d'une maison « à manière d'appentiz, couverte 
de tuille», sise à Corbeil, en la rue Notre-Dame, passé 
devant <> Jehan Marse, prévost de Corbueil », 1425. — 
Fragments de chartes des xv" et xvi'" siècles, ne 
présentant plus un sens complet par suite des mutila- 
tions qu'elles ont subies. — Copie informe du bail 
passé au profit de Claude Michel, procureur à Corbeil, 
par Jacques de Camps, abbé séculier, Gervais Bonne- 
mer, chantre, Etienne Letellier, Pierre Le Duc, An- 
toine Morel et Robert Puthon, chanoines de Saint- 
Spire, d'un [letit comble d'une maison sise « derrière 
et entre la cour des maisons dudit Michel et la maison 
appellée la GeoUe Saint-Spire », lô.'38. — Difficultés 
survenues entre Jacques Regnault et Pasquette Le 
Paige, sa femme, d'une part, et le cliapitre de Saint- 
Spire, d'autre part, relativement à la perception de 
droits prétendus i)ar le Chapitre sur une maison 
située dans le marché de Corbeil, 1610. — Assignation 
à comijaroir en Parlement donnée, à la requête du 
Chapitre, à M''= Jean de La Barre, prévôt et sous-bailli 
de Corbeil, et à Eustache Cîilbert, substitut du Procu- 
reur général, 1618. — Extrait du terrier « de Mar- 
cilly dans Corbeil », à la date du U février 1644, pour 
une contestation relative à un immeuble en la censive 
dudit fief « de Marsilly », 1671. — Extrait, fait en 
1688, d'un compte de ]ôl7-1518 constatant que Jean 
de Laval avait payé 6 deniers « pour sa maison assise 
en la rue de Nostre-Darae, oùsouloit pendre pour en- 
seigne : Les Trois Pucelles ». — Transport par Marie- 
Anne Raudot, veuve de Messire Alexandre Rfgiiault, 
en son vivant conseiller en Parlement, au iirolit de 
MM. (lu Cliapitre, ce accei)tant par M'' Nicolas De- 
launay, abbé' séculier, François Asselin, chantre et 
chanoine, Etienne Regnault, François ChastiUon, 



Hubert Séneschal et Claude Vallin de Sérignan, cha- 
noines, d'une rente à elle du par les religieuses de la 
congrégation de Notre-Dame établies à Corbeil, trans- 
port consenti par lesdites religieuses, Sœurs Marie 
de l'Ascension, supérieure, Marie du Saint-Sacrement, 
assistante, Marie de Jésus, Marie de Saint-Charles, 
Marie-Claude, et Marie-Élisabeth, conseillères. — 
Mémoire, informe et non daté, des héritages affectés 
à une rente de 2 muids de blé due à Messieurs de 
Saint-Spire par Madame Regnault. Fin du xvii° siècle. 

— Mémoire présenté à M. le Procureur général, pour 
le chapitre de Corbeil, contre M. Tliibeuf, conseiller 
en la Cour, seigneur du fief des Étuves et de la Borde, 
au sujet de « la censive sur une place faisant partie 
des lieux acquis par Louis Le Paire, d'Antoine Guyot 
et Marie Le Maire, le 2 septembre 1673», prétendue 
par le Chapitre à cause de sa seigneurie en partie de 
Corbeil. Fin du xvii" siècle. — Inventaire des pièces 
produites par-devant le prévôt de Paris par M^o Fran- 
çois Fraguier, seigneur de «Lompérier», conseiller 
au Parlement, poursuivant l'adjudication de la ferme 
appelée « le Grand-Nagis, seize près la ville de Corbeil » 
saisie à sa requête, contre les abbé, chantre et cha- 
noines de Saint-Spire y faisant opposition. Non daté. 

— Partage de biens composant la succession de Jean 
Tortouin, 1714-1715. — Sentence du bailli de Saint- 
Spire, au sujet d'immeubles donnant sur la rue du 
cloître Saint-Spire, 1742. — Bail à rente par le sieur 
Joseiih-Paul Petit[iont, « maître des écolles de la pa- 
roisse d'Essonnes », et Marie-Jeanne Billau, sa femme, 
au sieur Prin, marchand à Corbeil, d'une maison 
située en la rue de « l'Orberie », avec ses dépendances, 
en la censive du Chapitre, 1750. — Notification de la 
déclaration faite par Mgr Gabriel-Louis de Neufville, 
duc de Villeroy, pour les cens et rentes qu'il reconnaît 
devoir au chapitre de Saint-Spire, 1783. 



G. 244. (Liasse.) — 1 pièce, parchemin ; 4 pièces, papier. 

1259-1613. — Ballanxourt.— Charte de l'évéque 
de Paris, Renaud III de Corbeil, vidimant et conlir- 
mant un actt? aux termes duquel le chapitre de Saint- 
Martin de Champeaux en Brie reconnaît avoir cédé à 
l'église de Saint-Spire de Corbeil les droits de toute 
nature qu'il possédait à « Balamcurlam » et aux 
environs, août 1259. — Note d'où il résulte que 
« l'église Monseigneur Saint-Siùre de Corbeil » est 
« de grans fraiz et grand entretcnement jiour le ser- 
vice divin ordonné et institué par les fondateurs », et 



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ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



que « pour la fondacion de laquelle église auroit esté 
baillé et délivré auxdits abbé et chanoines par les feuz 
Roys la terre et seigneurie de Balencourt avec tous et 
chacuns ses droitz, prouffitz, revenuz et émolumens 
quelzconques tant en cens, justice, rentes, champars, 
dixmes, de laquelle terre lesditz abbé, chanoines et 
chappitre ont depuis ladite fondacion joy pacificque- 
ment avec tous ces droitz, prouffitz, revenuz et émo- 
lumens quelzconques jusques à présent que M" 

Du Val, soj- disant curé de Balencourt, a inquiété 
lesdiz abbé et chanoines de ladite église, pour raison 
de dixmes dudit Balencourt » ; arguments produits par 
le Chapitre. Sans date. — Inventaire des pièces pro- 
duites devant le prévôt de Paris par le chapitre de 
Notre-Dame de Corbeil contre Pierre A uger, demeu- 
rant à Ballancourt ; fin du xvi" siècle. — Nouvelle 
contestation entre le Chapitre de Saint-Spire et le curé 
de Saint-Martin de Ballancourt, M" Lubin Labbé, 
relativement à la jouissance des dîmes, 1613. 



G. 245. (Liasse.) — 4 pièces, parchemin ; 23 pièces, papier. 

1260-1762. — EssoNNES. — Charte d'offlcialité 
constatant que Simon, fils de Jean de Saint-Quentin, 
clerc, a reconnu avoir vendu une pièce de vigne sise à 
Essonnes, au terroir de « Boucornu », en la censive 
du chai)itre de Saint-Spire, juin l'2G(l. — Contestation 
entre les abbé, ciianoines et chapitre de Saint-Spire et 
M. Jean de Lozier, prêtre, vicaire perpétuel de Saint- 
Martin en ré|.'lise Saint-Spire, d'une part, et le curé 
d'Essonnes, d'autre part ; mention et résumé des 
titres venant à l'appui des prétentions des chanoines 
relativement à leurs droits, pièces comprises entre les 
années 1071 et 1GG5. Fin du xvii» siècle. — Procé- 
dures à l'occasion de cens et rentes prétendus par le 
chapitre de Saint-Spire sur la propriété dénommée 
« la maison de Chantmerle près le bourg d'Es- 
sonnes », ri.r.)-l7.ii. — Vente par Marin de La Haye, 
seigneur de Draveil et autres lieux, l'un des fermiers 
généraux, à Louis Letache, subrogé à Jacques Mahicii, 
adjuilicataire gi^n«*ral des poudres et salpêtres de 
France, de pièces do terres sises à Essonnes, n.'i:}; 
ensajainement par le chapitre de Saint-Spir.', 17 
décembre; suites de l'ad'aire jusqu'en \1('>2. — Vente 
par Salomon de La Haye des Fossés, écuyer, conseiller 
.st-crélaire du Roi, au sieur Jactjues Meiisnier, adjudi- 
cataire général des poudres et salpêtres de France, 
«l'une )li' site à Ensonnes, vimiIo faite au prix de l.MOO 
livres; <• plu-», ledit sieur .Mcusnier prdinct <•{ s'oblige, 



tant pour luy que pour ses ayans cause, de fournir 
audit S'' Desfossés et après luy à M'' son fils, tant qu'ils 
auront droit de chasse dans quelque canton ou tant 
qu'ils seront propriétaires de terre ayant droit de 
chasse, un baril de douze livres de poudre à giboyer 
par chacune année » ; — ensaisinement par le Cha- 
pitre, 1758. 

O. 24G. (Liasse.) — 8 pièces, parchemin ; 15 pièces, papier. 

1293-1620. — Évry-Petit-Bourg. — Notification 
par Guillaume de Berry, garde de la prévôté de Cor- 
beil, par la vente faite par Émeline La Quartière, 
veuve d'Aubert Quartier, à Robert Alyaume de « Petit 
Bool i>, de 7 quartiers et demi de terres arables, sises 
« à grant chemin de Paris à la croie de Orangi », et de 
4 arpents en quatre lieux dilîéreuts, t. en la censive du 
chapistre de Nostre-Dame de Courbuel », 12'.)3. — 
Autre, par « Henry Georget », prévôt de Corbeil, du 
bail à rente perpétuelle fait par le Chapitre de Notre- 
Dame de Corbeil à îlartin Chappée, laboureur, et à 
Jeanne, sa femme, demeurant à « Bou », d'une masure 
et de 9 arpents et demi de terres situés « audit Bou », 
1453. — Copies authentiques, faites au xviii" siècle, de 
la notification par Jean Laine, prévôt de Corbeil, du 
bail à cens par ledit chapitre, à «Jean Auroust, écuyer, 
seigneur de Ris », et à sa femme, « damoiselle Agnès 
de La Ilamarche », de terres sises à Évry-sur-Seine, 
et de la ratification de la prise à cens par damoiselle 
A. de La Haniarclu', 1485. — Réduction à 10 sols d'un 
cens de 25 sols parisis dû au Chapitre sur 3 arpents et 
demi de terre et friches sis ;\ « Bou près d'l']svry », 
1491. — Bail par le Chapitre à Denis Priné, sergent en 
la prévôté de Corbeil, de 7 quartiers de pré en une 
pièce, au terroir d'Évry, « au dessoubz du Bou », 1491. 
— Acte de « Pierre de Maumont, chevalier, seigneur 
deBeauregard à Sainct-Fremyn sur Loire, garde |>our 
le Roy, nostre sire, de la prévosté de Corbucil et du 
scol d'icelle », faisant connaîti'c que Gilles Moynet, 
marchand, deinrurant à « Bou, paroisse d'I^svi-y sur 
Seine, de présent malade en l'église colégial nuinsieur 
Sainct-Siure de Corbueil, et Estiennette Bezolle, sa 
li'mme «, ont donné à cette église une rente perpé- 
tni'lli; de :îO sols parisis à percevoir sur 5 ai-pi'iits (U; 
terre (ui une pièce sise « au lieu dit Le .^auvaig(î », 
en la censive de Notre-Dame, 1514. — Sentence du 
prévôt de Corbeil, " lJ(''rangi'r linnclier ", piuiant litre 
nouvel, au iirollt du cha|)itre de Notre-Dame de C.or- 
br'il, d'un cens de 12 sols à eux dus sur 3 quartiers de 



SERIE G. 



COLLEGIALE DE SAINT-SPIRE DE CORBEIL. 



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pré sis « au Petit-Bou », possédés par Charles Guy- 
naud, 1525. — Copie authentique, faite au xviiP siècle, 
de la notification par « Jean Le Bergier », prévôt de 
Corbeil, de la vente par Jeanne Dabert, veuve de 
Mathurin Duguet, à Robert Beaucliamps, demeurant 
à Évry, de deux espaces de maisons sises à « Grand 
Bout, paroisse d'Esvry-sur-Seine », 156T. — Notifica- 
tion par le même de la vente par le Chapitre à « noble 
etdiscrette personne Maistre André Courtin, chanoine 
en l'église de Nostre-Dame de Paris », de 20 sols de 
menus-cens dus à l'église de Corbeil « sur plusieurs 
héritages assis au village de Petit-Bourg, paroisse 
d'Esvry-sur-Seine », 1594. — Vente à M^'= André Cour- 
tin par Mathieu Galbault, laboureur à Évry-sur-Seine, 
de pièces de vignes étant en partie dans la censive de 
Notre-Dame de Corbeil, 1595. — Vente au même, 
qualifié de « seigneur de Petit-Bourg », de 5 quartiers 
de bois taillis, 1596. — Autre, au même, par Made- 
leine Gilbert, de 3 quartiers de terre en une pièce sise 
entre Évry et Petit-Bourg, au lieu dit « les huit 
arpents », et se trouvant « en la censive dudit 
S' Courtin, à cause de son fief qu'il a audit Bout au 
lieu des sieurs de l'église Notre-Dame de Corbeil », 
1600. — Acte du prévôt de Corbeil, « Claude Le Ber- 
ger », faisant connaître que MM. du chapitre de 
Notre-Dame de Corbeil, reconnaissant « le peu de 
prouffict qui leur venoit par chacun an des cens et 
droictures qu'ils avoient droict de prendre par chacun 
an à cause de leur dit chapitre tant à Esvry-sur-Seine 
lez ledict Corbueil que au villaige et territoire du 
village de Petit-Bouc, assis en la paroisse dudict 
Esvry, circonstances et deppendances, qui peuvent 
monter par chacun an à la somme de huict livres huict 
solz deux deniers parisis, perceptibles par chacun an 
le jour de la feste de Chandeleur, faisant lesdictz cens 
et droictures partie du lief et seigneurie appartenant 
audit Chappittre existant en plusieurs lieulx, endroictz, 
territoires et climatz tant en ladicte ville, faulxbourgs 
dudict Corbueil que aucuns villaiges circonvuisius, 
duquel fief ladicte esglise Nostre-Dame est le lieu 
seigneurial et principal, soubz le portail de laquelle 
lesdicts cens se doibvent paier et recepvoir », et que, 
d'autre part, « la recherche desdits cens et droictures 
d'Ksvry et Petit-Bouc leur coustent par chascun an 
plus qu'ilz n'en avoient de prouflict », vendent à 
André Courtin lesdits cens, y compris les 20 sols qu'ils 
lui avaient déjà cédés en 1594, ainsi que ce qui leur 
était du par « Maistre Pierre Maupeou, seigneur du 
Monceau », à la charge de la tenue et mouvance 
féodale envers le Chapitre et moyennant une rente de 



12 écus sol. 30 avril 1601. — Remboursement par 
André Courtin, chanoine de Paris, « sieur du Petit- 
Bouc », du principal de la rente de 12 écus sol spéci- 
fiée au contrat précédent, 1602. — Acquisitions de 
pièces de terres et vignes faites, de 1604 à 1623, par 
M''" André Courtin, qualifié de « seigneur de Petit- 
Bourg et d'Évry-sur-Seine » en 1614, de « chanoine de 
l'église de Paris, abbé de Saint-Crépin de Soissons, 
prieur de Nanteuil, seigneur de Petit-Bourg et d'Évry, 
étant de présent en sa maison seigneurialle dudit 
Petit-Bourg », 1620. 



G. 247. (Liasse.) — 1 pièce, parchemin : 10 ])ièces, papier. 

1630-1644. — Vente par M. Pierre Courtin « sieur 
du Petit-Bourg », étant aux droits de M'^^ André Cour- 
tin, son oncle, et par Mario Quétif, sa femme, à la 
duchesse douairière de Lesdiguières « haute et puis- 
sante dame Marie de Treffort », demeurant à Paris, 
rue de l'Arbre-Sec, de « la terre et seigneurie du 
Petit-Bourg, avec ses appartenances et dépendances, 
assis et situé en la paroisse d'Évry-sur-Selne, consis- 
tant en maison seigneurialle contenant trois grands 
corps de logis en crouppe appliquez en caves », en 
laquelle il y a notamment « sallette basse, grande 
salle haute, chappelle, chambres hautes » ; en deux 
autres corps de logis « non encore parachevés de bâ- 
tir », granges, étables, colombier à pied, vivier, bois 
de haute futaie, canal, le tout « clos de murs, conte- 
nant ensemble quarante arpents » ; en pièces de 
terres, redevances et droits divers. Prix, outre les 
charges spécifiées au contrat : 41.000 livres tournois, 
31 juillet 1630 ; — transaction entre les parties, 1635 ; 
— cession au prix de 2.400 livres, faite par l'abbé, 
M''<=(Jabriel Mathis, conseiller et aumônier du Roi, et 
par le chapitre de Saint-Spire, « seigneurs dominants 
du lief, terre et seigneurie de Petitbourg », et ses dé- 
pendances, ayant appartenu à André Courtin, décédé, 
à M" la duchesse douairière de Lesdiguières, du droit 
(le retrait féodal appartenant au Chapitre sur ledit 
fief, 15 juillet 1630. — Subrogation portant vente par 
M'' la duchesse de Lesdiguières au profit de « noble 
homme Jean Galland, conseiller secrétaire du Roi, 
maison et couronne de France », des fief et seigneurie 
de Petit-Bourg, par elle acquis en 1630 ; — Délibéra- 
tion aux termes de laquelle MM. du chapitre de Saint- 
Spire, après avoir reconnu que M. J. Gallaud ne doit 
que les foi, hommage et dénombrement, consentent à 
ce que le nom du fief de « Petit-Bout » soit changé en 



144 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



celui de « Seynemont », sous lequel ils recevront ledit 
sieur à foi et hommage, et acceptent de lui une dona- 
tion de 25 pistoles valant 250 livres, qui « sera em- 
ployée au payement des ouvriers qui ont travaillé à la 
réfection du maistre-autel et autres réparations de 
ladicte église », 1" juin 1638. — Échange aux termes 
duquel M" Jean Galland cède à l'archevêque de Paris, 
Jean-François de Gondy, une maison sise à Paris, 
rue Bourg-l'Abbé, faisant l'un des coins de la rue du 
a Petit Hurleu », et louée 1.000 livres par an. et reçoit 
en retour la terre et seigneurie d'Évry près Corbeil, 
appartenant audit archevêque « à cause de son prieuré 
de Saint-Maur-les-Fossés, annexé à l'archevêché », 
29 août 1639; — homologation dudit échange par 
arrêt du Parlement, 15 novembre. — Pi'ojet de foi et 
hommage de la seigneurie de « Sennemont, antienne- 
ment appellée Petit-Bourg », tenue du chapitre de 
Saint-Spire, laquelle se consiste « en un chasteau 
composé d'un corps de logis qui fait face sur le parc et 
la court, ayant un pavillon de chaque bout et une 
aille de chaque costé, aveq un pavillon à chaque bout, 
le tout appliqué en plusieurs chambres à feu, grand 
escallier, salles, alcauves , antichambres., gallerie, 
chapelle par le bas et pavillons, le tout couvert d'ar- 
doizes et décoré de peintures enrichie d'or et clos et 
fermé de fossez à fond de cuve remplis d'eaue, revêtus 
de touttes parts, court, anti-court et demy-lune à l'ad- 
venue du devant dudit ciia.steau plantés en orme à 
double rang depuis ladite demy-lune jusqu'à la grillede 
fer qui est sur le chemin de présent allant d'Évry à 
Grandbourg , Trousseaux et Paris », etc., le tout 
transcrit «lu terrier de Petit-Bourg et Sennemont, fait 
le 5 juin 1040. — Cahier des déclarations passées par 
plusieurs particuliers pour les héritages tenus par 
eux en censive de M'» Jean Galland, « seigneur 
d'Évry-sur-Seine et de Sennemont », 1641-1645. — 
Autre déclaration passée au profit du même par « Jt'- 
rôme Chapellain », écuyer, sieur de Fortoyseau, 1641. 

— Échange de différents héritages conclu entre 
M" Jean Galland et Pierre de Maupeou, conseiller au 
Parlement, seigneur de « Mousseaux », 5 mars loCi. 

— Vente jiar Pierre de Maupeou, à M'" Jean Galland, 
de la ferme de '< Houillon », avec ses dépendances, au 
prix de 39.180 livres tournois, outre les charge.»;, 
12 décembre 1044. 



fJ. 218. (I.in.io. 



S pièrcii, p.npior. 



1646-1674. — Vente par dame Ant'<'dique Le Ca- 
niu.s, \<Miv (le .M'" Jean Galland, et par .M'" Jacqui's 



Galland, « conseiller de Sa Majesté en ses dits conseils 
et secrétaire en son Conseil d'État et direction de ses 
finances », frère du défunt, à M'° « Louis de La Ri- 
vière, conseiller ordinaire du Roy en ses conseils, 
chancelier et surintendant des ordres de Sa Majesté, 
abbé des abbayes de Saint-Benoist-sur-Loire et Saint- 
Père en Vallée », demeurant à Paris, nie de Tournon, 
de la terre et seigneurie d'Évry-sur-Seine, des fief, 
terre et seigneurie de « Senemont », consistant en 
hôtel seigneurial, ferme, parc, « où il y a fontaines, 
bassins, cascades, jardins, parterres », de la ferme de 
Bouillon, etc., aux charges énoncées dans l'acte et 
moyennant le [irix de 230.000 livres tournois, dans le- 
quel le mobilier figure pour 30.000 livres, 5 janvier 
164G. — Foi et liommage au cha|iitre de Saint-Spire 
par Maître Michel Bonnefont, au nom de l'abbé de La 
Rivière « seigneur d'Évrj--sur-Seine et de Seine- 
mont », 21 janvier 1646. — Déclaration passée devant 
Jacques Barré, notaire royal en la prévôté de Corbeil, 
commis pour la confection des terriers et cenciers des 
terres et seigneuries d'Evry-sur-Seine et de « Seine- 
mont anciennement Petit-Bourg ». aux termes de la- 
quelle M''« Louis de La Rivière, ministre d'État, chan- 
celier, surintendant et commandeur des ordres de Sa 
Majesté, reconnaît qu'à lui appartiennent : la ferme 
et bâtiment vulgairement appelée la ferme de Saint- 
Maur, « pour ce qu'elle a cy-devant esté acquise, par 
le feu S'"Galan(l, de Monseigneur l'illnstrissinie arche- 
vesque de Paris, auquel elle appartenoit du doyenné 
de Saint-Maur, audit archevesché, qui estoit ancienne- 
ment le lieu seigneurial de la seigneurie dudit Évry- 
sur-Seine » ; les haute, moyenne et basse justice dans 
l'étendue de la seigneurie d'Evry-sur-Seine, « resor- 
tissant par appel en maliôre civile en la prévôté 
royale de Corbeil, et pour les criminelles au Parlement 
de Paris » ; la collation, nomination et présentation 
de la chapelle de Notre-Dame et de Saint-.'indré, fon- 
dée en l'église paroissialle de Saint-Pierre li'Evry-sur- 
Seine ; des dîmes , la maison seigneuriale du château 
de « Seinemont cy-devant dict Petit-Bourg », avec les 
bâtiments, iiavillons, jai'dins et pai\', orni^'s de fon- 
taines, canaux, cascades ligures et ^tatues de 

pierre de liais de marbre », en dépendant ; la ferme de 
liiiuilloii ; (les censives; des terres labduiMldes, etc. 
-M avril 1052. — Trau.'saclion conclue entre Louis de 
La Rivière, évêqueet duc de Langres, pair de France, 
ministre d'Etat, commandeur des ordres du Roi, 
< iianil-Aiiiniuiier de la Heine, demeurant à Paris, en 
son hôtel de la place L'ovale, d'une jiart, et M''" « Mau- 
jieou », chevalier, (( seigneur de Monceau, conseiller 



SERIE G. — COLLÉGIALE DE SATNÏ-SPIRE DE CORBEIL. 



145 



du Roy en ses Conseils et Président es enquêtes du 
Parlement de Paris », aux termes de laquelle, pour 
prévenir et terminer toute contestation, ce dernier 
cède au seigneur de « Sennemont » tout et tel droit 
de haute, moyenne et basse justice qui pouvait lui 
appartenir sur « le château de Sennemont vulgaire- 
ment dit Petit-Bout », et reçoit de lui en contre- 
échange « toute la haute, moyenne et basse justice 
faisant partie de celle d'Esvry, apartenant audit sei- 
gneur évesque et duc de Langres, dans l'étendue du 
château de Monceau, sa ferme, ses cours, jardins, 
parcs et autres lieux », 1666. — Foi et hommage par 
M« Pierre Barbier de La Rivière, « prieur et seigneur 
de Palleau, des terres et seigneurie d'Esvry et de 
Seynemont, demeurant à Paris, rue Sainct-Louis, ma- 
rais (lu Temple, parroisse Sainct-Gervais », frère et 
héritier de Louis Barbier de La Rivière, à l'abbé de 
Saint-Spire, M™ Jean Delaunay, et au Chapitre, 2 août 
16'72. — Composition faite avec le Chapitre, à la 
somme de 800 livres, pour « le droit de relief de la 
mutation du flef de Sennemont arrivée par le décedz 
dudict seigneur évesque de Langres », 1674. — Trans- 
action entre Pierre Barbier de La Rivière et dame 
Jeanne Clément, femme de « Louis Adée, écuyer, sei- 
gneur de Grand-Champ et du Petit- Val », et veuve en 
premières noces de François Brisson, écuyer, sei- 
gneur « du Grand et Petit-Bou », tant en son nom 
qu'au nom de son fils François Brisson, pour terminer 
toutes contestations entre les parties « au sujet d'un 
ancien chemin appelé la rus Guinand, que le sieur de 
La Rivière avoit enclos dans son parc, » 11 juillet 
1674. 



G. 249. (Li.'isse.) — 6 pièces, papier. 

1674-1694. — Vente par Pierre de La Rivière à 
« M''" Jacques Ferron, chevallier, seigneur de La Fer- 
ronnaye, lieutenant du château de Vincennes », et 
par Margueritte de Vouldy, sa femme, des terres et 
seigneuries de Sennemont, « vulgairement dit Petit- 
Bourg », et d"Évry-sur-Seino, avec leurs dépendances 
et annexes, aux charges énoncées dans l'acte et 
moyennant le prix de 108.000 livrets toiiniois, 12 juil- 
let 1674 ; — ensaisinemenls par l'archevLVjue de 
Paris, 28 juillet, et par le chapitre de Saint-Spire, 
7 août. — Foi et hommage au chapitre de Sainl-Spire 
par M''» Jacques Perron, 6 août 1674. — Saisie féodale 
(les fiefs de Petit-Bourg (.'t d'Évry-sur-Seine, à la re- 
quête du procureur du Roi en la Chambre du Trésor, 

SlSINU h.T-OlSE. — SlSlllK G. 



poursuites et diligences du contrôleur général des 
domaines de Sa Majesté, « faulte d'homme, droicts et 
debvoirs non faicts et payés, aveu et dénombrement 
non fourny et baillé, comme aussi faulte d'avoir exibé 
et communiqué tous et chacuns les tiltres et contracts 
concernans la propriété desdis flefs », relevant en 
plain flef du Roi à cause de son comté de Corbeil, 
26 mars 1675. — Décret volontaire des terres d'Évry- 
sur-Seine et de Petit -Bourg, 22 juin 1675. — 
Transaction entre M. le maréchal duc de Villeroy, 
engagiste du comté de Corbeil, et le chapitre de Saint- 
Spire, aux termes de laquelle MM. du Chapitre conti- 
nueront à jouir « de la mouvance du Petit-Bourg », 
1678. — Bail par « M'« Pierre-Jacques Ferron, che- 
valier, seigneur de La Ferronnaye, Seinemont, Évry- 
sur-Seine et autres lieux, lieutenant-colonel du régi- 
ment de cavalerie de Cayeux », à la veuve de Jacques 
Ballet, de la ferme du château avec ses dépendances, 
9 décembre 1694. 



G. 250. (Liasse.) — 1 pièce, parchemin; 6 pièces, papier. 

1695-1752. — Vente par « M''« Pierre-Jacques 
Férond, chevalier, seigneur de La Féronnaye, Senne- 
mont, Esvry-sur-Seine et autres lieux, lieutenant-colo- 
nel du régiment de Cayeux », et par dame Mathurine- 
Françoise de La Mothe, sa femme, héritiers de 
Jacques Ferron, à Madame la marquise de Montespan, 
des terres et seigneuries de Petit-Bourg et d'Évry- 
sur-Seine avec leurs dépendances. Prix, outre les 
charges: 120.000 livres de prix principal et 1.500 
livres de pot-de-vin, 24 mai 1695; — ensaisinements 
par l'archevêque de Paris et par le chapitre de Saint- 
Spire, 1696. — Foi et hommage par Jean-François de 
Richemont, écuyer, « capitaine du chasteau de Senne- 
mont », procureur fondé de Louis-Antoine de Gon- 
drin, chevalier, marquis d'Antin, seigneur de Senne- 
mont, pour ledit lief relevant du chapitre de Saint- 
Spire à une seule foi et hommage, et appartenant 
audit marquis d'.Vntin comme héritier de Madame de 
Montespan, 29 mars 1698. — Baux et échange conclus 
en 1707, 1722 et 1723. — Foi et hommage par le 
curateur aux causes de « François-Émery de Durfort 
comte de Civerac » et de dame « Françoise de Pardail- 
lant de Gomlrin d'Antin », sa femme, et par le tuteur 
de « damoiselle Julie- Victoire du Paniaillant de 
Gondrin », héritiers du duc d'.Vntin, en présence du 
chapitre de l'église royale et coll(''giale de Saint-Spire 
de Corbeil composé de MM. Pierre Regnault, chantre 



146 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



Claude Mariette, Jean-Baptiste-Gaspard Dansse, Jean 
Nollin, Louis-Henry Coisny, Antoine-René Mellet, 
Jean Périllé et François Feuillet, 9 juillet l'iôl. — 
Bail de terres en 1"Ô2. 



G. 251. (Liasse.) — 2 pièces, parchemin; 6 pièces, papier. 

1754-1776. — Extrait du registre des délibérations 
du chapitre de Saint-Spire contenant le texte d'une 
délibération prise après l'adjudication faite, le 5 sep- 
tembre 1754, moyennant 260.'700 livres, outre les 
charges, au profit de Madame la présidente Chauve- 
lin, des terres et seigneuries d'Évry-sur-Seine et de 
Sennemont dit Petit-Bourg, « qui sont dans la directe 
du chapitre de Saint-Spire », novembre l'754; — 
constatation qu'à la suite des poursuites exercées par 
les syndics et directeurs des créanciers du duc d'.\n- 
tin. Madame la présidente Chauvelin avait été décla- 
rée adjudicataire desdiles terres et seigneuries: il 
était stipulé dans le contrat que l'adjudication était 
faite à la charge « 1" de souffrir la démolition du pré- 
sent (?) chasteau de Petit-Bourg, qui a esté vendu et 
adjugé, 2^ de payer au chapelain d'Évry 100 livres 
par an et aux curés et marguillicrs 40 livres 10 sous 
de rente ». — Sentence rendue par les commissaires 
du Conseil recevant MM. François-Henri Petit de La 
"Villeneuve, chevalier, conseiller au Parlement de 
Paris, seigneur de Trousseau et en partie de Petit- 
Bourg, et Blanche Barbe opposants au décret d'adjudi- 
cation, 1"55. ^ Foi et hommage au Chapitre par 
Madame la présidente Chauvelin, 9 juin HôG. — Foi 
et hommage par le procureur fondé de « tri's haut et 
très-puissant seigneur Augustin-Louis Errard, che- 
valier, marquis de Ray, maréchal des camps et armées 
du Roy, inspecteur général de la cavalerie de dra- 
gons » etc. , pour les terre et seigneurie de Sennemont 
qu'il avait acquises, par contrat du 16 juin 1*773, du 
« sieur .)ean-Louis Darras », négociant à iJunkerque, 
légataire universel de Madame la présidente Chau- 
velin, aux termes d'un testament olographe du 5 mai 
nc,(i. — Quittance donnée par le fondé de pouvoirs du 
« Hieur Darras », lequel reconnaît avoir reçu du mar- 
quis «le Rayes la somme de 135.836 liv. 17 s. 8 d., se 
décomposjint en 132.400 liv. pour parfaire le paiement 
de» 'i82 400 liv. jirix de.s terres et seigneuries de l'etit- 
Bourg, et 3.4:«» liv. 17 s. 8 d. pour sept mois d'intérêts 
de la sonime restant à payer, 4 janvier 1774 ; — expli- 
cation de quelques clauses du contrat de vente, 177". 
— Arpentage fait en 1775. — Carte do la terre d'Evry 



avec les arpentages de la ferme et héritages de Bouil- 
lon, dépendant de Petit-Bourg, 1776. 



G. 252. [Liasse.] — SI pièces, papier. 

1518-1785. — Contestations et procédures au sujet 
de la mouvance et de l'étendue des fief et seigneurie 
de Petit-Bourg ; pièces produites à l'appui par le cha- 
pitre de Saint-Spire. — xvi" siècle. Extraits des 
comptes du chapitre de Notre-Dame de Corbeil rendus 
en 1518 et 1533 ; — mémoire pour le chapitre de 
Saint-Spire des droits qu'il a sur le fief noble de Sen- 
nemont vulgairement dit Petit-Bourg. — xyii"" siècle. 
Extrait du terrier d'Évry; — plan d'adaptation du 
terrier de Sennemont par M. Galand en 1640 ; — indi- 
cation d'extraits à faire dans le cartulaire de Notre- 
Dame : lettre « liberlatis ecclesiœ », 1118, folio 1"'' ; 
lettre « de la niesme chose », 1170, fol. 2'^' ; lettre « de 
torculari de Eoriaco », 1173, fol. 2'' ou 20« ; lettre 
« admodiationis de Evriaco », entre 1137 et 1144, 
fol. 21 ; — consultation touchant le fief de Petit-Bourg, 
signée Bellard, 1675; — instructions pour la déléga- 
tion de M. Asselin, procureur du chapitre de Saint- 
S()ire, au conseil de M. le maréchal de \'iIieroy sur les 
affaires relatives au relief de Sennemont. — xvrii» 
siècle. Extraits de pièces concernant la mouvance, se 
ra[)portant aux années 1452-175G. — Relevé fait pour 
être communiqué à M. Fourier, feudiste, donnant la 
mention ou l'analyse de pièces comprises entre 1521 
et 1759. — Relevé des cens et rentes dus au Chapitre. 
— Requête présentée par Christophe de Beaumont, 
archevêque de Paris, contre le ciiaiiitre de Saint- 
Spire : intéressant mémoire contenant un raïude his- 
torique de la terre et seigneurie d'Kvry-sur-Seine, « un 
des plus anciens patrimoines de l'abbaye de Saint- 
Maur des Fossés, réunie à Tarchevesché de Paris dès 
l'an 1000. Le roi Robert, en confirmant la donnation 
de cette terre au profit de l'abbaye, luy en accorda 
l'amortissement. La charte qu'il en donna s'exprime 
dans les termes les plus généraux et les plus propres à 
caractériser une grande seigneurie h titre universel », 
ms. — Nouvelles procédures entre le Chapitre et 
l'archevêché de Paris en 1785 : — longs et intéressants 
mémoires jiour le Chapitre, dont l'un notamment 
porte pour titre : « MiMiioire ù consulter pour lesahbé, 
chantre et chanoines de Saint- Spire de Corbeil », 
[l'olioli' 1-11], et résume les actes passés di'i)iiis le 
xvi" siècle jusqu'aux premières années de l't'piscopat 
de M. de Juigné, archevêque de Paris; il se tenniiie 



SERIE G. — COLLEGIALE DE SAIN'T-SriRE DE CORBEIL. 



147 



par ces mots : « Dans cet état, le Chapitre désirant 
coiinoitre son droit et savoir quel est le parti qu'il doit 
prendre, a cru qu'il étoit de sa prudence de réunir 
trois anciens avocats, à l'effet de prendre connoissance 
de ses titres et de donner leur consultation la plus 
approfondie qu'il leur seroit possible, pour qu'étant 
reportée au Chapitre assemblé, il fût délibéré en la 
manière accoutumée sur la marche qu'il doit tenir 
dans une affaire d'une aussi grande importance ; et, 
ayant choisi MM. Bouché d'Argis, Dandasne et Beau- 
cousin, il prie ces Messieurs de vouloir bien l'aider de 
leurs lumières ». — « Extrait », endommagé par l'hu- 
midité, « de l'inventaii'e général des titres [de la] sei- 
gneurie haute, moyenne et basse [de Sennemont dit 
Petit-Bourg] » communiqué au chapitre de Saint- 
Spire. — Relevés, extraits divers et correspondances. 

G. 253. (Liasse.) • — 13 pièces, papier. 

1776. — Fontenay-Le-Vicomte. — Procédures 
entre le chapitre de Saint- Spire, co-décimateur de 
Fontenay-Le-Vicomte, et M" François Duval, curé de 
la paroisse, ayant pris possession de sa cure vers la fin 
de l'année ITIS; — mémoire expositif de l'affaire ; ^- 
avis de conseil 177(5. 

G. 254. (Liasse.) — 1 pièce, parchemin. 

1245. — Lardv. — Notification par l'oflicial de 
Paris de la vente faite au chapitre de Saint-Spire par 
Marguerite de La Norville, veuve, moyennant 30 livres 
parisis, de 26 sols 5 deniers obole de menu cens à 
percevoir sur une hostise ainsi que sur des terres et 
vignes sises à Lardy, « Lardiacum », en la mouvance 
du fief de Thomas de Saint- Vrain, « de Sanclo Ve- 
rano », chevalier, la présente vente ayant lieu du 
consentement de Jean, (ils de ladite Marguerite, d'Isa- 
belle et de Là'titia, ses filles, de Philippe de Garen- 
cières, mari d'Isabelle, et de Pierre de Valenton, mari 
de Lifititia, et avec l'approbation de Thomas de Saiut- 
Vrain, 1245. 

G. 2D5. (Li.isse.) — 18 pièces, parchemin; 119 pièces, papier, 

1392-1649. — MoNTLiiÉRY. — Vente par M.M. du 
chapitre de Saint-Spire à .Michel Marchant, avocat, et 
à sa femme, d'un fief non auKjrti, acheté par eux en 
1!192, et aiipelé « le cens commun », sis à Montlliéry, 



1398 ; — notification par le garde de la prévùté de 
Paris d'un accord conclu par-devant notaire entre 
Eustache de La Court, chèvecier et procureur de 
Saint-Spire, d'une part, et Jean Du Poirier, écuyer, 
capitaine de Moret en Gàlinais, d'autre part, relative- 
ment aux « cens communs dudit Moutlhéry », 150-5; 
— déclaration passée par Mathieu Coignet, conseiller 
du Roi, maître des requêtes de son Hôtel, reconnais- 
sant être détenteur des « cens commungs de Montle- 
héry ayant appartenu à feu Mathieu Coignet et Marie 
Du Poirier sa femme », sur lesquels les abbé et cha- 
pitre de Saint- Spire avaient droit de percevoir annuel- 
lement 26 sols 6 deniers parisis de rente foncière, 
1566 ; — autres reconnaissances passées au profit des 
mêmes en 1574 et 1615 ; — extraits divers faits au 
xvii° siècle. — Vente devant Jacques Regnault, no- 
taire à Corbeil, faite par l'abbé, Michel Mathis, et par 
le chapitre de Saint-Spire, à Jean Bourdon, marchand 
à Montlhéry, d'une pièce de terre de 6 arpents 3 quar- 
tiers sise en la prairie de Longpont près le moulin de 
Grouteau, dits « les prés de Saint-Spire s, chargée de 
4 sols parisis de chef cens, etc., 1609 ; — difficultés 
survenues au sujet de l'accomplissement des clauses 
de ladite vente entre le Chapitre et Apolline Durand, 
veuve de Jean Bourdon, 1639 ; — autres procédures 
avec la même, jusqu'en 1649. 

G, 256. (Liasse.) — 1 pièce, parcliemin. 

1239. — Ormoy. — Charte de l'abbé de Saint-Denis, 
Eudes, amortissant en faveur des chanoines de Saint- 
Spire, moyennant 3 sols parisis de cens payables 
chaque année au prieur d'Essonnes, un arpent de terre 
sis à Roissy, ayant appartenu à Raoul Langlois, « Ra- 
dulphl Anglici », en son vivant chapelain de la collé- 
giale, 12:39. 



G, 257. (Liasse.) -^ 6 pièces, papier. 

1744. — Ris. — Procédures entre Simon Boisseau, 
chantre et chanoine de Saint-Spire, d'une part, et 
M™ Nicolas Juliot, écuyer, conseiller secrétaire du Roi 
près le Grand Conseil, « seigneur de la terre de Fro- 
ment près Ris-sur-Seine, et des (lefs du Bras de Fer, la 
Croix de Fer, Nitard, du Paon et autres y réunis et en 
dépendans », d'autre part, relativement à des droits 
prétendus sur divers héritages ou la mouvance de la- 
dite seigneurie, 1744. 



148 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



G. 258. (Liasse.) — 6 pièces, papier. 

1692. — S.unt-Germain-Lès-Corbbil. — Sentence 
des Requêtes du Palais entre Eustache Thibout, con- 
seiller, seigneur de Saint-Germain-Lès-Corbeil et 
autres lieux, d'une part, les directeurs des créanciers 
de Jean de Bourges, d'autre part, et aussi entre ces 
derniers, d'une part, et le sieur Thibout et les cha- 
noines de Saint-Spire, d'autre part, 169'2. 



G. 259. (Liasse.) — 1 pièce, papier. 

1607-1660. — S.MNTRY. — Copie authentique, levée 
en 1660, d'un bail à rente perpétuelle fait par l'abbé, 
M"- Michel Matliis, et par le chapitre de Saint-Spire, à 
François Du Fossé, \igneron, d'un arpent de friches et 
vigne en une pièce sise au vignoble de Saintry, lieu 
dit « Maugariié », appartenant au Chapitre « par le 
moyen de la réunion de la chapelle Saint-Louys pre- 
mier fondé en l'église Notre-Dame de Corbeil et à 
présent réunie et incorporée dans ladite église de 
Saint-Spire », 1607 ; — d'un titre nouvel passé par la 
veuve de René Rouillard, en son vivant lieutenant 
d'une compagnie de gens de pied au régiment de 
Navarre, 1620; —de pièces y relatives jusqu'en 164'î. 



G. 260. (Liasse.) — 14 pièces, papier. 

1679-1775. — Saint-Pierre du Perray. — Con- 
testation au sujet du droit d'inhumation, survenue 
entre les abbé et chanoines de Saint-Spire et le prieur 
de Saint-Guénault, d'une part, Guillaume Savary, 
curé d'Ktiolles, Pierre Béliard, curé de Lieusaint, 
Pierre Brueant, curé de Combs-La-Ville, André Mar- 
chand, curé de Moissy, « tant pour eux que pour ceux 
de la conférence de Saint-Germain du Vieil-Corbeil », 
d'autre i)art, à pro[)os de l'inhumation de M" Jean 
Destrelles, curé du Perray et de Saint-Léonard au 
faubourg de Corbeil : — mémoire produit à ce sujet, 
Buivi d'un avis de conseil, IC/'.) ; — compromis aux 
t'THies duquf'l le.s parties déclarent s'en remettre à 
l'arbitrage de M. L'.' Vasscur, seigneur de .Salrit- 
Vrain, conseiller en la Grand'Cliambre du Parlennnt. 
— Pii'-ce.H diverses se rallnchant à l'opposition faite 
fisr le cliapitro de Saint-Spire à l'adjudication |);ir 
décret de la terre et seigneurie du Perray, 1078 ; — 



arpentage des terres et de la ferme du Fresne, en la 
paroisse du Perray, fait à la requête de M. Lauthier, 
écuyer, conseiller secrétaire du Roi, 1718-1719; — 
opposition par Mil. du Chapitre à l'adjudication par 
décret d'une maison appartenant à la dame Lauthier, 
située à Paris, rue des Rats, sur laquelle ils avaient 
une hypothèque pour 700 livres de rente foncière sti- 
pulée dans le contrat de la vente faite, le 25 septembre 
1715, à Nicolas Lauthier des fîef et ferme du Fresne, 
sis en la paroisse du Perray, 1727 ; — contestation au 
sujet des droits prétendus sur ladite ferme par l'ar- 
chevêque de Paris, en sa qualité de prieur et seigneur 
du prieuré de Saint-Jean-de-l'Ermitage; plan levé par 
Deforge, arpenteur royal, des pièces de terre dépen- 
dant de la seigneurie du Perray et du Fresne, 1774- 
1775. 



G. 261. (Liasse.) — 2 pièces, parchemin. 

1258-1260. — ViGNEUX. — Notification par l'offi- 
cial de Paris de la vente d'une pièce de terre, sise au 
terroir de Vigneux « Vignous », faite par Jean dit 
(iourdevant et sa femme à Roger, prêtre, chanoine de 
Saint-Siiire. novembre 1258. — Autre par le même, de 
l'attestation donnée en sa présence par Jean, curé 
d'Essonnes, déclarant qu'Émeline de La Grange, sa 
l)aroissienne, avait légué à l'église d'Essonnes 18 de- 
niers parisis de rente sur une pièce de vigne « in so- 
lido de Vignon », en la ceiisive de Pierre de Mons, 
chevalier, février 1260. 



KC.I.ISE COLLÉGI.VLE DE S.VI.ME-CUOIX DET.VMPES 

G. 262. (Liasse.) — 16 pièces, parchemin ; 7 pièces, papier. 

1441-1790. — Titres concernant une rente fon- 
cière de 6 setiers de blé due à la chapelle de Sainte- 
Madeleine, érigée en l'église collégiale de Sainto-Croix 
d'Ktampes, par les Célestins de Marcoussis, à raison de 
leur terre et seigneurie de « Villesauvnge » [hameau 
dlOtampes] : — Notilicalioii par Jean Plumet, prévôt 
d'Ktampes, d'une transaction conclue devant Oudinet 
Félix, clerc, « tabellion juré iV\ ro.scri|iturc d'icollui 
lieu ", entre les Célestins et M"' Jean do Saiiit-Uémy, 
prêtre, curé de Saint-Basile d'Eianipes et chapelain 



SERIE G. — COLLEGIALES D'ETAMPES ET DE LINAS. 



149 



de la Madeleine, au sujet d'un demi-muid de blé dû 
par les religieux au chapelain, et de 6 sols parisis de 
chef cens dû par celui-ci aux religieux, 1441 ; — sen- 
tences : du prévôt d'Etampes, pour Jean Raclardy. 
chapelain, contre les fermiers des Célestins, 15G8 ; 
du même, contre Pierre Aleps, également fermier, 
lôTO ; du bailli et gouverneur d'Élarapes, Michel de 
Veillard, écuyer, « seigneur de la Chesnée », pour 
Jean Durand, « cappellain de la chappelle Saincte- 
Marie-Magdelaine », au sujet des arrérages dus par 
les Célestins et leur fermier, 1595; — transaction 
entre les Célestins et Jean Durand, novembre 1395 ; 

— notification par Accurse Cassegrain, conseiller du 
Roi, prévôt d'Etampes, d'un bail par Jean Durand à 
M" Nicolas Charrier, chanoine de Sainte-Croix, d'un 
petit jardin sis en la rue de la Plâtrerie, paroisse 
Saint-Basile, dépendant de la cliapellenie de la Ma- 
deleine, 1596 ; — titre nouvel par les Célestins de 
Marcoussis, 1647 ; — extrait des registres capitu- 
laires, d'où il résulte qu'une délibération, prise à la 
date du 16 janvier 1712, constate l'existence d'une 
redevance de 6 setiers de blé sur la terre de "Villesau- 
vage au profit du chapelain de la Madeleine qui, lui- 
même, est tenu de payer aux Célestins 6 sols parisis. 

— Titres d'une rente foncière de 3 livres due au Cha- 
pitre: — François Meunier, vinaigrier, reconnaît être 
détenteur d'une maison avec ses dépendances sise 
a rue des Groisonneryes », paroisse Saint-Basile, 
chargée de 30 sols tournois de rente perpétuelle 
envers le chapitre de Sainte-Croix, 1583 ; — bail dudit 
immeuble à Jean Duchamp, « exécutteur des juge- 
mens criminels des bailliage, prévosté et maréchaus- 
sée d'Estampes », à charge de ladite rente (lerpétuelle, 
1641; — titres nouvels par Jacquette Berger, veuve de 
Jean Duchamp, 1655, et par Jacques Maheu en 16G6; — 
procédures contre Etienne Le Tailleur, jardinier, 1672- 
1673 ; — titre nouvel pour 3 livres de rente passé par les 
enfants d'Etienne Le Tailleur en 1697; — autres en 
1732 et 1759. — Bail fait, en 1728, par le chapitre île 
Sainte-Croix d'Etampes, à Etienne Yvon, marchand 
à Dourdan, de 3 arpents de pré en une pièce sise « en 
la prairie de Dourdan », au chantier des « Fontaines 
Bouillantes », 1758. — Autre bail au profit de Jean 
Baudet, laboureur au petit Villiers, paroisse d'Es- 
touches, de pièces de terres sises en ce lieu, 1780- 
1790. 



ÉGLISE COLLÉGIALE DE SAINT-MEMY DE LINAS. 

G. 263. (Registre.) — In-folio, paginé I à XI et 1 à 855, papier. 

1789. — Inventaire des titres du Chapitre. Ce vo- 
lume, précédé d'une » Table ali.habétique des matières 
contenues au présent inventaire », renferme l'analyse 
des documents classés alors dans « quarante-neuf 
boîtes », selon les divisions énumérées ci-après. 

Chapitre 1". — Fondation et institution du chapitre 
de Linas et de plusieurs prébendes ; cartulaires. 

Chapitre 2. — Section V'^. Acquisition faite en 1287, 
des sieur et dame de La Hunière, de moitié de la terre 
et seigneurie de Linas; ratification d'icelle par le 
Roi ; aveux et déclarations fournis en la Chambre des 
Comptes des revenus temporels du Chapitre. — Sec- 
tion 2». Acquisitions de censives à Châtres [Arpajon]. 
— Section 3^ Acquisitions des droits d'échange aux 
mutations par ventes des biens mouvants de la sei- 
gneurie de Linas. — Section 4^ Acquisitions, rétro- 
cessions, déguerpissements, transports et cessions. — 
Section 5". Échanges, de 1538 à 1666. 

Chapitre 3. — Section ^^ Procédures au sujet des 
droits honorifiques contre le comte de Noailles. — 
Section 2". Concessions de bancs dans l'église de Linas 
et procédures y relatives. 

Chapitre 4. — Section 1™. Baux à loyer du droit de 
boucherie. — Section 2". Droit de forage à Linas. — 
Section "S". Transaction avec les religieuses de l'abbaye 
de Gif au sujet des droits de dîmes, fournages et mo- 
linages. — Section 4«. Droit de banalité. 

Chapitre 5. — Section l"-". Titres de propriété du 
fief de Courtry ou du Parc au Bois, de Linas. — 
Section 2". Procédures y relatives. 

Chapitre 6. — Procédure concernant le fief de Cui- 
gniers, à Saint-Gerraain-lez-Arpajon. 

Chapitre 7. — Titres de propriété des fiefs de Boi- 
teaux et Pinol, à Forges. 

Chapitre 8. — Foi et hommage, aveux et dénombre- 
ments du fief du Vivier, paroisse d'Orsay. 

Chapitre 9. — Section P». Rentes sur Linas, Mont- 
lliéry, La Yille-du-Bois, Le Mesnil, Ballainvilliers, 
Long|)ont, Marcoussis, Leuville, Le Carougc, Avrain- 
ville, Wissous, Arpajon, Saint-Gerraain-lez-Arpajon, 
Cheptainville, sur l'IIôtel-de-Ville de Paris, sur le 
clergé, sur le comté de Limours. — Section î». Rente 
sur la terre et seigneurie d'Épinay-sur-Orge. — 



150 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



Section 3«. Eentes foncières non servies depuis long- 
temps. — Section 4«. Donations de rentes et titres 
nouveaux dMcelles non servies depuis longtemps. 

Chapitre 10. — Section l''^ Lettres à terrier. — 
Section •2^. Terriers contenant les déclarations reçues 
par les notaires royaux à Montlhérj-, Jean Durand 
en 1351, David en 1602, Le Royer en 1628, Le Roy en 
l'704. — Section 3". Déclarations censuelles. — Sec- 
tion 4^ Anciens registres d'ensaisinements, 1602-1782. 
— Section 5°. Anciens registres de recette de censives 
de la seigneurie de Linas, 1523-1760. — Section 6". 
Procédures contre divers particuliers pour le paiement 
des droits de lods et ventes, censives et nouvelles dé- 
clarations. 

Chapitre 11. — Servitudes passives. 
Chapitre 12. — Allt'nations. 

Chapitre 13. — Déclarations censuelles aux sei- 
gneurs voisins et déclarations de prébendes. 
Chapitre 14. — Fondations d'obits et services. 
Chapitre 15. — Procédures avec Madame de La 
Cossière et les religieuses de Saint-Eutrope, con- 
cernant les limites de la seigneurerie de Linas. 

Chapitre 16. — Section V". Baux à loyer du moulin 
Cholet et de ses dépendances, 1?68-1726, et procé- 
dures y relatives. — Section 2'». Baux à loyer du mou- 
lin de l'Étang et de ses dépendances, et procédures 
y relatives. — Section 3'. Baux à loyer de bois aux 
Châteignerayes ; de prés à Linas et Leuville ; de 
terres au Poirier-Gris, à Linas ; de prés au chantier 
des Petits-Pi es, à Linas ; de prés à Wissous, à Dam- 
pierre, à Fontenay, à Villebon, au Perray, à Saint- 
Michel-sur-Orge, à Longpont, à Paiaiseau, à Saint- 
Germain-lez-Arpajon, au Piessis-Pàté, au Carouge. 
— Section 1°. Baux à loyer des dîmes sur la paroisse 
de Linas, sur le terroir du Fay, sur la paroisse de 
Gometz-la-Ville ; procédures y relatives. 

Chapitre 17. — Section 1". Comptes rendus à 
MM. du Chapitre des années 1542 à 1785. — Section 2 . 
États de rt'i»artition à chacun des membres du Chapitre 
pour assistance au service divin, 1681-1736. 

Chapitre 18, — Section 1". Procédures entre les 
membres du Chapitre. — Section 2». Procédures entre 
les membr's du Chapitre et les curés et marguiliiers 
de Lina», concernant le n'-glement des heures du ser- 
vice divin ; ordonnances de l'arciiev(*que de Paris et de 
rofflclolitë conofrnont l'exposition du S'-Sacrement 
et le Horvice divin ; accords entre le Chapitre et les 
confn'-res di- Saint-Vincent. — Sections 3" et 4". Procé- 
dures entre le Chapitre ot les doj'en.s, curés et marguil- 
lier»; règlements entre eux. — Section 5". Procédure.s 



entre les membres du Chapitre au sujet des legs pieux, 
des réparations à l'église et des inhumations. — 
Section 6". Procédures entre MM. du Chapitre et di- 
vers particuliers. — Section 7''. Procédures entre les 
mêmes et différents procureurs qui avaient occupé 
pour eux dans plusieurs instances. 

Chapitre 19. — Titres concernant les rentes dues 
à M. le doyen du Chapitre. 

Chapitre 20. — Rentes dues au doyen. 
Chapitre 21. — Section 1". Titres de propriété con- 
cernant le fief de Plainville, dépendant de la chan- 
trerie de Linas, et procédures. — Section 2^ Déclara- 
tions censuelles, rendues au profit du chantre, de 
plusieurs maisons à Linas, rue Saint-Médéric, actuelle- 
ment érigées en fief, sous le nom de Plainville. — Sec- 
tion 3». Déclarations censuelles du fief des Frileuses 
ou des Ilauts-Graviers, dépendant de la chantrerie de 
Linas, rendues au profit des chantres. 

Chapitre 22. — Résidus. — Section 1"'«. Anciens 
inventaires 1588, 1696, 1740. Registre de la confrérie 
de la Vierge, 1565-1608. Registre des délibérations du 
Chapitre, 1717-1731. — Section 2^ Actes divers. — 
Sectii)!! 3''. Quittances. — Section 4^. Quittances et 
lettres diverses ; liasse de titres étrangers à la sei- 
gneurie. 

A la fin de la table alidiabétique, aux pages x et xi, 
est transcrit, sous la date du 26 janvier 1792, le pro- 
cès-verbal de dépôt, aux archives du District de Cor- 
beil, des titres provenant du ci-devant chapitre de 
Linas et du prieuré de Longpont, qui avaient été 
confiés au sieur Jean-Étienne Jubien, demeurant à 
Montlhéry, « ci devant commissaire à terrier du cha- 
pitre de Linois et de l'abbaye de Notre-Dame de 
Longpont ». 

G. 264. (Registre.) — Grand in-S°, 125 feuillels, parchemin. 

1205-1602. — Cartulaire de la Collégiale, relié en 
parcliemin. Sur le plat on lit ces mots en grandes 
capitales : « IIIS. Cartulaire dans lequel sont plusieurs 
belles antiquités, coustunies et fondations de l'église 
collégiale Monseigneur Saint-Médéric de Linois, 
M.V. » Une petite table des matières, sur deux 
colonnes, couvre une jiarlie des gardes du volume. 
Ce cartulaire comprend ;!41 pièces qui, pour l'analyse 
suivante, ont été classées méthodiquement et l'ame- 
nées aux divisions adoptées pour la rédaction primi- 
tive, laquelle [(arait devoir être attribuée au.x. années 
1292-1294. 



'SERIE G. — COLLEGIALE DE SAINT-MERRY DE LINAS. 



151 



V' SECTION. — Institution du Chapitre. 
Titres primordiaux. 

« Littere super institutione canonicorum et 
aliarum personarum istius ecclesie necnon 
privilégia et statuta ejusdem ecclesie. » 

Fondation. — Eudes de Sully, évêque de Paris, 
voulant donner plus d'extension au culte dans l'église 
Saint- Vincent de Linas, y institue des chanoines, qui 
pourront être reçus au nombre de .50, dans un délai de 
cinq ans. Les premiers chanoines, c'est-à-dire ceux 
qui auront fondé leurs prébendes, ne seront pas as- 
treints à la résidence, mais leurs successeurs y seront 
tenus, selon la règle de l'église Saint-Marcel de Paris. 
Des revenus des prébendes la moitié sera affectée à 
la fabrique et à l'entretien de l'église, le reste appar- 
tiendra aux chanoines prébendes. Les premiers cha- 
noines, chacun une fois, pourront céder leur prébende 
à un clerc choisi par eux, mais leurs successeurs ne le 
pourront pas, et, si l'un d'eux démissionne ou meurt, 
sa prébende accroîtra la portion des autres chanoines, 
jusqu'à ce qu'ils soient réduits au nombre de treize. 
Alors l'évoque de Paris, comme abbé, aura plein 
pouvoir de conférer les prébendes, lesquelles em- 
porteront résidence. La chantrerie émanera de 
l'évéque, et le chantre aura les droits et prérogatives 
accoutumés ; il possédera deux prébendes, l'une 
comme chanoine, l'autre en qualité de chantre. Pour 
instituer ces prébendes, l'évoque a donné aux cha- 
noines, du consentement du chapitre de Paris, l'église 
de Linas en toute propriété et le droit d'en nommer le 
curé, qui sera toujours présenté à l'évéque et à ses 
successeurs par l'intermédiaire de l'archidiacre ; si, 
dans un délai de quarante jours, les chanoines n'ont 
pu s'entendre sur le choix du curé, l'évoque et ses 
successeurs pourront en nommer un de plein droit, 
sur lequel ledit cvéque, l'archidiacre et le doyen des 
curés exerceront leur droit de procuration une fois 
par an, lors de leur visite. Le curé aura la charge des 
droits synodaux, droit de gîte et autres droits éi>isco- 
paux accoutumés. De plus, aux deux chapelains insti- 
tués qui, après avoir prêté serment, feront résidence, 
à cause des lieures canoniales et de la grand'messe, il 
sera [layé annuellement par le curé Thomas et ses 
successeurs la somme de 40 sols sur les biens de la 
paroisse, aux termes de Pâques, de la Saint-Jean- 
Haptiste, de la Saint-Hi^my et de Noël, et, M" Gilles 
venant à démissionner ou à mourir, les chapelains 



recevront en outre des curés 8 autres livres aux mêmes 
termes, de sorte qu'ils toucheront 10 livres par an. 
L'évéque s'engage pour ces 8 livres, en son nom et au 
nom de ses successeurs, jusqu'à la démission ou mort 
de M''" Gilles ; de son côté, le curé Thomas a prêté 
serment aux chapelains et à M"'^ Gilles d'observer les 
conventions ci-dessus. Ses successeurs feront de 
même. Les deux ciiapelains prêteront serment à 
l'évéque et au Chapitre de faire résidence et bon 
service. Ils auront pour demeure la petite maison 
jadis habitée par le curé seul. M'" Thomas, sa vie 
durant, chantera au maitre-autel comme s'il était 
chanoine; lui et ses successeurs habiteront la grande 
maison et les dépendances comprises dans le presby- 
tère avant l'institution des chanoines, sauf la petite 
maison ci-dessus. Leilit Thomas et ses successeurs 
devront avoir près d'eux leur chapelain et se char- 
geront du luminaire, à savoir aux fêtes à 9 leçons, 
pour les matines, la grand'messe et les vêpres, deux 
cierges, aux jours fériés « pvofeslis » au moins des 
chandelles. De plus, ce qui sera légué aux chanoines 
pour les anniversaires ou autres leur appartiendra ; 
de môme pour le curé ou le presbytère. 1207. Pièce 
n" 1, f" 1. — Ratification de l'acte précédent par le 
doyen Hugues et le chapitre de Notre-Dame de Paris, 
1-20'î. P. n" 2, f» 1 verso. — Lettres d'Eudes, évêque 
de Paris, obligeant les chanoines de l'église Saint- 
Marcel de Paris à une résidence effective de huit mois 
ou de trente-deux semaines, sous peine de 20 sols de 
retenue sur leurs prébendes, sauf dans certains cas 
prévus. Si, après ces huit mois de résidence, un cha- 
noine veut voyager ou se livrer à l'étude, il en deman- 
dera l'autorisation au Chapitre, qui ne pourra la lui 
refuser, pourvu que les mesures nécessaires soient 
prises pour assurer le service. 1205, huitième année 
de l'épiscopat d'Eudes. P. n. 6, i" 2. — Commence- 
ment d'une lettre de Barthélémy, évêque de Paris, 
portant, que, les chanoines de Saint-Marcel cherchant 
à donner une fausse interprétation au mandement de 
feu l'évéque Eudes sur l'obligation de la résidence, à 
l'avenir tout chanoine non résidant ne touchera rien 
de sa prébende et n'en pourra percevoir le montant 

avant d'avoir accompli le temps prescrit Sans 

date. P. n» 7, i" 3.— Lettres d'Eudes, évoque de Paris, 
et du chapitre de Linas, permettant à Acius, chantre, 
de conférer ses prébendes de chanoine et de chantre à 
i[iii bon lui semblera, à condition qu'elles reviendront 
à la communauti' en cas de mort ou de cession du 
titulaire, PioT. P. n" :i8, f-' 10. — Lettres du même, 
l>récisant les droits, devoirs et charges du curé de 



V 



152 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



Linas déjà spécifiés dans l'acte de fondation, et por- 
tant en outre que M" Tliomas, nouveau curé de cette 
église, en sera chanoine, mais non ses successeurs. Il 
aura pour sa prébende 4 arpents de pré dépendant du 
presbytère, lesquels ne passeront pas à ses successeurs. 
Seul aussi, il aura le don des écoles de Linas. 1207. 
P. n" 3, {" 1 verso. — Ratification par le chapitre de 
Notre-Dame de Paris des engagements pris par 
l'évêque envers M" Gilles, renonçant à sa moitié du 
droit curial en l'église de Linas, en raison de quoi 
l'évêque la nommé chanoine prébende, sans l'as- 
treindre à aucun service ou résidence, lesdits enga- 
gements étant ceux spécifiés dans l'acte de fondation, 
1207. P. n° 4, f» 2. — Lettres d'Eudes, évéque de 
Paris, autorisant les curés de son diocèse nommés 
chanoines de Linas, ou qui le deviendront, à cumuler 
leur prébende et leur cure, 1207. P. n" ô, 1» 2. 

Personnel. — Prébendes en général et distri- 
butions. — Lettres de Renaud, évéque de Paris, 
fixant à la fête de Saint-Merry le commencement du 
stage annuel de huit mois imposé aux chanoines de 
Linas, 12.'j3. P. n" 8, f° 3 verso. — Lettres du môme. 
Sur les 50 prébendes qui pouvaient (''tre fondées à 
Linas dans un délai de cinq ans 26 seulement l'ayant 
été, [)arce que les revenus étaient trop faibles, l'évêque 
autorise la fondation de 15 nouvelles prébendes dans 
un délai de deux ans, aux mêmes conditions que pour 
les premières, mais les nouveaux titulaires ainsi que 
leurs successeurs devront, avant de participer aux dis- 
tributions quotidiennes, et pour les augmenter, verser 
au Chapitre la somme de 100 sols en outre du prix de 
leur prébende, et ces 100 sols appartiendront à l'église 
après leur mort, 12C0. P. n" 9, f" 3 verso. — Lettres 
du même, accordant un nouveau délai d'une année pour 
la fondation desdites prébende.s, dont 4 .seulement ont 
été pourvues, 1263. P. n° 10, f" 3 verso. — Lettres du 
même, accordant une nouvelle année, 1264. 1'. ji" 11, 
fo 4_ — Lettres du mênn-, accordant une nouvelle 
année, afin de pourvoir à 5 cliapelienies ; s'il est fondé 
plus de 5 pr>'bendes, le surplus de ces fondations sera 
consacré à augmenter les distributions quotidiennes, 
1265. P. n" 12, f" 4. — Lettres du même, prorogeant 
d'un an le délai llxé, juin 1266. P. n» 13, f» 4. — 
Lettres du inême, approuvant la fondation d'unr pi('- 
bende de 60 livres parisis faite |»ar Jean de L(in;z|iont 
« de Longo l'onle », curé de Linas, septembre 1266, 
P. n'41, f" 16 verso. — Lettres de Guillaume, arclii- 
illacre do Paris, de .Simon de Sèvres, « de Sépara », 
clianoine de l'ari», et de Gervais de Cllncliauip, a île 
fJHuo-Canijio », clianoine et officiai de Paris, vicaires 



généraux de l'évêque absent, accordant au chapitre de 
Linas la fondation de 4 nouvelles prébendes en deux 
ans, 1274. P. n° 15, 1° 4 verso. — Lettres de Ranulph, 
évéque de Paris, autorisant la fondation d'une nou- 
velle prébende pour subvenir au luminaire, prébende 
dont le titulaire ne sera pas astreint au service ni 
à la résidence, à moins qu'il ne veuille participer aux 
distributions quotidiennes, 1286. P. n° Ifi, f" 4 verso. 
— Lettres du même, autorisant, à raison de l'extrême 
pauvreté de l'église, la fondation de 4 prébendes sans 
résidence de 70 livres parisis au moins, dont 10 livres 
pour augmenter les distributions, et le reste affecté 
aux revenus; à la mort ou cession du fondateur, la 
somme entière sera employée aux distributions. 
Gentilly, mai 1288. P. n° 17, f" 4 verso. — Décision du 
Chapitre qui, en reconnaissance d'une somme de 
100 livres parisis donnée pour être convertie en dis- 
tributions de pain par les chanoines Philippe dit Pâté 
et Guiard de Brétigny, pour le repos de l'àrae et en 
souvenir des bientaits de Philippe de Brétigny, en son 
vivant chanoine de Paris, affecte à cet usage 20 setiers 
de blé de première qualité sur les terres de « Boi- 
tiaus », 1288. P. Il" 30, f" 12. — Lettres de Simon, 
évéque de Paris, autorisant le Chapitre à fonder 
4 prébendes sans résidence, de 60 livres parisis au 
moins, pour aider aux distributions de pain, selon la 
forme usitée pour la fondation de feu M" Philippe de 
Brétigny, chanoine de Paris, à condition de verser en 
outre la somme de 20 livres pour les autres distribu- 
tions, 1292. P. n° 18, f" 5. — Requête présentée par le 
chapitre do Linas à l'évêque de Paris, pour lui faire 
approuver un nouveau règlement fixant l'époque de la 
perception des fruits des prébendes, 1297. P. n» 10, 
(° 6. — Approbation de l'évêque à ladite supplique, 
1297. P. n" 20, f» 6. — Lettres du même au doyen du 
chapitre de Paris, pour lui laisser lo soin de fixer les 
limites du périmètre de résidence, 12'.)',). P. ir'21, f o G 
verso. — Letti'es du même approuvant le règlement 
élaboré par ledit doyen, qui assigne aux chanoines de 
Linas les limites de résidence Suivantes : «. Apud 
sanclwn Medericum bifra terminos qui scqmmtur, 
vi'Jelicel a fiite terre cantorie dicte ecclesie, ciijus 
finis (erra mcdo est SIep/iani Morin, clerici, risque 
ml liiu'Di terre cnpellanie quain oblinet in ecclesia 
sniD'diUcta dominas Johanues de Rota, cujus terre 
locHs /iiialis vocalur Orlus lieuse, proid sli'uta pu- 
blica ex ulroque latere ab uno terminorum jtredic- 
torton usque ad aliiim se comportât ici snlllm infra 
cenlion et se.vayinla taislas ex ulroque latere strate 
que est iu/'ra dictas terminos sejo pedibus pro 



SERIE G. 



COLLEGIALE DE SAINT-MERRY DE LIXAS. 



153 



quallbel taisia computatis etc. ». Ce règlement 

est daté du 26 mars 1300 [n. s.]. Gentilly, 27 mars 
1300 [n. s.]. P. n° 22, f» 6 verso. — Requête présentée 
par le Chapitre à l'évêque Simon, tendant à lui faire 
approuver le partage des biens de la communauté et 
des anniversaires, préparé par les soins de Jean, 
chantre, et d'André Labhé, chanoine et chapelain, 
dans les conditions suivantes. Seront afifectés aux 
anniversaires des biens situés à Wissous, « Villa 
Cereris », à Épinay,« Esplnolium », à Cocliet, « Quo- 
chetuni », à Mondeville (?) « MondonvUla », à La Nor- 
ville, à Aunay, à Fosse (?), « apud Fous », à Chèvre- 
mont, « Caprimo)is », à Leuville au terroir de « Vallls 
Hermerii », à Linas, à Maupertuis, aux. Bordes, au 
moulin d'Aunay, à Montlhéry, à Saint-Merry de Linas, 
à Châtres [Arpajon] « iii vico Sancii Gennani », à 
Lardy sur le cens de Saint-Spire de Gorbeil, à Buison, 
à Breuillet,« Brollctiim », ainsi que diverses rentes et 
revenus. Le reste appartiendra à la communauté. 
2 février 1303. [n. s.]. P. n" 5.5, f° 23 verso. — Lettres 
de l'évêque approuvant ledit i>artage, avec mention 
que ceux qui n'avaient pas voix au chapitre MM. Guy 
de Saint-Yon, Pierre Tricotel, Guillaume de Linas, et 
Etienne de Thoiry, et les chapelains MM. Pierre 
Touillié, Hébert de Sonchamp, « de Suo Campo », 
André Labbé, Robert « Farvielli », Pierre de Men- 
necy, « de Maneciaco >-, et Jean Simon de La Roue 
approuvent ledit acte. 1303. P. n» 56, f'^ 24. — Lettres 
de Simon, doyen de Saint-Cloud, commissaire nommé 
par l'évêque de Paris, lequel, s'étaut rendu à Linas et 
ayant examiné l'état des revenus et des biens du 
Chapitre, règle les distributions tant en argent qu'en 
nature dans le plus grand détail. Il est spécifié notam- 
ment que 5 mesures du meilleur blé de la grange de 
« Botiaux » seront distribués dans Linas, aux frais du 
Chapitre et sous la forme qui lui conviendra. 1312. 
P. n" 49, f" 20. — Lettres de l'évoque de Paris 
Guillaume ratifiant l'acte précédent. 1312. P. n» .50, 
f" 20 verso. 

Le doyen. — Procès-verbal de l'élection de Martin 
Peuvrier en qualité de doyen, pour remplacer Pierre 
Peuvrier, décédé, en présence de M''° Jean Bodin, 
prêtre, chapelain de l'église de Paris, procureur apo- 
stolique et impérial et notaire public du chapitre do 
Paris, de F. Guillaume (iaudoul, prieur de Saint-lCloi 
de Longjumeau, de M"'" Albert Jagault, curé do Notre- 
Dame de Montlhéry, et de Pierre Nepveu, choisis comme 
témoins. Juin 1460. P. n" 295, f" 107 verso. — Élec- 
tion par le Chapitre de Pliili|)pe Gorgete, chantre, de 
Jean Langlois et de M"^ Adam Joullart, pour pré- 
Skine-et-Oise. — SiifUB G. 



senter à l'approbation de l'évêque le procès-verbal de 
l'élection de Martin Peuvrier comme doyen, juin 
1469. P. n" 288, f" 105 verso. — Requête à cette fin 
présentée par les procureurs du Chapitre, juin 1469. 
P. n° 291, f» 106 verso. — Convocation adressée aux 
chanoines pour procéder à l'élection d'un doyen pour 
succéder à Martin Peuvrier, décédé. Sans date. 
P. n" 145, f" 54 verso. 

Le chanire. — Requête présentée par le Chapitre à 
l'évêque de Paris Ranulph, pour lui faire approuver 
le [lartage des biens de la chantrerie, dont est pourvu 
actuellement Jean de Leuville « de LunvAlla », et de la 
prébende de Robert de Villabé, chanoine. Le chantre 
aura des po.ssessions à MaroUes et à Saint-Merry ; et 
Robert de 'Villabé en aura à Brétigny, aux Bordes, à 
Lardy, à Saint-Merry, à Leuville, et à Châtres, terroir 
de « Boiville », 1283. P. n" 61, f'' 26 verso. — Confir- 
mation de l'évêque. 1283. P. n" 62, f. 27. 

Les chapelains. — Lettres de Renaud, évêque de 
Paris, approuvant uue dt^libération des chanoines de 
Linas, aux termes de laquelle les revenus d'une somme 
de 100 livres parisis donnée par M™ Guy de Château- 
fort, « de Caslt^o Forti » pour fonder une prébende, 
sont affectés à une cliapellenie ancienne et pauvre de 
leur église, et dont le Chapitre est le patron. Le cha- 
pelain y célébrera la messe pour les âmes des défunts 
et principalement de M'" Philippe, en son vivant tré- 
sorier de Saint-llilaire de Poitiers, dudit Cruy, de ses 
père et mère et des bienfaiteurs. Ledit Guy se réserve 
l'usufruit des 100 livres parisis, à l'exception de la cin- 
quième partie, que percevra Pierre de La Grange, « de 
Gra)ichia », cha[)elain actuel, 12G6, P. n° 39, f" 16 ; 
— décision capitulaire relative à la fondation précé- 
dente, et siiécifiant que la messe susdite devra être 
célébrée à l'autel Saint-Denis. 1266. P. n» 40, f" 16 
verso. — Lettres de Guillaume, archidiacre de Paris, 
constatant que, dans le cours de l'une de ses visites 
dans son archidiaconé, il a été mis fin, aux conditions 
suivantes, à une contestation entre le doyen et le cha- 
pitre de Linas, d'une part, et Jean de Clievreuse, « de 
Caprosia », chapelain de la chapelle Michel dit « Gau- 
tere », au sujet des distributions. Le chapelain et ses 
successeurs célébreront chaque jour la messe à un au- 
tel et à une heure déterminés, spécialement pour l'âme 
dudit Michel « Gautere » et d' « Osannn » sa femme; 
ils seront à toutes les heures canoniales dans l'église, 
participeront aux distributions du chœur comme les 
vicaires, serviront comme eux et n'auront pas voix au 
chapitre, mais ils ne seront pas astreints à la semaine 
comme les chapelains, 1274. P. n" 42, f» 16 verso. — 

S9 



154 



ARCHIVES DE SEIXE-ET-OISE. 



Lettres de M'« Gervais de Clinchamp, « de Clino 
Campo », archidiacre du Mans, de M"" Guillaume de La 
Roche « de Ruppe », préchantre d'Amiens, et de M-^"^ Mi- 
chel, de ilontlhéry, « de Monte Lelherico », et autres, 
exécuteurs testamentaires de feu Pierre « Apolhc- 
carii », sergent de feu Alphonse, comte de Poitiers et 
de Toulouse, fondant une chapellenie à Linas, la con- 
férant à Jean de Linas, clerc, neveu du défunt, et dont 
ils demandent pour lui l'investiture au Chapitre. Fé- 
vrier 1279 [n, s.] P. n» 43, f 17. — Lettres, non 
datées, de l'official de «Paris portant vidimus d'une 
décision du Chapitre de Linas au sujet de l'acte précé- 
dent. Le défunt avait légué 300 livres tournois dont 
200 pour acheter des revenus à la chapelle fondée pour 
les âmes du comte et de la comtesse de Poitiers et 
pour la sienne, et les 100 autres livres pour augmenter 
les distributions quotidiennes. Le chapelain aura part, 
dans les distributions du chœur et des anniversaires, à 
la moitié de la portion touchée par un chanoine. P. 
n<'44, f" 17. — Lettres de Simon, évoque de Paris, à la 
requête de Martin, doyen, et de Robert « Pharnielli » 
ou « Phartnelli », bénéticier de ladite église, pour 
vidimer et confirmer l'accord de 1274 au sujet des dis- 
tributions, et aussi une décision capitulaire portant 
que Robert « Pharmelli » percevra à la chapelle de 
Michel « Gautere » les distributions comme les pre- 
miers chapelains, à condition de faire résidence selon 
la forme contenue dans les .lettres de l'archidiacre 
Guillaume et sous les réserves énoncées, ladite déci- 
sion portant la date du lundi après la Saint-Vincent 
1206 [n. s.]. Gentilly, 1296. P. n» 45, f 17 verso. — 
Lettres de l'official de Paris portant que Guillaume 
« de Novo Vico», chapelain perpétuel de Linas, dé- 
clare s'en remettre à l'arbitrage de F'" Eudes, prieur 
de Saint-Martin des Champs, et de M™ Girard « de 
Cotlaudiino », archidiacre de Paris, pour régler une 
contestation survenue entre lui et les doyen et chapitre 
de Linas, qui voulair-nt l'obliger à faire résidence, à 
assister aux heures canoniales, à célébrer la messe 
trois fois par semaine pour les âmes des défunts, etc., 
en disant que feu .Mathieu, son prédéces.seur, s'y était 
engagé par serment. 1304. P. n" 46, f" 18. — Sentence 
arbitrale des susdits F'" Eudes et M'" Girard «,dc 
Colaudo ». Kn marge est écrit : « De capella snndl 
Dyonisil ». K304. P. n"4", M8 verso. — Ritincatiim 
dudit arbitrage par Simon, évéque de Paris, l:jol. 
P. n" 48, P' 19 verso. — Si-rmcnt que doivr-nt prêter 
les chnpelainH au grand autfl de Linas. xiv» siècle. 
P. n'-T)!. f"21 vcr.s(». — " /'rtscnluUo dtiaritni cap- 
petlinii/iiiiiii ad majus allure cjusdcm ecclesic ». 



Requête présentée par le chapitre de Linas à l'évêque 
de Paris ou à son vicaire, à l'effet de nommer comme 
successeur de Jean Hyet, en son vivant l'un des deux 
chapelains perpétuels du maître-autel, Jean Legrand, 
clerc, 4 novembre 1480. P. n° 336, f" 123. — « Liitera 
presentacionis ecclesie qiiando capiluliim hahet con- 
ferre jure palronaius causa permidationis et no- 
mine ». Requête à l'évêque de Paris, Pierre, par le 
chapitre de Linas présentant à la chapellenie perpé- 
tuelle, vacante par résignation de Jacques Langlois, 
« Anglici », un des cinq cha[)elains du maître-autel, 
la personne de Jean Tarresson. Sans date, xV siècle. 
P. n° 338, f 124 verso. 

Les vicaires. — Décisions prises par le chapitre de 
Linas, par suite desquelles il est établi que : 1° On nom- 
mera désormais chaque année quatre vicaires pour 
aider au service de jour et de nuit, rétribués sur le 
fonds de l'église; 2° que tout chanoine venant à en- 
freindre les règlements de résidence versera 20 sols 
tournois à la bourse commune s'il est du nombre des 
treize anciens chanoines, et, s'il l'ait partie des nou- 
veaux, 10 sols tournois. Signé: « Marlinits, decanus\ 
Joliannes, cantor; Xicltolans Aquoquarl, Guillelmus 
Morelli, Guillelmus BnOio, Johanaes dictus Gobie, 
preshijleri; Gerardus de Sancta Cruce, Nicholaiis de 
Villa hona, dyaconi ; Pliilippus Paie, Phdlppus de 
Turre, Giiiardus de Bretigniaco, Rohertus de Villa 
abbalis, Johannes Kaismiau, Odo de Gomelo et 
Peints de Bello Monte, stdidijaconi ; Johannes de 
Corbolio, Joliamies Augis, Johannes 7iepos archi- 
diaconi, Peints Gougcl, Sijmon Morelli, Guido de 
Sanclo Yone et Johannes de Ris, cano>iici. » 1291. 
P. n" 23, f ° 7 ; — « Johannes Kesnel », chanoine, se 
jointaux décisions du Chapitre. 1291. P. n''23 bis, 1^7. 
— Approbation desdiles décisions par l'évêque Simon, 
1292. P. n" 24, f» 7. 

Rapports avec le curé. — « IIoc est trancriptian 
cujusdam senlencie arhilralis prolate Inler decanum 
et capitulum, ex parte una, cl curatwn parrochialis 
ecclesie, ex parle altéra, eu jus senlencie litlei'a ori- 
ginalis est pênes curatwn, et dlctum originale vidi- 
mus per manum domini Johannis Guederon, tune 
curali dicte ecclesie. » Les chanoines se [daignant de 
ce (jue .M'" Thomas, curé de Linas, prenait « liidea- 
niiiia (/U(- il('frruiilur super corpora canonicorum, 
capellanorum et aliurum clericuruni de choro ipsius 
ecclesie c.vislencium inortuorum », et voulant le 
forcer à les restituer, se plaignant aussi do co qu'il 
cherchait à accaparer « usurpare et occupare » les 
aumônes faites ;\ la l'aliritiuc, iirim-ipalement cp1I(>s 



SERIE G. — COLLEGIALE DE SAINÏ-MERRY DE LINAS. 



155 



faites le Jeudi-Saint ; de son cùté, le curé disant que, 
par privilège spécial, toutes les offrandes appartiennent 
au prêtre desservant l'église, qu'il était d'usage 
d'exposer les reliques dans l'église le Jeudi-Saint et 
que les olfraades faites ce jour-là au curé ou au 
chœur, à l'heure du service ou de l'office, étaient par- 
tagées par moitié entré la fabrique et lui, que deux 
ou trois fois déjà les chanoines, pour le frustrer de ses 
droits, avaient exposé les reliques en dehors de l'église, 
ce qui lui avait causé jusqu'à 20 sols do préjudice, 
qu'ils l'avaient fait également à la Saint-Merry, ce 
dont ils avaient retiré environ 20 sols, et demandant 
qu'ils lui restituassent 40 sols ; une sentence prononcée 
par rofficial de Paris absout ledit curé du premier 
chef de la [ilainte et lui enjoint de ne pas s'approprier 
à l'avenir les aumônes faites à la fabrique, les deux 
parties devant s'en tenir à l'exercice de leurs droits 
respectifs ; les chanoines sont également absous. 
Mars 1262 [n. s.]. P. n" 28, f" 10. — Accord entre le 
Chapitre et Jean, curé de Linas, réglant la part des 
offrandes revenant à cliacun; le curé abandonne celles- 
ci au Chapitre, qui, en retour, lui donne une vigne 
près du chemin de Linas à Saint-Lazare, en la censive 
du prieur de Saint-Pierre de Montlhéry. l'298. P. n°52, 
f 22. — Lettres de Girard, archidiacre de Paris, ap- 
prouvant l'acte ci-dessus. r299. P. n° 54, f° 2'3. — 
Lettres de Simon, évoque de Paris, approuvant ledit 
accord. Gentilly. 1299. P. n" 53, f"23. — Présen- 
tation par le Chapitre à l'archidiacre de Josas ou à son 
vicaire de la personne de Jean Garnier, prêtre, pour 
la cure de Saint-Merry, vacante par la mort d'Olivier 
Maître ou Lemaitre, « doiiiiniis Oliverlus Magistri », 
prêtre, maître es arts, le droit de présentation appar- 
tenant en premier lieu au Chapitre, en second lieu 
audit archidiacre, et la cure étant soumise à la collation 
de révêque, 1" mai 1468. P. n" 340, f" 124 verso. 

LesmarguUliers. — Lettres de Renaud, évêque de 
Paris, .à la requête du chapitre de Linas, pour la fon- 
dation de deux charges de marguilliers, dont les titu- 
laires seront tenus de sonner les heures canoniales, 
feront résidence et auront la garde des vases sacrés et 
orn(Mnents ; on leur attribuera, i>()ur pourvoir à 
leurs besoins, la cha[ielle de Guiilerville, « sllam 
infra mclas parrochie de Linays », avec ses 
dépendances, après le décès du titulaire actuel. Ces 
marguilliers jureront de se faire ordonner [irêtres 
dans Tannée et feront alors leur service par semaines 
dans la chapelle ; ils y célébreront au moins trois fois 
par semaine le service divin pour les défunts, et prin- 
cipalement pour les àmus des fondateurs. Ils seront à 



la collation de l'évêque, 1260. P. n" 25, f" 8. — Lettres 
d'Etienne, évêque de Paris, instituant pour l'avenir 
deux charges de marguilliers après constatation faite 
i< ecclesiam in malriculariis patl defedum », et ap- 
prouvant une décision capitulaire qui leur accordait, 
en plus de ce qu'ils avaient, la moitié de la portion 
touchée par un chanoine et le droit à toutes les dis- 
tributions. Ils s'entendront pour célébrer à tour de 
rôle le service divin prescrit et resteront toute la 
nuit l'un dans la chapelle et l'autre dans l'église. l'27R. 
P. n° 26, f» 8. — Lettres de Simon, évoque de Paris, 
approuvant une requête du chapitre de Linas, pré- 
sentée du consentement de Jean et Pierre, prêtres, 
marguilliers en char-ge, en date du mois de janvier 
1302 [n. s.], où il est exposé que: attendu que pour 
remplir l'ofUce de marguillier, un simple clerc ou 
même un laïque conviendraient mieux, et que l'église 
manque et manquera toujours de personnes pouvant 
faire fonctions de diacre, le Chapitre désire que les 
marguilliers soient déchargés désormais d'une partie 
de leur service et fassent l'office de diacres, qu'ils 
soient rétribués sur la bourse commune au gré du 
Chapitre, et, [jour à ce aider, les dits Jean et Pierre, 
pour eus et leurs successeurs, ont abandonné 4 sols 
de cens « pro quibusdam terris de Cocheto » et 2 sols 
« pro prato Andrée Abbaiis, sito prope tnolendinum 
de Alncio », revenus qu'ils retirent annuellement des 
anniversaires, ce qui permettra à l'église d'acheter en 
la censive de la chapelle de Guiilerville des biens jus- 
qu'à concurrence de la somme de 40 livres parisis. 
Gentilly. 1302. P. n° 27, f" 8 verso. 

Reliques. — Don par P., abbé de Saint-Pons de 
Thomery, à Eudes de Linas, vicaire de Béziers ('?), de 
reliques de saint .\ubin, consistant en deux os de 
l'épine dorsale joints ensemble, que ledit Eudes désire 
remettre à l'église Saint-Vincent de Linas, paroisse 
d'où il est originaire. 18 septembre 1233. P. iv 37, 
f" 15. 

Indijlgioncks. — Lettres du jtape Alexandre lA' ac- 
cordant 100 jours d'indulgences aux pénitents qui 
visitent l'église de Linas à la Saint-Merry, et 40 jours 
à ceux qui la visitent dans l'octave de cette fête. Ana- 
gni. 28 avril 1259. P. n" 36, f" 15. 

Dîmes. — Lettres du pape Innocent IV permettant 
au Chapitre de racheter des mains des laïques les 
dîmes dans les autres paroisses, avec l'assentiment des 
curés, « reclorum », et des diocésains, « dyoccsano- 
riiin », à condition do les restituer à ceux-ci, s'ils les 
n'clament. Lyon. 18 juillet l'246. P. n" 33, f" 14. — 
Lettres de Renaud, évêque de Paris, ratifiant le rachat 



156 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



des dîmes fait par le chapitre de Linas de dame 
a Alipdis » de Bordes, d'Adam, son gendre, et de ila- 
thilde, femme de celui-ci, 1-254. P. n° 35, f° 14. — 
Lettres du pape Urbain IV sur le rachat des dîmes. 
Orvieto « apitd Urbem Veterem », 9 février 1263. 
P. n° 34, f-" 14. — Lettres d'Etienne, invoque de Paris, 
autorisant le chapitre de Linas à racheter des laïques 
les dîmes dans les autres paroisses conformément aux 
lettres du Saint-Siège et à fonder pendant un an de 
nouvelles prébendes destinées, après le décès de leurs 
titulaires ou de ceux qui auront été présentés par 
ceux-ci, à augmenter le revenu des quinze anciennes 
prébendes. 1268. P. n" 14, P> 4. 

A>".MVERs.\iREs. — Décision capitulaire affectant 
aux anniversaires, sauf pour les fondations qui ont 
des revenus spéciaux, tout ce que le Chapitre possède 
« apud EspinoUum, reddilus de Quocheto et pratuni 
de Sociaco », 1254. P. n» 29, f» ]1. 

Entretien de l'église. — « Lictera de miieto ». En 
marge et d'une écriture bien postérieure : « Lètre de 
la permition d'avoir des méreaulx pour distribuer au 
service. » Requête présentée à l'évéque de Paris par le 
Cha[)itre, pour lui faire approuver les mesures sui- 
vantes prises dans le chapitre général tenu le lendemain 
de la Saint-Merry. Après avoir constaté que les charges 
augmentaient, et craignant que, par suite, les distri- 
butions ne fussent diminuées, les chanoines avaient 
décidé de fonder un office appelé la bourse de Saint- 
Merry, « qiioddam officium qiiod vocabihir bitrsa 
Sancli Mederini », et de lui attribuer : 1° la part de 
distribution d'un chanoine, 2" la portion revenant à 
l'église « de anmialibus prebendarwn », et toutes les 
amendes, 3» les fruits de la prébende fondée par 
M" Michel de Reims, « de Remis », pour le luminaire, 
et actuellement occupée par M"" Nicolas « de Men- 
drosa », aussitôt qu'elle sera vacante. Lui appartien- 
dront également « baculi qidpro cmandacione dicte 
ecclesic capienlur, si in pecunia solventuf », et les 
aumijiies ou legs spécialement affectés par les fidèles à 
ladite bourse. Celle-ci servira à payer les frais du lu- 
minaire et de l'église, et, en cas d'insuffisance, on 
prendra sur les biens de l'église, 1313. P. n" 57, f» 24 
verso. — Approbation donnée par l'év^^que à ladite 
roqu<"-te. Saint-Cloud, 1313. P. n" 58, f» 25. 

Tk-mpoRALité. — En marge : « Comme les seigneurs 
Saint-Merry de Linnys jifiivent prandro soixante sols 
pariîji.s d'amando sur les taverniers, cahareticrs, lios- 
teilicrs et autren personnes vendant vin sur iiiir tci rc 
quant ilz ont deffonc' lo muitz ou [loinson avant qiic jr 
foragf srjjt pay»;. » Lettres de Hugues de Crois!, gaiiN' 



de la prévôté de Paris et bailli de Montlhéry, consta- 
tant le droit du Chapitre de lever amende de 60 sols 
sur chaque tonneau de vin vendu et défoncé à Linas 
avant que le forage n'en eût été acquitté, et ce à l'oc- 
casion d'une contestation, portée devant « Thomas 
Bechepois », prévôt de Montlhéry, au sujet d'un hôtelier 
qui n'avait pas acquitté ce droit, 1326. P. n° 166, f» 61 
verso. — En marge. « Touchant la confiscation du 
pain de Linoys ». Sentence du prévôt de Montlhéry, 
« Symon de Boucy », à l'occasion d'un procès qui s'é- 
tait élevé entre « le procureur du Roy, nostre sire, en la 
cliastellerie de Montlhéry, d'une part, el les doyan et 
chappitre de Saint-Merry de Linoys, le grant prieur de 
France, pour cause de l'ospital de Saint-Aubin en sa 
juridiction de Linoys et monseigneur Regnault de Trie, 
clievalier, seigneur de La Roe et seigneur en ceste 
partie, d'autre », sur le fait « de prise de pain en la 
ville de Linoys ». Après enquête et dépositions de 
témoins qui, « sans variacion, ne mutacion, ne con- 
traincte aucune », avaient déclaré que, « passé a XL 
ans, ilz virent certains jurés de par lesdits seigneurs 
sur le- fait dessudit, c'est assavoir feu Guillaume 
Morin, feu Martin Renart, et feu Guillaume Boisliaue, 
ausquelz ilz virent prandre pain non souffisant et en 
la présence des gens du Roy, notre sire, sans aucun 
contredit ne empeschement », le prévôt de Montlhéry 
reconnaît au chapitre de Linas, au Grand-Prieur de 
France et à Regnault de Trie « leur dite juridiction de 
prise dp pain es hostieux dont contens est et en toute 
leur juridiction de Linoys plainement et absolument ». 
1" janvier 1353 [n. s.] P. n» 31, f» 12. — En marge. 
« La visite du pain par justice ». Sentence de Jean 
Chartier, garde de la prévôté de Montlhéry, en appli- 
cation de la sentence précédente, une certaine quan- 
tité de pain « qui estoit exposé à la fenestro de l'ostel 
où demeure Gillette, jadis femme de feu Thevenot 
Romart, à Linois », ayant été saisie au profit du Roi, 
« pour ce qu'il estoit ti'op iH'tit et, de nii'ndi'e pois pour 
le pris » fixé ù « quatre deniers parisis la pièce », 
25 septembre 1364. P. n° 32, f" 13. 

2» SECTION. — Pd.ssessions. 

" Littere de possessionibiis et redditibus quos 
vcl quas haliemus apiid Linais. Montcmlethe- 
rlcum, Rovrei, La Roc, Bnison, Vallem Régis, 
Fos , Villani Bouscn , Sanctum Michaelem, 
Rosières, Chièvrcmont et loca clrcumadja- 
concia. » 



SERIE G. — COLLEGIALE DE SAINT-MERRY DE LINAS. 



131 



LiNAS. Ville. — Autorisation donnée par Ilécelin, 
seigneur de Linas, à M" Bernier(?), clerc de Louis, 
fils du roi de France, de tenir une chambre et partie 
de maison <■ pertinenlis ad cameram ad opits ecclesie 
Beati Vincencii de Linais », qu'il avait achetées de 
Raoul « Cudoe », et ce avec le consentement d'Aales, 
femme dudit seigneur, 1208. P. n" 80, f" 36. — Lettres 
de Guy de Linas, chevalier, de Mathilde, sa femme, de 
Milon et de Marie, sa femme, de Robert et de Gilon, 
frères du susdit Guy, taxant la taille de Linas sur les 
hostises à 30 livres par an, et celle de Saint-Merry à 
12 livres. Ces tailles ne pourront être augmentées, et 
les hostises seront exemptes de corvées et de bans. 
Cet acte est fait avec l'approbation de Guy, chevalier, 
et d'Aales, beau-père et mère diidit Guy, et de Philippe, 
son (ils. Pièges : Hervé, châtelain de Gallardon, Ferri, 
seigneur de Palaiseau, Pierre « de Buci » et Henri 
« de Vallibus », chevaliers, 1215. P. n" 72, f° 32 verso. 
— Consentement donné par Guillaume, évoque de 
Paris, à la cession faite par le curé et l'église de Saint- 
Michel à l'église de Linas, de 8 deniers de cens à 
percevoir sur une maison proche l'église de ce lieu, 
1221. P. n" 82, f° 3f3. — Notification par le même 
constatant que Guy « de Alto Villari », chevalier, 
s'étant porté sur l'église de Linas à des voies de fait, 
brisant les maisons de deux prêtres et enlevant leurs 
biens, avait donné pour la réparation de cette injure 
20 sols de rente à ladite église, avec le consentement 
de son fils Philippe, 1222. P. n» 83, f' 36. —Notifica- 
tion par Barthélémy, évêque de Paris, de la vente 
faite à l'église de Linas par Jean de Mégaudon, che- 
valier, d'un cens qu'il percevait sur des biens proche 
l'église, avec le consentement d'Eustachie, sa femme, 
de Pierre Cortons, son frère, de Thierry de Milly, 
écuyer, premier seigneur, et de M" Payen, châtelain 
de Saint-Yon, deuxième seigneur. Pièges : « Jodoinns 
de Alndo n, chevalier, et ledit Pierre Cortons. Jan- 
vier 122.J [n. s.]. P. n° 85, f» 36 verso. — Cession par 
Jean Mécart, chanoine de Linas, à Simon , curé de 
Châtres et chanoine, de ses droits sur une maison dans 
le cloître près de celle du chantre, mars 1231 ou 1232. 
P. n" 81 , f" 36. — Décision du chapitre de Saint-Vincent 
de Linas « ecclesie Beali Vincencii de Linais » accor- 
dant à Philipiie (le La Tour, « de Tiove », chanoine, 
« quod ipse habcat post dccessian simm sex sotidos 
Parisicnsiupi annid reddilus supra domian siiam 
quam fundavil juxta ecclesiam ad opus capellanie 
sue in recompensacîone sumptiium dicte donnes 
quam domum edif[ic]avil volimlarie », somme qui 
sera affectée à son anniversaire. Mars 1234 [n. s.]. 



P. n" 88, f" 37. — Notification par Guillaume, évêque 
de Paris, portant que Aubert « de Nangevilla », che- 
valier, et Aveline, sa femme, ont cédé au Chapitre 
toute justice et tous droits sur la maison que Renaud 
de Chevreuse, chanoine de Linas, avait donnée pour 
augmenter, après sa mort, la prébende de Guy de 
Chevreuse, également chanoine, 1237. P. n" 86, f" 36 
verso. — Notification par R., archidiacre de Paris, 
constatant que Guy de Linas, chevalier, s'étant engagé 
par serment à assigner 20 sols de rente à l'église de 
Linas, ce qu'il avait fait, Philippe, son fils, et Pétro- 
nille, sa femme, ont donné leur assentiment, 1238. 
P. n° 84, f" 3G. — Amortissement par Philippe, prieur 
de Saint-Pierre de Montihéry, en faveur du chapitre 
de Linas, d'une pièce de vigne située entre la ville de 
Saint-Merry et la léproserie de Linas, et tenue en 
censive dudit prieun^ 1264. P. n° 144, f .54. — Accord 
par-devant l'offlcial de Paris entre Jean d'Étiolles, « de 
Aliolis », chanoine de Linas, et le Chapitre, au sujet 
de la perception de diverses amendes, 1274. P. n" 87, 
f° 37. — Échange aux termes duquel « Haymon », 
prieur, et le couvent de Notre-Dame de Longpont, 
cèdent au chapitre de Linas ce qu'ils percevaient à 
Saint-Merry, et reçoivent en contre-échange différents 
biens du Chajjitre situés vers Brétigny, appelés la 
« Culiwa » et la terre de « Beletein », ainsi que des 
terres près de Longpont, 1275. P. n° 59, f° 26. — Noti- 
fication par « Jehan Cocos, prévoust de Courbueil », et 
par « Jehan Le Minagier, garde dou seel de la pré- 
vousté », de la cession faite à Raoul de Vémars par 
Arnoul Le Tanneur et Marguerite, sa femme, d'une 
maison et jardin sis à Saint-Merry de Linas en la 
censive du chantre, 1275. P. n» 89, f" 39 verso. — 
Lettres de « Jehan dit Rousel », prévôt de Montihéry, 
portant que « Iluede de Saint-Merri de Linais » et 
Ysabelle, sa femme, échangent avec le Chapitre une 
maison qu'ils avaient à Saint-Merry et un jardin allant 
« jusques au Mort Buison », tenant à ladite maison, 
contre une vigne à « 'Villehosein, » en la censive du 
Chapitre, 1275. P. n" 90, f° 37 verso. — Vente faite au 
chapitre de Linas, par Robert dit Mignart et Guillaume 
Bérenger, bourgeois de Châtres, exécuteurs testamen- 
taires de feu Eudes de Saint-Merry, de la maison du 
di'funt, sise à Saint-Merry. 1284. P. n» 91, f- 3S. — 
Notification par i'orfi<'ial d(> Paris de la vente laite par 
.\niaury dit « de La lliienière », écuyer, et damoiselle 
Marie, sa femme, « domini de mcdiclate, ut dicebant, 
ville et pertincncia)'U)n de Linais snbtns Montem- 
lelhericum », au chapitre de Saint-Merri, des posses- 
sions suivantes, du propre de ladite dame : en la 



158 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



ville et terroir de Linas, un « herbergamentum sive 
manerium, silum in via Moniislelherici » ; ^ arpents 
environ de bois au lieudit « La Chàteigneraie » ; 3 ar- 
pents et demi de vignes environ ; un pré ; en divers 
lieux, les forages et menues coutumes, et, en d'autres 
lieux, la moitié ; la moitié d'un four et des fournages ; 
la moitié du moulin de l'Étang « molendini de Stagna » 
et du moulin « de Cliolet » , 21 livres environ de cens 
et de tailles ; deux dri)itures ; la moitié du pressoir et 
du pressurage ; la moitié des foires au jour de la Saint- 
Merr^- ; quatre fiefs tenus desdits seigneurs, le pre- 
mier par le fils de Monseigneur « Jehan de Ulmoi », le 
deuxième par M^ Jean Lebrun, chevalier, le troi- 
sième par M"'' Philippe des Bordes, « de Bordis », le 
quatrième par Jean Brocard, « Johannes Brocardi », 
les dites possessions étant grevées de redevances tant 
en argent qu'en nature : — au profit des chanoines de la 
Chapelle Roj'ale de Paris, 3 muids et demi de froment; 
du seigneur du Coudra.v. « de Codreyo », 3" sous et 
demi parisis, un demi-niuid de seigle, un (lenii-nuiid 
d'avoine ot sept « colerclis » de vin ; du curé de Saint- 
Merrj", un muid de vin ; des religieuses de l'abbaye de 
Gif, un demi-muid de seigle par an et trois gâteaux 
par semaine ; des religieuses de Saint-Antoine de Paris, 
4 livres; des religieuses de l'abbaye d'Yères, 10 sous; 
du chapitre de Saint-Merry, 20 sous; du prieur de 
Saint-Pierre de Montlhéry , 2 sous et demi. Fé- 
vrier 1285 [n. s.]. P. n" 64, f 29. — Amortissement 
par Philippe 111, roi de France, de la vente ci-dessus, 
12.'<5. P. n-GS, f29. — Donation par Nicolas dit Co- 
chet et « Anhurgis dicta La Cocliète », sa femme, 
après le décès du survivant, d'un demi-arpent de vigne, 
acquis de J^-an de Chèvremont, au curé de Linas, de 
l'autre moitié dudit arpent au Chapitre, pour l'anni- 
versaire des donateurs, d'un demi-arpeut de vigne à 
Chèvremont à la léjiroserie de Linas, et d'un demi- 
arpent de terre, au lieudit « Clianqueille », aux en- 
fants de feu Jean Couturier « de fonte de Breli- 
gniaco », 1285. P. n" 76, f» 34 verso. — Notification 
par Guillaume « Tibout », prévôt de Montlhéry, de la 
vente faite à Fliilippo Pâté, chanoine de Linas, par 
Jean de Bn-tigny, bourgeois de Montlhéry, et Marie, 
.sa deuxième femme, de la rcntr; qu'ils percevaient sur 
le cens de feu Philippe de Linas, 1285, « ou mois di- 
Deleir >>. P. n" "74, f" 33 verso. — B.iil empli} ti''oti(|ue 
fait au Chapitre par Grégoire, pn-mier cha|)elairi, 
« mnulsler caprltaniis », et les autres chapelains di- 
la Chapelle Royale de Paris de ce qu'il percevait a 
Lina.s, 1292. P. n" 73. f" 33 verso. — Notification par 
« Michiel des HsHar/ «, priHùt de Monllhi-ry, de la 



donation faite au Chapitre pour fondation d'un anni- 
versaire par Pierre dit Lemaire, de Saint-Merry, et 
Édeline, sa femme, d'un demi-arpent de terre « assis 
à Saint-Merri es closiaus », 1298. P. n° 77, f" 34 verso. 

— Reconnaissance par-devant le prévôt de Montlhéry, 
« Fourques de Samoury », faite par Guyot Aumont, 
de Linas, clerc, qui déclare avoir pris à cens « une 
place du jardin de la meson » que ledit Chapitre avait 
à Linas, 1308. P. n° 75, f" 34. — Transaction entre 
Jeanne, abbesse, et le couvent de Saint-Antoine des 
Champs, d'une part, et le chapitre de Linas, d'autre 
part, au sujet d'une rente que Philii)pe de Linas, che- 
valier, leur avait donnée en décembre 1201, et dont 
le Chapitre prétHudait ne devoir que la moitié, allé- 
guant en outre que le revenu des cens « n'estoit souf- 
fisant à paier les charges à quoj' ils estoient et sont 
chargés envers aucuns autres seigneurs, et estoient de 
très peu de valeur au moien des guerres et divisions 
qui par cy-devant ont eu cours en ce royaume au 
lieu de Montlehéry où iceulx de Saint-Marry et cens 
sont situez et assis », mai 1490 [?1. P. n" 248, f» 87 
verso. 

Buison. — Notification par l'évr^que de Paris de 
l'amortissement par Milon de Chevreuse et « Rehem- 
huvgis », sa femme, de deux arpents de vigne « apud 
Beusitm », ayant appartenu à la prébende de feu 
Guillaume u de Bnssiaco », et que l'église de Saint- 
Vincent lie Linas attriliue à "Vincent, fils dudit Milon, 
tant (ju'il restera clerc, à condition que la vigne fasse 
retour à l'église après son décès, 1217. P. n" 110, 
I " 43. — Vente par Philippe de La Tour, chanoine de 
Sailli-Vincent de Linas, à Robert, chapelain de ladite 
église, pour sa ctiapelleiiie, àhine \\gne « apicd Busun », 
en la censive de la Léproserii', 1230. P. n" 111, f" 43. 

— Auiortisseinent par (iuillaunie, Jean et Pierri; de 
Guillerville, chevaliers, frères, de vignes sises « apud 
pratn de Buison », ayant appai-teuu à l'eu Hugues 
« de Boissiaco », 1234. P. n" 112, 1'^' 43. — Accord 
entre F. Guériii, abbé des Vaux de Cernay, et le cha- 
pitre de Linas, aux termes du(piel il est convenu (jue 
les chanoines pourront acheter et tenir en main-morte 
jusqu'à deux ariieuls d(> [iré ou - sols ih? cens en la 
reiisive de l'abbaye ([ui, moyennant ce, tiendra de son 
i-i'ili' en iiiain-iiiorte deux arp>'iils de pn'' « snhtns 
ril/ani que dicititr Buison », 1273. 1'. n" 00, f 20, 
verso. — Vente par le Cliai)itre, pour subvenir à la 
ihapellenie de A. de Lagny, » de Lntiniuco », de 7 
quartiers de vigne « In tcrritorio de Bissone », tenant 
en |)artie <■ O'ncl de Bisxone cl vie per quam ilnr de 
lilssone apud Lungam l'ontem », eu la censive de la 



SERIE G. — COLLEGIALE DE SAINT-MERRY DE LINAS. 



159 



léproserie de Linas, et ayant été légués par Pierre 
« de Bisson », en son vivant clianoine de Saint-Merry 
et curé de Saint-Michel près Longpont, 1300. P. n" 106, 
i" 41, verso. — Amortissement par F'" Pierre « de 
Vorgiis, iiiagister et provlsor domus leprosarlr 
de Linais » de la vente ci-dessus, 1300. P. n" 107, 
f° 42. — Apiirobation dudit amortissement par Simon, 
évêque de Paris. 1300. P. n" 108, 1" 42, verso. 

Chèvremont. — Vente et donation faites à l'église 
de Saint-Vincent de Linas par Guillaume de La Nor- 
ville, chevalier, de tout ce qu'il avait en cens, dîmes et 
possessions diverses « a[jud Cfiievremont iisqiie ad 
nemits », avec l'approbation de Guy, son frère, che- 
valier, premier seigneur, et de Jean de Brétigny, 
chevalier, deuxième seigneur, 1213. P. n° 92, f" 38, 
verso. — Consentement donné par « Aales », femme 
du susdit Guillaume, à la vente ci-dessus, et spécifiant 
que les biens dont il s'agit s'étendent « iisqiie ad 
neiniis de Buisum », 1213. P. n° 93, f» 38, verso. — 
Notification par Guillaume, évêque de Paris, de la 
vente faite au chapitre de Linas par Gautier des 
Granges, « de Graiichiis », écuyer, du cens qu'il per- 
cevait et de dimes qu'il possédait à Chèvremont avec 
le consentement « d'Aalit «, sa femme, de Guillaume 
de Forges, chevalier, seigneur censier, et de Guy de 
La Norville, premier seigneur, 1222, avril. P. n" 94, 
t° 39. — Lettres de Raymond, archidiacre de Paris, 
faisant connaître que Jean, dit « Bouet de Couterbof », 
écuyer, et « Ailpdis », sa femme, ayant acquis pen- 
dant leur mariage le cens et la dime du blé et du vin 
« iii ierrilorio de Cap)'emonte », et ledit Jean ayant 
constitué ses exécuteurs testamentaires Guillaume de 
Leuviile, « de Lunvilla » et André de Chouanville, 
« de Chevanvilia », chevaliers, ces derniers vendent 
au Chapitre lesdits biens du défunt pour la [irébende de 
Jean « de Salicibus ». Fidéjusseurs : Guillaume de 
Leuviile, André de Chouanville, Pierre de Guillerville, 
chevaliers, et Barthélémy de La Roue, « de Kola », 
écuyers, 1240. P. n" 97, f" 39. — Amortissement par 
Philippe de Brétigny, clerc, au |)rofit de Jt-an « de 
Salicibus », chanoine, pour sa jirébende, de tout ce 
que ce dernier tenait- do lui on censive à Chèvremont, 
avec rappi'obation de Guillaume de Leuviile, chevalier, 
arrière-seigneur, 1253. P. n" 98, f" 39 verso. — .Viipro- 
bation donnée par Pierre de « Liaalsi », écuyer, sei- 
gneur direct, 1253. P. n» 99, f" 39 verso. — Lettres de 
l'offlcial de Paris faisant connaître que Jean « de Sali- 
cibus », chanoine, a reconnu devoir à l'église de Linas 
30 livres [larisis pour la prébonde par lui fondée, et 
donne à celui qui obtiendra sa prébende une vigne qu'il 



tient en main-morte au terroir de Chèvremont, 1254. 
P. n" 100, î' 40. — Engagement pris par Simon de 
Leuviile, qui ne réclamera aucun droit sur ce que 
Philippe de Brétigny perçoit au terroir de Brétigny 
dans son fief ainsi qu'à Leuviile, 1275. P. n° 102, f" 40 
verso. — Bail à cens, passé devant le prévôt de Mont- 
Ihéry, Guillaume Tibout, au profit de « Hue Sentart » 
de Saint-Merry, « Sedile », sa femme, et autres, d'une 
vigne au chantier de Chèvremont, 1282 ou 1283. 
P. n" 109, f" 42 verso. — Lettres de « Jehan de Brétigni 
et Jehan Blondel, prévouz de Montlehéri », faisant 
connaître que Marie, veuve de Robert Mignart, bour- 
geois de Montihéry, et Robert, son fils aîné, accordent 
en qualité de premiers seigneurs au chapitre de Linas, 
l'amortissement d'un cens qu'avait tenu li'eux Philippe 
de Brétigny, en son vivant chanoine de Paris, 1287. 
P. n» 103, f''40 verso. — Consentement donné à l'acte 
précédent par Robert, dit « Mlgnardi », clerc, de 
Montihéry, 1287. P. n° 104, f° 41. — Donation, par 
devant le prévôt de Montihéry, faite par Jeanne, veuve 
de Robert « Le Ouorant », au chapitre de Linas, pour 
fondation d'anniversaires, de terres sises à Chèvre- 
mont en censive commune dudit chapitre et de Philippe 
Pâté, 1292. P. n° 113, i° 43. — Noiitication par l'offlcial 
de Girard, archidiacre de Paris, de la donation d'une 
vigne à Chèvremont, ayant appartenu à Nicolas de 
Villebon, chanoine de Linas, faite par Guillaume 
Guederon, curé de Noisy-le-Grand, chapelain dudit 
archidiacre, pour l'anniversaire de ses parents Pierre 
Guederon et Théophanie, femme de celui-ci, « ila 
quod in mlssa dlcii anniversarii fiel collecta de 
karitale pro dicta Theophania quamdlu vixerit », 
1299. P. n" 105, fMl verso. 

Les Moulins. — Acte aux ternies duquel le prieur et 
le couvent de Notre-Dame de Longpont permettent au 
chapitre de Linas de posséder un arpent de pré devant 
le moulin de l'Étang, « aille molendino de stagna », 
en la censive du prieuré, 1281. P. n" 70, fo 32 verso. — 
Vente faite au Chapitre par (iuillaume de Guillerville, 
écuyer, de 2 deniers de cens dus par ledit chapitre 
pour les écluses « dou molin de Cholet » sur la i)artie 
cédée par Amaury de La Hunière. 1288. P. n" 65, f» 30 
verso. — Amortissement de la vente ci-dessus accordé 
l)ar « Pierre Despinci (?) », écuyer, premier seigneur. 
1288. P. n» 66, f" 30 verso. — Engagement pris devant 
les prévôts de Montihéry par « l^smaiiri de La Ilui- 
niôre », écuyer, d'amortir envers tous seigneurs le 
fief de Jean Brocart, mouvant de la seigneurie de 
Linas, ainsi que 2 deniers de cens dus à Guillaume de 
Guillerville pour les écluses du moulin de Cliolet. 



160 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



Pièges: Jean de c Yillepereur» et « Guiart de Codrey », 
écayers. 1288. P. n' 67, f" 31. — Transaction entre 
Jeanne, abbesse, et l'abbaye de Gif, d'une part, le 
chapitre de Liuas, d'autre, au sujet d'un demi-muid 
de seigle par an et de trois gâteaux par semaine dus à 
l'abbaye à cause du four et des moulins de Linas, 1291. 
P. n" 68, 1° 31 verso. — Approbation de l'acte précé- 
dent par Simon, évêque de Paris. 1291. P. n''69, f» 32. 
— Consentement donné par Jean & de Barzaico ('?) », 
prieur de Saint-Pierre de Montlhéry, à ce que le cha- 
pitre de Linas tienne de lui à cens et en main-morte 
un arpent de pré situé devant le moulin de l'Étang, 
1296. P. n" 71, f° 32 verso. — Bail emphytéotique, fait 
au chapitre de Linas par le trésorier et les chapelains 
de la Chapelle Royale de Paris, de 3 muids et demi de 
blé à percevoir à Linas sur la portion de terres, four 
et moulin précédemment acquise. 1306. P. u" 78, f° 35. 
Rochers. — Lettres de Jean Blondel, prévôt de 
Montlhéry, portant donation au Chapitre par Guil- 
laume Tibout et " Eimanjart », sa femme, après le 
décès du survivant et pour fonder leur anniversaire, 
de 3 quartiers de vigne « assis ou Rochei delez la 
forest », en la censive des seigneurs de Linas. 1292. 
P. n» 114, f 43. 

Roc ou Roue [La]. — Lettres de Guillaume, archi- 
diacre de Paris, notiiiant la cession faite au chapitre 
de Linas, par Nicolas de La Roue, d'une vigne sise 
a apud Rotam », avec l'approbation de Lucienne, sa 
mère, et de Geoflfroy et Guillaume, ses frères. 1209. 
P. n° 138, f''y3; — autres de Pierre, évéque de Paris, 
relativement au même objet, 1209. P. n" 139, f" 53. — 
'Vente à Robert de Meulan, « de MeuUenlo v , \)rè\.i'e , 
pour sa chapellenie à Linas, ayant appartenu jadis à 
M"> Krard, doyen de Chelles, par Roger le Cordonnier 
a Cordubanarius », d'une vigne au terroir de La 
Roue, en la censive de Nicolas de La Roue, chevalier, 
avec l'approbation d'Odeline, femme dudit Roger, et 
de Nicolas de La Roue et lléloïse, seigneurs censiers. 
122'7. P. 140, f" 53. — Amortissement par Robert « de 
Prunilo », chevalier, avec l'assenlimcnt de Malhilde, 
sa femme, de la vente précédente. 1229. P. n^Hl, 
{" 53 verso. — Nolidcalion par Jean, archidiacre de 
Paris, de la vente faite à l'église de Linas par Geodroy 
de La Roue, écuyer, et .'Vgnès, sa femme, pour la pré- 
bende du chanoine Tiiierry, d'une vigne à La Houe, 
« m lerrllorit) r/uod dlcllnr Jlarhitcl », en la censive 
de Ilarlliéli-my, écuyer, neveu dudit Gecllroy. 1211. 
P. n" 1 lli, f" 33 verso. — Amortissement acconlT' ;ni 
Cliapitre par Matliildc de La Roue, jiour un<! vigne ap- 
partenant à la |irébendc d'Etienne de Cc>rbeii, cha- 



noine, une autre vigne appartenant à la communauté 
de l'église, un muid de blé perçu annuellement par le 
Chapitre « în aplendino de Rota » et tout ce que ledit 
Chapitre tient à La Roue en fief ou censive. 1254. 
P. n° 143, f" 54. 

Vau-Le-Roi. — Notification par Hémery, archi- 
diacre de Paris, de l'amortissement accordé par Bau- 
douin de Brétigny, chevalier, et Pétronille, sa femme, 
au chapitre de Linas, pour la prébende de Hugues « de 
Co'raleto», sur tout ce que ledit chanoine tenait d'eux 
en fief à Yau-le-Roi « a2)ud Vallon Régis », sauf un 
bois, 1231. P. n" 95, f">39. — Amortissement accordé 
au Chapitre par Guillaume de Brétigny, chevalier, 
pour les terres et dîmes « de Vaile Régis apud Capri- 
nwntem », ayant appartenu à Hugues «de Cori/eto », 
chanoine, en fief dudit seigneur. 1235. P. n" 96, (°'S9. 
— Notification jjar l'archidiacre de Paris, Pierre « de 
Braïa^i, de la vente faite à l'église de Linas, pour la 
chapellenie de Hervé, prêtre, par Hugues « de La- 
elianel », Pétronille, sa femme, Guillaume « de 
Ulmo » et Ermengard, sa femme, d'une terre à Vau- 
Le-Roi, en censive de ladite église, 1250. P. n"101, 
f" 40. 

Localités diverses sur le territoire de Linas ("?). — 
Vente à l'église de Saint-Merry de Linas, pour la 
chapellenie de Jean de Saint-Michel, par Renaud de 
Brétigny, chevalier, Jacqueline, sa femme, et Guy, 
leur fils, d'une vigne sise « in chaniero don Re »,en 
la censive de l'église de Longpont, 1225. P. n" 118, 
ï" 45. — Ratification, sous le sceau de l'official de 
Jean, archidiacre de Paris, i)ar Philippe de Boissy, 
écuyer, du legs fait aux chanoines de Liiins, pour la 
fondation de son anniversaire, par feu Hugues de 
Roissy, son grand-père, d'un muid de vin sur une 
vigne au terroir dénommé « Clauswn Régis », on la 
censive de Jean de Guillerville, chevalier. 1242. P. 
n" 115, f"44. — Amortissement jiar Jean de Guillerville, 
chevalier, d'un arpent de vigjie au ti'i roir dit « Clau.- 
su»i Uegis », en la censive dmlit chevalier, et que leu 
Baudouin de I.euville, clerc, avait donné au Chapitre. 
r243. P. n" liC), f' 41. — Vente faite au Chaiiilre par 
Geoffroy, chantre de Linas, Michel et Jean Cîautier, 
exécuteurs testamentaires de « Osanna », veuve de Mi- 
chel dit « Gautero », de pièces de vigne sises au ter- 
roir « de pressorio Régis- «, l'une appelée vigne du 
« Nei|)lii'r », en <u»nsive de l'Ilotel-Dieu do Paris, et 
l'autre touchant en partie aux chemins « per qiias 
ilur nd ponton, de (rucperrcus cl ad niolendinwn de 
Hiiisun », en la censive du prieur de Saint-I'ierre de 
Montlhéry. P2S2. P. n» IH. f" 45. 



SERIE G. — COLLEGIALE DE SAINT-MERRY DE LLNAS. 



161 



Brétigny. — Notification par M'" H., officiai de 
Paris, de la vente au Cliapitre par Renaud de Bréti- 
gny, clievalier, et Jacqueline, sa femme, d'une yigne à 
« ChaufTour », avec l'approbation de Guillaume de 
Brétigny, frère du vendeur, premier seigneur, et de 
Simon de Vaugrigneuse « de Valle Grignosa », che- 
valier, deuxième seigneur, 1222. P. n" 125, f" 46. — 
Acte passé devant Guillaume Tibout, prévôt de Mont- 
Ihéry, aux termes duquel « Aubert Dormael lèz le 
Plesseiz » et « Eideline », sa femme, reconnaissent 
prendre à cens perpétuel du Chapitre un arpent de 
vigne « ou chantier de Cliaufour », au-dessous de 
Rosières, obligeant spécialement en garantie 2 arpents 
de terre qu'ils avaient au terroir de '< Beletein », 
entre « Fonteinnes ■», et Saint-Pierre de Brétigny, en 
la censive du prieur de Longpont. 1287. P. no 126, 
fo 46 verso. 

Longpont. — Donation au Chapitre par Baudoin de 
Leuville, clerc, d'une vigne à Guipereux « apud Va- 
dwn Pelrosiaii », en la censive de la dame de Guiller- 
ville, avec l'approbation d'IIéloïse, sœur du donateur. 
1234. P. n° 121, f" 4d verso. — Amortissement par le 
prieur, et le couvent de Longpont au chapitre de Linas, 
en reconnaissance des services rendus par Jean de 
Longpont, prêtre, chapelain perpétuel à Saint-Merry, 
et pour la prébende fondée par celui-ci, d'un arpent 
de pré sis au terroir « quod dicilur Sauvelou », d'une 
pièce de terre, et aussi d'une vigne au terroir « qnod 
dicilur Le Buatt », en la censive du prieuré. 12G6. 
P. n" 122, f" 45 verso. — Notification par Jean Rous- 
sel, prévôt de Montlhéry, de la vente faite par « Ode 
de Saint-Merri de Linais » et Isabelle, sa femme, à 
Philippe Pâté, clerc, chanoine de Linas, d'une vigne à 
« Villebouseiu », en la censive du Chapitre. 1275. P. 
n<>131, f"49. - 

Montlhéry. — Amortissement consenti en faveur 
du Chapitre par Guillaume « vicecomes de Fessart », 
de la vente faite audit Chapitre par Gilon de Linas, 
chevalier, d'un cens à Montlhéry sur des hostises « si- 
tis prope velus forxim », 1238. P. n" 146, f° 55. — 
Mandement du roi Louis IX. au bailli (r()i'l(''ans, lequel 
avait saisi 5 sols de cens aiii)artenaiit au chapitre de 
Linas et perçu par lui sans difficulté, dei)uis plus de 
quinze ans, à Montlhéry, pour lui enjoindre de laisser 
les chanoines en jouir pacifiquement jusqu'à nouvel 
ordre. Montlhéry, octobre 1255. P. n" 147, f° 55. — 
Donation au Chapitre par Philippe Pâté, chanoine de 
Linas, de partie d'une maison (lu'il avait à Mont- 
lhéry en la censive du Roi, contigutt à la maison 
et pourpris de Guillaume de Guillerville, chevalier, 
Skink-ivtOisb. — SâiiiB G. 



pour être, après son décès et celui de son père, afl!"ec- 
tée aux distributions du chœur. 1266. P. w° 151, f» 55 
verso. — Reproduction de l'acte précédent avec la 
date de 1286. P. n» 152, f<= 56. — Lettres de « Hue de 
Villers », chevalier, accordant au titulaire de la cha- 
pellenie de Michel Gautere [en marge « pro capella 
Sancli Dijonisii ■»] le droit de tenir en mainmorte 
2 arpents de terre que feu « Michiel Gautere », bour- 
geois de Montlhéry, tenait du donateur, et qui étaient 
situés « es vaus de Nourei delez les fourches de Mont- 
lehéry », 1273. P. n" 137, P ,52 verso. — Quittance 
donnée au Chapitre par le prévôt de Paris, qui recon- 
naît avoir reçu de lui 72 sous parisis pour « les fruiz 
de deux anz vint souz de cens qui leur furent au- 
mosné sur une meson à Montlehéri et pour sept quar- 
tiers de vigne qui leur furent aumosné à Lunville ou 
terroeir de Hagueron », 1277. P. n" 148, P 55. — Vidi- 
mus de la quittance précédente par « Jehan de Monte- 
gni », garde de la prévôté de Paris, 1289. P. n° 149, 
f° 55. — Lettre de Michel Gautere, garde de la pré- 
vôté de Montlhéry, faisant connaître que Philippe 
« aus Fèves », de « Gouraez-le-Chastel », renonce à tous 
les droits et actions qu'il pouvait prétendre sur une 
maison sise à Montlhéry, en la censive du Roi, et que 
Philippe Pâté, en son vivant chanoine de Linas, avait 
donnée au Chapitre. 1302. Pièce n" 155, f» 57.— Vente 
au Chapitre par Thomas Pâté, boucher à Montlhéry, et 
sa femme, d'une maison sise en ce lieu, ayant appar- 
tenu à feu Guillaume Soriz, en la censive du Roi, 1303. 
P. n" 156, f° 57 verso. — Accord entre le prieur et le 
couvent de Saint-Éloi-Lès-Longjumeau, '(. jKxla Lon- 
gum Jumellum », d'une part, et le chapitre de Linas, 
d'autre part, au sujet d'une maison que le couvent 
tenait en censive du Chapitre à Montlhéry. 1302, P, 
n» 150, fo 55. — Approbation par Simon Sorete de la 
donation au Chapitre, par Philippe Pâté, d'une maison 
à. Montlhéry, en la censive du Roi, 1308. P. n° 153, 
f 5'î; autre approbation par Jean Poucin, deVirj', et sa 
femme, comme cessionnaires des droits de « Eydeline 
La Quocherelle de Lonc-Jumel » sur la succession de 
Philippe Pâté. 1308. P. n» 1.54, f" 56 verso. — Dona- 
tion au Chai)itre par Thomas dit « le Coursin, de 
Chastrcs », chanoine, d'une vigne au terroir de Mont- 
Ihéry « subltis caslellum ejusdem loci », en la cen- 
sive commune du seigneur de La Roue et de l'Hôpital 
de Paris, pour fondation d'un anniversaire pour lui, 
ses bienfaiteurs et spécialement Jean « de Fonle », 
chapelain du Roi, 1311. P. n" 79, fo 35 verso. 

Moidlltéry [Vers Mo>dlh(h->/. — Fos]. — Notifica- 
tion par Guillaume, ovêque de Paris, de l'amortisse- 

21 



J62 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



ïnent par Guillaume de Brétigny, chevalier, d'une 
vigne au terroir de « Fous », relevant de son fief, 
1234. P. n° ]32, f" 50. — Donation au Chapitre par 
Pierre de Brétigny, chevalier, pour la fondation d'an- 
niversaires, d'une vigne « in loco qui dlcilur Fous 
jiixta Longum Ponlem », 1260. P. n= 133, f" 50. — 
Donation par Pierre de Brétigny, chevalier, et Isa- 
belle, sa femme, d'une vigne vers Montlhéry, « in 
terrilorio quod vulgaliler appellatur Fos, versus 
Montem Lelheiicum », contiguC au pressoir et aux 
vignes de l'abbaye des Vaux de Cernay ; les donateurs 
se portent garants de Guiot, fils de feu Paj'en de 
Vaugrigneuse, écuyer, mineur, du fief duquel relève 
ladite vigne. 1262. P. u" 130, f" 49. — Notification par 
Renaud, évéque de Paris, de l'approbation donnée par 
Isabelle, femme de Pierre de Brétigny, à la donation 
faite au Chapitre en 1260. Mai 1263. P. n° 134, f» 50. 
—Vente par Etienne Lévéque et sa femme d'une vigne 
sise à Fous, en la censive de l'abbaye des Vaux de 
Cernay. 12'35. P. n" 135, f" 50. — Reconnaissance par- 
devant « Fourques de Samoury », prévôt de Mont- 
lhéry, d'une prise à bail du Chapitre par Henri le 
Mercier du Musnil d'une vigne à « Foos ». 1310. 
P. n" 127, f» 47. 

S.\int-Miciiel-sur-Orge. — Concession faite par 
Guillaume Bore, de Saint-Michel, et Constance, sa 
femme, à Jean de Saint-Michel, chapelain de Linas, et 
à ses successeurs, d'un arpent de vigne à Saint-Mi- 
chel, en la censive du donateur. 1226. P. n° 119, 
£*> 45. — Vente de ladite vigne faite au Chapitre par 
Jean de Saint-Michel, pour sa chapellenie, avec l'ap- 
probation de Raoul Rapine, son frère, d'Aalès, sa 
sœur, d'ûdienie, femme de Raoul, et de Pierre Pétart, 
mari d'Aalès. l'227. P. n" 120, IMS. —Notification 
par Pierre, archidiacre de Paris, de l'amortisssment 
accordé par Bouchard de Bictigny, chevalier, et 
Agnès, sa femme, à Jean dit Petit, prêtre, bénéficier 
en l'église de Linas « ad allure defuncli Simonis de 
Coqidna », d'une vigne à Saint-Michel, « Juxla vineam 
que dicUur du Cormier », en censive d'Adam dit 
Bore, écuyer. 1259. P. n" 124, P» 46. — Vente au Cha- 
pitre d'une pièce de terre à Saint-Miciiol, en la mou- 
vance du prieuré de Saiut-I'iern; de Muntlliéry par les 
exécuteurs testamentaires de Guillaume de Chailly, 
clerc à Montlhéry, parmi lesquels M"^" Martin, doyen 
de Linas. 1313. P. n" 12«, f47 verso. 

Lieux uivkhs. — Décision capitulaire qui attribue 
à la pr«bcndedo Robert, doyen, le cens que percevait 
lu Qiupitn- " ajind Funlcm tiuUardi •'. 1236. P. n- 
129, 1 49. — Concession faite au Chapitre par André 



de Chouanville, chevalier, et Marguerite, sa femme, 
du droit de posséder un arpent de vigne sis « tu vi- 
nclo de Luisent », en leur censive, avec approbation 
de Baudoin de Vaugrigneuse, chevalier, premier sei- 
gneur. 1226. P. n" 136, f" 52. — Donation faite au 
Cliapitre par « Jehan de Villepreur, escuier, fuiz 
jadis à noble home Monseigneur Robert de Villepreur, 
chevalier^ et à Madame Marie, sa famé » de revenus 
sur le cens de ses parents à « Maupertuis », et amor- 
tissement d'un cens sur une pièce de pré en la prairie 
de Maupertuis ayant précédemment appartenu à Mon- 
seigneur « Jehan dit dou Pré, doyen de Linas ». 1288, 
P. n" 123, f''4ô verso. 



« Littere de possessionibus et redditibus quos 
vel quas habemus apud Lunvillam, Castras, 
Charquois, Quochet, Plesseyum, Lardiacum, 
Lodovillam, La Norvillam et Merrolias et loca 
circumadjacentia. » 

Châtres [Arp.uon]. — Notification par Pierre, 
évoque de Paris, de la cession faite à Saint-Vincent 
de Linas par Pierre « Corzuns », d'ur.e teri'e « apud 
Caslras », avec l'approbation de Jean, frère du 
vendeur, et de Hugues de « Lers ». 12U9. P. n° 183, 
f" 07. — Lettres du même, faisant connaître que Guil- 
laume Lefèvre « Faber », chapelain de Linas, ayant 
donné à l'église de Saint-Vincent une pièce de vigne 
sise au terroir do « Gorna »,ea la censive de Geoffroy 
de Chennevières, celui-ci et Alix, sa femme, ont re- 
noncé à tous les droits qu'ils pouvaient avoir sur la- 
dite pièce de vigne. 1212. P. n" 184, f>'67. — Amor- 
tissement par Henri des Granges, « de GrancUiis », 
chevalier, et « Osenna de Mesnilio », sa femme, d'une 
vigne à Châtres, au chantier de « BoevUla », en leur 
censive, avec l'approbation de Gautier des Granges, 
son frère, et d'Alix, sa femme, premiers soigneurs. 
1225. P. n° 181, f" 66 verso. — Reconnaissance aux 
termes de laquelle Bernier, chanoine de Saint-Merry, 
déclare que toutes les terres et vignes qu'il tenait à 
cens des chanoines et quatre hôtes qu'il avait à 
Cliutres étaient redevables envers ladite église de 
"71) livres parisis payables après son décès ou de 
60 sols parisis de renti!. 1231. P. n" 170, f^ 60 verso. 
— (lonfirmalion de la vente faite par Michel, curé de 
Saint- Gcsrmain de Chaires, « Sancii (iennani de 
Caslris », à l'église Saint-Merry du quint de la vigne 
de « Gramale » que le vendeur tenait à raison de sa 
cure. 12:j3. 1'. n" 182, f" 66 verso. — Amortissement 



SERIE G. — COLLEGIALE DE SAIXT-MERRY DE LINAS. 



163 



par Pierre et Guillaume de « Doleinvilla », chevaliers, 
de la vente faite au Chapitre par Bernier de Châtres 
d'un clos de vigne au terroir de Gramale, en censive 
d'Adam de Chanteloup, « de Canlu Lupi ». 1234. P. 
D° 180, 1° 66 verso. — Lettres de l'official de Paris 
constatant que Simon de Vert « de Vere », croisé, et 
Théophanie, sa femme, vendent à Nicolas de Bruyères, 
clerc, frère de Théophanie, quatre parties d'une vigne 
sise à Châtres, « in tcrrilorio de Gorneio », et que 
ledit Simon autorise sa femme à aliéner, quand elle 
le voudra, une maison qu'il possédait à Châtres « in 
vicû claiisi ». 1235. P. n" 18-5, f" 67 verso. — Amortis- 
sement par Guillaume de Leuville, chevalier, d'une 
vigne que le Chapitre avait à Châtres, au terroir 
dénommé « Gorna ». 1254. P. n" 186, f" 61 verso. — 
Approbation de l'acte précédent par Eustachie, femme 
de Guillaume de Leuville. 1254. P. n" 1S7, f" G7 
verso. — Amortissement par Hécart de Chanteloup, 
écuyer, de biens donnés à une chapellenie de l'église de 
Linas par Michel Gautere, en son vivant bourgeois de 
Montlhéry, et Osanne, sa veuve, consistant en vignes au 
lieu dit Gramale, au lieu dit Héricon et au lieu dit La 
Plante près du cimetière de Châtres, en censive des 
donateurs. 1273. P. n° 191, f° 68 verso. — Reçu donné 
au Chapitre par Ilécart de Chanteloup, pour l'amortis- 
sement des possessions ci-dessus. 1273. P. n" 190, 
fo 68. — Acensement consenti par Jean de Bruyères, 
a chevalier et sire de Bruières », au profit de Jean 
Roussel, « de la parruche de Chatiaufort », pour un 
fief qu'il tenait de Jean de Marcoussis, écuyer, et un 
arrière-fief « en la ville de Chastres et ou terroueir 
d'environ »; lesquels fiefs et « rerefié Jehannot de ilar- 
coucis, escuier, tient de Monseigneur Thibaut Maillart, 
et Monseigneur Thibaut Maillart, chevalier, le tient de 
moi » . 1276. P. n" 194, f" 70. — Cession au Chapitre 
par Jean Le Maréchal, de Châtres, clerc, d'une vigne 
audit terroir. 1276. P. n- 199, f» 72. — Convention 
aux termes de laquelle le Chapitre s'engage à servir 
une rento de 2 muids de blé à prendre sur les greniers 
du doyen à Saint-.Merry au profit de Jean Roussel de 
Châteaufort et de Florie, sa femme, leur vie durant, 
qui, de leur côté, ont payé au Chapitre 30 livres pari- 
sis et 17 sous environ de chef cens sur des maisons 
« en la ville de Chastres, en la grant rue entre l'eiglise 
Saint-Climent et le pont d'icelle ville ». 1277. P. 
n° 195, [° 70. — Amortissement accordé au Chapitre 
par Guillaume, sire de Sandreville, chevalier, «■ come 
secont sires du [\r de Châtellon, avecques ma dame 
Margurite, dame de La Grandie », pour les biens con- 
cédés à une chapellenie par l'eu Michel Gautere et sa 



femme, et situés aux lieux dits Gramale, Héricon et 
«la Plante feu Michiel Gautere ». 1277. P. n" 188, 
f" 68. — Approbation dudit acte par Marguerite, 
veuve de « Jehan de La Granche desouz Torfol », 
seconde dame du « fié de Chantelou ». 1279. P. n» 189, 
f'' 68. — Amortissement accordé par Thibault Maillart 
de Roissi, chevalier, au Chapitre, pour les fîef et 
arrière-fief dont il a été précédemment question en 
1276. Juin 1279. P. n" 196, f» 70 verso. — Vente au 
Chapitre d'une vigne au terroir de Châtres, appelée 
La Plante, faite par les exécuteurs testamentaires de 
Milessende, en son vivant femme de Jean dit Cocherel 
et fille de Jean de Linas. 1280. P. n" 200, f° 72 verso. 
— Vente au Chapitre, au profit de la prébende de 
Jean de Leuville, chanoine et curé de Linas, par Hu- 
guet de « Sencoy », écuyer, d'un cens à percevoir sur 
des maisons à Châtres et sur les prés « des Grandies 
delez Chastres » . 1280. P. n° 197, f" 71. — Amortisse- 
ment par Jean Dupré, doyen, et le chapitre de Linas, 
en faveur de Guillaume Morel, chanoine, d'une vigne 
appelée La Plante, achetée, ainsi qu'une maison, de 
Jean Maréchal de Châtres, clerc, 1283. P. n" 198, 
f" 71 verso ; — acquisition desdites pièce de vi^ne et 
maison. 1283. P. 201, P 72 verso. — Reçu donné par 
« Maci Le Gantier », au nom du Roi, à Jean de Che- 
vreuse, « prestre de la chapelerie Michiel Gautere », 
pour l'amortissement et la prisée de 5 arpents de 
vigne au terroir de Châtres, près du « cimetière Saint- 
Germain », jadis donnés à la chapellenie par feu Michel 
Gautere. 1287. P. n» 192, f" 69. 

Laruy. — Notification par Pierre, évéque de Paris, 
des ventes faites à A., chantre de Linas, par Milon 
« de Cantorpin » [?] d'un cens à Lardy, « apud Lardi », 
avec l'approbation de Jeanne, sa femme, et de Pierre 
Borez, son beau-frère, premiers seigneurs, et par 
Jean Borez, d'un cens et d'une droiture au même lieu, 
1210. P. n»236, f» 85. — Lettres d Etienne, archidiacre 
de Paris, faisant connaître qu'il autorise Richard, curé 
de Lardy, à raison de sa vieillesse et de sa pauvreté, 
à vendre à l'église Saint- Vincent de Linas la vigne 
de « Tirebarbe », qu'il avait achetée de ses propres 
deniers, 1214. P. n" 241, f» 65 verso. — Autres, de 
Pierre, évoque de Paris, faisant connaître que Pierre 
Borez a vendu à l'église de Saint- Vincent de Linas un 
cens et une droiture à Lardy, que Garin ou Guérin 
« Li Rooilloz », seigneur censier, a approuvé cet acte 
et a l'ait donation de son cens, qu'Adam de Saint- 
Maurice, premier seigneur, l'a également approuvé, 
et qu'enfin ledit Pierre a concédé à la même église 
deux vignes sises au terroir de Tirebarbe, Un. 



164 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



P. n* -ITi, f° 85. — Cession à l'église de Saint-Vincent 
par « Erernburgis La Borée » et « Ermcnjardis », sa 
ira, de trois pièces « très species » de yigne au terroir 
de Tirebarbe, 1218. P. n''242, f° 86. — Lettres d'Etienne, 
archidiacre de Paris, portant vente à l'ëglise Saint- 
Vincent par Pierre Borez de Lardy, chevalier, et 
« Emenjardis », sa femme, de deux hostises à Lard.v, 
au lieu dit La Chapelle, « Capella », qui doivent four- 
nir, en dehors des redevances habituelles, une aide de 
3 sols par hostise toutes les fois que Pierre, ou ses 
héritiers, « niaritabit filium vel filiam, rel facict 
monac/nnn vel inonialem, vel mililem » ; approbation 
de cet acte est donnée par Etienne de Boissy, premier 
seigneur, et Mathieu d'Auvers, deuxième seigneur, qui 
se constituent pièges, ainsi que Mathieu « de Mo- 
neaus », Guy de Villejusf, chevaliers, et Guillaume 
de Saint-Michel, écuj-er, Décembre 1223. « Vacante 
sede Parisiensi ». P. n" 238, f» 85. — Cession, par- 
devant Roger, doyen de Longjumeau ["?], « de Monte 
Gemello », faite par Simon et Émeline de Villejust, 
héritiers de Pierre Bore, de Lardy, chevalier, de deux 
hostises au lieu dit La Chapelle, à Lardy, précédemment 
vendues à l'église de Saint-Vincent par Pierre, leur 
père, 1223. P. n° 239, f° 85 verso. — Amortissement 
des biens cédés précédemment aux doyen et chapitre 
de Linas par la famille Bore ou Borez, consenti par 
Pierre de Beauvoir, « de Belle Videre », chevalier, et 
Mathieu, écuyer, son frère, premiers seigneurs, et par 
André Polin, chevalier, deuxième seigneur, 1232. 
P. n" 240, f° 85 verso. — Accord par la médiation 
d'Adam, prieur de Saint-Clément, et de Michel, curé 
de Saint- Germain de Châtres, entre Eudes, prieur, et 
le couvent de Longpont, d'une part, et le chapitre de 
Saint-Vincent de Linas, d'autre part, pour mettre 
fin à des difficultés auxquelles avaient donné lieu les 
cessions faites par P. Boroz, 1233. P. n''243, f" 86. — 
Notification par Michel Des Essarts, prévôt de Mont- 
Ihéry, du consentement donné par « Perrenele, famé 
feu Guillaume de CliAlo », à la cession faite par son 
mari à Téglise do Sainl-Merry, pour fondation d'anni- 
versaire, de la part et portion leur appartenant sur 
un cen.s que le chapitre de a Saint-Cepire de Courboil » 
percevait à Lardy, Pi'.tiJ. P. n° 244, f" 86 verso. 

Lkudkviu.k. — Amortissement de la vente consentie 
à Renaud, évoque de Paris, pour ôtro alfeclée ù la 
chfipflle Saint-Jacques do Corboii, par « Allpdis de 
Morluo Mari », veuve de Jean « do Moriuo Mari », 
écuyer, d'un cens et de droitures sur des biens sis à 
Leudevillo « apnd Lodcvillum «, le dit amortissement 
accordé par Renaud de MaroUes et Pliili|)|)o du Cou- 



dray, chevaliers, deuxième et troisième seigneurs. 
Janvier 1265 [n. s.j, P. n» 157, f^SS; — acte de ladite 
vente. 1266 [•?]. P. n° 158, f° 58. — Notification par 
l'évèque de Paris d'un accord intervenu, parla média- 
tion de Pierre, curé de Favières « de Faveriis », 
entre M" Jean, curé de l'église du Vieil-Corbeil, et 
Guillaume, frère de feu « Alipdis de Mortuo Mari » 
et curateur de Sédille, sa fille mineure, au sujet de la 
vente ci- dessus, 1267. P. n» 159, f° 58 verso. — Lettre 
de Garnier, archidiacre de Paris, portant échange par 
le curé de Vieil-Corbeil avec Ferri dit Pâté, chevalier, 
et sa femme, d'un cens à Brie-Comte-Robert, « Brayn », 
et à Cerçay, « Cerceio », contre des terres sises au 
Vieil-Corbeil et à Tigery, en la mouvance du seigneur 
deDraveil, une maison avec pourpris» bi valle Bour- 
don », en la censive du prieur de Saint-Jean do Corbeil, 
deux arpents de vigne à Corbeil, lieu dit « du Che- 
vrel », en la censive de Renaud de Fleury. « de Flo- 
riaco », chevalier. Mai 1276. P. n» 160, f» 59. — Vente 
au chapitre de Linas par Ferri dit Pâté, chevalier, 
« sires du Plesseiz », et Jeanne, sa femme, de cens et 
droitures à Leudeville, qu'ils avaient acquis « par droit 
eschange dou prestre de Viel-Corbeul », 1276, « ce 
mois de juingnet ». P. n" 161, f" 59 verso. — Vente 
par le même de divers revenus à Leudeville, 1276. 
P. n» 162, f» 60. 

Leuville. — Échange aux termes duquel Raoul, 
abbé, et le couvent de Saint-Maur des Fossés cèdent à 
Simon, curé de Saint-Clément de Châtres, un hôte 
à Leuville, « LunviUa », sur la terre dite « terra 
Monachorwn », contre 6 sols de cens que ledit Simon 
avait achetés, au nom de l'église de Saint-Vincent de 
Linas, sur la culture du prieuré do Châtres dépendant 
de l'abbaye, 1220 ou 1221. P. n» 204, f» 74. — Lettres 
de Barthélémy, évoque de Paris, notifiant l'amortisse- 
ment accordé au Chapitre par Bancelin de Leuville, 
chevalier, « Ercinhiiri/is », sa femme, et Guillaume, 
leur fils, écuyer, pour une vigne â Leuville, en leur 
censive, assignée à sa prébende par Renaud de Che- 
vreuse, 1226. P. n» 205, f" 74. — Amortissement 
accordé à l'église de Saint-Vincent de Linas par Robert 
«de Prnneio », chevalier, et Jlatliildo, sa femme, 
pour un pré « juxta slralam de Alncto », l'229. 
P. n"218, f»79. —Notification par G., archidiacre de 
l'.iiis, de la vente fait(! au Chapitre par tiuillaume 
di' Leuville, chevalier, avec le consentement de Jean, 
sou fils, d'une pièce do vigne sise à Leuville. r248. 
P. n" 206, f'74.— Amortissement par Jean de Leu- 
ville, clerc, et Guy, écuyer, son frère, d'une vigno au 
terroir de <■ Hagueron «.que M'" Henaud,(iit de 'l'crfou, 



SERIE G. — COLLEGIALE DE SAINT-MERRY DE LINAS. 



165 



« de Torta Fago », chanoine de Linas, avait donnée à 
ladite église, 1269. P. n° 208, f° 75. — Notification par 
l'official de Guillaume , archidiacre de Paris, de la 
vente faite aux cinq chapelains du maître-autel de 
Linas jiar Jean de Leuville, chanoine, d'une vigne 
au terroir de Leuville, lieu dit Gournay,<( Gonieyum », 
chargée d'un cens de 7 deniers envers Nicolas de 
La Norville, chevalier, et de 12 deniers de pressurage 
envers Jean de Saint-Cyr, écuyer, et Eustachie, sa 
femme, 1280. P. n° 209, f" 75. — Approbation de ladite 
vente par Mathilde, femme de Nicolas de La Norville, 
1280. P. n° 210, f 75 verso. — Vente faite au Chapitre 
par André dit Labbé, chanoine, d'un arpent de pré 
au terroir d'Aunay, « supra rippai'iam de Ourgia > ., 
en censive des marguilliers de Linas, provenant de la 
donation d'Osanne, veuve de Michel Gautere, 1280. 
P. n° 219, i° 79. — Approbation de ladite cession par 
Osanne, veuve de Michel Gautere, tante d'André 
Labbé, 1280. P. n° 220, f" 79. — Autorisation donnée 
au Chapitre par Simon de Leuville, écuyer, d'acheter 
en mainmorte en sa censive, « la soume et la value de 
vingt livres parisis en quèque héritage que ce soit », 
1282. P. n'^ 207, f° 74; en note, au-dessous de ladite 
pièce, se lit la mention suivante : « VirtiUe îpsius 
precedentis litière acqinsivimus quamdam vineani, 
que quondam fait magistri Guidonis de Castro Forli 
ad communilatis et anniversariorum [opus'\ ». — 
Donation faite au Chapitre par François « de Loges », 
écuyer, et Ysabelle, sa femme, pour le salut de leurs 
âmes et de celle de feu Robert, leur fils, clerc, de 
6 sols de rente à prendre sur le cens que les donateurs 
ont à Leuville, 1291. P. n» 212, f<> 70. — Donation au 
Chapitre, pour fondation d'un anniversaire, {)ar Jean 
de Leuville, chantre de Linas, de revenus sur des 
terres à Leuville, à lui dus par les héritiers de Jeanne, 
en son vivant dame de La Roue, et qu'il tenait en fief 
du Roi, 1292. P. n° 211, f" 75 verso. — Lettres de 
l'official de Paris, rappelant la donation précédente, 
faite par Jean de Leuville, de revenus qui lui étaient 
dus par Hugues de La Roue, clerc, et portant qu'il 
donne de [ilus une vigne sise à Lardy, lieu dit « La 
Sablonniére », en la censive de Guillaume dit Bataille, 
chevalier, 1294. P. n° 249, f" 88 verso. — Lettres de 
Renaud d'Auvers, i)révôt de Montlhéry, portant que 
Simon de Leuville, écuyer, et Isabelle, sa femme, 
vendent à Nicolas de Villebon, chanoine de Linas, un 
demi-ar[ient di; pré en la prairie de Leuville, « ou leu 
que l'an appelle la Vuitaine «, en ia censive des enfants 
de feu Jean de Saint-Cyr, 1297. P. n» 2.50, f» 89. — 
Donation au Chapitre, par André Labbé, d'un arpent 



de pré qui paraît être celui qui avait été vendu au 
même Chapitre en 1280, et qui est qualifié dans le 
présent acte « assis en la rivière d'Aunoy », 1302. 
P. n» 222, f° 80.— Lettres de Philippe IV, roi de France, 
accordant à Jean de Leuville, chantre de Linas, la 
faculté de vendre à qui bon lui semblera les biens qu'il 
possède à Leuville, et aux acquéreurs l'amortissement 
d'iceux. Fontainebleau, décembre 1302. P. n° 216, 
f" 78. — Vente au Chapitre, par Jean de Leuville, des 
choses susdites, 1303. P. n° 213, f° 76 verso. — Notifi- 
cation par Jean « Soycha », prévôt de Montlhéry, de 
la vente faite au Chapitre, par Pierre Du Ruel, clerc, 
et Isabelle, sa femme, d'un demi-arpent de pré « lez la 
planche d'Aunoy », tenant au pré du presbytère de 
Brétigny, en la censive de la chapelle de Guillerville, 

1306. P. n» 103, f GO verso. — Consentement donné, 
devant les prévôts de Montlhéry, Jean et Michi'l Gan- 
terez, par « Perreuelle », veuve de Jean de Grignon, 
et « Jehannot », son fils, par Guillaume, sire de Guiller- 
ville, et Jeanne, sa femme, et par damoiselle « Eitace », 
fille de Jean de Saint-Cyr, en son vivant écuyer, en 
qualité de premiers seigneurs, deuxièmes seigneurs 
et troisième dame, à ce que Jean de Leuville, chantre 
de Linas, puisse vendre à qui il voudra les cens et 
droitures qu'il possède à Leuville, rue de Glatigny, 
qu'il tenait en fief de la veuve de Jean de Grignon, 

1307. P. n° 214, f° 77. — Amortissement accordé au 
chantre, Jean de Leuville, par Perrenelle, veuve de 
Jean de Grignon, et son fils, comme premiers seigneurs, 
des biens sis à Leuville, rue de Glatigny, achetés par 
le Chapitre, 1307. P. n" 215, f" 77 verso. 

Marolles. — Notification par Pierre, évoque de 
Paris, du consentement donné par Lucienne, sœur 
d'Acius, en vivant chantre de Saint-Vincent de Linas, 
à l'aumûne faite par celui-ci à ladite église d'hostises 
et de terres à Marolles « apud Merolles », et de l'ap- 
probation dudit acte par Guy du Coudray et Philippe 
de Moressart, chevaliers. 1212. P. n° 245, f°87. — 
Sentence de l'official de Paris, qui adjuge à l'église de 
Linas deux hostises à Marolles, qui lui étaient con- 
testées par Robert de « Baston », chevalier. 1212. 
P. n" 240, l'j 87. — Vente au Chapitre par Jean de Leu- 
ville, chanoine, pour sa prébende, de cens ù Marolles, 
avec l'approbation de noble homme « Gaza de Jumclli 
villa », d'Isabelle, sa femme, de Jean, frère de celle-ci 
et fils d'Eustache de Rosay, en son vivant chevalier, 
premiers seigneurs, de Guillaume de Chouanville, 
écuyer, deuxième seigneur, et d'Eustachie, sœur du 
donateur, troisième dame. 1277. P. n° 247, f» 87. — 
Vente par Guillaume de Meudon, chevalier et Isa- 



îe& 



ARCHH'ES DE SEINE-ET-OISE. 



belle, sa femme, à Guy de Saint-Yoïi, clerc, de divers 
revenus à Marolles, tenus en flef des héritiers de Guil- 
laume de Vaux, écoyer, avec l'approbation de Perrot, 
fils des donateurs. 1277. P. n° 253, f" 91. — Engage- 
ment devant Guillaume de La Porte, prévôt de Mont- 
Ihéiy, par Guillaume de Meudon, chevalier, et Isa- 
belle, sa femme, d'une pièce de terre entre Soucy et 
« Saint-Ceour », en la censive du chapitre de Linas, 
comme garantie de la vente faite à Guy de Saint- Yon, 
clerc, de tout ce qu'ils avaient à Marolles. 12"'7 ou 12"8. 
P. n" 252, f" 90 verso. — Notification par Guillaume 
« Tiboust », prévôt de ilontlhéry, de la concession 
de 20 sols parisis de rente faite à Guy de Saint- Yon, 
clerc, par Guillaume de Meudon, chevalier, et Isabelle, 
sa femme. 1285. P. n" 254, f" 91 verso. — Lettres de 
Philippe IV, déclarant amortir les biens que les cha- 
noines de Linas avaient achetés pour la chapellenie 
annexée au décanat, sis à Marolles, en arrière-fief du 
Roi, et pour lesquels ils avaient été taxés à la somme 
de 45 livres parisis par les receveurs des finances sur 
le fait des nouveaux, acquêts en la Prévôté de Paris, 
« Simon Boelli » et « Simon Payen ». Paris. Juillet 
1294. P. n" 251, f" 90. — Amortissement accordé au 
Chapitre par Gace de « Vaus », écuyer, fils de Guy de 
Vaux, en son vivant chevalier, pour différents biens, 
sis à Marolles, et pour une rente sur le fief que Guil- 
laume de Meudon tenait dudit Gace à Soucy-Ies- 
Bruyères, donnés au Chapitre par Jean Gautere « pour 
fonder une chapelerie à l'acressement dou déanne de 
Saint-Merri ». 1295. P. n°255, f» 92. — Vente au Cha- 
pitre, pour accroître les anniversaires, par Simon de 
Forges, écuyer, et Isabelle, sa femme, de terres à 
Marolles et de cens au-dessus de Chûtres, au chantier 
de Gournay, mouvant <'n fief de Jean de Leuville, 
chantre de Linas. 1309. P. n" 193, f G9 ; — et P. n» 217, 
f»78. 

MoNUEViLLE [?]. — Vente au Chapitre par Guérin Le 
Pelé et lloudart, sa femme, d'un ])ré à « Mondou- 
ville », tf-nant à la terre de Robert Bridon ou Bri- 
dou, cha|i<'lain pr-rixituel de Linas, pour l'accrois- 
sement de la chapellenie de celui-ci. 1291. P. n" 234, 
f" 83 verso. 

NoRviLLK [La]. — iNiotification i)ar Pierre, év(^qui! 
de Pari», de la vente au Chapitre, jiar Guillaume Ues- 
chot, de Montlhéry, do terre» à La Norville, avec l'ap- 
probation de Guillaume dr- Cochet, iiremier .seigneur, 
et do .Nicolas de (Cochet, chevalier, et « Kl'iidis », sa 
femmo, deuxièmes seigneurs. 1215. P. noS-'g, P> 83. — 
Lettre;* d'IHiennf, archidiacre do Paris, portant vente 
k régii.10 Saint-Vincent de Linas par « Jehan l'orle- 



vilein, » de Châtres, d'une terre à La Norville, avec 
l'approbation de Pierre, frère du vendeur, 1220. P. 
11° 230, f" 83. — Vente au chapitre de Linas par Pierre 
ff Pelevilen » et sa femme, de la terre de Cochet à La 
Norville, en la censive de l'acquéreur, 1230. P. n» 231, 
f» 83. — Notification par R..., archidiacre de Paris, 
de la vente faite à l'église de Saint- Merry, par Jean, 
fils de feu Robert Métail de « Mondonville «, d'un ar- 
pent et demi de terre « api(d les Joiicheriz «, 1239. 
P. n" 232, foSS. — Vente au Chapitre par Guillaume 
dit Le Pelé de La Norville et Jeanne, sa femme, de 
terres au terroir de « Jencheri », 1271. P. n° 232, 
f" 83 verso. 

Plessis-Paté [Le]. — Vente à l'église Saint-Merry 
do Linas par Garnier, sergent de Montlhéry, de toute 
sa dîme au Plessis-Pàté, en la mouvance de Guy « de 
Jiigniaco », chevalier, se faisant fort de Ferri de Pa- 
laiseau, « de Palnciolo » et de sa femme, de qui était 
tenu ledit fief. Juillet 1224. P. n" 172, f" 63. — Autre, 
à la même église, par Guy de Muniaus », chevalier, du 
flef de la dîme de « Charquois », mouvant de lui, avec 
l'approbation de Pétronille, sa femme, et de Ferri de 
Palaiseau, deuxième seigneur, 1225. P. n" 173, ("65. 
— Cession à ladite église par .Aubert de Montlhéry, 
prêtre, pour le repos de son âme, de différentes rede- 
vances à « Charquois », Longpont, au Ciiamp-Famil- 
lieux, « ad campum Familosum », avec l'approbation 
de Pierre, son frère, clerc, 1234. P. n° 174, f" 65. — 
Lettres de H..., archidiacre de Paris, faisant con- 
naître que Guy de « Muniaus », chevalier, cède au 
Chapitre de Linas ses droits sur le fief « quem Gari' 
nus Fanntlns et ejits lieredes tcncbanf, ni diciUir", de 
ipso Giiidone vi caslellania Montis Lclheriei » 1235. 
P. n" 175, f" 65 verso. — Amortissement accordé à 
Jean de Trousseaux (?), « de Trosolio », chanoine de 
Paris, par Amaury de Meudon, chevalier, et « IIaoij~ 
sis », sa femme, pour les biens que ledit chanoine 
tenait d'eux en fief au Plessis-Pâté. 1261. P. n" 171, 
f 164. — Vente au Chaiiitre par Guilhninio « de Min- 
ciaco », chevalier, et l^ueline, sa l'eninif, de la moitié 
de la dîme de Charcois et des environs, vers Bon- 
doude, chargée de redevances envers les religieuses 
do La Joie-Villiers, « de Villarihus », vers la Ferté- 
.\lais, n versus Ferilatem Aaiesie », et envers le cure 
de Saint-Pierre de Brétigny, avec l'approbation de 
Jean dit <i de Bosco », écuyer, i>remier seigneur, et 
de Philippe « de Cnmpania », deuxii'-nie seigneur. 
1265. P. n° 176, f° 65 verso. — Autre vente, au même, 
par Jean « Rudoie ,i et Isabelle, sa femme, île leurs 
biens sis au Plessis-Pâté aux lieux dits Le Closeau, 



SERIE G. — COLLEGIALE DE SAIXT-JIERRY DE LINAS. 



167 



a ad Closellum », le Ferreux, La Croix, « ad Cru- 
cem », près le chemin « qiiod vocatur terra de 
Fossa », le Ferreux du Charcois, avec l'approbation 
de Philippe dit « de Bele-Noe », écuyer, premier sei- 
gneur, et de Nicolas de Cochet, deuxième seigneur, 
1272. F. n" 164, f° 61. — Approbation de la vente faite 
par Jean « Bridoule » et sa femme, dont il est ques- 
tion ci-dessus, donnée par Jean de La Bretonnière, 
écuyer, comme troisième seigneur. 1272. P. n° 16.5, 
fo 61 verso. — Notification par Guillaume de La Porte, 
prévôt de Montlhéry, de la vente faite au Chapitre 
par Thomas, écuyer, fils d'André de Chouanville, che- 
valier, de ses possessions entre Charcois et le Plessis- 
Pâté, en fief de Nicolas de Cochet, écuyer, et d'un fiel 
que « Thibaut de Boitiaus », tenait de lui au Flessis- 
Pâté, acquis par échange de « Philippo Bcle Noe », 
écuyer, 1278. P. n° 167, f° 62. — Approbation de ladite 
vente par Nicolas de Cochet et Jean de La Breton- 
nière, écuyers, comme premier et deuxième seigneurs, 
et par « Ilelouys » et Blanche, leurs femmes, 1278. 
P; n° 168, C 62 verso. — Vente au Chapitre par Thibaut 
dit « de Boitiaus » et par « Perronnelle », sa femme, 
de leurs biens au Plessis-Pùté, sis au « champ de 
l'Espine », vers Charcois, à la « Noe-Cotele » et à la 
« Noie de Lers », en fief du Chapitre, avec l'approba- 
tion de « Jeliannot », fils des vendeurs. 1278. P. n''169, 
fo 62 verso. — Notification par l'offlcial de Guillaum"e, 
archidiacre de Paris, de la vente faite au Chapitre par 
Henri « de Plessa », chevalier, de ses revenus et pos- 
sessions au Plessis-Pâté, pour (^tre affectés à une cha- 
pellenie fondée en l'église de Linas sur les biens de tVu 
Pierre « Apolhecarii », pour l'âme du comte et de la 
comtesse de Poitiers, 1280. P. n" 170, f" 63 verso. 

Saint-Germain-lez-Arpajon. — Notification par 
H..., archidiacre de Paris, de la donation faite au 
Chapitre par Gautier de Bruyères, chevalier, et Ilé- 
loyse, sa femme, du cens que Bernier, chanoine de 
Linas, leur payait sur une terre .sise « in vico Sancti 
Germant de CasLris ». Mars 1231 ou 1232. P. n° 178, 
^ 06. — Vente à l'église de Saint-Merry de Linas par 
Isabelle de La Norville, veuve, d'une terre à « Co- 
chet », avec l'approbation de Mathieu, son fils. Mars 
1231 ou 1232. P. n" 228, f» 82 verso. — Notification 
par Guillaume, évoque de Paris, de la cession faite à 
l'église de Linas par Bernier, chanoine, de ses pos- 
sessions sises au terroir de Chanteloup, « de Cantu 
Li(pi », près Saint-Germain de Châtres, avec l'appro- 
bation d'Adam de Chanteloup, chevalier, seigneur 
censier, de Sédille, sa femme, et avec la garantie de 
Simon « de Lers », père d'Adam de Chanteloup, et 



celle d'autres chevaliers. 1232. P. n" 177, f" 66. — 
Vente au Chapitre par Philippe de Chouanville, che- 
valier, et « Alexandra », sa femme, de leurs cens, 
revenus et droits à Cochet, avec l'approbation de 
Guillaume de Cochet, chevalier, premier seigneur, de 
Geneviève, sa femme, d'Adam de Cochet, écuyer, 
deuxième seigneur, de Jacqueline, sa femme, et la 
garantie de Galerand de « Loserre », de Guy de « Re- 
noulières », de Pierre de Cochet, chevalier, et de 
Bertaud de La Roue, écuj-er. 1240. P. n" 223, f» 81. — 
Notification par l'offlcial de Jean, archidiacre de 
Paris, de l'approbation donnée à la susdite vente par 
Guillaume de La Bretonnière, chevalier, comme troi- 
sième seigneur. 1241. P. n" 224, f 81. — Notification 
par G..., archidiacre de Paris, de l'approbation 
donnée par Guiait « de Mesnilio Frogeri », écuyer, 
comme troisième seigneur, à la vente faite au Cha- 
pitre par feu Philippe de « Fareinville », chevalier, 
de biens au terroir de Cochet « apud Bayas de Fa- 
reinvilla », 1248. P. n" 225, f» 81 verso. — Vente au 
Chapitre par Pierre d'Aunay, « de Alneto », che\a\iev, 
pour fonder des anniversaires, de ses cens et dîme sur 
des terres entre Aunay et Cochet, avec l'approbation 
de Jean de Gravelle, écuyer, premier seigneur, 1258. 
P. n° 221, f" 79 verso. — Autre vente au même, par 
Guillaume de Cochet, chevalier, de terres, entre Co- 
chet et Fontaines « Fonlanas », au lieu dit « Trilou », 
mouvant du fief de Nicolas de Cochet, écuyer, tenant 
à la terre de ce dernier et à celle de Jean de Cochet, 
fils de Roland « de Coiigniaco », près du chemin 
« per qitod Uuy de Monte Letherico ad Ferilatem », 
avec l'approbation du seigneur féodal. 1270. P. n° 226, 
f" 81 verso. — Autre vente au môme, devant « Robert 
Mignart et Guillaume Mal-Enfant », prévôts de Mont- 
Ihérj', par Guillaume de Cochet, Aceline, sa femme, et 
« Aalès », sa sœur, de 4 arpents de terre sis « devant 
la grandie feu Terri au Fèves », en la censive de Jean 
Méquart, prêtre, 1272. P. n» 227, f" 82. — Quittance 
donnée aux chanoines par Jean, curé de Saint-Ger- 
main de Châtres pour la vente d'une rente perçue 
tant en son propre nom qu'au nom de son église sur 
une maison sise « in vico Sancti Germant », en la 
censive du Chapitre, et qu'il avait été obligé d'a- 
li.'uer. 1-283. P. n" 202, f» 73. — Vente au Chapitre 
par Pliilipiie de La Tour « de Turre », chanoine, de 
vignes au terroir de Saint-Germain de Châtres, en sa 
propre censive et en celle de Jean Dupré, doyen, pour 
être afTectées à sa prébende, 1284. P. n'' 203, f" 73, 
verso. — Vente faite ù Pierre Arnault, chanoine de 
Linas, pour augmenter sa prébende, par « Jehannot de 



168 



ARCHIVES DE SEIXE-ET-OISE. 



Villède » de Châtres, et Marie, sa femme, fille de 
o Jeiian BiaufiUiau», de Châtres, d'un arpent au terroir 
de Chanteloup, en la censive de l'acheteur et de Pierre 
€ Goigeul », chanoines, 1298. P. n»235, f'"284. 



« Littere de possessionibus et redditibus quos 
vel quas habemus apud Boitiaus, Freinai, 
Janveriis, Brooilet, Souci, Souzi et loca cir- 
^C'jmarijacentia. » 

ÎRECiLLET. - Lettres d'Etienne, évéque de Paris, au 
-sujet d'une difficulté qui s'était élevée entre le chapitre 
de Saint-Merry et Martin « de Viana », seigneur 
de La Roue, « vallelton excellentis domine Mar- 
guareie, regine Francie ». Ledit seigneur exposant 
que4e Chapitre avait lait une grave ii:jure à Jeanne, 
sa femme, en l'excluant plusieurs fois de l'église 
injustement, ce qui leur avait occasionné beaucoup 
d'ennuis et de dépenses en forçant le mari à se rendre 
en la ville de Rome, où il était demeuré un an et plus ; 
le Chapitre alléguant, de son côté, qu'il n'avait pas 
■exclu ladite Jeanne dans un esprit d'injure, mais parce 
qu'il la réputait excommuniée, et que, par suite, on 
ne pouvait célébrer le Saint-Sacrillce en sa présence; 
les parties avaient mis lin au différend par une trans- 
action, aux termes de laquelle les doyen et Chapitre 
juraient, sur le salut de leurs âmes, qu'ils n'avaient 
exclu de l'église ladite Jeanne ni par esprit d'injure 
ni par haine ou rancœur « neque pro odio vel ran- 
core », mais seulement parce qu'ils la croyaient ex- 
communiée, qu'en conséquence, à la [ireniirre réqui- 
sition, ils la recevraient processionnelleuient dans 
l'église, un dimanche ou jour de fête, et lui feraient 
amende honorable , qu'enfin, pour indemniser ledit 
Martin de ses dépenses, et en môme temps pour pré- 
venir toute querelle qui pourrait surgir à l'occasion 
d'un muid de blé de mouture amorti, à la mesure de 
La Roue, que les clianoinfs percevaient annuellement 
sur le moulin desdits Martin et Jeanne, le Clia[iitre 
contribuerait pour 20 livres parisis à l'acquisition de 
40 fcol.s de rente que lesdits seigneurs pourraient 
a*,heter en bon lieu. liTl. P. n" '281, f» 102 ; — adhé- 
sion donnée par Martin de « Vianne » et Jeanne, sa 
femme, à la transaction ci-dessus, 1271. P. n" 282, 
f" 102 ver.so. — Notification par Jean dit Roussel, 
l»r<''vot de Montlliéry, di- la donation l'aile jiar Martin 
de " Vianne » et sa femme au chapitre de Linas d'un 
ar|(ont de pré- à « (ïuisorrei », appelé le pré do o Ua- 
It'invllier •, et d'un cens sur dea terres en la paroissi; 



de « Bries », en échange « d'un mui de blé de moute- 
renge «5 que le Chapitre prenait chaque année sur le 
moulin de La Roue. 1276. P. n" 283, f" 103 verso. — ■ 
Amortissement accordé au Cliapitre par « Père de 
Préaus », chevalier, « sires deMarcoussis et de Broul- 
let », et Yolande, sa femme, pour différents biens 
acquis par le Chapitre à « Broulet », en la ceûsive 
dudit de Préaus et de Godefroy de Breuillet, cheva- 
lier, 1285. P. 11° 294, l'-^ 107 verso. — Amortissement 
semblable par Godefroy de Breuillet, chevalier, et 
Jeanne, sa femme. 1285. P. ii° 293, f» 107. 

COCRSON-MONTELOUP ET FoNTENAY-LES-BrIÎS. — 

Vente au Chapitre par Renaud de Bretonvilliers, che- 
valier, d'un pré à Souci, « apud Souciacum », appelé le 
« pré de la Couche », en la censive de Gilles de Souci, 
chevalier. Le vendeur s'oblige à faire ratifier la vente 
par sa femme, Jeanne, dans les trois semaines « post- 
quam a puerperio rclevata fnerit », avec l'approba- 
tion de Gilles de Souci, premier seigneur, et d'Aline 
de Ballainvilliers, femme de celui-ci, 1254. P. n"272, 
f° 99. — Approbation donnée à la susdite vente par 
Jeanne, femme dudit Renaud de Bretonvilliers, avril 
1254. P. n" 273, f" 99. — Amortissement accordé à 
Martin de <> Vienne », seigneur de La Roue, et à Jeanne, 
sa femme, par « Ernaut de Bouglainval », chevalier et 
« Witace », sa femme, Jeannot de La Boissiére, et 
Philippot Poquet « de Guissartei », écuyers, pour la 
vente qui leur avait été faite par « Oudin Macuel », 
de Bretonvilliers, écuyer, d'un cens sur des terres à 
« Saint-Caour », en la paroisse de Briis et de Fontenay- 
les-Bruyères, et d'un pré à « Guissarrei, que l'en 
cieimme le pré à ceus de Baleinviller » , 1274. 
P. 11° 284, [" 103 verso ; — acte de ladite vente, dans 
lequel il est spécilio ijuo le vendeur, Eudes dit Macuel 
de Bretonvilliers, avait entre autres revenus les sui- 
vants : 14 sols 5 deniers parisis de cens, « census 
annin mviitti capitalis seii fandi terre », sur des 
biens dans les paroisses de Briis et de Fontenay-sous- 
Bruyères et perçus aux lieuxdits « juxin hayas de 
SoncKico », « terra de liaiis de Castris », le pré de la. 
« Faleville » le pré du l'ont, « le prc^ à ceus de Ballain- 
villiers » « pratuni illornm de Baleinvitlari ». Ap- 
prouvent ledit acte, Ernaut do Bougleinval, chevalier, 
premier seigneur, Jehannot de La Boissière, deuxième 
seigneur, et Philippot dit Pcxpiet « de Guisserei », 
éciiyer, troisième seigneur, 1274. P. n" 285, f" 104. — 
Vente au Cliapitri! pai- « Ilécart de Souci », écuyer, et 
Il Estaco », sa l'cinnn', de plusieurs cens « m la ville 
de Souci et u lerroucir d'environ », avec la garantie 
de Guillaume de Meudon, chevalier, de 'l'Iiibaut Lo 



SÉRIE G. — COLLÉGIALE DE SAINT-MERRY DE LINAS. 



169 



Paumier et de « Symart » Le Paumier, de Souci , 
écuyers, 1277. P. n» 274, f 99. — Autre vente devant 
le prévôt de Montlhëry, Guillaume Tibout, par Thomas 
dit Ligier, « de Saint-Morise », Érambour, sa femme, 
Jean Ligier, son frère, clerc, et « Aliz Dardenelle », 
leur sœur, d'un pré à Souci, moyennant 42 livres 
parisis payées avec l'argent de la prébende de Philippe 
de La Tour, chanoine, 1285. P. n" 27.5, f" 100 ; — noti- 
fication de la même vente par l'official de Paris, 1285. 
P. n'^ 276, f" 100 verso. — Lettres de l'official de Paris 
faisant connaître que Philippe de La Tour, chanoine 
de Linas, remet au Chapitre une créance de 110 sols 
employés sur l'argent "de sa prébende en l'acquisition 
de la terre de Linas, et lui donne un des cinq arpents 
de pré qu'il avait achetés, à Souci, de Thomas « Mau- 
i'icio », en censive du Chapitre qui, de son côté, lui 
accorde l'amortissement pour les quatre autres ar- 
pents, 1287. P. n° 277, f» 100 verso. — Vente à « Mestre 
Jehan Le Corant, de Corbeul, chanogne de Linays », 
par « Tybaut Le Paumier, chevalier, et Madame 
Agnès, sa famé » , de divers biens à Souci, obligeant 
en garantie des prés au Marais, mouvant en fief de 
Guillaume de Vaus , écnyer, à « la Conche » et à 
« Saint-Malerane » (?) 1288. P. n» 278, f" 101. —En- 
gagement pris par M'° Jean dit « Le Correns », de 
Corbeil, chanoine de Linas, de ne pas aliéner les biens 
qu'il avait achetés, pour Sa prébende, de Thibaut Le 
Paumier, « apiid Sociacum », 1288. P. n" 280, f» 101 
verso. — Lettres de l'official de Paris portant que Jean 
de Leuville, chantre et chanoine de Linas, reconnaît 
avoir reçu du Chapitre, pour ses prébendes, des terres 
à Souci, mouvant en censive d'Adam du Buisson, « de 
Dumo », écnyer, et d'autres seigneurs, lesdites terres 
provenant de la prébende de Jean dit « Le Corent », 
de Corbeil, en son vivant chanoine de Linas, 129G. 
P. no 279, f" 101 verso. 

FoRfiEs. — Concession au chapitre de Saint-Merry 
par Nicolas, abbé, et le couvent de Notre-Dame de La 
Roche, de la dîme d'une terre api)artenant au Cha- 
pitre, au terroir de « Boitiaus », contiguO au chemin 
« per quod ilur de Limons apud Briis », pour 3 se- 
tiers de blé et d'avoine, mesure de Chevreuse, à 
prendre chaque année dans la grange du Chapitre à 
« Boitiaus », 1232. P. n» 271, f" 98 verso. — Vente au 
Chapitre par Jean « de Denisiaco », chevalier, et Isa- 
belle, sa femme, de 9G arpents de terre, au terroir 
« qnod vxd<jarUer dicUur BoUiaits, intcr viltam de 
Forgiis et villam de Hmosiis », d'un manoir avec 
jardin et autres biens audit lieu, d'un fief de 00 ar- 
pents avec manoir tenu i>ar Etienne de Virofiay, « de 

SeiNE-ET-OiSE. — SÈliIE G. 



villa 0/Jlein », écuyer, et Isabelle, sa femme, le tout 
mouvant en fief de Jean « de Offino », écuyer, qui, en 
qualité de premier seigneur, approuve la cession ainsi 
faite au prix de 647 livres. Juillet 1274. P. n° 2.57, 
fo 93 ; _ quittance du prix de ladite vente par « Jehan 
de Denisi », 1273 (?) P. n» 260, P 94 verso ; — amor- 
tissement de la vente par « Pierre de Richebourc, sire 
de La Forest », chevalier, deuxième seigneur. 1274. 
P. n» 2.58, f 94; — autre amortissement par Robert, 
« cans de Dreues et de Montfort, et Biétriz, sa famé, 
contesse de ces mesmes leus », troisièmes seigneurs. 
1274. P. \\° 259, f° 94 ; — autre amortissement par 
Philippe III, roi de France. Mars 1275. [n. s.]. P. 
n° 256, f" 93. — Vente au Chapitre par Etienne de Vi- 
rofiay, « de Villa Offleln », chevalier, et Isabelle, sa 
femme, de leur fief de « Boitiaus, in parrochia seu 
terrilorio de Forgiis », pour 276 livres parisis: les 
vendeurs engagent en garantie la moitié de leurs 
biens à Virofiay et leurs possessions à Massy et à Ver- 
sailles, « in villis de Maciaco et de Ffrsaiiw ». 1280. 
P. n» 262, f» 95. — Vente au Chapitre par « Milar- 
dus de Cardinelo », écuyer, d'un cens sur une terre à 
« Boitiaus », contiguë au bois de « Chamesme », et de 
diverses possessions et redevances, le tout mouvant en 
fief de Guillaume de Forges, écuyer, avec l'approba- 
tion de celui-ci, 1280. P. n» 261, f" 94 verso. — Appro- 
bation donnée par Agnès dite '< La Goueiche », veuve, 
de Bruyères, à la vente faite au Chapitre, en 1280, par 
Etienne de Virofiay, 1281. P. n" 263, i" 95 verso. — 
Vente faite au Chapitre par Pierre du Val de Puiseux 
« de valle Puteoli », écuyer, de diverses possessions 
consistant en une grange appelée « Pivot », avec ses 
dépendances, contiguë au chemin « per qiœmitnr de 
Forgiis ad Roussigniacwn » et au chemin de « Bries 
ad Limons », et difi'érentes terres, sauf les bois sis 
« apud Biauchesne », le tout tenu en fief de Robin dit 
Le Paumier de Bonnelles, « de Bonella », écuyer, 1292. 
P. 266, f" 95; — notification de la même vente par le 
prévôt de Montlhéry, le vendeur étant dénommé Pierre 
« dou Val de Puiseus, clerc et escuier », 1292. P. 267, 
f» 96 verso ; — amortissements consentis par Robin Le 
Paumier de Bonnelles, écuyer. 1292. P. n" 268, f- 07 
verso; par Guillaume de Forges, écuyer, comme 
deuxième seigneur, 1292. P. 269, t» 97 verso ; — noti- 
fication de cette dernière approbation parle prévôt de 
Montlhéry, 1-292. P. n» '270, f» 98 ; — lettres du roi 
Philippe IV donnant son approbation à ladite vente, 
1292. P. n» 265, f» 96. 

Janvuy. —Notification par rOfiicial de Guillaume, 
archidiacre de Paris, do la vente faite au Chajiitre par 

«3 



170 



ARCHIVES DE SEIXE-ET-OISE. 



Jean de Maudétour, écuyer, et Lucienne, sa femme, 
de biens et redevances « apml villara de Janveriis », 
dont partie destinée à la fondation d'une cliapellenie 
pour 1 ïmie du comte de Toulouse et de Poitiers, pour 
celle de Marguerite, sa femme, ainsi que pour celle de 
« Pétri de Montletherico Apolhecarii, quondam ser- 
rientis ipsorian comillsct comilisse », et ce avec l'ap- 
probation de Jean « de Brocia », écu^^er, premier 
seigneur, et de Robert « de Espinciaco », écuyer, 
deuxième seigneur. 1279. P. n° 289, f- 106. — Appro- 
bation de ladite vente par « Jehan dit Brun », cheva- 
lier, '( sire de Paleiseul et de Bris », et Jeanne, sa 
femme, comme troisièmes seigneurs, 1279. P. n° 290, 
fMOG verso. 

JouT. — Vente à Thierry de « Bruel », chanoine de 
Linas, pour sa prébende, par Jean de Bruel et Adeline, 
sa femme, d'un pré « apud Joiacum », en la censive 
de Nicolas de «Broul», écuyer, et d' «Ysaève», sa 
femme, avec l'approbation desdits seigneurs, 1227. 
P. 292, f» 107. 

LiMou.'^s. — Amortissement accordé au Chapitre par 
a Madame Marie d'Estanz, dame de Limous, et famé 
jadis de noble homme Monsegneur Jehan de Géri, 
chevalier », d'un arpent de pré en la iirairie sous 
Limours, en la censive de ladite dame. 1297. P. n° CG4, 
f» 9.J verso. 

Saint-Chéron et Soczy-l.'V-Briche. — Vente faite 
au Chapitre i>ar Nicolas de La Norville, chevalier, et 
« Mehaut », sa femme, d'une rente à percevoir sur une 
terre sise en o la parroisse de Souzi, ou terroueir que 
l'en apelle Chevrolet ". 1279. P. n° 296, f° 109. — 
Lettres de l'official de l'archidiacre de Chartres noti- 
fiant l'approbation donnée à la vente précédente d'une 
rente « apud Chrovolelum » par dame Aceline, veuve 
de Jean dit << Compère de Foresla », comme première 
dame, 1279. P. n" 298, i" 109 verso. — Autre appro- 
bation ()ar Marie, femme de feu Robert « d'Kspinci », 
chevalier, deuxième dame, et par Pierre «d'Espinci », 
son fils. En marge de cet acte, on lit « Petilte Beauce, 
autrement Chevrolet ». 1279. P, n" 299, f° 110. — 
Lettres de l'official de Chartres, « sede vacante », noti- 
fiant l'approbation de ladite vr-nte par Jean de Roche- 
fort, " de Huppe foi-ti », chevalier, troisième seigneur, 
1279. P. n":JOO, f» 110. Notification de la même vente 
par l'official de Paris, spécifiant de plus que les ven- 
deurs obligent en garantie leurs biens à La Norville 
et tout»'» leur» vignes au lieu dit" Souffiel ». 1280. 
P. n» 297, r» 109 verso. — Approbation donnée ji.ir 
Pierre de ■ Hichebourc -, clievalir-r, comme quatrième 
•eigneur, 1281. P. n:tol, f' 110 verso. — Amortisse- 



ment de ladite vente par Philippe, sire de Paint-Yon, 
clievalier, qui d'abord avait ■' amoneté le déan et le 
chapitre de .Saint-Meni de Linais que il mcissent hors 
de leurs mains les héritages qu'il avoient euz de Mon- 
seigneur Nicholas de La Norville, jadis chevalier, par 
réson d'achat », 1284. P. n° 302, f° 110 verso. 

Localités diverses. — Notification par Philippe 
des « Essarz », prévôt de Montlliéry, de la donation 
faite au Chapitre, par « Perrenelle », veuve de Geof- 
froy de La Houe, de ses biens à « Couterbeuf », pour 
la fondation d'un annivei^aire, 1303. P. n° 287, f" 10.5. 
— Vente à l'église Saint-Vmcent de Linas par Henri 
Escurel, chevalier, et Lucienne, sa femme, de tout 
ce qui leur appartenait « in décima agricidlure 
granchie de Freneil, et totani dccunam agriculture 
sue terre site juxta eandem granchiam », avec l'ap- 
probation des seigneurs Hugues « de Vervilla » et 
Eudes « de La Broce », 1218. P. n" 286, f" 105. 



« Littere super possessionibus et redditibus 
quos vel quas liabemus apud Spinoliura, Pala- 
ciolum, Balneolum, Parisius et loca circum- 
adjacentia. » 

B.vGNEux. — Notification par l'oflicial d'Etienne, ar- 
chidiacre de Paris, de la vente faite à .Aubert, clerc, de 
Bagneux, « de DalneoUs », par Nicolas, chanoine de 
Saint-Merry, au nom du Chapitre, d'une vigne à Ba- 
gneux, en la censive du Roi. Avril 1228, <i vacante 
sede Parisiensi », P. n° 314, f" 116. 

ÉmN.vY. — Vente au Cha|iitre par Guy de Soisy, 
écuyer, et Aveline, sa femme, lille de Ferri de « Uui- 
son », en son vivant chevalier, de leurs possessions et 
revenus « apud Spinolium et apud ^'aus », avec l'ap- 
l)robation de Pierre Buinele, écuyer, premier seigneur, 
de Robert « de Genoilliaco », chevalier, deuxième sei- 
gneur, de « Gazo Buinele deViriaco, » chevalier, troi- 
sième seigneur. Pièges : Jean Hellequin de Sognolles, 
« de Ciconoliis,",'\can de « Courdaon », chevaliers, Tho- 
mas « de Furcis » et Girard, son frère, écuyers. 1249. 
P. 303, f" 112. — Lettres de roflicial de G. . ., archi- 
diacre de Paris, portant que Pierre Buinele, Jean de 
Courdaon, chevaliers, Thomas et Girard « de Furcis », 
frères, écuyers, se constituent pièges de la vente sus- 
dite, l'249. P. n» 304. f" 112 ver.so. — Lettres de l'offi- 
<-ial de P[ierre], archidiacre de Paris, à M'" Garnier, 
•' Guernero », curé de Sognolles, « persane ecclestc de 
dcClconncUis ...faisant connaître que Guy <lit " Pigno», 
l'ciiyer, avait vendu au Chapitre les biens indiqués ci- 



SÉRIE G. — COLLÉGIALE DE SAINT-MERRV DE LIXAS. 



1-1 



dessus, mouvant en fief de Guillaume dit Poignant, 
chevalier, de Jean « de Bosco », écuj-er, et de dames 
Aveline et Jeanne, femmes de ceux-ci, et lui donnant 
pouvoir de recevoir, en son lieu et place, l'approba- 
tion desdites dames. 1249 P. iV 306, f" 113. — Appro- 
bation de ladite vente par Guillaume dit « Li Poignanz » 
de Sognolles, chevalier, et autorisation donnée par lui 
à Aveline, sa femme, de l'approuver également. r249. 
P. n" 305, f^ 112 verso. — Approbation d'icelle par 
Jean « de Bosco », écuyer, et Jeanne, sa femme, 1249. 
P. n" 307, f° 113. — Lettres de R. . ., abbé du Gard, 
notifiant l'approbation donnée à ladite vente par Isa- 
belle, veuve de Pierre « Buinelle », chevalier, Pierre, 
écuyer, son flls, Jeanne, femme de celui-ci, et par 
« Glla "■■>, femme de Robert « de Genoulinco », cheva- 
lier, 1249. P. n" 308, f" 113 verso.— Sentence de l'Olli- 
cialité (?) entre Guy de Soisy, écuyer. Aveline, sa 
femme, d'une part, et le Chapitre, de l'autre, au sujet 
d'une difficulté à laquelle avait donné lieu le paiement 
stipulé dans la vente ci-dessus. 1251. P. w" 309, f'^ 113 
verso. — Vente à noble homme Raoul de Vémars, 
chanoine de Linas, clerc « de noble home le rei de 
Sézile », [lar « Gjiiart Clinet de Espineul et Eman- 
jart, sa famé », de vignes situées l'une aux « Haies 
de Vaus » et l'autre en « la ruelle do Pierre Lée », 
en la censive du Chapitre. 1264. P. n» 310, I" 114. — 
Lettres de « Fourques de Samoury », prévôt de Mont- 
Ihéry, notifiant la vente faite au Chapitre par « Pierre 
Mole Pâte de Loanz », et Jeanne, sa femme, d'une 
vigne à « Espineul », en la censive du Chapitre. En 
marge se lit le mot « Espinay ». 130S. P. n°313, f" 115 
verso. 

Palaiseau. — Lettres de Guillaume , évéque de 
Paris, faisant connaître la donation à Saint-Vincent 
de Linas par Robert, curé de Brétigny, d'un pré, à 
Palaiseau, a apud Palacioliim », en la censive du curé 
de Palaiseau, avec l'approbation de celui-ci, 1228. 
P. n°311, f" 115. —Autres lettres deR..., archidiacre 
de Paris, notifiant deux ventes faites à Robert, doyen 
de Linas, l'une par André Fromache, de Saint-Yon, 
Agnès, sa femme, et Béatrice, leur fille, d'une terre à 
Palaiseau, «ju-vla 2^la)ilas dicii decani »,en censive 
de Guy de Palaiseau, l'autre par Etienne, frère du 
susdit André, et « Millssendls », sa femme, au nom 
de leur fille Déatrice, d'une pièce de pré, également 
à Palaiseau, « juxla pruta dicli decani » , en la 
même censive. 123G. P. n" 312, l'" 115. Cet acte a été 
barré. 

Paris. — Clos Bruneau, rue Saint-llilaire et Cité. 
— Lettn!s de l'ofll^ial de Paris, portant que Pierre 



« d>^ PUdea », chanoine de Cambray, fait donation à 
l'église Saint-Merry de Linas, pour y fonder sa pré- 
bende, de sa maison sise, « proid dlciiur, la Bru- 
nello », et d'une redevance en la paroisse de Marcous- 
sis, pour fondation de son anniversaire- Avril 1231. 
P. n» 315, f" 117. — Lettres de Lucas, doyen, et du 
chapitre de Paris, notifiant l'amortissement accordé 
par les chanoines de Saint-Benoit de Paris aux cha- 
noines de Saint-Merry de Linas, pour la donation 
faite à ceux-ci [lar M'" Pierre « de Plalea » d'une mai- 
son à Paris, « in vico qui dicilur Clansus BrwieUi », 
octobre 1244. P. n» 316, f» 117. — Quittance donnée 
par Nicolas « Coffrarins », chanoine do Saint-Merry 
de Linas, au Chapitre dudit lieu, pour 20 livres tour- 
nois, sur les deniers affectés à sa prébende, qu'il avait 
employées, ainsi que 10 autres livres tournois, aux 
réparations d'une maison à Paris, a in vivo Sancti- 
TlijUarii, juxla lioslium ferreum », ayant servi à 
l'établissement de sa prébende, 1277. P. 317, f' 117. 

— Lettres de Guy « Du Mes », garde de la Prévôté de 
Paris, portant que Jean « de Petit-Pont », mercier, fils 
de Richard, en son vivant bourgeois de Paris, vend à 
Ciuillaume « Paoun », bourgeois, 20 sols parisis de cens 
à Paris, « pris après cinc deniers de fonz de terre », sur 
une maison en la Cité « que l'en apele la meson de 
l'image Sainte-Katerine », appartenant à M''" Michel de 
Louvres, laquelle, « fu jadis prestre Galeran », en la 
censive d'Adam « Paoun », août 1278. P. n° 319, f» 118. 

— Accord entre le Chapitre de Linas, d'une part, et 

Adam et Guillaume dits « Paon », héritiers de M"'" Jean 

Paon, « Pavonis », en son vivant clerc, leur frère qui 

avait promis d'assigner au Chapitre une rente de 40 

sols : au lieu de cette rente, Adam et Guillaume payent 

au Chapitre 12 1. argent comptant, et lui assignent 

20 sols de rente amortie sur une maison sise à Paris, 

en la Cité, « que domiis vocatur ad ymaginem Sancte 

Kalarine », août 1279. P. n° 320, f° 118. — Quittance 

donnée par M'" Simon dit Bouel et Simon Payen, 

clercs, enquêteurs royaux sur le fait des nouvelles 

acquisitions par gens de main-morte en l'étendue de 

la Prévôté de Paris, aux doyen et chapitre de Linas, 

de 60 sols parisis dus pour les droits de mainmorte à 

l'occasion de 20 sols parisis de croît de cens sur la 

maison de M""" Michel de Louvres, « de Luperis », sise 

à Paris, « ad imaginem sancle Katarinc in cirilate », 

en censive d'.\dam Paon, acquis par donation de feu 

M'" Jean Paon, drpuis la deuxième ordonnance du Roi, 

octobre, 1298. P. n» 321, (■" 118 verso. — Lettres de 

Ciuy, abbé de Saint-Victor de Paris, faisant connaître 

que M™ Simon Morel, « Morelli», chanoine de Linas, 



l'2 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



ayant donné à l'église de Saint-Merry livres parisis 
de croît de cens qu'il i)ercevait sur deux maisons 
contiguës, sises à Paris, l'une « in Avenaria », et 
l'autre « in Tanneria », en la censive du monastère 
de Saint- Victor, s'en est dessaisi, et que le dojen de 
Linas, Martin Paul, aMartinus Pauli », en a été in- 
vesti, décembre 1301. P. n° 322, f" 119 ; — notification 
par lofûcial de Paris de la donation faite au Chapitre 
de Linas, par Simon ilorel, de 9 livres parisis de croît 
de cens sur deux maisons contiguës, sises « lûlra 
magnum poniem », l'une « ia Avenaria » l'autre 
«retrc », en la censive de Saint-Victor, pour être 
affectées aux distributions et à des anniversaires pour 
Guillaume, son père, Éremburge, sa mère, et Pétro- 
nille, sa sœur, ainsi que pour le sien, décembre 1301. 
P. n" 323, f 119. — Lettres de l'oflicial de Paris 
portant que Raoul « Ca7^pentarius de Cormeliis », 
clerc, prend à croît de cens de Jean de Mézières, « de 
Meseriis », chanoine de Linas, avec l'assentiment du 
Chapitre, une maison sise à Paris « ultra parvient 
pontem, in vico sancti Hylarii Parisiensis », tenant, 
d'un côté, à la maison d'Oudard de Chambly, cheva- 
lier, et d'autre, au couvent de Saint-Victor, en la 
censive du Chapitre de Saint-Benoit. Le preneur 
oblige en garantie la maison en laquelle il demeure, 
ad Columbam nuncupatam », sise à Paris, « in plaiea 
Mauherti, » contiguë à la maison Paon, « domui 
Pavonis », 1302. P. n» 318, f' 117 verso. 



« Littere super quibusdem ^sic' possessionibus 
vel reddltibus quos vel quas amplius non 
habemus, et quorum sive quarum loca et 
terrltoria ignoramus. » 

BoscLM (?) — Notification par Eudes, évoque de Paris, 
de la vente faite à a Acius de Coldreio », chantre 
de Saint-Vincent de Linas, par Simon « dr Bosco », 
chevalier, de biens et revenus « apiid Boscum '>, 
avec la garantie de Jacqueline, sa femme, de Guy, 
son lils, de Bouchard Cociierel, d'Aveline, femme 
d'Adam de Cramayel, « de Cramttel », et de « Aaliz », 
femme de P'erri de Cramayel. 120'7. P. n''324, f» 120, 

JJuisoN. — Concession par Mathieu a de Mustc- 
rello B et Margui-rite, sa femme, à André, curé do 
Montlhéry, d'un cens que celui-ci leur payait, ainsi 
que son frère Clément, sur des vignes « apxil liulson 
vUlarn », 1207. I'. n» 3:}2, f- 121. 

Linas. — iJonotion à l'église de Linas, pour fonder 
une prébende, faite par Jean de Paris, Thomas Brune), 



« Bninclll », chanoines de Paris et de Notre-Dame de 
Melun , exécuteurs testamentaires de Geoffroy de 
Montlhéry, en son vivant chanoine de Saint-Étienne 
de Troyes, d'une maison et dépendances à Linas, 1271 . 
P. n° 331, f" 121. — Lettres de Jean, prieur, et du 
couvent de Notre-Dame de Longpont, portant que, 
pour mettre fin à une discussion entre le chapitre de 
Linas, d'une part, et Jean « de Berziaco », prieur de 
Saint-Pierre de Montlhéry, d'autre, au sujet d'un 
arpent de vigne, « situm in ex altéra parte postlcii 
Sancti Lazari de Linays », en censive dudit prieur, 
il est convenu que ladite vigne sera tenue par le Cha- 
pitre aux mêmes conditions qu'auparavant, mais sans 
obligation de l'aliéner, 1300. P. n" 334, f" 121 verso. 

Montlhéry (chatellenie de), -t- Notification par 
Pierre, évêque de Paris, de la vente faite au chapitre 
de Saint- Vincent de Linas par Baudoin « Cocheraus », 
et par « Sezilia », sa femme, d'un cens en la chatelle- 
nie de Montlhéry, avec l'approbation de Bochard « Co- 
cheraus », frère du vendeur, seigneur féodal, et avec 
la garantie de Milon, son frère, de Nicolas « Coche- 
raus » et de Pierre de Villers, 1209. P. n" 329, f» 120 
verso. — Notification par le même de l'approbation 
donnée à ladite vente par Guillaume de Vert-le- 
Grand « de Vers Magno », chevalier, « a quo pre- 
dictus Bochardus diction censum tenehat », 1216. 
P. n° 330, f° 120 verso. 

Pi.essi.s-Patk [le]. — Bail à Jean « Bontonaire », 
et à Thévenin Prestreau, du Piessis-Pàté, par le Cha- 
pitre, des dîmes de « Charquois », à la mesure dudit 
lieu, et de prés « séans en Guiperreus ». Sans date. 
P. n" 339, f" 124 verso. 

Wissous. — Lettres de l'hilippoIV, roi de France, 
accordant au Chapitre l'amortissement de 40 droitures 
à la mesure de Montlhéry, de 15 droitures i\ l'ancienne 
mesure de Wissous, « de Villa Ccreris », de 4 livres 
de cens et de 4 arponts de pré, le tout en la i)aroisse 
de Wissous, et de tout ce que le seigneur d'Ormoy, 
« de Ulineio », tenait en fief dans ladite paroisse. 
Saint-Germain-en-Laye. Août 1300. P. n» 333, f" 121 
verso. — Notification par Guillaume Thiboust, garde 
de la Prévôté de Paris, de la vente faite au chapitre 
(le Linas par Jean « de Ornioy », chevalier, seigneur 
lie \ liliri's, l't ]i:u' " Mailaini' l.^aiinoi', sa laiii(> », des 
biens énumérés dans l'acte précéiient, " oi\ la ville et 
en la parroyse de Vicours », pour G30 livres parisis. 
Si'i>tGmbre 1300. P, n" 33J, 1^ 122. 

LocALrrÉs diversks. — Notification par Eudes, 
évêque de Paris, de la donation faite i\ l'j'glise Saint- 
Vincent de Linas par « Milesenz de Codrey » de la 



SERIE G. — COLLEGIALE DE PAINT-MERRY DE LIN'AS, 



173 



terre qu'elle avait apportée en mariage, 1207. 
P. n° 325, f" 120. — Lettres de Guillaume, évêque de 
Paris, notifiant que Guillaume du Coudray « de Cou- 
dreto » et Hugues, son frère, clerc, approuvent la do- 
nation faite par feue « Milesenclls de Coudretu », leur 
mère, à l'église de Saint-Vincent de Linas, r2"23. 
P. n» 32G, f" 120. — Lettres d'Etienne, archidiacre de 
Paris, portant concession à l'église de Saint-Merry de 
Linas, par Ferri Pâté, chevalier, de ses droits, 
« quicquld habebat vel se habere credcbat », comme 
arrière-seigneur sur un demi-muid de blé que Gui de 
Balizy, en son vivant chevalier, et sa femme avaient 
vendu à ladite église. 1224. P. n° 327, f" 120 verso. — 
Notification par Tofficial de Paris de l'approbation 
par Ferri Pâté, chevalier, de la vente faite à l'église 
Saint-Merry de Linas, par Robert « de Plesseio », 
chevalier, et Matliilde, sa femme, d'un demi-muid de 
blé qu'ils percevaient annuellement sur le moulin de 
Nicolas de La Roue, chevalier, dont ledit Ferri et ses 
frères étaient arrière-seigneurs. 1224. P. n° 328, 
f" 120, verso. 



« Admortizacio. » 

Amorti.'Sements. — Lettres de Philippe IV, roi de 
France, vidimant les deux lettres suivantes : 

1° Quittance donnée au chapitre de Saint-Merry de 
Linas par Guillaume de Marigny, clerc du Roi, et 
enquêteur royal sur le fait des nouvelles acquisitions 
par gens de mainmorte et roturiers dans l'étendue 
de la Prévôté de Paris, de la somme de 168 livres 
tournois pour les biens nouvellement acquis par ledit 
Chapitre depuis la première et ia deuxième ordon- 
nance du roi Philippe III, à savoir : depuis la première 
ordonnance, un pré en la rivière de Bulson, « de Biiy- 
sone », près le moulin de l'Étang, « de Sianno » ; un 
cens au terroir de Chèvremont, donné par Pliilippe 
de Brétigny, chanoine, en arrière-fief du Roi au troi- 
sième degré; une vigne près Saint-Lazare de Linas, 
une autre à Épinay, une maison à Saint-Merry, dé- 
pendant de la prébende du doyen Martin, une vigne 
au terroir de Gournay vers Châtres, dé[ieiidant de la 
prébende de Simon More), « Morelli », en arrière- flef 
du Roi au troisième degn'', des terres à Loiigpont ; — 
depuis la deuxième ordonnance, une maison à Saint- 
Merry avec ses dépendances, une vigne au terroir de 
Fos en la censive de l'abbaye des Vaux-de-Cernay, un 
cens à Leuville, mouvant en fief du Roi au premier 
degré , une vigne à Leuville mouvant du Roi au 



même degré ; 90 arpents de terre et une grange à 
« Boytiaus », ayant appartenu à Etienne de Viroflay 
« de VUlo/lain », chevalier; différents biens au Ples- 
sis-Pàté, à Saint-Germain de Châtres, au terroir de 
Chanteloup, « de Canin Lvpi », un pré à Soucy, une 
vigne à Leuville en fief du Roi au premier degré. 
Décembre 1300. 

2'^ Autre quittance par Guillaume et Philippe de 
Marigny, clercs du Roi, enquêteurs royaux, à Robert 
« Ferineli », chapelain perpétuel en l'église de Li- 
nas, de la somme de 60 sols tournois pour acquisition 
à titre onéreux de 2 arpents de terre « jîixfa presso- 
rinm Régis subi us Monieleihericum », aux termes 
de la deuxième ordonnance, et à Jean, curé de Linas, 
de la somme de 15 sols tournois pour acquisition à 
titre gratuit, depuis la deuxième ordonnance, d'un 
arpent de vigne, de la valeur de .5 sols tournois de 
revenu, sis à Saint-Merry, janvier 1301 [n. s.]. 

Le Roi, en conséquence, approuve les acquisitions 
susdites et accorde mainmorte aux acquéreurs. Paris. 
Mars 1301 [n. s.]. P. n" 337, f» 123 verso. 

Le cartulaire se termine par la mention suivante : 
« Ce présent cartliulaire a esté paraphé aux fins ne 
varieiiir par moy, greffier en la Prévosté et Chas- 
tellenie de Montlehéry, suivant le jugement donné à 
ceste fin par Monsieur le Prévost dudict Montlehérj', 
le mardy dix-septième jour du présent mois de sep- 
tembre, entre les vénérables doyen, chantre, cha- 
noynes et chappitre de l'église collégial Sainct-Merry 
à Linoys, demandeurs, et Denis Rousseau, hosteltier, 
demeurant audict lieu, défendeur, cedict cartliulaire 
contenant cent vingt-quatre feuilletz non comprins les 
premier feuillet, qui est blanc, et cestuy, le vingt- 
cinquième jour de septembre mil six cens deux. 
Signé : Ilargenvillier. » 



G. 265. (Registre.) — 111-4°, paginé de 1 à 302, papier. 

1717-1731. — Registre des actes capitulaires, con- 
tenant les délibérations prises du 30 août 1717 au 
l.j mars 1731. 

n 11. — P. 1. Le 30 août, « se sont assemblez au 
Chapitre général, au son de la grosse cloche, en la 
manière accoutumée. Messieurs Muidebled, doyen, 
Divry, chantre, Callou, Barault, Ybert, de La Porte, 
Anquetil, Morel, Fontaine, Jalland, tous prestres et 
chanoines, où n'a comparu le sieur Cousin, un des 
chanoines, et n'ont aussy comparus aucuns des cha- 
pellains excepté le sieur Bara ; tous lesdits sieurs pré- 



174 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



sents ont été exhortez de faire leur devoir, de faire 
leur semaines suivant l'ordre de leur réception, de se 
porter respect les uns aux autres, de garder la mé- 
diation dans la récitation de l'office et de garder les 
règlements de Monseigneur l'arclievesque, ce qu'ils 
ont promis de faire et d'exécuter. Ilem, le Chapitre a 
confirmé l'élection qu'il a fait du sieur Barault pour 
greffier ». Suivent les signatures. — Le 1"" sep- 
tembre. « Se sont ordinairement assemblez pour 

délibérer de leurs affaires, où, entr'autres, le sieur 
Ybert, pointeur, a présenti le livre de la piquerie, 
qui a esté veu et examiné d'un chacun. licm, a été 
arresté que l'on donnera à l'ordinaire quinze francs 
pour avoir une tasse, qui servira de prix aux 
tireurs. » — P. 4. Partage des maisons entre les cha- 
noines, 4 septembre. — P. 8. Protestation formée par 
le chanoine de La Porte, attendu que, « depuis 
quelque temps, le bedeau porte et présente à Madame 
de Marivault et à ses demoiselles suivantes le pain 
bénit soit dans la nef de l'église, soit dans le cœur où 
elle prend place, dans les chaises basses, depuis peu, 
ce qui est préjudiciable aux droits du Chapitre », 
15 novembre. — P. 9. Le même jour, le sieur Le 
Bi>gue, chirurgien ordinaire du Roi, fait des offres de 
remboursement d'une rente due au Chapitre. — Le 
Révérend Père Paul Lamy, des Frères-Mineurs, prê- 
chera l'Avent, 28 novembre. 

1118. — P. \1. On priera « Monsieur i'Abbé Du 
Perron de prescher dans notre église le jour de la 
Translation des reliques », 1<"" avril. — P. 18. M. Jean- 
Baptiste Guillebert, prêtre du diocèse de Paris, 
demande et obtient le canonicat et la chanterie va- 
cants par résignation du sieur Fi'annois Divr.v, 
10 avril. — P. 20. Ensaisinement d'un contrat de 
vente de la maison appelée « Le Petit-Cerf », au car- 
refour de Linas, 11 mai. — P. 25. On présente une 
lettre de Madame de Marivault au sieur Guillebert, 
chantre, dans laquelle elle se plaint que Monsieur 
MuiJebleJ la trouble dans la convention que le Cha- 
pitre a faite avec elle au suji-t de la chasse à elle 
accordée à rexciuslon de tout autre, l" se|itembre. — 
P. 2G. a On fera défense ù Antoine Martin et sa 
femme de tenir les petites écoles sans permission 
expresse du Chapitre », 15 septembre. 

41 li). — P. 40. <i Sur ce qui a été représenté par 
li'dit ."(ieur Do^cn qu<; la nommée Marchand tenait les 
p</tit(» •'■colles dans notre paroisse sans avoir de- 
mandée aucune permission au Chapitre, on a prié 
M'ij-n'ur le chantre de l'avertir de son devoir. » 
10 juin. — P. 41. Inhumation, ;'i Ii 'i-'i- du 3 de ce 



mois, de « Mesire Louis-André de La Porte, chanoine 
de cette église, natif du diocèse d'Avraiiges, de la 
paroisse de la Chaise-Baudouin (?), et âgé d'environ 
soixante et quatre [ans] ». 15 juillet. 

1120. — P. 4". Pierre Leieu, prêtre du diocèse de 
Paris, demande le canonicat vacant i>ar la mort du 
sieur de La Porte, 13 janvier. — P. 50. « Le Révérend 
Père J. Vignoles s'est présenté pour prescher en 
notre église pour l'Avent, le 2'= décembre 1719, et pour 
le Caresme le 17 février 1720 », 15 février. — P. 54. 
Le sieur Jean-Louis Benoist, clerc du diocèse de 
Chartres, demande et obtient la chapellenie dite de 
Saint-Merry, vacante par le décès du sieur Philippe- 
Jacques Blays. 21 juin. — P. 57. Le Chapitre accorde 
pour gratification au sieur Hervé, maître d'école, la 
somme de 20 livres, 2 septembre. — Inhumation de 
Marie-Louise Lorain, femme de Pierre Hervé, maître 
d'école, 28 août. — P. 58. Le sieur René-Hyacinthe 
Le Leu, acolyte du diocèse de Paris, demande et 
obtient le canonicat vacant par la mort do Pierre 
Leleu, 12 septembre. — P. 62. Le sieur Paul Maisera}', 
clerc du diocèse de Paris, demande le canonicat rési- 
gné par le sieur Michel Ybert, 9 décembre. — P. 63. 
Attendu « que, selon la disposition du concile de 
Trente et l'usage universellement receu dans fous les 
chapitres, il est permis de prendre trois mois de va- 
cances par an, que par conséquent rien n'empêche 
que les particuliers jouyssent du mesme droit, ce qui 
est d'autant plus naturel que le revenu est très mo- 
dique et ne peut suffire pour la subsistance d'un 
chacun, ce considéré, le Chapitre a accordé et accorde 
les trois mois à commencer du premier septembre de 
la présente année, à condition que le présent acte soit 
ratifié au piemier chapitre général ». 16 décembre. 

1121. — P. 64. Inhumation dans le chœur de Mes- 
sire Michel Ybert, chanoine, i\gé de 82 ou 83 ans, 
2 janvier. — P. 71. « Le sieur Callou ayant repré- 
senté que la somme de 15 livres qu'on a coutume de 
donner pour le prix étoit trop modi(iue vcu la cherté 
de l'argent, on a arresté que l'on doniioroit viu:j:t 
francs pour li'dit prix. « IG août. — P. 71. liiluuna- 
tion dans le chœur, près la petite porte du côté du 
clocher, du corps de Charles Bara, chapelain de la 
chapellenie dite de Saint-Vincent et vicaire do cette 
église, Agé de 02 ans, 20 octobre. — P. 75. Le Révé- 
rend Père Jacques Bompart, jacobin, est chargé de 
prêcher l'.Vvont, 4 novembre. — P. 77. Les sieurs 
tiouchef, père et lUs, chassent « iiai'diuii'iit « sur les 
ti-rres du Ciiapitre, malgré les di'fensos, 15 décembre. 

1122. — P. 78. M. Morel, vicaire perpétuel, recom- 



SERIE G. — COLLEGIALE DE SAIXT-MERRY DE LINAS. 



175 



mandera au prune de sa messe de paroisse Messieurs 
du Chapitre en particulier comme seigneurs et patrons 
de la [)aroisse, et fera porter suivant Fancien usage lu 
croix, de paroisse devant celle du Cha[iitre aux pro- 
cessions qui se feront liors l'église, et ledit acte lui 
sera communiqué, et, en cas de refus, on procédera 
contre lui juridiquement, 15 janvier. — P. 80. Du 
2 mars. « Ce jourd'huy, issue des matines, le Chapitre 
a fait l'ouverture du Jubilé accordé par le S P. le 
Pape Innocent XIII par le Venl Creator et une messe 
du Saint-Esprit chantée solennellement. lient, on a 
prié le sieur Doj-en de porter au sieur Pliilipponot 
Tassignation donnée au Chni)itre, au sujet de la saisie 
faite à la requeste do Claude le Grand, femme délaissée 
de Claude Gorgibus ». — P. 85. Le sieur Louis-Alexan- 
dre de Bains, prêtr3 du diocèse d'.lmiens, demamle 
et obtient lachapellenie de Saint-Vincent, vacante par 
la mort du sieur Charles Bara, l"' octobre. — P. 87. 
Il sera pajé sur ce qui est dû au défunt sieur Bara, 
chapelain de Saint-Vincent, 32 livres pour les frais de 
son anniversaire fait à la prière du sieur Bara, clii- 
rurgien de ce lieu, 4 novembre. 

il25. — P. 91. Le Père Marchand, de l'ordre des 
Frères-Prêcheurs, prêchera le carême, 15 février. — 
P. 92. Délibi^ration au sujet du curage de la rivière 
d'Orge, 15 avril. — P. 93. Mention des confréries de 
Saint-Merry et du Saint-Sacrement, 3 mars. — P. 06. 
Le sieur Maiseray a présenté au Chapitre une attesta- 
tion de M. Basselin, professeur de philosophie au 
collège des « Crassins », par laquelle il parait qir'il a 
assisté à ses leçons pendant l'année courante, 30 août. 
11 2 i. — p. 99. On exposera le Saint-Sacrement 
pendant douze messes hautes du Saint-Sacrement que 
M"'° le Bègue, âgée d'environ 80 ans, ci-devant veuve 
du sieur « La Borde », et présentenu^nt i'emme du sieur 
« Le Bègue », chirurgien du Roi, a liemandé de célé- 
brer, 15 janvier. — P. 102. Inhumation dans l'église 
de Jeanne de Fremery, âgée de GG ans environ, veuve 
de Jean Desvaux, entrepreneur des travaux du Roi, 
2 mai. — P. 103. Inhumation de Jean Barault, cha- 
noine, âgé de 60 ans et G mois environ, 13 juin. — 
P. 111-112. T)('libér'alion concernant le ru ou lavoir 
que les habitants do la Ville-Du-Bois font construire 
dans le chemin qui conduit du grand chemin à la Ville- 
Du-Bois, chantier Gaillard, en la censive du Chapitre, 
IG octobre. — P. 113-115. Le sieur André-Nicolas 
Blanchard, prêtre du diocèse de Langres, vicaire de 
Montlhéi'y, demande et obtient le canonicot vacant 
par la mort du sieur J. Barault, 20 novembre. — 
P. 117. Le Père Prosper Lessart, des Frères-Mineurs, 



prêchera une station à Linas et à Montlhéry, 3 dé- 
cembre. 

1123. — P. 120. Le Père Lessart pfècherala station 
à Linas et à Montlhéry, 17 février. — P. 124. Élection 
du chanoine Pierre-Jérôme Morel, comme doyen, au 
lieu de CJermain-Robert Muidebled, décédé ; — P. 125. 
Les sieurs Anquetil et Cousin s'opposent à l'acte pré- 
cédent pour la conservation des droits du Chapitre, 
2 juin. — P. 127. Le doyen Muidebled a été inhumé 
dans le milieu du chœur le 1<='' juin, 15 juin. — P. 129- 
131. Le sieur Jean Pernet, du diocèse de Verdun, 
vicaire dudit lieu, demande et obtient la prébende du 
sieur Muidebled, 17 juin. — P. 131-133. Le sieur Mar- 
cellin de Fajol, sous-diacre du diocèse de Sarlat, de- 
mande et obtient la prébende de feu M''<^ René-Hya- 
cinthe Le Leu , 30 juin. — P. 135. Délibération 
concernant la fondation faite par feue Elisabeth 
Raveneau, veuve du sieur Jean Le Bègue, chirurgien 
ordinaire du Roy, 16 juillet. — P. 137. Les parents du 
feu sieur Muidebled, doyen, ont donné au Chapitre 
« un missel relié en maroquin rouge et un tapis de 
pluche, a 16 £.oût. — P. 139. Délibération concernant 
les chanoines étudiant à Paris, 1" septembre. 

il2G. — P. 147. Inhumation dans le chœur de l'é- 
glise de Montlhéry de M''° Pierre Fontaine, chanoine de 
Linas, âgé de 42 ans environ, 24 janvier. — P. 148. 
Mention d'une lettre du sieur Dui>oix, « directeur de 
la ferme de l'ordre de Saint-Louis », 1""' février. — 
P. 149. La somme demandée i)ar le « receveur de 
l'ordre militaire de Saint-Louis » a été payée, 15 fé- 
vrier. — P. 154. Ensaisinement d'un contrat passé 
devant de Rancy et Doyen, notaires au Chàtelet de 
Paris, portant vente par M. Nicolas Beauperain, sieur 
de ViUemont, et dame Catherine Ameline, son épouse, 
à « sire Jean Baraut, consul de la ville de Paris », et à 
dame Marie Biguct, son épouse, de la moitié par indivis 
d'une grande maison et dépendances ; — on accorde 
auxdits Baraut et à sa femme le banc de M"'° Antoi- 
nette Hervé, veuve Lubin et femme au jour de son 
décès de Pierre Godin , ancien commissaire des 
guerres, 15 juin. — P. 15G. Chapitre extraordinaire 
tenu au sujet d'un mandement du cardinal do Noailles, 
archevêque de Paris, qui ordonne des prières publi- 
ques pour demander la bénédiction de Dieu « sur la 
résolution que le Roy a prise de gouverner l'Etat par 
luy-même, » 6 juillet. — P. 1.58. Les chanoines .\a- 
quetil et Cousin ont déclaré qu'ils se départent de 
l'opposition par eux formée tant à la présentation qu'à 
la prise de possession du doyenné do cette église par 
le sieur Morel, c attendu qu'ils ne s'étoient opposés 



176 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



auxdits actes que par la raison de l'incompatibilité des 
deux bénéfices, sçavoir le doyenné et le vicariat per- 
pétuel dans la même personne », 16 août. — P. 160. 
Le sieur Marcellin de Fajol demande à prendre le 
canonicat vacant par résignation du sieur Anquetil, 
I" septembre. — P. 161. « Le doyen a remis entre les 
mains dudit sieur Callou, au nom du Cliapitre, la somme 
de 10 livres pour être rendue à Pierre Le Clerc, qui a 
gasné liier dimanche, l-"' septembre, le prix, en repré- 
sentant l'année prochaine les cartes pour tirer ledit 
prix le dimanche dans l'octave Saint-Merry », 2 sep- 
tembre. — P. 163. « Le banc vacant par la mort du 
sieur de Laborde et son épouze, et celuy du sieur 
Godard, l'un des Cent-Suisse du Roy, vacant parce 
que ledit Godard et sa femme demeure à présent au 
bourg de la Reine et ne sont domicilié dans ce lieu 
depuis plus d'un an, seront publié et affiché, » 
2 septembre. — P. 168. Jacques-Denys de Bonnaire, 
prêtre du diocèse de Paris, vicaire de Linas, demande 
à être mis en possession du canonicat vacant par la 
mort de Mathurin Anquetil, 21 septembre. — P. 169. 
Inhumation dans le chœur de Mathurin Anquetil, cha- 
noine, âgé de '4 ans, 25 septembre. — P. 1"1. Le banc 
de Louise Pétriraoux, femme du sieur Godard, un des 
Suisses du roi, est accordée Louis Pétrimoux, mar- 
chand devin, et à sa femme, 1" octobre. — P. l'il. 
« S'est présenté au présent chapitre Louis-François 
Le Pouiiet, escuier, advocat au Parlement de Paris, 
lequel a dit que du chef de dame Françoise Fontaine, 
son épouze , seule et unique héritière de deffunt 
M" Jean Fontaine, son père, vivant conseiller du Roy, 
prévoit de ilontlhéry, qu'il est débiteur envei's le Cha- 
pitre de 10 livres de rente non racheplable, » 4 no- 
vembre. — P. 182. Le sieur Faurée (?), prêtre séculier, 
a la permission de prêcher, 2 décembre. 

1727. — P. 186. Jacques-.\lexis Barbazan, prêtre 
du diocèse de la Roclielle, demande à jirendre posses- 
sion du canonicat vacant par la mort de Pierre Fon- 
tainr-, 20 janvier. — P. 193. « Le Chapitre aiant été 
averti ijue .S. E. Monseigneur le cardinal de Noailles, 
nAlre archevesque, est tombé malade et qu'il se re- 
commande aux i)rières et saints sacrillcos qui se feront 
dans cette église pour le rétablissement de sa santé, a 
Ctié arrêté que le billet .sera apposé dans la sacristie, 
où besoin sera. » 11 avril. — P. 194. « A esté arresté 
que l'ancien soleil et les d»ux bras d'argent oii sont 
enf'Tni'-z des portions de reliques de Saint-Vincent et 
de Sainl-Médéricq, seront remis entre les mains du 
sieur libyen avec les sommes de deux cents neuf 
|jv!'< ■venant de..., pour être employez par le dit 



sieur Doyen à l'acquisition d'un soleil, dont le prix est 
abandonné à sa prudence, » 2 mai. — P. 195. « Sui- 
vant et au désir de l'acte du 2 may, le sieur Doyen a 
achepté un soleil de vermeil du prix de 700 livres, 
qu'il a remis au Chapitre, et attendu que les sommes 
provenantes tant de la vente de deux bras et soleil 
d'argent n'ont produites que 223 livres 5 sols qui, 
jointes à celles de 209 livres. . . et de 20 livres. . . ne 
font que 452 livres 5 sols, le Chapitre a avancé la 
somme de 60 livres..., » le reste étant complété par 
des dons particuliers, 15 mai. — P. 196. Inhumation 
de Louis-Franruis Jalland, chanoine, âgé de 38 ans, 
23 mai. — P. 199. « A esté arresté qu'à l'égard des 
Saints dont nous avons des reliques, l'office sera 
simple, à moins qu'ils ne soient du nombre de celles 
dont on fait l'office dans le Bréviaire de Paris, » 
30 août ; Théodore Pointillon, diacre du diocèse de 
Reims, demande le canonicat vacant par la résignation 
de Jacques-Alexis Barbazan, 31 août. — P. "201. 
«M. Callou a remis au Chapitre le titre nouvel de la 
rente de 16 livres deuepar M"' le marquis deilarivaut, » 
l" septembre. — P. 203. Georges Fajol, clerc du 
diocèse de Sarlat, demande le canonicat vacant par la 
mort de Louis-François Jalland, 31 octobre. — P. 208. 
Le Père Ililaire, carme, a présenté son mandement 
pour prêcher l'.^vent, 1" décembre. — P. 209. Trans- 
port des fonts baptismaux au bas de l'aile gauche de la 
nef, 15 décembre. — P. 211. Joseph-Daniel Maiseray, 
clerc, demande le canonicat de Paul Maiseray, son 
frère, et l'obtient, 26 décembre. 

472S. — P. 217. Le Père Ililaire, Carme, prêchera 
le Carême, 16 février. — P. 222. « M. le Doyen a été 
prié d'engager le Père Gontier, Augustin, de prêcher 
les jours des Corps Saints, entre vespres et complies, » 
1" avril. — P. 226. « M. de Bonnaire a présenté le 
nommé Charles Perrichon, pour faire les petites 
écoUes, lequel a été agréé et reçeu par le Chapitre ; et 
a été arrêté que l'on luy donneras la somme de 
20 livres par année pour porter chappe quand il seras 
marqué et pour assister en habit de chœur à l'office 
qui se chante les festcs et dimanches cl aux premières 
ves[)res et matines les jours qu'elles se chantent, sans 
que le Chapitre soit obligé de luy fournir des habits de 
chœur, » l"' juillet. — P. 236. « A été arresté que la 
déclaration que le Chapitre fait de ses biens et revenus, 
conformément à la délibi'ration do la dernière as- 
semblée du clergé général en datte du 12 décembre 
1 *■-'(■> et (le i'arrest du Conseil d'Iîstat du Roy du 3 may 
1727, seras signée do M'"..., pour cslre ensuitte 
remise entre les mains du syndic du (^li'rpé du diucèzo 



SERIE G. — COLLEGIALE DE SAINT-MERRY DE LINAS. 



177 



de Paris, » 15 novembre. — P. 236. Le Père Julien 
Samey (?), de l'ordre des Frères-Prêcheurs, prêchera 
l'Avent, l" décembre. 

■/7i9. — P. 238. Le s"' ilaiseray, l'un des chanoines, 
clerc, a justifié qu'il a « étudié en philosophie au col- 
lège des Grassains, comme il a paru aussy par une 
attestation du sieur Basselin, professeur eu philoso- 
phie », 4 janvier. — P. 241. « Le Chapitre a approuvé 
la notte que le sieur Doyen a faitte saniedy 29 du der- 
nier mois sur le livre de la pointe, à vespres, à l'occa- 
sion du sieur M..., et M. le chantre est prié de 
l'avertir de ne plus [laroistre au chœur qu'en habit 
décent, sous peine d'estre pointé pendant un tems de 
huit jours, » 1" février. — P. 243. Opposition à la 
déclaration que le s"- Le Maître de Bellejame, seigneur 
de GuiUerville, avait faite dans son aveu et dénom- 
brement de sa terre de GuiUerville, dans lequel il avait 
compris 2 flefs sur la terre de Linas, qui sont le flef 
de Gallerand et la Saussaye, « attendu que nous ne 
connaissons point de fiefs dépendant de la .seigneurie 
de GuiUerville », 1 mars. — P. 24.j. Mention de l'ou- 
verture du « Jubilé de l'année sainte » au 1" avril, 
27 mars. — P. 249. Il sera fait un service pour le car- 
dinal de Noailles le 30, 27 mai. — P. 252. Les voûtes 
de l'église menacent ruine, 15 juillet. — P. 254. «A 
esté arresté que dèz la présente année on ne donneras 
plus la tasse d'argent que le Chapitre avait coutume 
de donner gratuitement pour prix qui avoit accoutumé 
d'estre tiré le 1" dimanche d'après la Saint-Merry, et 
que les 10 francs qui sont restez entre les mains du 
sieur Calou pour nantissement de la représentation 
des cartes de la présente année seront rendus à celuy 
qui a gagné le prix l'année dernière,» 1" septembre. 

1730 . — p. 270. Le R. P. Le Démieu (?), carme, 
prédicateur de l'Avent et du Carême, 1«'' mars. — 
P. 271. Réception du s'' Joseph-Mathieu Chrétien, 
acolyte du diocèse de Tours, en la qualité « de choriste 
et de maître des petites écoles », 2 mars. — Inhuma- 
tion dans l'église de Pierre More!, officier de feue 
Madame la dauphine, âgé de 03 ans, mort chez le 
Doyen, 7 mars. — P. 290. Le R. P. Jean-Louis Font- 
Rouge, cordelier, prêchera l'Avent, l" décembre. 

I7ôl. — P. 296. Le R. P. Jacques Lestang prê- 
chera le Carême, l""' février. — P. 297. Le sieur 
Antoine Fleury , prêtre du diocèse de Coutances, 
demande et obtient la chapellenie vacante par la mort 
d'Antoine Fleury, 21 février. — P. 299. « Le «■■ Blan- 
chard, greffier, a esté prié de signer le marché fait 
double entre Nicolas Fournier, orlogeur, demeurant à 
Longjunu'au, et Messieurs du Cliaiiitre, pour le réta- 

SlilNE-lST-0l8B. — SiiniK G. 



blissement de l'horloge entier et parfait, le tout au 
nom du Chapitre, » l'-' mars. — P. 301. Sont présents, 
MM. Mort-l, doyen, Guilbert, chantre. Cousin, Blan- 
chard, Pernet, Fajol, « major et minor », chanoines. 
15 mars. 

G. 266. (Liasse.) — 1 cahier Je 52 pages, parcliemin ; 1 pièce, 
papier. 

1207-1609. — Chapitre I. — Fondation et insti- 
tution. — P. 6 de l'inventaire de 1789. N° 1. Extrait 
du Cartulaire collationné aux originaux par Chaplot, 
chanoine, secrétaire du Chapitre, le 15 novembre 1766, 
des titres suivants : Lettres de fondation du Cha- 
[litre, 1207; — ratification desdites lettres par Hugues, 
doyen du chapitre de Paris, 1207. — N° 4. Registre 
en parchemin, contenant 52 pages, précédées d'une 
petite table des matières, sur papier, et couvert d'un 
feuillet de missel en parchemin. Ce registre renferme 
24 actes dont suit l'analyse : 1° Requête du chapitre 
de Linas au prévôt de Montlhéry pour obtenir l'auto- 
risation de faire rédiger le présent cartulaire, suivie 
de ladite autorisation, signée : Bagereau, 17 septembre 
1602, p. 1. — 2° Sentence de « Christophe Bagereau, 
conseiller du Roy, prévost, garde, soubz-bailly, et 
enquesteur pour Sa Majesté de la ville, prévosté et 
cliàtellenie de Montlhéry », rendue entre François 
Gallet, laboureur à Linas, demandeur, et Denis Tho- 
mas, défendeur, le premier mis en demeure par les 
chanoines de leur passer déclaration des héritages 
qu'il tient en leur censive et, entre autres, d'une vigne 
au-dessous du « moulin de l'Ktang », dont le défendeur, 
comme fermier et adinodiateur de la commanderie de 
Saint-Jean de Latran, se fait payer un cens chaque 
année. Le défendeur sera tenu dans la huitaine de 
faire appeler le commandeur de la commanderie, pour 
déclarer s'il entend ou non soutenir que ladite vigne 
est de sa censive et, en cas d'affirmation, être débouté, 
18 juillet 1602, p. 2. — S" Accord entre Denis Thomas, 
marchand hôtelier à Linas, en la maison « où est pour 
enseigne l'ymage Sainct-Jacques », et plusieurs habi- 
tants de Linas, 1586, p. 3. — 4° Letti'es de « Geulfroy- 
Le Maistre », garde de la prévôté de Montlhéry, por- 
tant que M"> Guillaume Grancher, doyen du Chapitre, 
M'" Hervé Boutet, chantre. M™ Jean Cordeau, procu- 
reur et receveur du Chapitre, et M'« Pierre Ilochereau, 
chanoine, ont reçu de « haulte et puissande dame ma 
dame Jehanne de Graville, veuve de feu hault et 
puissant seigneur Messire Charles d'Amboise, en 
son vivant grand maistre et mareschal de France, 

ii 



118 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



fille et héritière pour une tierce partie de feu hault et 
puissant seigneur Loys, sieur de Graville, en son vi- 
vant admirai de France et sieur de Marcoussis et 
Viviers, par les mains de noble homme Roullant de 
Bielzchasteau, serviteur et procureur de ladite dame », 
la somme de 20 fr. à laquelle ledit « de Bielzchasteau » 
a composé avec eux pour les devoirs non faits et les 
frais de l'arrêt de saisie exécuté sur le fief de Viviers, 
moyennant lequel paiement les chanoines ont donné 
main-levée, 3 novembre 1519, p. 5. — 5» Notification 
par « Jehan Le Houx », juge et garde de la prévôté 
de Marcoussis, de la foi et hommage rendue entre les 
mains de M"'' Jehan Guichard, doyen, et NicoUe Pil- 
lemy, chanoine et procureur, représentants du Cha- 
pitre, par « haulte et puissante dame. Dame Jehanne 
de Graville, dame de Marcoussis, Chastres soubz 
Montlhéry, Saint-Clerc, de Gommetz, Villejust, Nozay, 
Villedubois, et de Viviers », sans que « le contenu en 
ces présentes ne luy puisse nuire ne préjudicier en 
aulcune manière que ce soit ou peult estre à la nullité 
du prétendu mariage et donnation d'entre elle et feu 
René Dilliers (?), en son vivant seigneur de Milly ; 
lesquelles donnations et prétendu mariage icelle dame 
de Marcoussis maintient estre nulz et abusifz », 
20 mars 1533, p. 8. — O» Lettres de « Jehan Re- 
gnault », garde de la prévôté de Montlhéry, portant 
que '< Maistre NicoUe Pillemy», doyen, et les chanoines 
de Linas ont reçu de « hauts et puissants seigneurs 
Messire Guillaume et Thomas de Balsacq, seigneur 
de Marcoussis et de Viviers», la somme de 62 1. t., 
moyennant quoi ils les tiennent quittes de l'hommage 
qu'ils devaient au Chapitre pour le fief de Viviers, dont 
lesdits seigneurs avaient hérité de dame Jeanne de 
Graville, dame de Marcoussis et de Viviers, leur tante, 
29 juin 1542, p. 10. — 7° Sentence de Christophe Ba- 
gereau, prévôt de Montlhéry, rendue entre le procu- 
reur du Chapitre et celui de Guillaume Divry, « ser- 
gent royal es eaues et forest de la chastellenie de 
Montlhéry », pour obliger ce dernier à déplacer une 
haie plantée par lui le long de la rivière auprès du 
" moulin Cliollet », 1602, p. 12. — 8" Sentence de 
Jean Porteau, prévôt de Montlhéry, contre plusieurs 
vignerons de Linas, portant que le Chapitre sera [)ay('' 
à l'avenir du droit de illnie du vin à raison de huit 
pintes de vin par arpent de vigne, 1601, p. 11. — 
9» Bail par le.s chanoines de terres à Villebousin, 
chantier de Morru, o sur le vieil cliemyn des Noies 
des Belle dames " ; au terroir de Longpont, lieu dit le 
« Buisson Chandellier ", et au chantier dit « le Fondrée, 
»ar le chemin qui tend de l'église Saint-Merry à 



Bizon » ; au terroir de Linas, près l'église, au chantier 
de « la Croix-Cosson »,au lieu dit « Saint-Ladre», 
tenant, d'une part, au ruisseau qui descend de la 
« Gouttière », au lieu dit « Chupin », tenant, d'un bout, 
au chemin de « la ruelle à la Chesnotte » et au grand- 
chemin qui tend de Saint-Ladre à Marcoussis, au 
chantier dit « Champ de Merle », tenant au chemin de 
Saint-Ladre à Marcoussis, 23 janvier 1602, p. 16. — 
10" Sentence rendue par « Joseph Poynet, conseiller 
du Roi, lieutenant pour Sa Majesté de la ville, pré- 
vosté et chastellenie de Montlhéry, le siège vacant », 
entre le Chapitre et Jeanne Asselin, veuve de Jean 
Philippe, condamnant la défenderesse à passer décla- 
ration au Chapitre des biens acquis des époux Drouet, 
entre autres une pièce de terre au terroir de Mont- 
lhéry, chantier des « Champs-FamiUeux », par acte 
passé devant Michel Asselin, notaire à Montlhéry, le 
31 août 1593, « ensaisiné au dos par demoiselle Rade- 
gonde Picot, veuve de Maistre Robert Grislon, vivant, 
lieutenant de la prévosté de l'hostel, sieur de Ville- 
bouzin, » 4 juin 1602, p. 22. — 11" Sentence de Jean 
Porteau, prévost de Montlhéry, condamnant Jean 
Cordeau à payer au Chapitre le droit de dîme des 
grains par lui recueillis sur 3 arpents de terre au 
terroir de Montlhéry, au chantier dit « Terre For- 
geure », 8 novembre 1583, p. 24. — 12" Sentence de la 
prévôté (?) défendant aux habitants de Linas de faire 
« gulcuns lavemens de choses villes et ardes au-dedans 
de l'auge de la fontaine dudict Linois, ny en ycelle 
aulge mettre aulcunes choses qui puissent infecter 
l'eaue de ladicte fontaine et erapescher le cours 
d'icelle », s. d., p. 25. — 13° Lettres de Jean Regnault, 
garde de la prévôté de Montlhéry, portant que M™ P. 
Le Mareschal, chanoine de Linas et procureur du 
Chapitre, autorise noble homme M'» Nicolle Guesdon, 
avocat au Parlement, seigneur de Presles-en-Brie, et 
dame Martine de Saint-Regnon, sa femme, à faire 
construire un petit pont de pierre pour aller de leur 
maison en leur jardin sur le cours d'eau venant du 
moulin ChoUel, 1551, p. 26. — 14" Sentence du prévôt 
de Montlhéry, défendant de jeter des immondices dans 
la rivière, 1602, p. 28. — 15» Idem, 1582, p. 29. — 
16" Arpentage des prés du Ciiapitre et du couvent de 
Saint-Victor à Palaiseau, par Jean de Saint-Amour, 
ariiciitour ^ Palaiseau, à raison de 18 pieds pour [lerche 
et 100 perchi'S pour arpent, 1582, p. 32. — 17" Foi et 
hommage rendus au Chapitre au nom de « Messire 
François de Lisle, chevalier, seigneur de Frignel, Sau- 
villieron Goehic (?) », et gouverneur d'Amiens et de 
dame Anne de Balsac, son épouse, pour li' lii'f de Vi- 



SÉRIE G. — COLLÉGIALE DE SAINT-MERRY DE LINAS. 



179 



viers, 21 octobre IGOl, p. 34. — 18° Sentence du prévôt 
de Montlhéry analogue à l'acte deuxième, 160'2, p. 3G. 
— 19° Lettres de Jacques Lucas, prévôt de Montlhérj", 
portant vente par Denis Sallet au Chapitre d'une pièce 
de terre au terroir de Montlhéry, près le moulin de 
l'Étang, tenant à la rivière, en la censive des seigneurs 
de Saint- Jean de Latran et des chapelains de La Roue, 
1556, p. 38. — 20° Lettres de Jean Regnault, prévôt 
de Montlhéry , portant vente par Nicolas Pillemy, 
doyen, et le Chapitre à honorable homme Nicolas 
Hervy, marchand épicier et bourgeois de Paris, de 
12 pieds de terre ou environ, « en rond, où soulloit 
avoir dancienneté coullombier », à Saint-Merry de 
Linas, derrière la maison dudit He^^vy, 1542, p. 39. — 
21° Sentence de « Geuffroy Le Maistre », prévôt de 
Montlhérj', contre Alexandre Mézerac (voir l'original 
à l'article G. 269), 1527, p. 42. — 22° Sentence de 
Christoiihe Bagereau, prévôt de Montlhéry, enjoignant 
de tenir libre la ruelle « tendant au Moulin de Chollet », 
1609, p. 45. — 23° Sentence du même, portant réfor- 
mation des lettres d'acquisition d'une terre à Mont- 
lhérj% chantier des Graviers, par le sieur Héraon, 
dans lesquelles il a été déclaré que la terre est tenue 
en censive du prieur de Montlhérj^ au lieu du Cha- 
pitre, 1604, p. 47. — 24° (Voir l'article G. 273 : « p. 101, 
n° 5 », p. 48. 



G. 267. (Liasse.) — 8 pièces, papier. 

1284-1775. — Chap. II. — Acquisitions. — Sec- 
tion l'^.P. 9. n" 1. « Acquisition de la seigneurie de Li- 
nois par MM. du Chapitre dudit lieu, passée par-devant 
l'olficial de Paris, en 1284, [a. s.] au mois de février », 
suivie de la «Lettre patente du Roy de France donnée 
au mois de février 1284 [a. s.], qui ratifie l'acquisition 
faite par le chapitre de Linois de la seigneurie et 
justice dudit lieu et dépendances avec les moulins de 
Cholet et de l'Étang «. Copie collationnoe sur le cartu- 
laire folios 29 et 30 par un secrétaire du Roi, le 20 dé- 
cembre 1782. — P. 10, n" 4 bis. « Déclaration donnée 
par le chapitre de Linois à la Chambre des Comptes 
de Paris, le 22 janvier mil sept cent soixante quinze, 
pour satisfaire à l'assignation donnée audit Chapitre, à 
la requête de M. le Procureur général de laditte 
Chambre, le quinze juin do l'année mil sept cent 
soixante douze >-, de ses cens, rentes, possessions et 
revenus divisés en 28 articles, de ses charges, des 
cens, rentes et revenus appartenant à l'office des anni- 
versaires, et des charges dudit office, le tout divisé en 



articles comparés avec ceux d'une déclaration de 1383. 
Donné sous le sceau des Doyen et Chapitre, le 22 jao- 
vier 1775. Signé Beauperiin de Villemont, doyen; 
Thibert, chantre; Dupont, ïhomé de La Guérinière; 
Theusard (?) ; Delorme ; Iléquet; de Crony; Lhuil- 
lier ; Chaplot, secrétaire. — Sect. 4, p. 31, n° 41. Dé- 
sistement par Michel Avenard, vigneron à Leuville, et 
Marguerite Collibet, sa femme, au profit du Chapitre, 
jiioyennant 15 livres, d'une quarte et demie de bois 
taillis au terroir de « Chantalouze », tenant de trois 
côtés aux biens du Chapitre, et que « mal à propos et 
par erreur ils ont, ainsi que Jean et Pierre Collibet..., 
fait comprendre et insérer dans le 3<^ lot, échu audit 
Michel..., du partage entre eux de la succession de 
leurs père et mère, le 21 octobre 1740 ». l»-- mars 1765. 
— P. 31, n° 42. Désistement par Didier Picard et 
Guillaume Payen, vignerons à Leuville, au profit du 
Chapitre, moyennant 30 livres, de 2 demi-quartiers 
de terre au terroir de Linas, chantier des « Chanta- 
louses », dont « depuis environ 3 ans ils se sont mis en 
possession..., lesquels deux demi-quartiers de terre 
appartiennent auxdits sieurs du chapitre de Linois et 
qu'ils ont défrichés et plantés en bois» 18 septembre, 
1763. — Sect. 5, p. 35, n" 7. Échanges entre les cha- 
noines et dame Anne Morand, épouse et procuratrice 
de Louis Ollivier, chevalier, marquis de Leuville, de 
prés sis aux terroirs de Leuville et de Linas, 29 avril 
1653. — P. 37, n° 8. Échange entre les mêmes et 
M'-'- Louis Le Maistre, chevalier, seigneur de Beljame, 
de Guillerville et autres lieux, de divers droits de 
censive au terroir de Linas, 7 juin 1657. État des 
maisons et terres portées audit contrat. 



G. 268. (Liasse.) — 12 pièces, papier. 

1716-1763. — Chap. 111. —Droits honorifiques. 
— Sect. ^^ p. 43, n" 7. Décisions capitulaires au sujet 
de la demande faite par le comte de Noailles d'être 
recommandé le premier aux prières du prône en sa 
qualité de seigneur engagiste du comté de Montlhéry 
et de haut justicier, et pour résister à ses prétentions. 
1764-1766. — Sect. 2, p. 47, n" 1. Autorisation donnée 
par le Chapitre et la fabrique à M'''' Didier de Bour- 
gcoin et à dame Antoinette Louvet, sa femme, de 
faire construire à leurs frais dans l'église, à gauche de 
r « hôtel » paroissial, leur chapelle, à la charge de 
l'entretenir d'ornements convenables, ladite permis- 
sion leur étant accordée en faveur et compensation 
[tant] de ce qu'ils ont fait les frais « d'une vitre et 



180 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



châssis de file de séchai, pour la conservation d'icelle, 
qui est au-dessus de la place où sera édifiée ladite 
chapelle, que des bienfaits que lesdits sieurs du Cha- 
pitre, marguilliers et paroissiens de ladite église es- 
pèrent que lesdits sieurs Bourgevin et sa dite femme 
feront à laditte église», 21 octobre 1014; copie de 
1766^ — p. 4", n° 2. Concession d'un banc faite par les 
chanoines et les marguilliers en charge, parmi les- 
quels P. Pestrimoux, marchand hôtelier, propriétaire 
de l'hôtellerie de la Belle-Image, à Linas, à Jérôme 
Morel, officier de feue Madame la dauphine, et à 
P. Morel son fils, prêtre, curé de ladite église, ledit 
banc ayant appartenu à Marie Pestrimoux, veuve de 
Michel Cordeau, marchand hôtelier, et à son fils, 
possesseurs de « l'hostellerie de la Teste Noire », à 
Linas, tous deux décédés. Passé à Linas, en la 
chambre du Chapitre, en présence de Louis Lecreux, 
maître des petites écoles, demeurant à Montlhéry, 
15 avril 1716. —P. 48, n»3. Autre à Robert Blanchard, 
marchand, et Marie-Catherine Ciievrier, sa femme, 
4 novembre 1728. — P. 48, n" 4. Autre à Antoine Fes- 
sart, vigneron, et à Marie Maulnaux, sa femme, l"'' dé- 
cembre 1728. — P. 48, n° 5. Autre à demoiselle Elisa- 
beth Touchaint, maltresse sage-femme, femme du sieur 
Faure, d'un banc « tenant par devant au coffre du 
pain béni », 13 décembre 1728. — P. 49, n" 8. Autre 
à Marie-Catherine Fanaux, 2 janvier 1744. — P. 55, 
n" 28. Décision capitulaire portant concession d'un 
banc au sieur Limai, acquéreur du fief de Plainville, 
2 novembre 176G. — P. 5<5, n» 29. Lettre du sieur 
Morel, doyen du Chapitre, au sujet du droit de conces- 
sion de banc, 21 mai 1738. — P. 56, n" 31. Significa- 
tion aux chanoines d'un arrêt du Parlement du 5 sep- 
tembre 17iJ7 rendu entre le Chapitre, demandeur, et 
les habitants de Linas, les marguilliers et dame Marie- 
Geneviève d'Honneur, veuve de François Poiiot de 
Tournières de La Cossière, dame en partie de Linas, 
d'autre part, confirmant une sentence rendue au 
profit des défendeurs, dans un procès soulevé à l'occa- 
sion d'un jirie-Dieu placé dans la chapelle paroissiale 
pour Madame de La Cossière, et que les chanoines 
voulaient faire enlever, « comme inusité aux fonctions 
qui sont à exercer dans ladite clia|ielle pour le service 
divin et public que pour le cati'-clii.sme particulier des 
enfant» », 1767. 

0. 201». (LiiuM.) — 1 pièce, parrliemin ; S piècei, piipier. 
1284-1603. — Cliap. IV. — Dkoits i>e houciikkik. 



DE FORAGE, DE DIMES ET AUTRES. — Sect. 2, p. 67, U» 3. 

Inventaii-e des pièces produites par le Chapitre contre 
divers hôteliers et cabaretiers de Linas, au sujet des 
droits de forage et rouage qu'il prétend lui appartenir 
dans la paroisse de Linas, 15 mars 1603. — P. 67, n» 4. 
Procédures concernant lesdits droits et inventaire des 
pièces fournies par le Chapitre, au nombre desquelles 
un extrait de comptes des années 1521 et 1522 porte 
que la veuve Jean Le Pescheux doit 32 sols « pour le 
forage du vin vendu en taverne en sa maison de 
l'Image Saint-Jacques, assize à Linois », 12 novembre 
1602. — P. 68, n» 5. Abonnement du droit de forage 
accordé par le Chapitre à François Loiseau, hôtelier 
à Linas, « en l'hostel où pend pour enseigne le Daul- 
phiii », 16 décembre 1603. — Sect. 3, p. 70. Transac- 
tion conclue avec les religieuses de l'abbaye de Gif, 
par laquelle celles-ci renoncent à leurs droits de 
dîmes, fournage et molinage sur la moitié de la terre 
de Linas, en échange d'une rente annuelle que leur 
paieront les chanoines, août 1291. — Sect. 4, p. 71, 
n° 1. Extrait des lettres patentes du roi Philippe III, 
ratifiant l'acquisition faite par les chanoines de la 
moitié de la terre de Linas, février 1285 [n. s.], sous 
le titre « Litière de possessionibtts et reddilibiis quos 
vel qi<as hahemus apvd Lynaiis, Montenlhetericum, 
La Roe, Duison, Vallcm-Regis, Fos, Villam Bousen, 
Rosières, Sanclum Micliaclem, Chèvremont et loca 
circiter adjacentia ». Copie du xvii° siècle. — P. 71, 
n° 2. Sentence de la prévôté de Slontlliéry condamnant 
le nommé Alexandre Mézerac, « qui, puis an et jour, 
se seroit efforcé ériger ou faire ériger en l'hostel du 
Lion d'argent à Linois, auquel lieu il estoit demeurant, 
un four, et en icelui cuire de jour en jour pain pour 
vendre et débiter en son estail de boullenger, dont il 
se mesie sans le congé du Chapitre », à respecter le 
droit do fuir banal appartenant do temps immémorial 
au Chapitre dans la paroisse de Linas, 21 mai 1527. 



0. 270. (Liasse.) — 2S pièces, i>apier. 

1383-1783.— Chap. V. —Fief de Courtry ou du 
Parc-au-Bois de Linas. — Sect. l'''\ j). 72, n" 1. Copie 
do l'aveu et di'iiomlirement rendu par lo Chapitre à la 
Chambre des Comptes de Paris, lo 19 uovomliro 1383, 
surl'oxlrait fourni audit Chapitre, on 1602 par le 
t'i-eflierde la Chambre. — P. 75. n" 6. Foi et hommage 
rendus par Perrette Parent , vouve de feu Louis 
Regnot, commissaire et examinateur au CliAtelet de 
Paris, en son nom et comme tiitriro do sos onfant.s 



SERIK G. — COLLKGIALE DE SAINT-MERRY DE MNAS. 



181 



mineurs, et par Charles Regnot, conseiller du Roi et 
auditeur en la Chambre des Comptes de Rouen, son 
fils, à M™ Germain Le Picard, seigneur de Ville-Évrard, 
conseiller du Roi au Parlement et commissaire ès- 
requêtes du Palais à Paris, d'un lief sis à Courtry 
vulgairement appelé « le fief Picard », mouvant de la 
seigneurie de Ville-Évrard, 2 juin 1588 ; et par Jean 
Barat, acquéreur dudit fief de la famille Regnot, par 
contrat passé le 1" mars 1601, à M''« Christophe de 
Sèves, conseiller d'État, premier président en la Cour 
des Aides à Paris, et dame Catherine Le Picart, son 
épouse, 19 décembre 1606. — P. "76, n° 8. Cession par 
le Chapitre à Jean Barat, marchand à Livry, du fief 
appelé le «Parc de Linois », à Courtry, en échange 
de douze livres dix sols de rente, 15 septembre 1603. 
— P. '77, n° 12. Partage entre les héritiers Fre- 
min de plusieurs héritages en la censive du Cha- 
pitre à Courtry, 1°'' octobre 1646. —P. 78, n° 14. 
Pièce de procédures contre Pierre Durand, gentil- 
homme servant ordinaire du Roi, pour opérer le 
retrait ecclésiastique sur des terres aliénées jadis du 
fief de Courtry et détenues depuis par le sieur Durand, 
1683-1684; autres procédures tendant au même but 
contre diverses personnes avec plan des terres en 
litige, 1703 1752. — Sect. 2, p. 81, n<" 1 et 2. Procé- 
dures contre les héritiers Regnot, détenteurs de biens 
à Courtry-en-Brie, xvr siècle. 

(i. 271. (Liasse.) — 30 pièces, papier. 

1702-1704. — Chap. VI. — Fief de Guigniers 
A Saint-Germain-lez-Abpajon. — Section unique, 
]). 87. — Procédures contre M"'" Jean H. . ., doyen du 
chapitre, Jacques Gilles et Charles Clialigné, vigne- 
rons, au sujet de biens appartenant auxdits Gilles et 
Ghaligné, sis dans le fief de Guignes ou Gnigniers, pa- 
roisse de Saint-Germain-lez-Arpajon, et que le doyen 
prétendait mouvoir de sa censive particulière. Il est dit, 
entre autres choses, dans l'inventaire de production 
du Chapitre : « La principale partie que les chanoines 
ont à combattre est le sieur doyen, qui les tient depuis 
plus de vingt ans continuellement en |)rocès. . . Ils 
n'ont pas cessé d'être les victimes de son inclination 
processive. Il n'y a jamais eu de difficultés entre le 
Chapitre et lui dont il n'ait été l'auteur. . . Il n'y a 
point d'artifice dont il ne se soit servi pour faire 
succomber le Chapitre sous la malice de ses préten- 
tions. Dans l'esprit do division qui le possède conti- 
nuellement, il ne se borne pas à faire aux intimés des 



procès ordinaires, sa mauvaise humeur a souvent esté 
jusqu'à une espèce de fureur, et l'on l'a veu plusieurs 
fois accabler ses intimes d'injures, de violences et de 
mauvais traitements, indignes non seulement du ca- 
ractère et de la dignité dont il est revêtu, mais encore 
d'un homme du commun . . . Cette légère idée du carac- 
tère de celui que les chanoines ont à combattre est plus 
que suffisante pour obliger la Cour de le regarder 
comme un homme dangereux. » 1702-1704. 



G. 273. (Liasse.) — 2 



pièces, p.Tpier. 



XVP-XVIII'' siècles. — Chap. VII. — Fief de 

BOITEAUX ET PiNOL (lire Pivot) EN- LA P.\ROISSE DE 

Forges. — Section unique, p. 94, n° 18. Acquisitions 
faites à Boiteaux et « Pinol », de diverses personnes, 
par « Damoiselle Ysabelle Le Roy, veuve de Jehan 
Bonvals, trésorier du Roy », de 1587 à 1592 ; — résumé 
de ladite pièce fait au xviii» siècle. 

G. 273. (Liasse.) — 5 pièces, )iapier. 

1613-1631. — Chap. YIII. — Fief du Vivier en 
LA PAROi.ssE d'Orsay. — Section unique, p. 101 ; n» 5. 
Foi et hommage rendus au Chapitre, au nom de 
« M™ Louis Séguier, chevalier, baron de Saint-Brisson, 
seigneur d'Ervaux et Saint-Firmin, conseiller du Roi, 
gentilhomme ordinaire de la Chambre et garde de 
la prévôté de Paris », à cause de son mariage avec 
« dame Anne de Balsac, veuve de feu M"= François de 
Lisle, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi. . . . 
dame de La Roue, Vivier, AUainyille en Beauce, Bois- 
Mercier », du fief, terre et seigneurie de Vivier, tenu 
et mouvant en partie des église et chapitre de Linas, 
lesdites foi et hommage étant rendus par Jean Le- 
febvre, son procureur, « lequel s'est transporté au- 
devant de l'aigle servant de pupitre au choMir de 
l'église de Linois, où étant a demandé si Messieurs les 
chantre et chanoines de ladite église étoient audit lieu, 
ou s'il y a autre pour eux ayant charge de recevoir 
les foi et hommage de leurs vassaux, à quoi sont com- 
parus vénérables et discrettes personnes MM ; et 

ledit sieur Lefebvre, ayant un genouil en terre, nue 
teste, sans épée ni éperons » a déclaré prêter foi et 
hommage, juillet 1613. - P. 101, n° 7. Requête du 
Chapitre au prévôt de Montihéry tendant à faire saisir 
féodalement le fief du Vivier sur les Célestins de Mar- 
coussis, qui l'avaient acquis de Robert de Balsac, che- 
valier, seigneur de Montaigu, et n'en avaient pas baillé^ 



182 



ARCHIVES DE SEINE-ET-OISE. 



aveu; procès-verbal de saisie, 3 octobre 1620. — 
P. 103, n° 11. Aveu et dénombrement du fief du Vivier 
rendu par les Célestins de Marcoussis, 12 juillet 1631 . 



G. 274. (Liasse.) — 49 pièces, parchemin ; 5 pièces, papier. 

1586-1786. — Chap. IX. — Rentes. — Section 1'". 
Constitutions, baux, titres nouveaux et procédures y 
relatives, de rentes dues au Chapitre : — à Linas, sur 
une maison sise Grande-rue, p. 116 ; — sur une vigne 
au chantier du Bois-des-Plantes, p. 124-126 ; — sur un 
quartier de terre au chantier de « Vauleroy », p. 131- 
1.32 ; — sur une maison sise à Linas en la « Chère- 
Rue » 1586, Œ Cheureue », 1591, « Cheurerue », 1609, 
Chère-Rue », 1653, p. 133-13G ; — sur un quartier de 
terre au chantier des Fouceaux, p. 139; — sur des 
terres aux chantiers des Hauts et des Bas-Clièvre- 
monts, p. 141-142 ; — aux chantiers de « Vauleroy », 
p. 141, du Chemin de Bruyères, p. 141, de la Gou- 
tière, p. 144, de la Cherrue, p. 216, de la Croix-Cosson, 
p. 21'7, — à Montlhéry, sur une place à bâtir au carre- 
four de la Place de la Souche, comportant entre autres 
redevances 11 livres « pour ayder à payer la fasson de 
la chasse de S'-Médéric et ce sy tost et incontinent 
qu'ilz auront ou autres personnes fait venir ladite 
châsse audit lieu de Linois », 1669, p. 260 ;— à la 
Villedu-Bois, au chantier du clos Gaillard p. 273-274. 
— Section 2". Rentes et titres y relatifs à Épinay-sur- 
Orge. Échange entre le Chapitre et dame Denise de 
Vigny, dame du Breuil et d'Épinay-sur-Orge, veuve de 
M" Barnabe Brisson, sieur de Gravelle, président 
au Parlement, de tous les droits de justice censive 
et autres possédés par le Chapitre en la paroisse 
d'Épinay-sur-Orge, moyennant 40 livres de rente 
foncière, 18 juin 1003 , p. 369. — Titre nouvel par 
M'« Ferdinand La Baume, comte de Montrevel, 9 fi''- 
vrier 1630, et procédures y relatives, 1664- 16'8, 
p. STO ; — autres par M" Jean de Vins d'Agoult, clie- 
vali''r, marquis de Vins et de Savigny, lieutenant 
général des armées du Roi, capitaine, lieutenant d'une 
compagnie des mousquetaires à cheval do la garde, 
etc., 10 novembre 1699, p. 3T1; — par M" Charles 
Franvois de Vintimille des comtes do Marseille, de 
Vins, d'Agoult, etc., seigneur de Savigny, Le Breuil, 
Épin.-iy-sur-Orge, 21 août 1*34, p. 371. — Sontonco du 
CliiJtolet contre le comte du Luc, lils du iirécédeiit, 
pour l'obliger à payer ladite rente, 1753, p. S"?!.— 
Soclion 3". p. 427, n° 181. Bail h nouveau cens fait par 
le Oiapltre à Jean Bourée, receveur de la terre et 



seigneurie de Leuville, de plusipurs arpents de terre 
au terroir de Linas, chantier de Chèvremont, lieu dit 
« Chantalouze j>, 1644. 



G. 275. (Liasse.) — S pièces, papier. 

1261-1757. — Chap. XI. — Servitudes passives sur 
LE DOMAINE. — Sectiou uuique, p. 630, n" 1. Donation 
par Philippe de Linas, chevalier, aux religieuses de 
Saint-Antoine de Paris, de 4 livres parisis de rente à 
percevoir sur le cens qui lui était dû à la Saint-Denis, 
décembre 1261 ; notification dudit acte par l'official de 
Paris, faisant connaître de plus, que la donation est 
laite du consentement de Pétronille, femme de Philippe 
de Linas, mars 1262; copies du xwn" siècle. — P. 630, 
n" 3. Titre nouvel par les chanoines de Linas au profit 
desdites religieuses, 4 mai 1790 ; copie du xviii^ siècle. 
— P. 632, n°' 10, 11, 12, 13. Titres concernant une 
rente de 100 livres constituée par les chanoines, en 
1660, au profit du sieur Dutartre. 



G. 276. Liasse.; 



1 pièce, papier. 



1588. — Chap. XII. — Aliénations. — Sections 
unique, p. 638, ii" 3. Transaction entre le Chapitre et 
« Anthoine Du MoUin , écuyer, sieur de Rouville et de 
Combreulx », procureur de M" François de Balsac, 
capitaine de cent hommes d'armes des Ordonnances 
du Roi, bailli, gouverneur d'Orléans et lieutenant- 
général pour le Roi en ladite province, seigneur d'En- 
tragues, Marcoussis, Nozay, la Ville-Ju-Bois, Boissy 
et Egly, aux termes de laquelle le Chapitre cède au 
sieur d'Entragues tous cens et droits seigneuriaux sur 
plusieurs héritages à Boissy-sous-Saint-Yon, aux Or- 
metains et environs, sauf une maison à Boissy, 
moyennant 24 écus sol. 1588. 

G. 277. (Liasse.) — 3 pièces, parclicmin. 

1625-1680. — Chap. XIV. — FoNiUTiONS d'obits 
ET sKiivicES. — Section unique. P. 643, n"3. Fondation 
par Guillaume d'Orange, exi'cuteur testamentaire de 
M"' M:irin niauclion, en son viv;ii)t chanoine de 
Linas, de deux saints par an moyennant 80 livre."», 
14 décembre 1625. — P. 644, n"4. Fondation d'un obit, 
le jour de la Pentecôte, pour le sieur Etienne Ménard, 
en son vivant doyen du Chapitre, jiar ses exécuteurs 
testamentaires, moyennant '-'20 livres 11 sols 14 de- 



SERIE G. — COLLEGIALE DE SAINT-MERRY DE LINAS. 



183 



niers, 12 mai 1642. — P. G44, n° 5. Fondation par 
dame Antoinette Hervet, veuve de Jacques Lubin, 
bourgeois de Paris, d'une messe iiaute le 17 janvier, 
jour de Saint-Antoine, et d'un salut du Saint-Sacre- 
ment le 1" janvier, avec autorisation du Cliapitre 
« de faire inscrire icelle fondation en une épitajihe de 
pierre ou do marbre qu'elle fera poser à ses dépens 
au pillier tenant au banc à elle concédé », moyennant 
170 livres, 25 août 1G80. 



G. 278. (Liasse.) — 2 pièces, parchemin ; 4^ pièces, papier. 

1556 - 1758. — Chap. XVI. — Baux a loyer. — 
Section l", p. 059, n° 7. Procédures pour obliger 
Jacques Le Normand, écuyer, sieur de Torfou, et les 
enfants de Redon, ses héritiers, propriétaires de la 
maison « où pend pour enseigne l'Arbaleste », tou- 
cliant le moulin Cliolet, à réparer les dégâts causés 
audit moulin, par les eaux pluviales et les arbres, du 
fait de leur possession, 1603-1G12. — P. 6.59, n" 10. 
Sentence de la prévôté de Montlhéry pour obliger les 
habitants de Linas à balayer les rues et à enlever les 
neiges et glaces, « qui sont dans ce temps-ci d'un pied 
d'espaisseur sur touttes lesdictes rues », 11 février 
1692. — P. 660, n" 11. Signification d'une sentence de 
la prévôté de Montlhéry à Nicolas Laine, meunier au 
moulin Cholet, 1708. — Section 3, p. 709, n" 3. Accord 
entre le Chapitre et Laurent Peron, laboureur et 
meunier, au sujet des redevances à servir au Chapitre 
en vertu du bail passé entre eux, le 12 juillet 1580, pour 
des terres à Wissous. — P. 710 à 713, n"" 7, 15 et 16. 
Baux de terres à Wissous, et procédures y relatives, 
1631-1740-1758 et 1703. — P. 725, n° 1. Transaction 
conclue avec M'" Jean Blosset, chevalier, seigneur de 
Torcy, héritier de M"' J. Blosset, son père, et de dame 
Anne de Cugnac, sa mère, au sujet de 15 arpents de 
terre au Plessis-Pàté, sis entre ce lieu et Charcois. 
1559. — Arpentage de terres au Plessis-Pâté. — 
P. 726-727, n'M et 10. Baux desdites terres en 1585 
et 1656. — P. 732, n" 3. Bail de 4 arpents de terre au 
Carouge, 1696. — Section 4, p. 740, n»» 11 et 12. Baux 
des dîmes appartenant au Chapitre sur la seigneurie 
de Linas, 1609 et 1612; —autres baux, portant les 
dates du 1" octobre 1621, p. 741 ; de 1636, p. 742. — 
P. 743, n° 22. Déclaration relative à une sentence de 
1695 contre Anne Hué, marchand à Linas, au sujet 
de la dîme à percevoir sur le i)ré de ChaulTour. — 
P. 7.56, n"" 8 et 9. Baux des dîmes sur la paroisse de 
Gomet/.-la-Ville, à Belleville, 1622 et 1047. — P. 759, 



n" 4. Procédures entre le Chapitre et M" Pierre Thi- 
berge, curé de Gometz-la-Ville, au sujet de la percep- 
tion des dîmes du Chapitre sur le terroir de Belleville, 
en ladite paroisse. 17161723. 



G. 279. (Liasse.) — I pièce, papier. 

1656. — Chap. XVII. — Comptes de gestion. — 
Section V", p. 763. Transaction entre le Chapitre et le 
chanoine Pierre Le Febvre, receveur du temporel, 
pour les années 1653-16.55, relativement à ses comptes 
de gestion, 25 juin 1656. 

G. 280. (Liasse.) — I pièce, parchemin ; 49 pièces, papier. 

1653-1765. — Chap. XVIII. — Procédures di- 
VERSE.S. — Section 1'^", p. 765, n" 2 bis. Sentence de 
l'offlcialité de Paris condamnant M™ Jean Dupré, cha- 
noine, à payer au Cliapitre son «proficial » ou droit de 
bienvenue, 30 janvier 1616. — P. 765, n" 3. Inventaire 
de production du Cliapitre contre M™ Louis de Guyart, 
chanoine de Paris et chantre de Linas, qui réclamait 
trois années de sa prébende, de 1629 à 1631, bien qu'il 
n'eût pas l'ait résidence : « Il n'est juste ni raisonnable 
que le demandeur, qui est chanoine de Paris, grand 
vicaire de M. l'archevesque et rempli de tout plein 
d'autres bons bénéflces, reçoive le revenu de ladite 
chantrerie et i)rébende sans rendre aucun service ni 
faire aucune fonction telle quelle soit »; sans date, mais 
de 1637-1638 d'après l'inventaire. — P. 765, n» 3 bis. 
Transaction avec le sieur Guitard, chanoine de Linas, 
par laquelle celui-ci s'oblige à fournir et tenir un re- 
gistre où seront inscrits les noms des débiteurs, à 
recevoir les arrérages des cens et droits divers et à en 
rendre fidèlement compte au Chapitre au jour de la 
Saint-André, 5 février 1641. — P. 767, n° 7. Procé- 
dure contre M''" Claude Legrand,